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Archives Mensuelles: novembre 2011

Les commissaires, d’exposition comme de police, affirment leur autorité sur un territoire où ils font régner leur loi, pour le bonheur des concitoyens. Sept expositions collectives témoigneront cette semaine de règlements fructueux qui dictent autant voire plus, la forme des propositions que leur fond. Les distributions sont ici toutes soumises à des protocoles stricts, donc délectables. Autant d’expériences qui respectent des prescriptions précises sans non plus tomber dans l’attraction purement divertissante. Ces arrangements partagent un aspect démocratique, de part l’évidente jubilation dont ils résultent. Chacun est le bienvenu pour ressentir plutôt que valider ses connaissances. Plus que le savoir, le plaisir.

All of the above par John M Armleder au Palais de Tokyo à Paris

Particeps, particules, palissades par Aurélie Godard à la Galerie Arko à Nevers

2001-2011 : Soudain, déjà par Guillaume Desanges à l’Ensba à Paris

Pas au-delà du vernissage #4 à C.O.N.S.O.L.E. à Paris

L’Inventaire, Vol.1 au Frac Haute-Normandie à Sotteville-lès-Rouen

Antidote 7 par Jean-Marc Ballée à la Galerie des galeries à Paris

Table-Projecteur par Elvire Bonduelle & Guillaume Aubry dans leurs ateliers à Paris

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Le mois de novembre à Paris est traditionnellement consacré à la photographie et invite à un constat annuel sur le sujet. En périphérie de l’incontournable Paris Photo, l’actualité de la capitale fut plutôt réjouissante. Ce numéro se concentrera sur les initiatives qui ont l’audace d’accompagner le présent de l’image au sens large, dans le tourbillon de sa circulation. Vitesse. Quantité. Le haut-débit nous conditionne dans un flux ininterrompu d’informations souvent suspectes. Les sources disparaissent, bien que les jpegs ne perdent pas de leur vigueur passant d’un écran à l’autre. Mais il faudra ici surtout être attentif à la manière dont les artistes associent le pixel et la matière, le lumineux et le dur, le technologique et l’artisanal, la souris et la main.

Offprint Paris au Lycée Renoir à Paris

Icones à la Fondation Francès à Senlis

Thomas Hirschhorn à la Galerie Chantal Crousel – La Douane à Paris

Blitz à La Noire Galerie Hors-les-murs à Paris

Thomas Mailaender à la Galerie Bertrand Grimont à Paris

nofound_photofair au Garage Turenne à Paris

Ryan Trecartin & Lizzie Fitch au Musée d’art moderne de la ville de Paris

Restons dans notre lancée germanique. Après avoir sondé l’actualité en Allemagne, voyons comment le pays s’exporte à Paris, via un médium qui lui est propre depuis l’après-guerre, chargé de tout l’expressionnisme qu’on lui reconnaissait déjà depuis des décennies. Cet automne, quatre grandes signatures sont simultanément présentées par une institution et des galeries majeures. En complément de ces géants, il m’importera de partager la production d’artistes plus jeunes et de même nationalité, pour observer la gestion de leur héritage autant que les voies qu’ils ouvrent.

Georg Baselitz au Musée d’art moderne de la ville de Paris

Norbert Bisky à la Galerie Daniel Templon à Paris

Markus Lüpertz à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Albert Oehlen à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Anne Neukamp à la Galerie Chez Valentin à Paris

Gerhard Richter à la Galerie Marian Goodman à Paris

Anselme Reyle à la Galerie Almine Rech à Paris

Longer le Rhin romantique dans la flamboyance de l’automne est une inoubliable expérience. Hantée par de nombreuses légendes qui enchantaient les marins d’eau douce, cette contrée minérale et humide se concentre sur un tronçon précis ayant les villes de Wiesbaden en amont, et Koblenz et Köln en aval. La destination, étrangement catholique, respecte le congé de la Toussaint. Cette circonstance m’empêcha d’approcher la vivacité de la scène contemporaine représentée par les galeries, me reportant alors sur le patrimoine architectural et les impressionnantes collections de musées. Notre numéro témoignera donc plutôt de l’antichambre de cette aventure, à savoir l’actualité artistique à Karlsruhe et Frankfurt. Mystères et rocailles étiolaient les expositions, là aussi.

Katinka Bock à la Galerie Meyer Riegger à Karlsruhe

Matthias Bitzer à la Galerie Kadel-Willborn à Karlsruhe

Helen Feifel à la Galerie Kadel-Willborn / Upstairs à Karlsruhe

Try to describe the colour of pure (still) water, my dear à la Badischer Kunstverein à Karlsruhe

Hamlet Hovsepian à la Badischer Kunstverein à Karlsruhe

Otto D. Handschuh à la galerie Weingrüll à Karlsruhe

20 Jahre Gegenwart au MMK, au MMK Zollmt et au MainTor-Areal à Frankfut am Main

Il y eut les turcs, les italiens, les russes, les américains, les suisses et les indiens. Concentrons-nous maintenant sur la visibilité parisienne de la création japonaise. J’hésite souvent à réaliser ces chroniques nationalistes qui organisent exclusivement leur propos selon une provenance. Mais il ne s’agit jamais d’enfermer une origine dans une description définitive. Constater l’évidente convergence parfois non préméditée des programmations de la capitale, c’est aussi témoigner des formes par lesquelles un pays se donne à voir, ailleurs. Une série de japonismes influencent le reste du monde depuis l’ouverture armée de l’île en 1853. Les richesses de la culture nippone ne peuvent se résumer à une permanente épure, mais sa tradition de l’Irréductible est incontestable. Et en toutes circonstances, nous est donnée une leçon de délicatesse, effective même puisée dans les recoins de l’apparente raison.

Tokyo-e au Bal à Paris

Nobuyoshi Araki à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Huit maîtres de l’Ukiyo-e  à la Maison de la Culture du Japon à Paris

Christian Hidaka à la Galerie Michel Rein à Paris

Yayoi Kusama au Centre Pompidou à Paris

Une fenêtre japonaise à la Galerie de Multiples à Paris

Jikken Kôbô à Bétonsalon à Paris