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Archives de Tag: Galerie Jousse Entreprise

Sortes de poumons de l’extrême, il s’agit d’organes internes ou externes permettant à de nombreuses créatures d’extraire l’oxygène de l’eau, c’est-à-dire de rester vivant dans des conditions inédites. Elles sont techniquement des évaginations tissulaires vascularisées et alternent opercules, filaments et lames. Que l’on soit mollusque ou pas, elles affirment la souplesse et la structure, la rigidité et la volupté. Elles sont une surface d’échange, et piègent en plus de tout, de la nourriture. Respirer à tout prix.

Anu Põder par Barbara Sirieix à La Galerie à Noisy-le-Sec

Dipolar par Sophie Vigourous à la Galerie Jousse à Paris

Arnaud Vasseux au Temple de Saoû

Derek Jarman chez Amanda Wilkinson à Londres

Umbilicus à la Galerie Sultana à Paris

Hans Jean Arp par Catherine Craft à la Peggy Guggenheim Collection à Venise

Shanta Rao à la Galerie Joseph Tang à Paris

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Anu Põder, Lécheur·euse·s, métal, textile, papier d’aluminium, 2007 | Collection particulière, crédit photographique Pierre Antoine

Voilà une machine à produire du plat. Dans un contexte mécanique, elle se compose généralement de deux cylindres contrarotatifs. De la matière y passe afin de réduire plus ou moins son épaisseur. Il s’agit d’un procédé de fabrication par déformation plastique. C’est une installation sidérurgique élémentaire dans le domaine de l’industrie lourde.

Chelsea Cuprit par Queer Thoughts pour Condo London 2019 chez Maureen Paley à Londres

Shapeshifters à The Approach à Londres

Mais pas du tout, c’est platement figuratif ! Toi tu es spirituelle mon amour ! par Anaël Pigeat & Sophie Vigourous à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Jacopo da Pontormo à The Morgan Library & Museum à New York

Cluster à Chamalot-Paris à Paris

A Strange Relative à la Galerie Perrotin à New York

Emily Mae Smith par Eric Troncy au Consortium Museum à Dijon

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Mireille Blanc, Reliefs, 40 x 29 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Saltimbanques et baladins peuvent se rhabiller. L’espace public est une attraction en soit. Il suffit de décider de le regarder. Sans divertissement supplémentaire, un bout de trottoir réussit à dresser le portrait en réserve d’une civilisation. Aujourd’hui au cœur de notre attention, l’extérieur en représentation.

Eva Nielsen à la Galerie Jousse à Paris

A rising tide lifts all boats chez Union Pacific à Londres

Walker Evans par Clément Cheroux au Centre Pompidou à Paris

Anna Ročňová par Tereza Jindrová chez Hunt Kastner à Prague

Dave Hardy à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

A different way to move par Marcella Lista au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

Ian Kiaer à la Galerie Marcelle Alix à Paris

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Eva Nielsen, Zode, 200 x 260 cm, encre, huile, acrylique, toile, 2017 – Courtoisie de l’artiste et la Galerie Jousse

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

L’opération artistique est par définition, une chasse. Elle vise la capture d’une cible intentionnelle. L’artiste développe alors pour piéger au mieux ses sujets, des stratégies finement élaborées. Ici les filets sont manifestes. Nous séparant du désirable gibier, différentes embûches font surfaces.

Phoebe Unwin à la Wilkinson gallery à Londres

Steven Claydon au Centre d’art contemporain à Genève

Moving in space au Tajan art studio à Paris

Tim Eitel à la Galerie Jousse entreprise à Paris

Visages de l’effroi au Musée de la vie romantique à Paris

Haris Epaminonda au Plateau Frac Île-de-france à Paris

Amélie Bertrand à la Semiose galerie à Paris

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Steven Claydon, Porte (MT) – détail, acier thermolaqué, résine, 2015 – Courtoisie de l’artiste, production du centre d’art, crédit photographique Annik Wetter

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Ils sont deux, et délimitent une frange dont les frontières restent théoriques et relatives. Moins tranchantes que l’Équateur qui découpe littéralement la planète en deux hémisphères inversés, ces lignes zodiacales suggèrent un intervalle propice aux projections les plus fantaisistes. Cet ailleurs, loin, inconnu, inaccessible, continue de représenter le terreau pacifique d’une faune et flore extravagantes, cristallisant pour l’occidental autocentré toutes les caractéristiques de l’inépuisable mythe du sauvage. Avec le Cancer au nord et au sud le Capricorne, cette zone de notre globe mélange des réalités contradictoires, carrefour de visions paradisiaques contre climats politiques indésirables. Il y a ceux qui feraient tout pour la quitter, et ceux qui ne rêvent que de s’y rendre. Il s’agira d’accueillir les témoignages de ces terres et ces eaux secouées par les invasions, sans s’empêcher de figurer l’exotisme langoureux qu’elles inspirent.

Paul Jacoulet au Musée du quai Branly à Paris

Adrien Missika à la Galerie Bugada Cargnel à Paris

Julia Rometti & Victor Costales à la Galerie Jousse à Paris

Artesur – Collective fictions au Palais de Tokyo dans le cadre de Nouvelles vagues à Paris

La dix-huitième place à La villa du parc dans le cadre des 50Jpg à Annemasse

Torben Ribe à la Galerie Hussenot à Paris

Glauco Rodrigues au Palais des beaux-arts à Paris

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> Cintia Clara Romero, Limite, 200x300cm, tirage jet d’encre, 2010 – Courtoisie de l’artiste

La programmation du Mois de la photo 2012 s’annonce déprimante. Peut-être est-ce la frontalité immédiate associée au médium photographique qui rend son tri aussi limpide et cruel. Étrangement cette année, la capitale ne semble pas aiguiser son engouement pour la pellicule ou le pixel, et les galeries ne se sont pas vraiment alignées sur cette tradition automnale. Aucune monographie majeure à signaler, mais quelques présentations collectives commerciales ou institutionnelles, rythment avec une exigence respectable le marché du cliché historique et contemporain.

Voici Paris par Quentin Bajac & Clément Chéroux au Centre Pompidou à Paris

nofound photo fair 2012 par Emeric Glayse & Yann Pérol au Garage Turenne à Paris

Photo Levallois 2012 par Paul Frèches à Levallois

Body language au Centre culturel suisse à Paris

Set-up par Stephen Hepworth à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Paris Photo 2012 par Julien Frydman au Grand Palais à Paris

Offprint Paris 2012 par Yannick Bouillis & Colette Olof à l’Ensba à Paris

> Adrien Pezennec, Jump Bosnia, 2012 – Courtoisie de l’artiste

Pour la première fois depuis le commencement de cette chronique, je prends congé de la création contemporaine et consacre intégralement un numéro à la première moitié du siècle passé. Car si les œuvres centenaires ne sont par définition pas contemporaines, elles nourrissent puissamment nos jours tout en alimentant l’actualité des expositions. L’Europe célèbre ses avant-gardes. Et les métropoles que j’ai pu traverser ces mois-ci confirment le culte voué aux nombreuses révolutions
artistiques que le vieux continent hébergea avant que les guerres mondiales ne firent éclater cette plateforme au profit des États-Unis. Singularisons notre connaissance de ce patrimoine, sans nostalgie aucune, mais avec la conviction vive de le poursuivre, aujourd’hui, inconditionnellement.

Eugène Atget au Musée Carnavalet à Paris

Eva Besnyö au Jeu de Paume à Paris

Hans Jean Arp à la Galerie Hauser&Wirth à Zürich

Constantin Brancusi avec son atelier au Centre Pompidou à Paris

Vladimir Tatlin au Museum Tinguely à Basel

Bauhaus – Art as life à la Barbican art gallery à Londres

The tube show par la Galerie Ulrich Fiedler à la Galerie Jousse à Paris

> Erich Consemüller, Lis Beyer or Ise Gropius in B3 club chair by Marcel Breuer wearing a mask by Oskar Schlemmer and a dress fabric designed by Lis Beyer, 1927  – Estate of Erich Consemüller

Certains artistes prennent un plaisir immodéré à tout produire eux-même, à frôler le rôle du démiurge absolu sans qui rien n’existerait. Cette chronique se penchera sur les autres, ceux qui au contraire affirme une forme de recyclage en s’appropriant avant tout des images dont ils ne sont pas l’auteur. Ceux-là portent alors la responsabilité d’une visibilité renouvelée, ce qui revient également à signer une création. Les expositions réunies aujourd’hui ne témoignent pas d’une pratique systématique, mais plutôt d’emprunts ponctuels. Il s’agira de prêter ici attention aux modalités qui donnent à voir ces collections.

Hans-Peter Feldmann à la Serpentine Gallery à Londres

Zoe Leonard au Camden Arts Centre à Londres et à la Galerie Raffaella Cortese à Milan

Lothar Hempel à la Galerie art:concept à Paris

Emilie Pitoiset aux Eglises à Chelless

« During the Second World War,… » chez Peep-Hole à Milan

Matthew Darbyshire à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Babak Ghazi chez Raven Row à Londres

> Babak Ghazi, Trade Cards (detail from Lifework), 2008-

Ce terme anglais provient du lexique œnologique et équivaut en français au mot « millésime ». Il s’agit d’une année qui marque particulièrement un produit. Qualificatif dont l’usage est abusif dans les domaines de la mode et la décoration, il exclut d’office la prospection contemporaine pour se réfugier dans les jupons de la nostalgie. Le propre de l’objet dit vintage, est de ne survivre au passage du temps que par sa caricaturale image. Il représente une période précise, durant laquelle il a été produit et consommé en masse, et ne doit en aucun cas s’en échapper. Il est un marqueur soumis et concerne des décennies finalement proches, associées à des générations familières. Ce numéro compilera réinterprétations actuelles et clichés originels. S’opère une séduction trouble, celle des charmes d’antan.

Das Plateau au Théâtre de Gennevilliers

Vidéo Vintage au Centre Pompidou à Paris

Kirsten Everberg à la Galerie Hussenot à Paris

Roe Ethridge à la Charles Riva Collection à Bruxelles

Julien Carreyn à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Richard Kern à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Karlheinz Weinberger au Museum für Gegenwartskunst à Basel à la Galerie Woerdehoff à Paris

> Eyriey Denys & Maëlys Ricordeau dans Notre Printemps par Das Plateau

Mettre le corps humain en représentation est évidemment un enjeu majeur de la création. Comme un miroir à notre présence physique, il s’agit de donner à voir des figures, en pied, pour dépasser les problématiques de reconnaissance propres au portrait, et atteindre une dimension plus générique. Figée dans le hiératisme de la statuaire, la silhouette s’offre ainsi, entière, sans résistance. A l’inverse, ce numéro soulignera également l’actualité des connections entre les domaines de la danse et des arts plastiques. Là, notre corps exploite sa compétence à la mobilité, et artistes et chorégraphes travaillent à sublimer cette dynamique caractéristique. Du silence, à l’action.

Stephan Balkenhol au Musée de Grenoble à Grenoble

L’Homme debout – Unehistoire sans paroles par la Galerie Chantal Crousel à la Fiac 2010 à Paris

Eadweard Muybridge à la Tate Britain à Londres

Atelier van Lieshout à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Bruce Nauman au Musée d’Art Contemporain à Lyon

Trisha Brown au Musée d’Art Contemporain à Lyon

Move – Choreographing You  à la Hayward Gallery à Londres

Genre littéraire merveilleux propre à enchanter le lecteur, le conte injecte du fantastique dans une intrigue initialement naïve. Il m’intéresse cette semaine de nous faire éprouver une sélection d’expositions de sensibilité plutôt féminine répondant aux critères de cette forme narrative qui rapporte des aventures imaginaires, témoignant d’univers précieux dont les détails ont été méticuleusement façonnés pour optimiser notre immersion fantaisiste. Il s’agira toujours de narrer des contrées fabuleuses peuplées de personnages extravagants, de raconter des histoires proposant plusieurs degrés de lecture, de la bienveillance à la cruauté.

Marie Hendriks à Mains d’Oeuvres à Saint-Ouen

Ray Caesar à la Galerie Magda Danysz à Paris

Ursula Kraft à la Maison des Arts à Malakoff

Benedetta Mori Ubaldini à la Fat Galerie à Paris

Mika Rottenberg à la Maison Rouge à Paris

Songe d’une nuit d’hiver à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Ludivine Caillard à la Galerie des Galeries à Paris

Nous accompagnerons cette semaine les défilés Femme Printemps-Été 2009 qui ponctueront la géographie parisienne squattant les Jardins du Palais Royal, confortant le ventre du Grand Palais ou inaugurant le 104, nouvel espace culturel dans le 19e arrondissement. Cela nous offrira l’occasion de nous pencher sur la représentation du corps féminin dans les arts plastiques selon différents médiums, de l’utilisation de graciles silhouettes comme motif à l’affirmation d’une posture émancipée. Il ne s’agit pas de nous étaler du machisme au féminisme mais bien d’être attentif à la manière dont s’inscrivent aujourd’hui dans nos supports l’iconographie d’Ève, de Marie, de Madeleine ou d’autres.

Frank Perrin à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Karin Bubas au Centre Culturel Canadien à Paris

Brian Finke à la Galerie Philippe Chaume à Paris

Abetz&Drescher à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Gustav Klimt à la Galerie Eric Coatalem à Paris

Laetitia Bénat à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Marnie Weber à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

J’emprunte l’intitulé de cette lettre au nom de l’association qui fédère une majeure partie des galeries réparties géographiquement dans le treizième arrondissement parisien autour de la rue de Madame Weiss dont nous retiendront ici le prénom. Sans ignorer les désaccords quant à l’avenir culturel de ce quartier, il m’apparait nécessaire de souligner une sélection de l’offre effective à découvrir au cours d’une promenade bitumée entre les stations de métro Chevaleret et Bibliothèque Nationale.

M/M (paris) à la Galerie Air de Paris à Paris

Adi Nes à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Roger Tallon à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Boris Mikhailov à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

David Shrigley chez Nathalie&Christophe Daviet-Thery à Paris

Ronan&Erwan Bouroullec à la Galerie Kreo à Paris

L’Ambassade à Bétonsalon à Paris