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Rome

Éteint ou en activité, tout cône tectonique représente un contraste dramatique entre mutisme et fulmination. Il est une possible catastrophe, même si sa menace promet au long terme une forme de fertilité. Son épaisse croûte protège temporairement un cœur vif, jusqu’à explosion. Éblouissement. Silence.

Milton Resnick chez Cheim & Read à New York

Celia Hempton chez Lorcan O’Neill à Rome

Leon Golub au Met Breuer à New York

Greengrassi / Corvi-Mora hosting Lomex / JTT / Proyectos Ultravioleta pour Condo à Londres

Erika Verzutti chez Andrew Kreps à New York

Jay DeFeo, The Ripple Effect par Franck Gautherot & Seungduk Kim au Consortium à Dijon

Jay DeFeo chez Mitchell-Inness & Nash à New York

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Celia Hempton, Stromboli, 900 Metres, 11th July 2017, 35.5 x 40.5 cm, huile et cendres sur toile, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Lorcan O’Neill, Rome

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C’est ce qui reste lorsqu’il n’y a plus rien d’autres. Le manteau terrestre en est principalement composé. Il est à la fois l’élément chimique constituant toute roche et la matériau incontournable des objets informatiques. Son étymologie le rapproche du silex originel, l’outil ultime. Ainsi son irréductibilité, tectonique autant que technologique, en fait un curseur dans l’Histoire de l’humanité. Sur sa frise après la pierre, le bronze, le fer, il semble s’imposer comme un âge, voire une ère.

Eugène Leroy au Studiolo de la Galerie de France à Paris

George E Ohr par The Gallery of Everything sur Frieze Masters 2017 à Londres

Several years now par Jean-David Cahn & Jocelyn Wolff à L’atelier Grésillon à Paris

Adrián Villar Rojas à la Marian Goodman Gallery à Londres

David Douard à Rodeo à Londres

Time is out of joint par Cristiana Collu à la Galleria Nazionale à Rome

Maude Maris à la Galerie Isabelle Gounod à Paris

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Guillaume Leblon, Everything became nothing again, aluminium, verre soufflé, coquille d’huître, peau de mouton, hélice, ampoule, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Jocelyn Wolff, Paris

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Les Rednecks pourraient avoir la nuque rouge, pour entre autre travailler aux champs sous le soleil de l’immensité américaine. La qualité campagnarde de ce stéréotype plutôt discriminatoire, lui attribue un caractère ignare et chauvin. Ce serait l’arriéré, le conservatisme bien ancré, la province de la province de la province. Dans ce climat, une discussion progressiste en matière de genre ou de race semble d’emblée, épineuse. La solution unanimement adoptée pour qui sort du chemin, pour gérer l’extravagance, en est la simple suppression. La radicalité de cette pratique traverse le globe et le temps, et connaît actuellement un certain succès en Tchétchénie. Alors la voix de la différence s’affirme avec agressivité, par une vulgarité manifeste qui paraît répondre à la violence de son environnement. Le goût est suspect. L’humeur est désagréable. Le geste est expressionniste. La figure est carnavalesque.

Mykki Blanco pour Supercontinent à Centrale Fies à Dro

John Bock chez Sadie Coles à Londres

Zur Rebschänke par Veit Laurent Kurz chez Weiss Falk à Basel

Piero Gilardi au Maxxi à Rome

Konrad Klapheck à la Galerie Lelong à Paris

Adult swim par Gerasimos Floratos chez Pilar Corrias à Londres

Alice Neel par Hilton Als chez Victoria Miro à Londres

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Mykki Blanco en concert au festival Supercontinent à Centrale Fies à Dro – Crédit photographique Alessandro Sala

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Forcément pleine. Son magnétisme affirme une sensualité désirable. Son principe est féminin. Sa pulpeuse résonance picturale invoque les héroïnes bien charnues de Jean-Jacques Henner et les muses préraphaélites de Dante Gabriel Rossetti. Plus qu’une superstition, cette caractéristique chromatique pointe un moment précis du calendrier correspondant à la lunaison après Pâques. Les paysans attentifs à la voûte céleste, craignent par le surgissement d’un tel disque dans une nuit sans nuage, un risque de gelée nocturne qui fait roussir les jeunes pousses des plantes.

Athena Papadopoulos par Samuel Leuenberger à Basement Roma à Rome

Nothing to hide par Marie Madec à Sans titre (2016) à Paris

France-Lise McGurn à la Alison Jacques Gallery à Londres

Renate Bertlmann à S|2 Sotheby’s à Londres

Evgeny Antufiev à la Z2O Galleria – Sara Zanin à Rome

Herland à Bosse and baum à Londres

Tiziana la Melia à la Galerie Anne Barrault à Paris

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Athena Papadopoulos, Belladonna’s muse, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de Emalin, crédit photographique Roberto Apa

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Parfois, une volupté nouvelle réussit à nous conquérir. Le mythologique Lôtos est un fruit au goût de miel identifié comme la baie du jujubier. Dans un épisode de l’Odyssée d’Homère, cette plante fait perdre la mémoire à l’équipage d’Ulysse. Les éclaireurs y ayant goûté, oublient leur mission, leur identité, leur envie de retour et se prélassent dans la pure délectation d’une hospitalité inédite. Dans l’histoire, cela ne plaît pas au héros qui devra ramener de force ses hommes pour poursuivre son épopée. Envisageons avec davantage de décontraction, les bienfaits narcotiques de cette came qui embarque dans un confortable état de béatitude, au sein d’un environnement qui nous enveloppe de son apparente bienveillance.

Aurore-Caroline Marty à L’abéïcité – Abbaye de Corbigny à Corbigny

John M Armleder à L’istituto svizzero à Rome

Jutta Koether à la Galerie Campoli Presti à Paris

Jonathan Baldock à Space à Londres

Giorgio Griffa à la Galleria Lorca O’Neill à Rome

Sussex modernism – Retreat and rebellion à Two temple place à Londres

Vanessa Bell à la Dulwich picture gallery à Londres

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Aurore-Caroline Marty, Lotos, 160x150x80cm, bois, mousse, tissu, peinture, bananes en plastique, paillettes, 2017 – Courtoisie de l’artiste

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Il est excitant d’envisager la photographie comme médium de la parthénogenèse, s’autogénérant par son principe-même. L’image se regarde. Il s’agit de se reproduire soi, de s’inventer. Et la pronomination ne concerne pas tant ici l’auteur que le procédé. La copie du même culmine dans un égoïsme manifeste. Enfanter seul. Et Vierge, le second roman d’Amélie Lucas-Gary, vient de paraître aux Éditions du Seuil.

The camera exposed au V&A – Victoria and Albert museum à Londres

Christopher Williams à la David Zwirner Gallery à Londres

You are looking at something that never occurred à la Zabludowicz collection à Londres

Double take à Skarstedt à Londres

Akram Zaatari à la National portrait gallery à Londres

James Beckett chez T293 à Rome

Behind the mask, another mask à la National portrait gallery à Londres

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Elad Lassry, Egyptian mau, 2010 – Zabludowicz collection

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Minutieux. Lentement élaboré. Craintif. Voilà comment la fameux poète qualifie tout ce qui proviendrait de Lyon, assassinant ses contemporains avec ce violent et définitif constat. Une caricature de la confortable bourgade et de son influence, pourrait auprès de qui raille cette ville, se reconnaître effectivement en ce portrait. Alors que le terme-même de peinture lyonnaise sonne comme une double charcuterie, il y a un plaisir certain à désamorcer ici toute offensive contre elle. Aujourd’hui la dimension locale a évolué et il sera bien plus excitant d’invoquer son actualité et sa résonance, dans une transversalité, monolithique, minérale. Et mieux renverser la sentence. Soigneux. Délicatement conçu. Précis.

Un regard sur la scène artistique lyonnaise au XXe siècle par Sylvie Ramond & Patrice Béghain au Musée des beaux-arts de Lyon

Max Schoendorff à la Galerie Michel Descours à Lyon

Jérémy Liron à la Fondation Bullukian à Lyon

Henry Moore aux Terme di diocleziano à Rome

Maude Maris au Vog à Fontaine

Sculpture 4tet par Jean-Pierre Criqui à la Galerie Marian Goodman à Londres

Etienne-Martin à la Galerie Bernard Bouche à Paris

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Maude Maris, Attique 2, 24x33cm, huile, toile, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Isabelle Gounod, production Résidence saint-ange, crédit photographique Aurélien Mole

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