archive

Marseille

Voilà une polysémie définitivement nourrissante, qu’elle désigne la plaque cornée formant le dessous du sabot d’un cheval, une semelle, un poisson marin au corps presque ovale couvert d’écailles fines, une pièce de charpente posée à plat, une sandale, le bois placé horizontalement en soutien, le fond d’un bateau, une jetée de plâtre exécutée à la truelle, un plancher, une unité agricole formée de parcelles consacrées à une même culture, ou la partie plane d’un four qui reçoit les produits à traiter. Elle est une surface d’accueil, où tout se tient.

Julia Borderie & Eloïse Le Gallo au GAC Annonay à Annonay

Pierre Tal Coat à la Galerie Maeght à Paris

Ruralités au Mucem à Marseille

Goni Shifron par Alexandra Fau à Fabre à Paris

Mais il y a ce lieu, qui nous maintient par Mathieu Kleyebe à Mécènes du sud à Montpellier

Arthur Aillaud à la Galerie Béa-Ba à Marseille

L’Homme qui marche à l’Institut Giacometti à Paris

108f544c-041b-40d0-8ca6-77980a4bb3e1
Julia Borderie & Eloïse Le Gallo, Soles, 20′, vidéo, 2020 | Avec la complicité de Martin Balmand et Jean-Jacques Dubernard

Certains cheminent vers des formes d’abstraction. Pas d’écriture inclusive pour cette première phrase, car dans le cadre de la présente chronique, elle s’accorde exclusivement au masculin. Cela pourra nous faire réfléchir, par ailleurs. Ainsi, ces ouvriers de la planitude, recouvrent l’espace d’éléments dont la découpe géométrique tranche les surfaces. Dans le monde du bâtiment, de tels revêtements visent un objectif décoratif, tout en permettant de s’y tenir bien droit.

Olivier Mosset par Paul Bernard & Lionel Bovier au Mamco à Genève

La troisième dimension au Minotaure et chez Alain Le Gaillard à Paris

Maximilien Pellet par Thomas Havet à la Double V Gallery à Marseille

Ut Pictura Poesis à la Galerie Guido Romero Pierini Michael Timsit à Paris

Otto Wagner à La Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris

Matthias Bitzer à la Galería Casado Santapau à Madrid

Bernard Piffaretti à la Galerie Frank Elbaz à Paris

30924a8c-1d11-4542-b3ed-44b3357625cf
Maximilien Pellet, L’échiquier, 50 x 50 cm, céramique sur caisse en bois, 2020 | Courtoisie de l’artiste et de Double V Gallery (Marseille), crédit photographique Jean-Christophe Lett

Pour vivre, l’araignée façonne de subtiles pièges de soie. Les ancêtres de l’animal dans sa forme primitive, utilisaient ce fil pour la fabrication de cocon afin de protéger les œufs, ne tissant alors pas encore de toile. De la sauvegarde de sa progéniture à la capture de sa proie, l’évolution naturelle a dû générer de nouveaux schémas de confection. Dans le domaine du tissage, une étape déterminante consiste à assurer les préparatifs de tout ouvrage, avant d’entreprendre son exécution effective. Il y a manigance. Quelque chose se trame.

Caroline Achaintre | Anna Barham | Peggy Franck par Arcade à ARCOmadrid à Madrid

Drapé au Musée des Beaux-Arts de Lyon à Lyon

Man Ray par la RMN Grand Palais au Musée Cantini à Marseille

Alisha Wessler dans son atelier à La Factatory à Lyon

Olga de Amaral par Richard Saltoun à ARCOmadrid à Madrid

Jennetta Petch & Szymon Kula dans leur atelier à La Factatory à Lyon

Marion Baruch à La BF15 à Lyon

1c49f516-c789-4cd9-b93f-f56a3d342cbe
Caroline Achaintre, Pasodoble, laine tuftée main, 2020 | Fundación ARCO (Madrid) | Courtoisie de l’artiste et Arcade (Londres)

Contraint à être mou, étendu, alité, le corps peut retrouver une perpendiculaire au sol. Dans l’espace physique, reviennent la contenance, la tenue. La figuration se cherche une stabilité, de l’assurance, de l’aisance au moins. Nous nous redressons.

Ludovica Carbotta à Galería Marta Cervera à Madrid

Rodin-Giacometti à la Fundación MAPFRE à Madrid

Des marches, démarches par Guillaume Monsaingeon au Frac Paca à Marseille

Yves Saint Laurent au Musée des Tissus à Lyon

70.001 à la Galerie Jocelyn Wolff | Komunuma à Romainville

Harold Ambellan au Musée Réattu à Arles

Liv Schulman | Carla Grunauer par Piedras Galería (Buenos Aires) à ARCOmadrid à Madrid


Ludovica Carbotta, Moderate AD 01, 170 x 160 x 130 cm, bois, acier, peinture, béton et mousse polyuréthane, 2019 | Production Biennale di Venezia 58th International Art Exhibition, courtoisie de l’artiste et Galería Marta Cervera (Madrid)

L’imagerie hollywoodienne formate encore trop souvent notre rapport au merveilleux, même le plus obscure. D’autres traditions peuvent pourtant nourrir avec ampleur et imagination un appétit pour l’occulte. C’est en fréquentant les spiritualités de différents orients que nous pouvons nous familiariser avec d’autres formes d’esprits magiques. Et embrasser pleinement les présences invisibles.

Peybak à la Galerie Vallois à Paris

L’œil et la nuit par Géraldine Bloch à l’Institut des Cultures d’Islam à Paris

Pierre Soulages au Musée du Louvre à Paris

Kharmohra par Guilda Chahverdi au Mucem à Marseille

Joris-Karl Huysmans critique d’art. De Degas à Grünewald au Musée d’Orsay à Paris

Shailesh BR par Vitarka Samuh à la Villa Arson à Nice

Ni Tanjung par Lucas Djaou à la Galerie Patricia Dorfmann à Paris

Photo by David Giancatarina www.lephotographedart.com
M. Mahdi Hamed Hassanzada, Yaran, dar aghush, Istanbul, 38 x 28.5 cm, encre et acrylique sur carton, 2017 | Collection particulière

Elle marque une signature d’un coup de patte. Férocement couture, cette manifestation de soi ne se restreint pas pour autant à la mode-même. Ce sont au contraire ses marges qui l’intéresse. D’obédience féline, ça égratigne. Et assure une influence folle. En bijouterie, l’élément permet de sertir une pierre précieuse. Partout ailleurs, la vigueur du style libère les silhouettes sauvages.

Jean Hugo pour Design Parade 2019 à la villa Noailles à Hyères

Into the Night par Florence Ostende à la Barbican Art Gallery à Londres

Paul Maheke à Triangle France | Astérides à Marseille

Honey-Suckle Company à l’ICA Institute of Contemporary Arts à Londres

Oskar Schlemmer à la Galerie Thaddaeus Ropac à Londres

Thema Selection par Provence pour Art-O-Rama 2019 à Marseille

Tenant of Culture chez Nicoletti à Londres

0629a908-4b33-46a3-89af-d3cc4df494bb
Tenant of Culture, Eclogues 1, 168 x 40 x 27 cm, vêtements et accessoires recyclés, fils, cheveux humains, plâtre, argile époxy, peinture, vernis, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Nicoletti (Londres)

Si la mythologie grecque empêtre ce personnage dans des aléas conjugaux, Molière en fait une parfaite figure d’hospitalité. L’homme régale. Au-delà de la simple civilité, son accueil est marqué par la somptuosité. Sa générosité est distinguée et roborative. Grâce à lui, nous partageons un repas.

Natalia Goncharova à la Tate Modern à Londres

First sight §3 au SISSI Club à Marseille

Bettina Samson à la Galerie Sultana à Paris

Tout feu tout flamme à L’Usine au Poët-Laval

Cultiver son jardin par We Do Not Work Alone pour Design Parade 2019 à l’Ancien évêché à Toulon

Les fleurs sauvages par Double Séjour à la Chapelle du Couvent Levat à Marseille

Louis Gary dans le Project Space chez Semiose à Paris

9932ce27-e252-497e-a8ee-fd7188501d79
Bettina Samson, Horloge #3, 16 x 6 x 3 cm, céramique et cônes pyrométriques, 2018 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Sultana (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

L’origine de l’expression dans la langue française semble varier d’une référence à l’autre, attestant dans tous les cas de plusieurs siècles de placidité. Ce tempérament s’oppose à l’ardeur grandiloquente, et impose un calme horizontal. L’apparente impassibilité ne doit pas faire croire à une immobilité pour autant. L’action s’opère avec fermeté et assurance. Parfois dans la froidure.

Anna K.E. au Pavillon géorgien | Arsenale à Venise

Mark Geffriaud à l’URDLA à Villeurbanne

mountaincutters pour Art-O-Rama 2019 à Marseille

Liz Magor chez Marcelle Alix à Paris

Garance Wullschleger à l’Ensba – Ecole nationale supérieure des beaux-arts à Lyon

Graham Little à la Alison Jacques Gallery à Londres

Geumhyung Jeong à la Kunsthalle Basel à Bâle

d74c6f8d-1040-45b1-b84c-7a49cba18d39
Graham Little, Untitled (Telephone), 26.6 x 22 cm, gouache sur papier, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Alison Jacques Gallery (Londres)

Cet état second se caractérise par le manque de sommeil, voire sa perte totale. Cela peut être subi ou provoqué. Une telle privation fut expérimentée comme traitement de la dépression, sans succès. La plus longue veille prouvée par enregistrement électroencéphalographique est de 264 heures soit 11 jours, à comparer à la durée dix fois plus importante observée dans des cas pathologiques. Un fait a notamment été rapporté au cours d’une maladie rare ayant entraîné quatre mois d’insomnie, sans trouble de la mémoire ni de l’attention, mais avec des hallucinations nocturnes importantes. Pensons à Thai Ngoc, un paysan vietnamien médiatisé pour rester éveillé depuis quarante-six ans. Il occuperait ses nuits à réaliser du travail supplémentaire à la ferme. Et le terme désigne par extension un insecte, genre de phryganien trichotère, ainsi appelé parce qu’il s’active après le crépuscule.

Cristof Yvoré au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur à Marseille

Louise Bourgeois à la Fondation Beyeler à Riehen

On the Backlot chez Balice Hertling à Paris

Zsófia Keresztes par le MO.CO. au Musée Paul Valéry à Sète

Marc Desgrandchamps à la Galerie Lelong & Co. à Paris

Laura Gozlan à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

Olafur Eliasson à la Tate Modern à Londres

3bae9218-3daf-486e-8c77-764616abb9d1
Zsófia Keresztes, Imprisoned Bites, 2019 | Coproduction MO.CO. et Mécènes du Sud Montpellier-Sète sur une proposition d’Hugo Vitrani, courtoisie de l’artiste, crédit photographique Marc Domage

L’adjectif caractérise l’abondance de viande comestible. Il détermine une terre ou une eau propices à la chasse et la pêche. En revenir bredouille ne s’envisage ici tout simplement pas. Nous mangerons. C’est l’assurance d’une figuration roborative. Et il y a là de quoi se nourrir.

Penny Slinger chez Richard Saltoun à Londres

Zoe Williams par Daria Khan à Mimosa House à Londres

Body Splits à SALTS à Birsfelden

Kris Lemsalu | Ryan Mrozowski par Koppe Astner & Chapter NY à Art-O-Rama à Marseille

Marion Bataillard à la Galerie Guido Romero Pierini à Paris

Face à face au Musée d’art Hyacinthe Rigaud à Perpignan

Elsa Sahal à la Boutique Camille Fournet à Paris

77c35f19-853c-48e9-a30f-b686437fe983
Kris Lemsalu, V, 33 x 22 x 19 cm, céramique, tissue, panier, 2019 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Koppe Astner (Glasgow) et Temnikova & Kasela (Tallinn), crédit photographique Jean-Christophe Lett

Qu’il désigne un dieu solaire, une somme d’anges, un morceau d’ambre voire un papillon nocturne, le mot avait dans l’Antiquité déjà, des propriétés magiques par sa graphie-même. La succession de ses caractères grecs sonne en effet bien, et pourrait provenir d’un cryptogramme d’origine hébraïque. La transcription de sa formule sacrée est souvent immortalisée en une pierre taillée, une forme d’amulette.

James Lee Byars chez Kewenig à Berlin

MCMXXXIV chez Massimo de Carlo / Lombardia à Milan

Martin Belou à Bastide Projects à Marseille

Armando Andrade Tudela par Daniel Steegmann Mangrané au CA2M à Móstoles

Jagna Ciuchta par Lionel Balouin à l’Émba / Galerie Manet à Gennevilliers

Le « Talisman » de Sérusier, une prophétie de la couleur au Musée d’Orsay à Paris

Charles Filiger par André Cariou à la Galerie Malingue à Paris

42b618dc-9bd6-4210-aeab-d14fa8da3291
Jagna Ciuchta, Darlingtonia, la plante cobra, la galerie EM à gennevilliers, peintures murales, pvc, aluminium, chaînes, peaux de bête synthétique, [avec sexe chaussé de Benjamin Swaim, 2011, From Boo Berry de Laura Porter, 2019, Hautes Tatras de Viktorie Langer, 2016, Profondo de Céline Vaché-Olivieri, 2018], 2019 | Courtoisie de l’artiste

Formant une masse indéterminée, les personnes ainsi désignées le sont généralement par une forme acceptable d’arrogance. Elles sont les autres. Elles sont l’humanité en général. Elles sont le poncif, le stéréotype, le cliché. Il s’agit de leur conférer une image. La figuration s’impose. Elle oscille entre le spécifique et le commun, entre la surprise et l’indifférence. Son expression est frontale, forcément sans réserve. Qu’on le veuille ou non, elle est un reflet.

Lina Scheynius à la Galerie Tanja Wagner à Berlin

Anne Ryan à la Ribot Gallery à Milan

On danse ? au Mucem à Marseille

Andy Warhol à la Galerie Buchholz à Berlin

Thomas Schütte par Camille Morineau à la Monnaie de Paris à Paris

Niko Pirosmani par Bice Curiger à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

Alec Soth à la Loock Galerie à Berlin

b2a6df63-29e6-466f-b1d7-8a00b2d73115
Lina Scheynius, untitled (diary), 26.75 x 40 cm, fibre-based silver gelatin print, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Tanja Wagner (Berlin)

Il est devenu commun aujourd’hui d’envisager les choses selon l’état liquide. Flux et débit contribuent à l’inondation d’informations qui nous imbibe. La fluidité des genres, des transports, des autorités, semble régner par son horizontalité, plutôt sereine. L’image d’une eau calme, réconforte. Tout au plus, elle coule, dans sa matière lisse et métallique. Portons plutôt notre intérêt sur la partie de ce flot qui mousse, qui s’échappe nécessairement du courant car elle demeure agitée. Une marge continue bien à exister, plus organique que numérique. Par une vapeur, par une sueur, elle enrage discrètement. Sa légèreté est grave.

Jesse Darling par Céline Kopp pour Triangle France à la Friche la Belle de Mai à Marseille

SportCult à team (gallery, inc.) à New York

Aube immédiate, vents tièdes par Victorine Grataloup & Diane Turquety à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Zoe Leonard chez Hauser & Wirth à Londres

Fendre l’air par Stéphane Martin au musée du quai Branly à Paris

Jean Painlevé chez Air de Paris à Paris

Forrest Bess à Stuart Shave / Modern Art à Londres

3cc6559b-20b3-4215-b850-7081d4e6a500
Jesse Darling, vue de l’exposition « Crevé », Triangle France, Marseille, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur demande

Une étymologie opportune, méditerranéenne, invoque le vêtement d’apparat. Il s’agit de plaire en société. La résonance semble démodée. Pourtant tout y est distinction et élégance. C’est une réjouissance. Donner une fête. Recevoir. Le représentation est somptueuse, solennelle, cérémonieuse, diplomatique. L’étiquette y a ses exigences. Courtoisies et politesses sont de mise. Une ultime occasion d’être couture.

Kayode Oyo chez Balice Hertling à Paris

Gala Salvador Dalí au Museu Nacional d’Arte de Catalunya à Barcelone

Than Hussein Clark à la Galerie Crèvecoeur à Marseille

De l’autre côté du miroir. Reflets de collection au Musée de Valence à Valence

Rachel Maclean à la Zabludowicz Collection à Londres

Amélie Bertrand chez Semiose à Paris

Arthur Hoffner à la villa Noailles à Hyères

e0dd2bcb-7753-444f-9995-531cb5f60361
Amélie Bertrand, Daisy Temple, 220 x 180 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste et Semiose galerie, Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement – Full issue on request

Au Moyen Âge, les tables étaient de forme orthogonale. Dans la tradition germanique ceci dit, elles pouvaient être circulaires, c’est pourquoi le mot allemand Tisch emprunte son étymologie au latin Discus. Ronde, elle est un symbole de paix et d’égalité, car il ne peut y avoir de préséance. Chacun siège en place d’honneur. Personne ne se trouve relégué à l’écart. En cela, elle contredit la configuration de la Cène. C’est autour d’une telle table que dans la légende arthurienne, se réunissaient le roi et ses chevaliers. A l’image du monde, ce plan sans angles représente alors un idéal de la chevalerie. Autour de l’an mil, la force militaire développe progressivement ses propres valeurs sous l’influence double, religieuse et civile, de l’Église et des troubadours. Elle relève de la fraternité, forte et courtoise, et son héritage est encore vaillant aujourd’hui dans l’inconscient collectif. La fantaisie médiévale nous laisse imaginer des mâles œuvrant dans une élégance brutale.

Jean-Marie Appriou chez C L E A R I N G à Bruxelles

Encore un jour banane pour le poisson-rêve au Palais de Tokyo à Paris

Tom Volkaert par Eloi Boucher chez Deborah Bowmann à Bruxelles

Sterling Ruby chez Pierre Marie Giraud à Bruxelles

Néo-Médiéval par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani chez Leclere à Marseille

Georges Mathieu à la Galerie Daniel Templon à Paris

Yann Gerstberger dans le cadre d’Almanach 18 au Consortium à Dijon

2949ea40-a903-4d68-ac87-da17c07685c0
Sterling Ruby, HEART (6832), 55.2 x 35.9 x 41 cm, céramique émaillée, 2018 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Pierre Marie Giraud, Bruxelles

Le numéro complet est disponible sur abonnement – Full issue on subscription

Elle accompagnerait. Par politesse, on la dit accessoire, et c’est finalement toujours par elle qu’on commence. En y repensant, sans elle, rien n’est complet. Selon les domaines, elle renforce, protège, orner ou embellit. Elle fait l’ensemble. Car garnir, c’est défendre. L’ornement se fait soudain stratégique et martial. La ligne fouette. La couleur agresse. La fanfreluche fait garnison.

Henri Matisse à la Bernard Jacobson Gallery à Londres

Matthieu Cossé à OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel à Marseille

Design Parade Toulon par la villa Noailles à l’Ancien évêché à Toulon

Mingei & Friends au Cœur à Paris

Matthew Lutz-Kinoy à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Pierre Boncompain au MAC Saint-Martin et au Château des Adhémar à Montélimar

Zoë Paul à Superdeals à Bruxelles

7765ce4e-bdfa-4acd-9522-ba14875fb576
Matthieu Cossé, Design Parade Toulon, 2018 – Courtoisie de l’artiste © villa Noailles 2018, crédit photographique Lothaire Hucki

Le numéro complet est disponible sur abonnement – Full issue on subscription

Plutôt plurielles, elles insistent sur la présence du passé. Par leur étymologie provenant du verbe suivre, elles demeurent des conséquences et n’existent qu’après. Séries et kyrielles sont leurs synonymes, et affirment leur survivance en ribambelles. Ainsi des troubles persistent parfois. Et la commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale et surtout de son armistice, permet à des événements de réveiller un tronçon de l’Histoire de l’humanité. Et d’en figurer la violence. La représentation fière de la puissance militaire se heurte à la permanence de l’horreur. De manière générale, il faut savoir visualiser la gravité. La ruine et le romantisme de la décrépitude peut nous y aider. Quelque chose s’est passé. Et cela se voit.

Jenny Holzer à la Tate Modern à Londres

Magic Realism à la Tate Modern à Londres

Michael E. Smith par Chris Sharp à Atlantis à Marseille

Aftermath à la Tate Britain à Londres

War Games au Kunstmuseum Basel à Bâle

Quis ut Deus par Le Collective à Notre-Dame de la Salette à Marseille

Linda Sanchez dans le cadre d’Otium #3 à l’IAC à Villeurbanne

michael-e-smith-at-atlantis-7
Michael E. Smith, Untitled, 28 x 51 x 25 cm, patte d’alligator, cintre, 2018 – Courtoisie de l’artiste, KOW et Atlantis, crédit photographique Mark Blower

Le numéro complet est disponible sur abonnement – Full issue on subscription

Avant tout, il s’agit de raconter. Ce type de récit souvent symbolique, passe par la parole qui le digère, le déforme, le sculpte au fil des interlocuteurs. Si elle frôle parfois le mensonge, c’est que sa vérité seule est celle que chacun décide de partager, enrichie d’un feuilleté surréalisant de fantaisies. Parabole, conte, elle existe par la narration des faits et gestes de personnages. La figuration y est flagrante, animale, humaine ou hybride. L’imagination règne, faisant tout passer pour plausible tant qu’on y croit. Pour Jean de la Fontaine qui popularisa ce format jusqu’à le faire apprendre par cœur aux écoliers, c’est une courte allégorie dont les vers sont au service d’une morale. Humour. Gravité.

Justin Fitzpatrick à la Galerie Sultana à Paris

Metafisica da giardino par Francesco Vezzoli chez Nahmad Projects à Londres

André Marchand au Musée Estrine à Saint-Rémy-de-Provence

The Panoptes Project par Laurent Grasso chez Olivier Malingue à Londres

Madison Bycroft chez Adelaide à Marseille

Enrico David à la Michael Werner Gallery à Londres

Anna Hulačová par Hunt Kastner à Frieze London 2017 à Londres

2015f55e-6f87-46ef-b897-682cae6b896b
Justin Fitzpatrick, Urinary tract infection, huile sur toile, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Sultana, Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Vaguer et vaquer. L’errance ne relève pas nécessairement de l’oisiveté. Il existe au contraire des formes de pérégrinations extrêmement actives. Par goût ou par nécessité, il s’agit de bouger. L’exil et la fugue ont leurs raisons. Le nomadisme et l’égarement n’en ont pas besoin. De quoi s’autoriser un flottement, ou même de manière plus manifeste, un mode de vie sans ancrage définitif. Plutôt que d’être nulle part chez soi, décider d’y être partout. Le XXIe siècle demande sur de nombreux plans, à reconsidérer ses attaches matérielles et s’engager dans une circulation fluide. Voguons, liquide dans le monde.

Amandine Arcelli à la Galerie Tator à Lyon

Mimosa Echard à Cell Project Space à Londres

Mondes flottants par Emma Lavigne à La sucrière et au Musée d’art contemporain à Lyon

Julien Creuzet chez Laure de Clerci à Marseille

Double saut à VàV à Villeurbanne

John Wallbank chez Arcade Fine Arts à Londres

Just having a body is a daily comedy à la Galerie Jérôme Pauchant à Paris

Ricochets, les galets que nous sommes finiront par couler ( Epilogue ) (détail)
Julien Creuzet, Ricochets, les galets que nous sommes finiront par couler (Épilogue), 2017 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Blaise Adilon

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Mon fils de cinq ans bla bla bla. La ritournelle reste courante. Et voilà en un mot, l’insulte employée pour définir la bouillie que certains spectateurs prétendent identifier. Le terme relève d’un degré plus péjoratif encore que le gribouillis, reconnaissant à minima, lui, une notion de dessin. Là c’est de la pure tambouille.

Per Kirkeby à la Michael Werner Gallery à Londres

Katy Moran chez Modern Art / Stuart Shave à Londres

Case study par Isabelle Cornaro à la Galerie Balice Hertling à Paris

Marcelle Alix pour Art-O-Rama à La friche La belle de mai à Marseille

Retour de Brooklyn par Bernard Collet à La villa Balthazar à Valence

Trudy Benson à la Galerie Ceysson & Bénétière à Paris

Ida Ekblad à la Galerie Max Hetzler à Paris

5728ea67-e7da-42e0-ab8e-422b3ecdc637
Per Kirkeby, Plate VII, 116 x 95 cm, huile sur toile, 1981 – Courtoisie de Michael Werner Gallery

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

La température monte. Les pores gonflent. La vision se trouble. Il fait trop chaud et le corps entier réagit à cette condition. L’impatience s’installe. L’irritation est facilitée. Si elle devient une vague extrême de nos étés, ses conséquences ne relèvent peut-être pas d’une histoire de réchauffement seul. Car comme le rappelle sa racine latine, elle désigne l’étoile principale de la constellation du Grand Chien. En période de grosse chaleur, cet astre se lève et se couche précisément avec le soleil. L’ardeur en est plus cosmique encore. Littéralement, c’est une petite chienne.

Sueurs chaudes par Julia Marchand à South Way Studio à Marseille

Julie Béna par  Juliette Desorgues & Steve Cairn à l’Ica – Institute of contemporary arts à Londres

We do not work alone pour Art-O-Rama à La friche La belle de mai à Marseille

Vava Dudu au Salon du salon à Marseille

2037″ par Yoann Gourmel & Élodie Royer à Doc à Paris

Jonathan Baldock à CPG London à Londres

Vol.4 – Le laboratoire par Marie Madec pour Sans titre (2016) à Marseille

d3cf3acc-1f01-43f2-a911-fb469f0c209a
Julie Béna, Have you seen Pantopon Rose?, Ica London, 2017 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

C’est plus qu’une maison. La splendeur pour sûr, le confort indéniablement et ce je-ne-sais-quoi, transforment un simple hébergement en un lieu incomparable, à jamais tatoué par un nom qui le distinguera en plus du reste, des autres. Son statut social s’échappe de la basique norme domestique régissant les zones privées et publiques, en en faisant une plateforme ostentatoire de pure réception, ou au contraire un ermitage exceptionnellement ouvert à de rares initiés.

Maria Loboda à l’Institut d’art contemporain Villeurbanne / Rhône-Alpes à Villeurbanne

Casa Miller par Arlène Berceliot Courtin à la Galerie Allen à Paris

Cerith Wyn Evans à la Galerie Marian Goodman à Paris

Rachel Feinstein au Mur Saint-Bon à Paris

Reflections on the surface chez Freymond-Guth à Bâle

Villa Santo Sospir par Emmanuelle Oddo pour Double V à Jogging à Marseille

Ron Nagel chez Modern Art à Londres

7581c243-880b-4b6c-bfac-b9aa139b01e9
Alexandre Benjamin Navet, Vase, 2017 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Cinq lettres pour un mystérieux pluriel. La séduction de ce mot tient à la double échelle de ses possibles racines. Obscure. Orbite. Il pointe les courbes et les voûtes, du ciel comme du corps. Ils sont des globes. Leur forme est nécessairement circulaire. Et lorsqu’ils surgissent sur une image, certains les interprètent comme une manifestation spirite. Des bulles de lumières, pour ultime outil de communication des spectres.

Georgiana Houghton à la Courtauld gallery à Londres

Hippolyte Hentgen par Semiose à Paréidolie à Marseille

Christian Marclay à La grande halle à Arles

Cristof Yvoré au Frac Paca à Marseille

Changement d’état par Léo Guy-Denarcy & André Fortino à Ananda yoga à Marseille

Megan Rooney chez Seventeen à Londres

Broadcast poster #13 dans un local particulier à Lyon

1c43fb68-8af7-4b65-8734-746179d90a0a
Emmanuelle Castellan & Adélaïde Ferriot par Broadcast posters, 2016

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Cravache en main, nous voilà partis pour une cavalcade, galopant dans le delta du Rhône comme dans l’histoire de l’art. Nous sommes des aventuriers, devant nous restaurer dans des cabanes de fortune pour mieux continuer à tracer dans les grandes plaines picturales.

Western camarguais par Estelle Rouquette & Sam Stourdzé à L’église des frères prêcheurs à Arles

Melodrama, act 1 par Francesco Bonami chez Luxembourg & Dayan à Londres

Etel Adnan à la Serpentine Sackler gallery à Londres

Matali Crasset par Le vent des forêts à La ghe(os)t house de La synagogue de Delme à Delme

Raoul Reynolds : une rétrospective à La friche La belle de mai à Marseille

Lady liberty par Luce Lebart & Sam Stoudzé au Musée départemental de l’Arles antique à Arles

Pétrel Roumagnac à la Galerie Escougnou-Cetaro à Paris

3929e711-1205-42af-86a0-e10f637581e0
Stéphanie Cherpin & Émilie Perotto, Que je nettoie ses os de leur chair, d’un trait de langue ! – détail, acier, chambre à air, chaussures, crépi, peinture, os, 2016 – Courtoisie des artistes  

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Interface matérielle de contrôle d’un système électronique. Plan horizontal servant à porter des objets décoratifs. Cette polysémie opportune permet d’associer les domaines de la technologie et de l’ameublement. L’occasion aussi, en posant l’une sur l’autre, d’observer l’actualité de l’objet télé, son contenu, son environnement. Aujourd’hui éloigné des ondes hertziennes obsolètes, noyé parmi les autres canaux médiatiques, le petit écran a perdu sa suprématie totémique dans les familles. Sa réalité contemporaine correspond d’ailleurs davantage à une certaine tonalité qu’à un boîtier cathodique. Une certaine nostalgie demeure associée au potentiel futuriste qu’il annonçait, celui du règne des écrans. Reste à leur trouver où trôner.

Laure Prouvost par le Frac Bourgogne au Consortium à Dijon

Benjamin Valenza par Triangle à La friche La belle de mai à Marseille

Rafaela Lopez, Baptiste Masson & David Perreard à Art-o-rama #10 à Marseille

Pierre Paulin au Centre pompidou à Paris

Salon d’été par Crèvecoeur à Art-o-rama #10 à Marseille

Being there par Matt Williams à Vilma Gold à Londres

Superstudio par le Frac Centre Val-de-loire au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier

8130eace-ca1d-4a89-92b2-289efde71a89
Rafaela Lopez, Baptiste Masson & David Perreard à Art-o-rama #10 – Courtoisie des artistes, crédit photographique Jean-Christophe Lett

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Mon malaise vis-à-vis de l’art dit brut ne s’estompe pas. Parlons donc ici plus généralement d’extravagance, d’obstination à s’engager activement dans la folie d’une entreprise tangente. Je prends ainsi plaisir à associer de prétendues naïvetés à des entêtements déterminés. D’exécution plutôt fastidieuse, ces œuvres partagent l’évidence d’un don de soi. Toujours, elles produisent une fascinante incompréhension.

Élévations au Château à Hauterives

Raúl Illarramendi à la Galerie Karsten Greve à Paris

Alfred Wallis à la Modern art gallery à Londres

Gilles Barbier à la Friche belle de mai à Marseille

Henry Darger au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Gelitin à la Massimo de Carlo Gallery à Londres

Pierre Molinier à la Richard Saltoun Gallery à Londres

raul
Raúl Illarramendi, EA-P 181 (toi moi), 584x470cm, crayons de couleur, fusain, gouache, toile, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Karsten Greve, crédit photographique Nicolas Brasseur

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Le désir d’anticipation motive de toute évidence l’élan créatif. Être visionnaire, ce n’est pas tant prédire l’avenir que saisir le présent le plus prospectif. Face à la fantaisie de certains présages, nous frôlerons ici la rudesse de constructions strictes. La suite ne semble faite que d’ossatures, reléguant l’enveloppe à la fugacité d’un temps qui ne dure pas. Demain, des carcasses.

Germaine Krull par Michel Frizot au Jeu de paume à Paris

Futurs par Christine Poullain & Guillaume Theulière pour la Rmn à La vieille charité à Marseille

Tarik Kiswanson à la Galerie Almine Rech à Paris

La vie moderne par Ralph Rugoff à La sucrière et au Musée d’art contemporain à Lyon

L’ordre des lucioles par Marc-Olivier Wahler à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Le parfait flâneur par Hilde Teerlinck pour le Palais de Tokyo à la Halle Girard à Lyon

Anne-Charlotte Yver à la Galerie Marine Veilleux à Paris

tarik
Tarik Kiswanson, Robe 1 – détail, acier inoxydable, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Almine Rech, crédit photographique Rebecca Fanuele

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Des effluves méditerranéennes nous arrivent de la côte. Humour et décontraction se couvrent légèrement de couleurs assumées, pour se pavaner sans gênes. L’atmosphère, indépendamment de tout, se gargarise de températures clémentes, de cette permanente douceur du climat. La langueur est inévitable. Monaco est tout proche. La Californie n’est pas si loin.

Art-o-rama 2015 à La cartonnerie à La friche La belle de mai à Marseille

Brian Calvin par Eric Troncy au Consortium à Dijon

Mira Dancy à la Galerie Hussenot à Paris

Le sommeil de plâtre par Frédéric Houvert à La mezz à Pierre-bénite

Antoine Grulier & Pierre Pauselli à la Galerie des grands bains douches de la plaine à Marseille

Julie Digard par Moly-Sabata à La serre à Saint-étienne

Alistair Forst à la Galerie Torri à Paris

christian
Christian Newby, Art-o-rama, 2015 – Courtoisie de l’artiste et Space in between

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Ce n’est pas un jeu de mot graveleux dans lequel j’aurais sombré, mais bien une heureuse étymologie rapprochant l’incantation magique, à la mort tout simplement. Des divinations aux méthodes diverses visent un résultat similaire. Peu importe le canal, c’est la certitude d’une communication suprême qui anime nos sorciers. En appeler aux pouvoirs occultes, pour jouir d’une réponse, d’un signe.

Martin Gusinde par Christine Barthe & Xavier Barral au Cloître Saint-Trophime à Arles

Korakrit Arunanondchai par Julien Fronsacq au Palais de tokyo à Paris

Animism, shamanism par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à Paradise à Marseille

Tony Oursler par la Fondation Luma – Beatrix Ruf & Tom Eccles au Parc des ateliers à Arles

Anna & Bernhard Blume à la Galerie de photographies au Centre Pompidou à Paris

Aaron Angell au Studio Voltaire à Londres

Michaël Borremans à la David Zwirner Gallery à Londres

aaron
Aaron Angell, Candles-levels, 100x90cm, verre, peinture, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Rob Tuffnell, London

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Cylindrées, fourrures et exotisme de pacotille alimentent un appétit luisant pour les grands horizons. Ce magnétisme s’ancre dans la mythologie du rêve américain pétrie par des décennies de films et séries télévisées. La décontraction est partout célébrée. Il s’agit de s’inscrire dans la plus flambante des branchitudes. Mâles et femelles y cultivent une frime caricaturale. Bang bang.

Ed Ruscha à la Galerie Gagosian à Paris

Cool – As a state of mind par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani au Mamo à Marseille

Anna Betbeze à la Luxembourg&Dayan Gallery à Londres

Nicole Wermers à la Herald st Gallery à Londres

Tu nais, tuning, tu meurs au Musée d’art et d’industrie à Saint-Étienne

Angus Fairshurst à la Sadie Coles Gallery à Londres

James Harrison à la Supplement Gallery à Londres

Gran turismo
Mathias Schweizer, Cool A state of mind – détail, 2015

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il est la preuve d’un livre ouvert. La lecture est en cours. C’est une littérature en action. Traditionnellement ruban souple caressant la surface sèche du papier, n’importe quel élément peut finalement faire office de repère, pourvu que nous retrouvions l’endroit où l’absorption fut suspendue. Il nous laisse entre les pages.

Suzanne Lafont au Carré d’art à Nîmes

Marcelline Delbecq à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Pliure – Prologue (La part du feu) à la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris

Juan Araujo à la Stephen Friedman Gallery à Londres

John Baldessari à la Galerie Marian Goodman à Londres

Barbara Krüger à la Skarstedt Gallery à Londres

Moucharabieh par Dorothée Dupuis, Céline Kopp & Sandra Patron à Triangle France à Marseille

suzanne
Suzanne Lafont, Index – extrait, 40′, diaporama numérique, 2014 – Courtoisie de l’artiste et Erna Hecey Office

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Cet adjectif m’a toujours fasciné. Trois lettres et la certitude aujourd’hui d’être incompris. Le mot dût pourtant fréquenter régulièrement les lèvres des chevaliers. Il surgit dans la langue médiévale à partir de la racine latine de la quiétude. Et cette origine persiste dans son équivalent anglais, quiet. Le calme muet qu’il désigne relève du repos gisant. Ne pas déranger. L’obsolescence lexicale déteint sur l’état-même de l’objet en question, déjà oublié. L’inertie, le silence et la discrétion le maintiennent dans une apparente insignifiance. Sa présence reste indéniable. Elle participe du règne minéral, et jouit de cette temporalité non humaine. Elle ne bouscule rien, et détient de ce fait un pouvoir passif déroutant. Elle est.

Margaret Honda par Tenzing Barshee pour Triangle France à La friche Belle de mai à Marseille

Trisha Donnelly à la Galerie Air de Paris à Paris

João Maria Gusmão + Pedro Paiva au Camden art centre à Londres

Roc par Hugues Reip à la Galerie du jour – agnès b. à Paris

Pieter van der Schaaf à la Galerie Jeune Création à Paris

Pierre Vadi au Centre culturel suisse à Paris

Une robe d’empathie profonde à la Galerie Samy Abraham à Paris

sculptures
Margaret Honda, Sculptures, 2015 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Un peu triste cette fois. Et pourtant il faut savoir exprimer cela aussi. Avec colère peut-être, voilà plusieurs témoignages qui formulent des conséquences graves. La source, le mal, ne sera pas toujours pointée, ni même identifiée parfois. Décombres matériels, victimes humaines. De la destruction, cette sélection en alterne le survol documentaire et la facture viscérale.

After the flash à la Work Gallery à Londres

Wolf Vostell à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

Anselm Kiefer à The royal academy of arts à Londres

Ce que raconte la solitude dans le cadre d’Art-o-rama à La friche Belle de mai à Marseille

Joana Hadjithomas & Khalil Joreige par Éric Mangion à La villa arson à Nice

Tracey Emin à la White cube Gallery à Londres

Miriam Cahn au Centre culturel suisse à Paris

Messages envoy&AOk-s-4209

Bas Jan Ader, I’m too sad to tell you, film, 1970

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il y a un siècle, le monde se faisait la guerre pour la première fois. Mieux vaut encore patienter quatre ans pour célébrer la fin de ce fait. Une foule d’évènements s’inscrivent déjà dans son souvenir officiel. Aucune ne trouvera pourtant sa place ici. Ce numéro distinguera plutôt des actualités capables de partager une certaine gravité. La lecture d’une telle pesanteur se fait alors transversale, animée par de nombreuses connotations.

All that falls au Palais de Tokyo à Paris

Paréidolie au Château de Servières à Marseille

Anne & Patrick Poirier par le Musée des beaux-arts de Nantes à Nantes

Tribute to DDay 70 à la Galerie Gilles Peyroulet à Paris

Walid Raad au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

Kapwani Kiwanga à la Galerie Karima Celestin à Marseille

La disparition des lucioles par la Collection Lambert à la Prison Sainte-Anne à Avignon

Messages envoy&AOk-s-4099

Kapwani Kiwanga, Série Flowers for Africa – Uganda, bouquet, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Karima Célestin, crédit photographique Philippe Munda

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Le néologisme arrive des côtes américaines. Dans le domaine du respect trois point zéro, il indique un degré ultime de plénitude, une décontraction totale, le top niveau de la zénitude. Instantanément à son évocation, doux embruns et fragrances édulcorées embaument nos sens, dans une caricature de leur désirs. Voilà notre idéal de détente normé, répondant à de nauséabonds impératifs commerciaux. L’industrie du bien-être regorge d’images génériques qui anticipent avec indécence nos perspectives de décompression. Partout, le lounge s’autoproclame comme calibre de confort et de sympathie. L’esthétique web et les artistes qui l’exploitent, s’emparent avec malice de ces stéréotypes. Bienvenue dans une quiétude nineties. Yeah.

Relaax par Jocelyn Villemont sur internet

Le showroom de la start-up par Dorothée Dupuis aux Ateliers des Arques aux Arques

Jean-Alain Corre à la Galerie Cortex Athletico à Bordeaux

Sugar and spice à la Galerie Torri à Paris

Speculative materialism Oo par Cosson & Luciani chez Paradise à Marseille

A sip of cool par Cosson & Luciani à la Gad – Galerie Arnaud Deschin à Marseille

Carter Mull au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

Messages envoy&AOk-s-4063

Manuel Fernandez, Provisionnal landscape, 2’30min, video, 2013 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Tout ne proviendrait que de sa seule descendance. Le culte de la terre est ancestral. Sa portée traverse les temps, avec pour constante, l’émerveillement simplement humain d’être debout, droit sur soi mais les pieds sur une surface meuble, plate pour certains, ronde pour d’autres. Alors parfois on se baisse pour plonger à pleine poigne en cette matrice en devenir, et la façonner. Sept expositions personnelles témoignent aujourd’hui de la persistance d’un magnétisme vif pour le tellurique selon une diversité de formules, concrètes, friables ou émaillées.

Elmar Trenkwalder par Clément Minighetti au Mudam à Luxembourg

Anne-Charlotte Yver à la Galerie Marine Veilleux à Paris

Ana Mazzei à la Galerie Emmanuel Hervé à Paris

Morgane Tschiember à la Galerie Loevenbruck à Paris

Félix Pinquier à la Galerie Karima Célestin à Marseille

Guillaume Linard Osorio à la Galerie Alain Gutharc à Paris

Marion Verboom dans la vitrine de la Galerie Anne de Villepoix à Paris

ffd
Marion Verboom, Mondmichls – détail, quatre fois 280x26x50cm, mortier, 2012 –
Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Nicolas Brasseur

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Trois actualités marseillaises tracent une perspective délectable et clairvoyante. Elles assurent un nécessaire séjour méditerranéen, maintenant que la ville est libérée de son titre de capitale de la culture. La surprenante concordance de cette trinité alimente une lecture de la création contemporaine prise entre deux pôles antagonistes et pourtant simultanés. La dématérialisation des données se cogne à la pratique amateure de la terre cuite. La mise en réseau systématique et le partage instantané sont bousculés par l’artisanat laborieux et branlant. Flux hystérique et terroir sont les nouvelles parenthèses d’un domaine d’une vigueur extravagante, notre présent.

No fear, no shame, no confusion par Céline Kopp à Triangle à Marseille

Isa Melsheimer à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Robin Cameron à la Galerie Lefebvre&fils à Paris

Ivan Argote à la Galerie Perrotin à Paris

Oracular / vernacular par Charlotte Cosson & Emanuelle Luciani au Mamo à Marseille

They live sur Shanaynay.fr

Time machine par Corentin Hamel au Box du M-Arco à Marseille

Chronique Curiosit&AOk--185

Mathias Schweizer, visuel de communication, 2013 – Courtoisie de l’auteur

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Essentielles, existentielles, la perception autant que la tentative sont à entendre dans l’épaisseur de notre intitulé. La maturité s’acquiert par son biais, dans une succession couplée de sensations et d’expérimentations. Deux monographies magistrales dominent cette perspective en bousculant complètement le contexte institutionnel où elles prennent place. Leur font écho plusieurs initiatives qui se ménagent au contraire, un environnement alternatif pour révolutionner les façons de montrer. C’est à toute notre sensibilité et notre sensorialité que l’on s’adresse, l’œil toujours, mais aussi l’oreille, la bouche, le reste. Plus que voir, il s’agit de vivre.

Pierre Huyghe par Emma Lavigne au Centre pompidou à Paris

Borderline par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à la Gad à Marseille

Open heart surgery par Aya Mousawi & Simon Sakhai à The moving museum à Londres

Oliver Beer à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin

Philippe Parreno au Palais de tokyo à Paris

Cookbook par Nicolas Bourriaud au Palais des beaux-arts à l’Ensba à Paris

2, 4, 3 par Joseph Meidan au 243 rue Saint martin à Paris

Messages envoy&AOk-s-2875
Pierre Huyghe, Beetle juice, cocktail, 2012

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Anesthésié par plus de cinq heures de train, je m’apprête à quitter ce Corail intercités arrivant enfin à destination. Le convoi freine. Un passager m’interpelle. « – Vous êtes étudiant? – Non – Mais vous faites alors un métier d’intello – Euh – Avec vos lunettes et tout – Oui ». Mon interlocuteur m’assura qu’il ne voyait là rien de dégradant. L’anecdote motiva une lecture transversale de mon été avec la studiosité pour filtre. Le livre et son étude deviennent un sport, ayant pour but la performance du savoir et son partage. Baigné dans ce mysticisme propre à l’érudition, il s’agira de suivre pages après pages ces aventuriers de la pensée.

Francisco Tropa par Guillaume Désanges à La verrière à Bruxelles

L’image dans le tapis par Olivier Michelon aux Ateliers des Arques aux Arques

Natalie Czech à la Kunstverein à Hamburg

Paginations et machinations à la galerie Air de paris à Paris

Suite pour exposition(s) et publication(s) au Jeu de paume à Paris et à la Maba à Nogent

Nina Tobien à la Kunstverein à Göttingen

Özlem Sulak à La compagnie et au Frac Paca à Marseille

Messages envoy&AOk-s-2642
Francisco Tropa, Série Tsae – Chambre violée, 53x38cm, impression, papier, 2012 –Courtoisie de l’artiste et la galerie Jocelyn Wolff

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Cela fait des années maintenant qu’elle est devenue notre signal. Annonçant la rentrée grâce à la charnière judicieuse qu’elle a choisi d’occuper dans le calendrier, Art-o-rama rayonne pour sa septième édition, depuis son sud originel. La foire fut initiée bien avant que Marseille ne subisse son titre capital, et reste une référence d’exigence sur ce territoire-là. L’intitulé de ce numéro emprunte une rareté lexicale à la terminologie de la Grèce antique. Pour la poésie hellénique, le [prooimon] désigne le prélude des joueurs de lyre. Réjouissons-nous de la reprise des activités de ceux qui les avaient suspendues, avec, sous le signe de cette fantaisie méditerranéenne, une sélection méridionale associant monographies phares du marché français, élans plus prospectifs et présentations collectives prestigieuses.

Art-o-rama #7 par Jérome Pantalacci à La cartonnerie à La friche La belle de mai à Marseille

François Morellet au Box – Fonds M-arco à Marseille

Xavier Veilhan au MaMo – Marseille Modulor à Marseille

Les archipels réinventés #2 par Emma Lavigne au Centre de la vieille charité à Marseille

Design parade #8 – Concours par Jean-Pierre Blanc à la villa Noailles à Hyères

Émilie Perotto au Château de servières à Marseille

Le Château La Coste au Puy-sainte-réparade

Tous les messages-10742

Davide Balliano, Deidamia attacked by a centaur, 57x47cm, acrylique,
tirage argentique, 2009 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Rolando Anselmi

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Alors que Marseille croyait avoir trouvé son ultime identité en la figure d’Ulysse, voilà que deux autres contrées françaises s’en emparent. Elles rivalisent ainsi avec Paca qui n’a fait que noyer sa propre initiative régionale dans une programmation diluée en un nœud d’actualités. Bref, cette chronique parcourt avec ampleur notre pays pour mieux requalifier les références revendiquées ou latentes au héros hellénique. Et l’exotisme d’une ambition y détermine le motif de l’aventurier vaillant. Il s’agit surtout d’affirmer sa portée politique, en plus de la poésie maritime qui en imbibe toute évocation.

Ulysses, l’autre mer au Frac Bretagne à Rennes et au Musée d’art et d’histoire à Saint-Brieuc

Claire Tabouret par Leïla Simon à l’Eac Les roches au Chambon-sur-lignon

Ahlam Shibli au Jeu de paume à Paris

Le pont au Mac – Musée d’art contemporain et dans Marseille

Hubert Duprat au Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades à Lattes

Pierre Ardouvin au Crac – Centre régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sète

Les nouvelles babylones au Parc Saint-Léger à Pougues-les-eaux

Messages envoy&AOk-s-2559

Claire Tabouret, Le départ, 130x162cm, acrylique, toile, 2013 –
Courtoisie de l’artiste et la galerie Isabelle Gounod

Considérée comme le vecteur de la virtuosité picturale selon des critères historiques, l’interface sensible entre la matière colorée et son support témoigne de la vitalité qui l’imprime. C’est donc toute la singularité de l’humain qui l’applique, qui devrait s’y trouver concentrée. Sur cette définition que toute la modernité a bousculée, prenons un peu de recul afin de réduire la patte à une acception minimaliste. Points ou rayures, il s’agit d’occuper l’espace de la toile par un système économe, relevant d’une certaine efficacité plastique. Ainsi après une introduction pointilliste, nous aborderons deux figures de la seconde moitié du vingtième siècle, par un axe qui secouera les puristes. Pois. Hachure.

Le grand atelier du midi – De Van Gogh à Bonnard au Palais Longchamp à Marseille

Paul Signac au Musée Fabre à Montpellier

Éléonore Cheneau à la Galerie Scrawitch à Paris

Roy Lichtenstein au Centre Pompidou à Paris

Roy Lichtenstein à la Galerie Gagosian à Paris

Martin Barré à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Arrhythmia (A tale of many squares) par Paul Galvez à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Messages envoy&AOk-s-2531

> Eléonore Cheneau, Série Pschitt, peinture en bombe aérosol, toile, 2009 –
Courtoisie de l’artiste et la galerie Scrawitch

Marseille n’est pas une capitale. La ville travaille pour légitimer son titre vis-à-vis de la culture, mais cela ne passe clairement pas par un engagement ambitieux en faveur de l’art. Cela n’empêchera personne d’y passer un séjour heureux. J’ai voulu témoigner de la teneur de l’évènement inaugural, et surtout, rendre compte face à une politique municipale repoussante, de plusieurs initiatives marseillaises qu’il faut sortir de l’amalgame. Oui, depuis l’annonce de cette nomination, l’intitulé sonne comme une antithèse. Je refuse pour autant de stigmatiser les réussites qui émergent de ce contexte noueux. Malgré l’apparent boycott de beaucoup de structures locales spécialisées que la manifestation fragilise plutôt qu’elle ne les soutient, un contre-itinéraire prodiguait quelques excitations absentes de l’offre artistique officielle. Nous n’en sommes qu’à l’ouverture et une programmation animera toute l’année la métropole et sa Provence environnante. Mieux vaut en ce qui nous concerne, patienter jusqu’à la fin du printemps pour y retourner avec l’éclosion de projets complémentaires, menés entre autres par le Frac Paca. Car la majorité des équipements sont encore en chantier, l’essentiel étant qu’ils servent rapidement la magnétique cité phocéenne.

Prix La photographie – Maison blanche #2 à la Galerie Mad à Marseille

Josef Koudelka au Centre de la Vieille Charité à Marseille

Toulousaines par Michel Metayer à Hlm – Hors les murs à Marseille

Capitale(s) à la Galerie Gourvennec Ogor à Marseille

L’art à l’endroit par Xavier Douroux dans l’espace public et parfois privé à Aix-en-Provence

Ici, ailleurs par Juliette Laffon à la Tour-Panorama – Friche la Belle de mai à Marseille

Mona Hatoum par le Frac Paca à la Chapelle des pénitents noirs à Aubagne

Messages envoy&AOk-s-1438

> Sylvain Couzinet Jacques, Palm trees #7, 2011 – Courtoisie de l’artiste

D’emblée, son nom annonce une forme de plénitude, la promesse d’un équipement optimal, la circulation des fluides et des énergies d’un temps. Ce complexe transdisciplinaire a été initié à Poitiers en 1985 après quelques années d’expérimentations nomades. La plateforme gérée par une association tentaculaire supporte plusieurs structures et en héberge d’autres encore, avec pour double axe, la musique et les arts plastiques. Bien que nous nous concentrerons sur l’aspect visuel de cette entité, son centre d’art garde toujours en mémoire le contexte où il prend place, foncièrement sonore, trempé de vibrations prospectives et excitées. Cette identité concilie depuis ses débuts les plaisirs de l’œil et de l’oreille, devançant la mode de la plastique sonore, d’où sa maturité et son aisance en la question. Ce numéro sera donc intégralement consacré aux activités de l’endroit poitevin qui sut s’exporter en multipliant les projets hors-les-murs, et fait rayonner l’actualité des artistes qui jouirent de sa commodité.

Le Parking de sculptures dans la cour du Confort Moderne à Poitiers

Charlotte Moth à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Le Confort Moderne par Mathieu Copeland au Confort Moderne à Poitiers

Jacques Villeglé au [mac] – Musée d’art contemporain à Marseille

Off modern par Le Confort Moderne dans le cadre d’Art-o-rama à La Cartonnerie à Marseille

Florian & Michael Quistrebert à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Lost marbles par Yann Chevallier à La Marbrerie à Montreuil-sous-bois

charlotte
Charlotte Moth, ..this was the plane – the variously large and accentuated, but always exactly determined plane – from which everything would be made.., 123×180.5cm, tirage argentique sur dibond, 2012 – Courtoisie Galerie Marcelle Alix Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Sur le promontoire du Panier surplombant le Vieux Port, une cellule de la Veille Charité abrite actuellement un trésor assez peu médiatisé. Et au sein du parcours du Printemps de l’Art Contemporain qui motivait là mon séjour, personne n’avait connaissance de la présentation d’une telle merveille. C’est donc avec le complicité d’une amie avisée que nous grimpons jusqu’au deuxième étage du superbe hospice. Au cœur du Maaoa prenant des airs de sanctuaire, un couloir sombre décuple l’excitation de la découverte du bijou sur lequel il débouche : un crâne humain dont la face est recouverte d’une mosaïque de turquoises. Le bel objet bouscule les expertises quant à sa millénaire authenticité mixtèque.J’atteste cependant un fait malgré tout avis scientifique : l’ouvrage est remarquable.

ZE#2 – Zone d’Expérimentation par Astérides aux Grands Terrains à Marseille

Rayon bleu à la Fondation Vacances Bleues à Marseille

Berdaguer&Péjus à la Galerie Galerieofmarseille à Marseille

Peter Granser à l’Atelier de Visu à Marseille

Julien Salaud à la Galerie Bonneau-Samames à Marseille

Béatrice Cussol à la Galerie Porte Avion à Marseille

Ruling ‘n’ Freaking par Triangle la Friche La Belle de Mai à Marseille

La Méditerranée en septembre retient encore un peu l’Eté. Cette étrange période s’inscrit entre deux saisons en compilant le meilleur de chacune. Nice et Marseille offrirent à ce moment-là une jolie actualité. Nous connaissons déjà la première ville pour son musée d’art moderne et contemporain, son école et son centre d’art, lieux remarquables qui récompensent largement les heures de TGV nécessaires pour atteindre ce Sud-Est. Et la seconde, bien qu’elle n’évoque pas spontanément une capitale de la création contemporaine, se transforme, une fin de semaine par an, en une excitante plateforme qui dynamise la scène locale. S’il n’y a qu’un week-end durant lequel séjourner dans le coin, c’était bien celui-là.

Roman Ondak à la Villa Arson à Nice

Cai Guo-Qiang au Mamac à Nice

Vanessa Santullo à la Galerie Arnaud Deschin à Marseille

Valère Costes à la galerieofmarseille à Marseille

L’exposition exposée par Astérides à la Friche Belle de Mai à Marseille

Prendre la porte et faire le mur par Florence Ostende  Frac Paca à Marseille

Art-o-rama #4 par Jérome Pantalacci à la Cartonnerie à la Friche Belle de Mai à Marseille

La suggestion ou figuration du corps sexué est une constante que je rencontre régulièrement au fil de mes visites. Mais une visibilité soudainement plus insistante m’a offert suffisamment de matière pour vous partager ici une sélection d’expositions où l’érotisme, voire une forme plus crue et désirable encore, tient le rôle principal. 

Pascal Martinez chez Saffir – Galerie Nomade à Marseille

Will Cotton à la Galerie Daniel Templon à Paris

A rebours au Centre Culturel Suisse à Paris

assume vivid astro focus à la Galerie Ghislaine Hussenot à Paris

Frédérique Barraja à la Galerie Slott à Paris

Perversionisme à la Galerie Kamchatka à Paris

Melissa Steckbauer à la Galerie Van der Stegen à Paris

Un récent séjour me permit de parcourir l’actualité d’un certain bord de la Méditerranée, le lendemain-même de la révélation messine. Le passage de la Lorraine à la Provence s’effectua en quelques heures, grand écart arc-en-ciel entre le soleil du Nord et la pluie méridionale. Mon premier rapport d’alsacien avec ce Grand Sud m’autorisera le barbarisme de notre intitulé qui documentera une sélection d’expositions niçoises, inclura le Festival International de Mode et de Photographie ainsi que quelques évènements du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille.

Wim Delvoye au Mamac à Nice

Double Bind par Dean Inkster, Eric Mangion et Sébastien Pluot à la Villa Arson à Nice

Hyères 2010 à la Villa Noailles à Hyères

Matthieu Clainchard par Triangle à la Friche La Belle de Mai à Marseille

Archist Paysage – La Clarté du Labyrinthe aux Grands Bains Douches de la Plaine à Marseille

Géraldine Lay à l’Atelier de Visu à Marseille

Derrière la forme / douces combinaisons à la Galerie Bonneau-Samames à Marseille

Accompagnant plus ou moins le mois de novembre dévolu au sensible médium, une flopée d’expositions de photographes ont vu le jour, en plus de l’actualité des galeries déjà spécialisées dans le domaine. Je tiens à partager avec vous aujourd’hui celles qui ont particulièrement marqué ma propre pellicule. Une promenade à Paris Photo, important rendez-vous annuel se tenant au Carrousel du Louvre, cristallisera davantage encore le relatif sectarisme adopté par le monde de la photographie au sein de la grande religion de l’art. Quel autre médium peut-il se vanter de jouir de son propre salon ? Mon plus grand étonnement quant à cette singulière contrée de la création demeure la profonde expertise que semble arborer tant ses amateurs que ses marchands qui ne partagent pas ce sophisme que l’on rencontre souvent sur le marché. Et l’édition 2009 de la foire honorait les productions iraniennes et arabes : je n’ai aucunement tenu compte de cette piste pour notre sélection.

130 portraits de la comtesse de Castiglione à la Galerie Baudoin Lebon à Paris

La subversion des images au Centre Pompidou à Paris

Felten-Massinger à la galerie michèle chomette à Paris

Guillaume Janot  à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Louise te Poele chez Saffir, galerie nomade à Marseille

Jackie Nickerson à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Paranthèses 2009 à la Maison de la Cure à Saint-Restitut

Une telle envie dure probablement depuis le lancement de cette chronique initiée il y a maintenant bientôt deux ans : consacrer un numéro à la rayonnante hospitalité, à la puissance de l’accueil total, au don majestueux de quoique ce soit par la blancheur de son image. Et comme
toujours, c’est la récurrence suspecte d’une donnée remarquable au sein de l’actualité artistique que je parcours puis partage, qui me fait pondre un numéro spécifique réunissant une, deux, trois, quatre, cinq, six et enfin sept manifestations qui incarnent à diverses échelles chaque thématique esquissée. Le blanc mérite beaucoup, mériterait tout d’après moi. Voilà le moment de lui offrir modestement un premier corpus d’avatars. Lumineux, vierge, minimaliste, radical, sobre, snob, parfait, il incarne ces caractères et tant d’autres encore. Je tiens à ne retenir que l’ultime qu’il me semble falloir lui accorder : la pleine disponibilité.

Joseph Kosuth au Musée du Louvre à Paris

Denis Brun à la Galerie Bonneau-Samames à Marseille

Loris Cecchini au Château des Adhémar à Montélimar

Terence Koh à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Wanda Skonieczny à la Galerie Lacen à Paris

We are sun-kissed and snow-blind par Eva Presenhuber à la Galerie Patrick Seguin à Paris

____________ à la Galerie ________ __________ à ________

Promenade méridionale en ce fin d’automne si doux, ce numéro revient sur un récent séjour à Marseille, Nîmes, Montpellier et Sète, en s’attachant aux actualités artistiques du coin. Deux jours bien denses m’ont permis d’approcher une vingtaine d’évènements tout en saluant d’enthousiasmants éditeurs par-ci, un artiste en résidence par-là, heureux de cette dimension humaine qui condimente l’engagement culturel que je partage ici. Et toujours, cette interrogation inquiète lorsque je regarde par la fenêtre du Tgv approchant de la Méditerranée : arriverai-je cette fois-ci, traversant le paysage aixois que l’on ne voit plus autrement, à identifier la Montagne Sainte Victoire de Paul Cézanne ?

Sarkis à la Galerieofmarseille à Marseille

De la scène au tableau au Musée Cantini à Marseille

Marie-Ange Guilleminot chez Territoires Partagés à Marseille

Swing à la Friche Belle de Mai à Marseille

Projections au Carré d’Art à Nîmes

Show Room #4 Dessins à la Galerie Boîte Noire à Montpellier

Etienne Bossut au Crac Languedoc Roussillon à Sète

Pas encore sorti de la gare que Marseille me bouscule déjà. Le vacarme extérieur semble être un silence tant sa densité est homogène. Ce séjour au bord de la Méditerranée fut l’occasion d’approcher une grande partie du réseau que propose la ville pour diffuser la création contemporaine. On découvre un tissu associatif fort duquel s’extraient quelques galeries privées articulées autour du pôle conséquent que représente la Friche Belle de Mai. L’actualité en art contemporain fut bruyante et le désordre, plus ou moins revendiqué comme motif d’une activité vive, canalisée ou éclaboussante, se propose comme aimant pour cette magnétique sélection méridionale.

Pierre Beloüin au Frac Paca à Marseille

Lionel Scoccimaro à la VF Galerie à Marseille

Christophe Boursault à la Galerie Porte Avion à Marseille

The Art of PingPongCountry à la Galerie SMP à Marseille

Duncan Wylie à la Galerie Dukan&Hourdequin à Marseille

Kjersti Andvig à Triangle à Marseille

Justin Sanchez à la Galerie Bonneau-Samames à Marseille