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Archives Mensuelles: décembre 2018

Le terme anglo-saxon qualifie ce qui apparaît en soirée, prenant racine dans les antiques vêpres. Popularisé par l’album de Björk, ce chuchotement invoque les mystères du couchant, l’imaginaire qui veille et l’énergie somnambule. Le jour décline, c’est l’heure où la vision se trouble. Que ce soit par le vacillement de la luminosité, par celui du bon sens, ou un peu des deux, tout peut advenir.

Johann Henrich Füssli au Kunstmuseum Basel à Bâle

Nightfall par Erika Verzutti, Fernanda Brenner & Milovan Farronato chez Mendes Wood DM à Bruxelles

Santiago de Paoli à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Hilma af Klint au Solomon R. Guggenheim Museum à New York

Siècles Noirs par Julia Marchand à la Fondation Vincent Van Gogh Arles à Arles

Peindre la nuit par Jean-Marie Gallais au Centre Pompidou-Metz à Metz

Tala Madani à la 303 Gallery à New York

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Santiago de Paoli, Cuadro con luz interior, 24 x 24 x 2 cm, céramique, bougie, huile, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Jocelyn Wolff (Paris)

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Aucune nostalgie n’est valide ici, tant les temps auxquels référence est faite sont anciens. Le lointain temporel est tel, que généralement dans notre système, sa distance s’envisage par l’espace, vers l’extrémité pointillée gauche d’une ligne horizontale. Lorsque nous évoquons des mondes enfouis, c’est bien de géographie dont nous parlons. Alors les âges antédiluviens paraissent être d’autres planètes.

Jōmon à la Maison de la culture du Japon à Paris à Paris

Marguerite Humeau par Natalie Bell au New Museum à New York

Bianca Beck à la Rachel Uffner Gallery à New York

Oceania à la Royal Academy of Arts à Londres

Constantin Brancusi au MoMA Museum of Modern Art à New York

Sterling Ruby au MAD Museum for Art and Design à New York

Agnes Martin / Navajo Blankets chez Pace Gallery à New York

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Sterling Ruby, Basin Theology/The Poacher, 52.1 x 101.6 x 109.2 cm, céramique, 2013 – Courtoisie du studio de l’artiste, crédit photographique Robert Wedemeyer

Cardio, horo, kaléido, magnéto, micro, oscillo, péri, stétho, strombo, télé ou trombino, parmi les plus communs, sont suivis du suffixe en question pour former des noms d’appareils de visualisation. Ainsi selon les besoins, des outils sont mis au point pour plonger au cœur de la matière de sa visée. L’humain, en complément de son système oculaire déjà sophistiqué, se construit des machines à regarder.

Dara Birnbaum à la Marian Goodman Gallery à Londres

Before Projection: Video Sculpture 1974–1995 au SculptureCenter à New York

Ismaïl Bahri à La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles

Emmanuelle Lainé à la Hayward Gallery / HENI Project Space à Londres

Florian Sumi à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

Picture Industry par Walead Beshty à Luma Arles à Arles

Pierre Huyghe à la Serpentine Gallery à Londres

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Martha Rosler, Balloons, Boys Room, Red Stripe Kitchen, Giacom- etti, Patio View, and Woman with Cannon (dots), photomontages de la série House Beautiful: Bringing the War Home, 1967-72

L’industrie textile fascine, depuis ses matériaux jusqu’à son circuit de distribution. Sans encore parler de mode, il s’agit d’établir un focus sur l’avant ou l’après de la couture, d’en saisir un morceau. L’occasion de se replonger dans ce qui fait une étoffe, et d’approfondir les tactiques pour la diffuser une fois mise en forme.

Anni Albers à la Tate Modern à Londres

Brent Wadden chez Pace Gallery à Londres

Atelier E.B à la Serpentine Sackler Gallery à Londres

Gabriele Beveridge chez Seventeen à Londres

En rouge et blanc à Kanal – Centre Pompidou à Bruxelles

Caitlin Keogh à The Approach à Londres

Marion Verboom par Léa Chauvel-Lévy à la Galerie Poggi à Paris

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Atelier E.B, Passer-by, 2018 – Courtoisie Serpentine Galleries, crédit photographique readsreads.info

Eux travaillent à faire ployer une domination ambiante. Souffrant des pressions du formatage, il s’agit de courber des poncifs peut-être déjà tordus, afin de trouver son propre aplomb. La distorsion est brutale. Lésions et traumatismes peuvent en découler. Des articulations blessées sont à soigner. La stabilité se gagne par le corps de ses convictions. À savoir aujourd’hui qui luxe qui.

Jesse Darling pour Art Now à la Tate Britain à Londres

À Cris Ouverts par Étienne Bernard & Céline Kopp pour Les Ateliers de Rennes

Hannah Wilke à la Alison Jacques Gallery à Londres

Gaëlle Choisne par Lucas Morin à Bétonsalon à Paris

Vincent Gicquel à la Galerie Thomas Bernard à Paris

Anna Hulačová à Kunstraum à Londres

Birgit Jürgenssen à la Gladstone Gallery à Bruxelles

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Barbara McCullough, Water ritual #1: an urban rite of purification, 6′, film 35mm transféré en vidéo, 1979