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Archives de Tag: Palais de Tokyo

Il existe des espaces pour badiner. Des règles régissent ce terrain, à commencer par ses démarcations toujours précises. Une scène est mise. La piste est dessinée. On y trame. Le damier par l’alternance de ses cases, impose une grille binaire. Les effets de perspectives y sont amplifiés, jusqu’à ouvrir des dimensions parallèles lorsque la vision y perd ses repères. L’échiquier devient le socle du drame. Les forces s’affrontent. La tension psychologique installe son filet. La planéité du sol où tout se déroule, se voit géométrisée pour mieux acérer le regard que nous y projetons.

Adélaïde Feriot à Art3 à Valence

Ulla von Brandenburg au Palais de Tokyo à Paris

Modes & Travaux par The Drawer / Poil à la Galerie Vallois à Paris

Zora Mann par Eric Mangion à la Villa Arson à Nice

Maria Helena Vieira da Silva chez Waddington Custot à Londres

Quodlibet par Karel Císař chez Hunt Kastner à Prague

Martin Belou par Eloi Boucher à Sans titre (2016) à Paris

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Martin Belou, vue de l’exposition « Foyer » par Eloi Boucher, 2020 | Courtoisie de l’artiste et de Sans titre (2016) (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

Faible, sensible, accessible, chancelant, ouvert. Les synonymes sont nombreux pour qualifier un état de fragilité souvent stigmatisé par les idéaux compétitifs. Oser la confidence s’avère bien-sûr profitable, et des artistes parfois discrets, sauvages, réussissent à lui donner forme. Mais au-delà de l’émotion d’approcher des œuvres à vif, ce caractère peut aussi témoigner d’une réelle précarité. Aux blessures, aux coups, à la douleur, ça s’expose.

Renaud Jerez chez Crèvecoeur à Paris

Futur, ancien, fugitif au Palais de Tokyo à Paris

Michael E. Smith chez Modern Art Vyner St à Londres

Le fil d’alerte par Claire Le Restif à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Oscar Murillo chez Carlos/Ishikawa à Londres

An Autumn Pantomime à la Galerie Joseph Tang à Paris

Daiga Grantina au Pavillon letton | Arsenale à Venise

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Michael E. Smith, Untitled, 22 x 28 x 3 cm, mains, pop corn, fil, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de Modern Art (Londres), crédit photographique Ben Westoby

L’humain programme. Et les logiciels exécuteraient. Mais il peut y avoir des surprises, et une volupté peut apparaître là où la technologie semblait selon un contraste initial, dénuée d’érotisme. S’il est courant de parler d’intelligence artificielle, il s’agit de considérer ici le potentiel de plaisir associé à la machine. Sans tomber dans le caprice générationnel, il est maintenant entendu d’envisager le numérique sous sa forme liquide. Alors les humeurs inondent.

Adriano Amaral par Galeria Jaqueline Martins pour Condo London 2019 chez Rodeo à Londres

Drowning In a Sea of Data par João Laia à La Casa Encendida à Madrid

Pulpe par Raphaël Brunel à l’ÉMBA Galerie Edouard-Manet à Gennevilliers

Julien Creuzet au Palais de Tokyo à Paris

Tala Madani à Portikus à Frankfurt-am-Main

des attentions par Brice Domingues, Catherine Guiral & Hélène Meisel au Crédac à Ivry-sur-Seine

Daria Martin au Barbican Centre – The Curve à Londres

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Shanta Rao, Sans titre, 140 x 108 cm, peinture polymère et technique mixte sur caoutchouc 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Margot Montigny

Retenir son souffle. Une des stratégies de la narration consiste à plonger son public dans une appréhension, nécessaire à la fois à la dynamique du récit et au plaisir de sa réception. L’intensité se contracte. L’haleine se tient. Un chatouilleux sentiment d’attente s’installe. La tension monte. Tout s’arrête. Nous lévitons.

Julia Cottin par Isabelle Bernini au Château de Saint-Marcel-de-Félines

Tomás Saraceno par Rebecca Lamarche-Vadel au Palais de Tokyo à Paris

Suspension par Matthieu Poirier au Palais d’Iena à Paris et chez Olivier Malingue à Londres

Man Ray par Gagosian à Frieze Masters 2018 à Londres

Charlie Boisson par Mickaël Roy à la Galerie Tator et chez Bikini à Lyon

Chris Burden chez Gagosian Britannia Street à Londres

Forme manquée à la B+ Galerie à Lyon

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Cerith Wyn Evans par Matthieu Poirier, Suspension, Palais d’Iena, Paris – Crédit photographique Benoît Fougeirol

Dernière figure de notre trilogie sur les Pays Baltes, Milda est l’effigie lettone de la liberté, voire de la libération. C’est par ce prénom qu’est affectueusement appelée la silhouette féminine qui trône sur le monument central de la capitale. Au fil de l’Histoire alors que les régimes chercheront à colorer son influence, elle demeure un symbole d’unité nationale. Les autorités soviétiques interdiront même de déposer des fleurs à ses pieds, proscription transgressée par un soulèvement populaire accélérant le retour de l’indépendance. La double actualité internationale d’une triennale et d’une biennale, habite parallèlement la ville, témoignant à la fois de la vigueur et de la dissonance palpables en ces lieux.

Romana Sutas un Aleksandras Beļcovas Muzejs à Rīga

Katja Novitskova à la Whitechapel Gallery à Londres

Metamorphõseõn chez Sultana à Paris

BT13 – Give Up The Ghost, Rīga par Vincent Honoré à Kim ? à Rīga

Laure Prouvost par Daria de Beauvais au Palais de Tokyo à Paris

Dekoratīvās Mākslas un Dizaina Muzejs à Rīga

RIBOCA 1 par Katerina Gregos à Rīga

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Laure Prouvost, Ring, Sing and Drink for Trespassing , Palais de Tokyo, 2018 – Courtoisie de l’artiste et des galeries Nathalie Obadia (Paris / Brussels), carlier | gebauer (Berlin) et Lisson Gallery (London / New York), crédit photographique Aurélien Mole

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Au Moyen Âge, les tables étaient de forme orthogonale. Dans la tradition germanique ceci dit, elles pouvaient être circulaires, c’est pourquoi le mot allemand Tisch emprunte son étymologie au latin Discus. Ronde, elle est un symbole de paix et d’égalité, car il ne peut y avoir de préséance. Chacun siège en place d’honneur. Personne ne se trouve relégué à l’écart. En cela, elle contredit la configuration de la Cène. C’est autour d’une telle table que dans la légende arthurienne, se réunissaient le roi et ses chevaliers. A l’image du monde, ce plan sans angles représente alors un idéal de la chevalerie. Autour de l’an mil, la force militaire développe progressivement ses propres valeurs sous l’influence double, religieuse et civile, de l’Église et des troubadours. Elle relève de la fraternité, forte et courtoise, et son héritage est encore vaillant aujourd’hui dans l’inconscient collectif. La fantaisie médiévale nous laisse imaginer des mâles œuvrant dans une élégance brutale.

Jean-Marie Appriou chez C L E A R I N G à Bruxelles

Encore un jour banane pour le poisson-rêve au Palais de Tokyo à Paris

Tom Volkaert par Eloi Boucher chez Deborah Bowmann à Bruxelles

Sterling Ruby chez Pierre Marie Giraud à Bruxelles

Néo-Médiéval par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani chez Leclere à Marseille

Georges Mathieu à la Galerie Daniel Templon à Paris

Yann Gerstberger dans le cadre d’Almanach 18 au Consortium à Dijon

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Sterling Ruby, HEART (6832), 55.2 x 35.9 x 41 cm, céramique émaillée, 2018 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Pierre Marie Giraud, Bruxelles

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Non-verbal, ce mode de communication paraît d’emblée relever de l’énigme. Non pas que le mot soit exempt d’interprétation, mais notre apparence dans le monde semble donner plus encore matière au déchiffrement. Il existerait une lecture de la manière dont chacun se tient. Mieux vaut engager la conversation plutôt que de conclure de façon hâtive selon son propre décryptage des attitudes des autres. Mais un flot d’expositions collectives traversent l’été, en affirmant systématiquement la corporalité, jusque dans l’évidence de leur titre. Alors dans la certitude que les gestes parlent, familiarisons-nous avec l’éventualité que nous puissions les comprendre.

Paloma Varga Weisz chez Sadie Coles HQ à Londres

ISelf Collection: Bumped Bodies à la Whitechapel Gallery à Londres

August Sander chez Hauser & Wirth à Londres

Vile Bodies chez Michael Werner à Londres

Jamila Johnson-Small par Vittoria Matarrese au Palais de Tokyo à Paris

Mute chez Amanda Wilkinson à Londres

Bruce Nauman au Schaulager à Münchenstein

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Bruce Nauman, Sex and Death by Murder and Suicide, 198 x 199 x 32 cm, néon sur aluminium, 1985 – Emanuel Hoffmann Foundation en dépôt permandent à l’Öffentliche Kunstsammlung Basel

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Romaine, grecque ou plus archaïque encore, l’Antiquité demeure une source intarissable nourrissant toutes les civilisations qui lui ont succédé. Elle définit les bases d’un classicisme revisité à travers les époques. Aucune raison donc pour que nous y échappions. Traitées avec plus ou moins de subtilité, ses influences continuent d’irriguer la culture visuelle d’aujourd’hui.

Jean-Marie Appriou pour Open Space à la Fondation Louis Vuitton à Paris

Paroikia – Παροικία chez Company Gallery à New York

Florian Bézu à la Galerie Florence Loewy à Paris

Rouge ou noir au Musée Départemental de la Céramique à Lezoux

The Classical Now au King’s College London à Londres

Damien Meade chez Peter von Kant à Londres

Florence Peake par la Hayward Gallery pour Do Disturb au Palais de Tokyo à Paris

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Zoë Paul, Untitled – détail, 200 x 150 cm, argile mi-cuite, métal, 2017 – Courtoisie de l’artiste et Company, New York

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Ça cadre, en trois dimensions. Chacun y organise son butin. Le contenu est conditionné, en un écrin ou une cage. Idéalement, il ne s’agit pas d’emprisonner les choses, mais au contraire par la qualité de certaines délimitations, d’ouvrir les interprétations.

Anthea Hamilton à la Tate Britain à Londres

Invisible cities par Flavia Frigeri chez Waddington Custot à Londres

Michelle Lopez à la Simon Preston Gallery à New York

Eva Rothschild chez Stuart Shave / Modern Art à Londres

Neïl Beloufa par Guillaume Désanges au Palais de Tokyo à Paris

Jean-Luc Godard à la Migel Abreu Gallery à New York

Eddie Peake à White Cube Bermondsey à Londres

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Anthea Hamilton, The Squash, 2018 – Courtoisie de l’artiste et Tate, crédit photographique Seraphina Neville

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Le corps synthétique fascine, avec la promesse de hisser l’humanité hors de son essence organique. Des fantasmes d’immortalité alimentent la possibilité déraisonnable de remplacer tout simplement, les parties défaillantes de l’organisme comme nous le ferions de toute invention mécanique. C’est une grammaire clinique qui se déverse ainsi sur un imaginaire vidant notre existence de sa chair.

Isa Genzken chez David Zwirner à New York

Alix Marie chez Roman Road à Londres

Cathy Wilkes à MoMA PS1 à New York

Tarik Kiswanson par Jesi Khadivi à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Jesse Darling chez Chapter NY à New York

L’institut d’esthétique pour Do Disturb au Palais de Tokyo à Paris

Hannah Levy chez Clearing à New York

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Alix Marie, La Femme Fontaine, 2018 – Courtoisie de l’artiste et Roman Road, crédit photographique Ollie Hammick

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Solide. Liquide. Gazeux. La physique enseigne généralement que la matière se trouve selon trois formes dans la nature, avec une triangulation qui en guide les changements. C’est au niveau moléculaire que cette passion se développe et plusieurs argumentations seront encore nécessaires pour jouir pleinement des subtilités de cette science. Aujourd’hui, passons sur le quatrième genre pour envisager directement le suivant que nous nommerons ici l’état vitreux. Il s’agit du liquide figé ou du solide amorphe, dont l’épanchement serait trop lent pour pouvoir être perceptible par la sensibilité humaine. La viscosité fait partie de ses plus fascinantes propriétés. Ainsi nos écrans s’écouleraient.

Pakui Hardware chez Tenderpixel à Londres

Jardin des pommes à la Galerie Joseph Tang à Paris

Daiga Gratina par Sandra Adam-Couralet au Palais de Tokyo à Paris

Crash test par Nicolas Bourriaud à La Panacée – MoCo à Montpellier

Liliane Lijn chez Rodeo à Londres

Tony Oursler par Redling Fine Art à The Armory Show à New York

Elsa Sahal par Gaël Charbau à la Galerie Papillon à Paris

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Daiga Grantina, Coat-ee off Cat Curl, 2018 – Production La Panacée-MoCo, courtoisie de l’artiste et la Galerie Joseph Tang (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

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Des périodes les plus anciennes, résonnent des échos qui nous parviennent. Il ne s’agit pas tant d’influence que de permanence. Les formes d’autrefois ancrent celles d’aujourd’hui. L’esprit progressiste risque de les cantonner à la désuétude. Un autre élan sait très bien que l’obsolescence ne les concernent pas. Ne pas systématiquement tout rembobiner. Accepter simplement les évidences du lointain.

Caroline Achaintre au De La Warr Pavilion à Bexhill-on-Sea

Dada Africa au Musée de l’Orangerie à Paris

Jean-Michel Sanejouand à la Galerie Art : Concept à Paris

Josef Albers au Solomon R. Guggenheim Museum à New York

Alfredo Volpi à S|2 Sotheby’s à Londres

George Henry Longly par Adélaïde Blanc au Palais de Tokyo à Paris

Magdalena Abakanowicz à Marlborough Gallery à New York

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Caroline Achaintre, JimBo, 51 x 36 x 5 cm, céramique, 2017 – Courtoisie de l’artiste et des galeries Arcade (Londres) et Art:Concept (Paris)

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Nous devrions générer bien davantage de vocabulaire prenant ses racines en ce superbe mot. C’est l’adjectif latin de l’hiver. Une saison calme et rude. Parfois, les flocons animent sa grisaille. La neige absorbe alors la vie dans son silence et couvre le reste sous son manteau. Si les apparences semblent ralenties, c’est souvent parce que les flux flamboyants agissent ailleurs.

Edi Hila à la Galerie Mitterrand à Paris

Voyage d’hiver par le Palais de Tokyo au Château de Versailles

Mimosa Echard à la Galerie Samy Abraham à Paris

Torbjørn Rødland à la Serpentine Sacklers Gallery à Londres

Lotus à Bosse & Baum à Londres

Jacques Truphémus au Musée Hébert à La Tronche

Karla Black aux Archives nationales et aux Beaux-Arts de Paris à Paris

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Karla Black, Say To Know, 16 x 520 x 720 cm, plâtre, papier toilette, sucre, cosmétiques, acrylique, charbon, fils, encre et buvard, 2017 – Courtesy Galerie Gisela Capitain, Cologne; Galleria Raffaella Cortese, Milan; Stuart Shave/Modern Art, London and David Zwirner, New York/London;
crédit photographique Simon Vogel, Cologne

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Ajouter un petit coussin. S’assurer de l’aisance de son invité. Lui offrir un rafraîchissement. Dresser le couvert. Augmenter le chauffage. Ne pas faire trop de bruit. Le savoir-recevoir peut passer par une foule d’attentions. Accueillir l’autre, c’est avant tout permettre son existence chez soi. La convivialité semble alors relever d’un équilibre humaniste entre générosité et propriété.

Jagna Ciuchta pour Une maison de pierre… à La Galerie à Noisy-le-Sec

The house of dust by Alison Knowles au Cneai à Pantin

Dans la place par Stéphane Corréard au Pavillon Carré de Baudouin à Paris

Quart d’heure américain par heiwata à Mains d’Œuvres à Saint-Ouen

Christopher Kulendran Thomas par Annika Kuhlmann à la New Galerie à Paris

Camille Henrot par Daria de Beauvais au Palais de Tokyo à Paris

Haroon Mirza à la Zabludowicz Collection à Londres

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Jagna Ciuchta, All Available Light, 177 x 120 cm, jet d’encre sur papier, 2017 avec Céline Vaché-Olivieri, Smuggling Smuggling, 2017 – Courtoisie des artistes

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Et voici la vie ♫ La belle vie qui coule dans nos veines ♫ Certains se souviendront de cette série télévisée d’animation franco-japonaise qui s’aventurait au cœur du corps humain, vulgarisant avec talent la biologie. Le dessin-animé conçu par Albert Barillé s’inscrit dans une saga dédiée à une pédagogie inventive. Ainsi de 1978 à 2008, Il était une fois… l’Homme, l’Espace, la Vie, les Amériques, les Découvreurs, les Explorateurs et notre Terre. Dans les épisodes en question, notre enveloppe devient un monde à part entière, habité par une foule de personnages toujours occupés à mille tâches. Cellules, bactéries, virus s’activent sympathiquement. Toujours, des zooms spectaculaires nous emportent plus proche encore de l’infiniment petit. L’observation est une principe. La visée est encyclopédique. La mécanique des choses est exposée, et leurs secrets aussi. Autant savoir que le générique que vous aurez en tête toute la semaine, fut composé par Michel Legrand et interprété par Sandra Kim, lauréate de l’Eurovision 1986.

Thomas Demand à la Fondazione Prada à Milan

Rosa Barba au Pirelli HangarBicocca à Milan

Le rêve des formes par Alain Fleischer & Claire Moulène au Palais de Tokyo à Paris

Madison Bycroft pour Supercontinent à Centrale Fies à Dro

I’m nobody ! chez High Art à Paris

Eberhard Havekost par Petr Nedoma à Galerie Rudolfinum à Prague

Alan Belcher par Eric Troncy au Consortium à Dijon

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Mimosa Echard, A/B9 – détail, algues, lichen, kombucha, champignon phallus indusiatus, ginseng, clitoria, verveine, sarriette, millepertuis, camomille, ronces, pétales de rose, achillées, hélicryse, bruyère, coquilles d’oeufs, mouches, papillons et abeilles séchées, ginko, magnolia, Coca Cola light, billes de verre, emballages, faux ongles, débris de carrosserie, pilules contraceptives Leeloo Gé, pilules d’echinacea, levure de bière, compléments alimentaires Boots et Schaebens pour la peau, la fertilité, la lactation, la tranquillité, cire dépilatoire, résine epoxy, 2016 – Courtoisie de l’artiste et la Galerie Samy Abraham

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Il s’agit plus d’un gang que d’un troupeau, même s’il est difficile de faire abstraction de son aspect animal. Elle regroupe un ensemble d’individus ayant décidé de faire chemin ensemble. C’est l’œil extérieur qui confirme sa tenue. L’observateur lui profite, car la horde affirme plus encore son caractère dans sa traque.

Karlheinz Weinberger par François Cheval au Magasin électrique à Arles

William Gedney par Gilles Mora au Pavillon populaire à Montpellier

Xinyi Cheng à la Galerie Balice Hertling à Paris

Antoine Marquis à la Galerie Rue Antoine à Paris

Dioramas par Claire Garnier, Laurent Le Bon & Florence Ostende au Palais de Tokyo à Paris

Wolfgang Tillmans à La fondation Beyeler à Riehen

David Rappeneau à la Galerie Crèvecoeur à Paris

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William Gedney, Men and boys without shirts sitting and standing around two cars, 1972 – Courtoisie Bibliothèque David M. Rubenstein Rare Book & Manuscript Library at Duke University

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Voilà une qualité. Dans la retenue, avec une quantité réduite de matériel, selon un degré discret de chair, le plaisir se diffuse. Son expression ici s’abstient de l’évidence du corps, dont l’image de préférence, s’absente. Achrome, au mieux bleuté, le concret laisse ici place à la charge émotionnelle, allant jusqu’à encombrer le vide. Cette caractéristique qualifie peut-être, une certaine constante de la scène française au cours des récentes décennies. Dans de rares circonstances, à peine c’est beaucoup.

Rien ne nous appartient : Offrir par Flora Katz à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Elsa Werth à la Galerie Martine Aboucaya à Paris

Plus c’est facile, plus c’est beau par Eric Watier au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier

Old dream par Ann Stouvenel à Mains d’œuvres à Saint-Ouen

Information fiction publicité à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Strange days par Xavier Franceschi au Plateau – Frac île-de-france à Paris

Anne le Troter par Claire Moulène au Palais de Tokyo à Paris

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Mark Geffriaud, Monsieur chose, 22x31x8cm, verre, bois fossilisé, verre acrylique, 2015 – Collection Dorith & Serge Galuz, crédit photographique Aurélien Mole

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Il y a l’étude de l’âme, gouffre sûrement passionnant nécessitant mille pincettes. Nous ausculterons simplement certaines de ses manifestations, ses surgissements, ses vagabondages. Nimbe. Beaucoup s’obstinent à vouloir qualifier l’intangible-même. Qu’elle motive des communications alternatives ou permette de figurer l’aura d’une présence, rayonne la force de la pensée.

Cosa mentale par Pascal Rousseau au Centre pompidou – Metz à Metz

Alberto Giacometti à la National portrait gallery à Londres

Balthus à la villa Medicis à Rome

L’estampe visionnaire au Petit palais à Paris

Visions célestes, visions funestes au Cabinet d’arts graphiques du Mah à Genève

Élodie Lesourd au Casino – Forum d’art contemporain à Luxembourg

Mélanie Matranga au Palais de tokyo à Paris

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Mélanie Matranga, 反复 [Fanfu] Palais de Tokyo, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Karma international, crédit photographique Aurélien Mole

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La mythologie grecque lui attribue une lucidité tragique. Elle parle, personne ne l’écoute. Demeure un paysage d’inconsidération dans lequel se plantent les mots. Ils existent. Inconditionnellement, ils sont là. L’iconoclasme construit pour cela un terrain favorable. Des voix que l’on préfère ne pas boire, sont vues. Le manifeste et l’anéantissement entretiennent une correspondance fertile. Plutôt que de se taire.

Rémy Zaugg par Xavier Duroux au Consortium à Dijon

Dust par David Campany au Bal à Paris

Demain dans la bataille pense à moi par Magalie Meunier à l’Iac à Villeurbanne

Raoul de Keyser à la David Zwirner Gallery à Londres

Black sun à la Fondation Beyeler à Riehen

Luc Schumacher à la Backslash gallery à Paris

John Giorno par Florence Ostende au Palais de tokyo à Paris

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Rémy Zaugg, Blind bild, 44x39x2cm, acrylique, sérigraphie, toile, 1992

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Le désir d’anticipation motive de toute évidence l’élan créatif. Être visionnaire, ce n’est pas tant prédire l’avenir que saisir le présent le plus prospectif. Face à la fantaisie de certains présages, nous frôlerons ici la rudesse de constructions strictes. La suite ne semble faite que d’ossatures, reléguant l’enveloppe à la fugacité d’un temps qui ne dure pas. Demain, des carcasses.

Germaine Krull par Michel Frizot au Jeu de paume à Paris

Futurs par Christine Poullain & Guillaume Theulière pour la Rmn à La vieille charité à Marseille

Tarik Kiswanson à la Galerie Almine Rech à Paris

La vie moderne par Ralph Rugoff à La sucrière et au Musée d’art contemporain à Lyon

L’ordre des lucioles par Marc-Olivier Wahler à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Le parfait flâneur par Hilde Teerlinck pour le Palais de Tokyo à la Halle Girard à Lyon

Anne-Charlotte Yver à la Galerie Marine Veilleux à Paris

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Tarik Kiswanson, Robe 1 – détail, acier inoxydable, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Almine Rech, crédit photographique Rebecca Fanuele

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Ce n’est pas un jeu de mot graveleux dans lequel j’aurais sombré, mais bien une heureuse étymologie rapprochant l’incantation magique, à la mort tout simplement. Des divinations aux méthodes diverses visent un résultat similaire. Peu importe le canal, c’est la certitude d’une communication suprême qui anime nos sorciers. En appeler aux pouvoirs occultes, pour jouir d’une réponse, d’un signe.

Martin Gusinde par Christine Barthe & Xavier Barral au Cloître Saint-Trophime à Arles

Korakrit Arunanondchai par Julien Fronsacq au Palais de tokyo à Paris

Animism, shamanism par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à Paradise à Marseille

Tony Oursler par la Fondation Luma – Beatrix Ruf & Tom Eccles au Parc des ateliers à Arles

Anna & Bernhard Blume à la Galerie de photographies au Centre Pompidou à Paris

Aaron Angell au Studio Voltaire à Londres

Michaël Borremans à la David Zwirner Gallery à Londres

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Aaron Angell, Candles-levels, 100x90cm, verre, peinture, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Rob Tuffnell, London

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Un gros trou. Nous y voilà face. De vertigineuses ouvertures aspirent notre attention dans la profondeur de leur surface. L’irrésistible appel du gouffre permet ici de partager une prospection, vaste dans sa diversité plastique et pourtant toujours frontale dans ce qu’elle a de contemplatif. Ces cavités plates fascinent. La planitude n’est jamais là un obstacle déceptif. C’est l’aventure.

Wolfgang Tillmans à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Mark Lewis au Bal à Paris

Christopher Williams à la Whitechapel gallery à Londres

Isabelle Cornaro au Palais de Tokyo à Paris

Flore Nové-Josserand à la Zabludowicz collection à Londres

Gabriel Méo dans un hangar à La plaine Saint-denis

Samara Scott à Eastside projects à Birmingham

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Samara Scott, Silks, 2015 – Courtoise de l’artiste et Eastside projects, crédit photographique Stuart Whipps

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Voilà l’inverse du ready-made dont la modernité s’était pourtant tant réclamée. L’homme qui fabrique, c’est celui qui fait plutôt qu’il ne cueille. Une certaine approche philosophique nous distinguerait ainsi des autres animaux par notre capacité à transformer notre environnement grâce à l’outil et sa préhension. C’est l’artisanat qui rayonne. Mon interprétation en fait un mâle habile, maître de son atelier. Façonnage rudimentaire. Usinage suspect. Et qu’il réalise directement ses choses ou par l’intermédiaire d’autres humains sous son contrôle, c’est toujours une technicité époustouflante qui l’emporte.

Johannes Nagel à la Gallery Fumi à Londres

Josué Z. Rauscher à la Galerie Marine Veilleux à Paris

Bruno Botella par Julien Fronsacq dans un module au Palais de tokyo à Paris

L’usage des formes par Gallien Déjean au Palais de tokyo à Paris

Jeff Koons au Centre pompidou à Paris

Anish Kapoor à la Lisson gallery à Londres

Amir Nikravan à la Jonathan Viner Gallery à Londres

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Josué Z. Rauscher, Être volcan I & II, fonte d’aluminium, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Dorian Teti

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Avec sa résonance coquine, voilà une surface à pénétrer. Son voile superficiel cherche diverses stratégies pour offrir les profondeurs qu’il prétend recouvrir. Hymen. C’est toute l’histoire de la représentation qui titille une interface prometteuse faisant image, une pellicule magique. Cette membrane apéritive prend pour mission de révéler ou protéger un intérieur, peut-être périssable sans couverture. L’œuvre reste à découvrir.

Letha Wilson à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Walead Beshty au Babrican centre – The curve à Londres

Kodak grey, green screen à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Inside au Palais de Tokyo à Paris

Karla Black à la Modern art gallery à Londres

Lisa Duroux chez Couac à Villeurbanne

Daiga Grantina à la Galerie Joseph Tang à Paris

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Eva Nielsen, Lucite II, 190x140cm, encres, impression, acrylique, toile, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie

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Figure mythique et monstrueux travailleur, sa puissance olympienne sait forger mieux que d’autres les matériaux du feu, avec toute l’alchimie que cela implique. Poils et sueur recouvrent un corps capable de merveilles. Baiser de sang. Superbe effort. Cet homme aux mains souveraines est maître de la métallurgie et de l’orfèvrerie, gérant aussi bien la mécanique que le bijou. Robuste. Délicat. Sa facture divine est satisfaction.

Jean-Marie Appriou au Palais de tokyo à Paris

Matthew Barney à la Sadie Coles Gallery à Londres

The real Tudors à la National portrait gallery à Londres

David Altmejd au Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

The bad shepherd chez Christie’s à Londres

Mario Merz à la Pace Gallery à Londres

Anthony Caro à la Annely Juda fine arts Gallery Londres

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Jean-Marie Appriou, vue de l’exposition Sonde d’arc-en-taupe, 2014 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Saig Ollivier et coproduction Le vent des forêts

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Une promenade m’a emporté à Cluny sur les vestiges d’une abbaye fantôme. Là, une puissance toujours tangible délimite une architecture dont il ne reste que de rares indices matériels. Parmi tout ce qui n’existe concrètement plus, le porche se fait encore sentir en traçant une perspective nette. En ce perron imaginaire, nous voilà à l’orée d’un territoire autre, déterminé par une énergie impalpable, toujours vigoureuse, au magnétisme certain. C’est une visée similaire que je tiens à partager aujourd’hui avec une chronique à l’autopromotion manifeste. Dans vingt jours nous vernirons notre prochain commissariat. Au seuil de cette nouvelle aventure, j’ai plaisir à revenir sur les actualités récentes de certains artistes participant à notre écriture. Il s’agit aussi de ne pas être naïf quant aux manières dont nos complices ont travaillé ces mois-ci dans le cadre d’autres expositions collectives signées. Une fantaisie étymologique rapprocherait notre intitulé du verbe latin ferula qui signifie porter. Portes et portiques s’ornementent alors de motif de férules, végétal polysémique que la mythologie associe au flambeau permettant la transmission du feu de Prométhée. Et clac, céramique.

Activité par Damien Airault au Curator studio à Paris

100 ans plus tard par Sumiko Oé-Gottini au Palais de tokyo à Paris

Minimenta par Jean-Christophe Arcos à la Galerie Baraudou à Paris

Clarence, le lion qui louchait par Solenn Morel aux Capucins à Embrun

Le(s) vestibule(s) à La maison rouge – Fondation Antoine de Galbert à Paris

L’effacement des cartes (ou les index cachés) aux Instants chavirés à Montreuil-sous-bois

Colombe Marcasiano & Nicolas Lafon par Jagna Ciuchta pour Spin-off à Glassbox à Paris

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Gabriel Méo, Walzer et Simple coordination, faïence émaillée, peinture, scotch, tapis, 2013-14 – Production Villa Arson

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Tout objet se plie aux caprices de l’auteur qui l’asservit. Son volume toujours, est interprété avec un degré relatif et accessoire de mimétisme. Par ce processus, le modèle vivant rend alors ses chairs disponibles aux filtres de la figuration. Galbes et cambrures s’offrent pour terrain d’un façonnage sensuel des masses, pâte disposée à épouser les reliefs les plus imaginatifs.

Mapplethorpe Rodin au Musée Rodin à Paris

Eileen Quinlan – Cheyney Thompson à la Galerie Campoli Presti à Paris

Dewar & Gicquel  par Noëlle Chabert au Musée Rodin à Paris

Charles Ray au Kunstmuseum et au Museum für Gegenwartskunst à Bâle

Ed Atkins au Palais de Tokyo à Paris

Mazaccio & Drowilal au Cloître Saint-Trophime à Arles

Aline Bouvy par Françoise Lonardoni à l’Espace d’arts plastiques Madeleine-Lambert à Vénissieux

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Aline Bouvy, Toi pas eux II, 135x160cm, photographie, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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Trop tard pour considérer les inquiétudes alarmistes. Ça a sauté. Et la détonation résonne encore comme l’explosion originelle. Chaos avant, chaos après. Et entre deux tables rases, un tronçon de possible existe. L’expansion y est alors fulgurante, elle libère une énergie folle. Reste à savoir par quoi commencer, lorsque tout à éclaté.

Lewis Baltz au Bal à Paris

humainnonhumain par Anne Bonnin à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Estefanía Peñafiel Loaiza au Crédac – Centre d’art contemporain à Ivry-sur-seine

Romain Vicari pour son Dnsep à l’Ensba – École nationale supérieure des beaux-arts à Paris

Guillaume Leblon à l’Iac – Institut d’art contemporain à Villeurbanne

Ariel Schlesinger au Kunsthaus Baselland à Muttenz

Thomas Hirschhorn au Palais de tokyo à Paris

Jacket of a politician, 2013

Guillaume Leblon, Jacket of a politician, 2013 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Jocelyn Wolff

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Une fois de plus, un mysticisme plane sur tout un pan de l’actualité, nappant d’ombre les formes abandonnées et les gestuelles cryptiques. Une fascination opère indéniablement, autant sur les initiés qui en pénètrent les glyphes que sur ceux, biens-sûr, que les écritures troubles excluent. Chacun bricole sa spiritualité, et les alternatives les plus inventives font front aux croyances de masses. Vestales et chamans perpétuent alors des rites aux détails aiguisés, qualifiant par leur action une présence incandescente.

Laura Gozlan à la Galerie Florence Leoni à Paris

Bill Viola aux Galeries nationales du Grand palais à Paris

Nathaniel Mellors à la Galerie art:concept à Paris

Pauline Curnier Jardin à l’Emba Galerie Manet – École municipale des beaux-arts à Gennevilliers

Nouvelles de la Kula par Thomas Golsenne au Cap – Centre d’arts plastiques à Saint-Fons

Louise Hervé & Chloé Maillet à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Des choses en moins, des choses en plus par S. Faucon & A. Violeau au Palais de tokyo à Paris

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Laura Gozlan & Benjamin L Aman, A thousand miles below, 23′, vidéo 2013 – Courtoisie des artistes

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Elle y évoque les châteaux européens, l’histoire de l’art d’exposer et la distinction entre art et design. La canadienne Ashlee Conery nous a offert un texte épais et éclairé, mettant en perspective les engagements qu’avec Mathieu Buard, je développe en tant que commissaires. Et les derniers mots de son essai nous concernent tout spécifiquement. Cette conclusion pointe un fait trivial et distingué. Afin d’alimenter cet axe justement déterminé, prenons du recul pour mieux ausculter l’actualité des exposition, respectant la sphère domestique que la formule suggère. Il s’agira de prospecter quant à la nature de ces fruits, les qualités de cette table et la manière dont les uns sont mis sur l’autre.

Laura Lamiel à La galerie – Centre d’art contemporain à Noisy-le-sec

Konstantin Grcic à la Galerie kreo à Paris

Superstructures par Julien Pelloux au 6b à Saint-Denis

Martin McNulty à la Galerie Scrawitch à Paris

Cinq, posément au Château de Saint-ouen à Saint-ouen

Grand opening ! par The ister chez Tonus à Paris

David Douard par Rebecca Lamarche-Vadel au Palais de Tokyo à Paris

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Nadia Agnolet, Série Pierres précieuses, techniques mixtes, équerres, métal laqué, 2013 – Courtoisie de l’artiste

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Essentielles, existentielles, la perception autant que la tentative sont à entendre dans l’épaisseur de notre intitulé. La maturité s’acquiert par son biais, dans une succession couplée de sensations et d’expérimentations. Deux monographies magistrales dominent cette perspective en bousculant complètement le contexte institutionnel où elles prennent place. Leur font écho plusieurs initiatives qui se ménagent au contraire, un environnement alternatif pour révolutionner les façons de montrer. C’est à toute notre sensibilité et notre sensorialité que l’on s’adresse, l’œil toujours, mais aussi l’oreille, la bouche, le reste. Plus que voir, il s’agit de vivre.

Pierre Huyghe par Emma Lavigne au Centre pompidou à Paris

Borderline par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à la Gad à Marseille

Open heart surgery par Aya Mousawi & Simon Sakhai à The moving museum à Londres

Oliver Beer à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin

Philippe Parreno au Palais de tokyo à Paris

Cookbook par Nicolas Bourriaud au Palais des beaux-arts à l’Ensba à Paris

2, 4, 3 par Joseph Meidan au 243 rue Saint martin à Paris

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Pierre Huyghe, Beetle juice, cocktail, 2012

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Achromes, iconoclastes, indolentes, silencieuses, certaines initiatives se complaisent dans le repli. Leur pudeur les protège d’un exhibition crue, préférant un mode d’apparition instable et fugitif. Une forme d’économie canalise leurs vibrations, le pauvre étant investit de cette intelligence singulière qui renverse les hiérarchies. Les indéterminations basculent. La timidité devient fierté. Il est un degré de proximité de la plénitude où l’humilité s’offre une marge de retrait, pour mieux rayonner encore.

Edith Dekyndt à La bf15 à Lyon

Ian Kiaer à la galerie Marcelle Alix à Paris

Arte povera à la galerie Albert Baronian à Bruxelles

Pier Paolo Calzolari à la galerie Kamel Mennour à Paris

L’atelier des testeurs par Christophe Kihm, Bertrand et Arnaud Dezoteux au Chalet society à Paris

Des présents inachevés par le Palais de tokyo dans le hall du bâtiment Euronews à Lyon

Entre-deux par Hélène Audiffren au Mrac Languedoc-Roussillon à Sérignan

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Ian Kiaer, a.r. nef, gonflable, 600x240x200cm, plastique, ventilateur, 2013 –
Courtoisie de l’artiste et de la galerie Marcelle Alix

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Même s’il n’y a rien de révolutionnaire à affirmer aujourd’hui dans la sphère artistique l’existence du commissaire d’exposition, l’évènement mené par le Palais de Tokyo marque une étape dans la vulgarisation de ce statut. Et cela fonctionne, vue la médiatisation qui en découle, aux contenus malheureusement trop souvent approximatifs. La manifestation comprend cinquante-trois propositions dont j’ai pu parcourir l’intégralité. Et au sein de formes expérimentales déceptives, de protocoles vides et somnifères, de belles choses échouées dans une documentarisation déprimante, de propositions convenables et de quelques initiatives enthousiasmantes dont je parlerai ailleurs, émergent sept merveilles. Celles-ci s’articulent selon une double perspective, existentielle et matérialiste, plaisirs du décoratif et angoisses spirites, dont nous ne pouvons que nous réjouir.

Champs élysées par Julie Boukobza, Simon Castets & Nicola Trezzi au Palais de Tokyo à Paris

Antigrazioso par Luca lo Pinto au Palais de Tokyo à Paris

Purkinje effect par Laurent Grasso à la Galerie 1900-2000 à Paris

Psychonautes par  Arnauld Pierre la Galerie Malingue à Paris

Interior 301 par Dorothée Dupuis à la Galerie Alain Gutharc à Paris

La retenue par Damien Airault à la Galerie Semiose à Paris

Condensation par Gaël Charbau au Palais de Tokyo à Paris

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Anne-Charlotte Yver chez John Lobb, Living dead factory, 2013 – © Fondation d’entreprise Hermès

Plastique, littéraire, l’écriture formule les élans de l’esprit. Et par la puissance de la pensée, des positions découlent de l’engrenage d’une impressionnante productivité, plutôt obsessionnelle. Le manifeste cristallise, l’imagier colonise. Toujours, cette force passionne, et la présente chronique est imbibée de références louant une telle vitalité. Il s’agira d’invoquer les lettres pour nager avec aisance ou inconvenance, en leurs mots. Nous frôlerons ainsi les figures de Paolo Pasolini,
Raymond Roussel, Petronius Arbiter et Xavier de Maistre, parmi d’autres.

Zbynek Baladrán à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Nouvelles impressions de Raymond Roussel par François Piron au Palais de Tokyo à Paris

Mike Kelley au Centre Pompidou à Paris

Patrick von Caeckenbergh à la Galerie In situ – Fabienne Leclerc à Paris

Taryn Simon à la Gagosian Gallery à Londres

Allan McCollum à la Galerie Michèle Didier et à la Jgm Galerie à Paris

Pétrone/Pétrole par Vincent Romagny  à la Galerie Air de Paris à Paris

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> Mike Kelley, Kandor 10B (Exploded fortress of solitude), 2011 – Courtoisie The Mike Kelley foundation for the arts et crédit photographique André Morin

Bois, béton, plâtre et tissu alimentent parmi d’autres ressources encore, une faim de matériaux matériels, dont l’installation requiert labeur et précision. Les sculpteurs réunis par ce numéro manipulent tous avec dextérité des techniques spécifiques dont ils ont forgé la maîtrise. Il s’agit de construire. On veut du lourd. On veut du dur.

Ernesto Sartori à la Galerie Marcelle Alix à Paris

De belles sculptures contemporaines au Hab – Hangar à bananes à Nantes

Cairns à la Galerie Mélanie Rio à Nantes

Meltem par Catherine Strasser & Daria de Beauvais au Palais de Tokyo à Paris

Anne-Charlotte Yver à la Galerie du Crous de Paris à Paris

Wilfrid Almendra par Zoë Gray à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Maiken Bent à la New Galerie à Paris

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> Marion Verboom, Palium II, plâtre, pigments d’aluminium, 2013 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Mélanie Rio – Crédit photographique Nicolas Brasseur

Saisi dans la beauté du ballet ou au contraire la trivialité d’une usine, le geste répond ici d’une sévère formation. Rats d’opéra et apprentis passent chacun par une instruction stricte soumettant leur corps à des exécutions mécaniques nécessitant labeur et répétitions. Et la machine devient modèle. Et le modèle devient menace. Toutes les monographies de ce numéro s’adaptent à des espaces exigus dont le volume conditionne notre propre corporalité. Toujours, des mouvements à contenir, regardés, regardeurs, pour l’œuvre comme pour l’œil.

Laetitia Badaut Haussmann à la galerie In Extenso à Clermont-Ferrand

L’homme de Vitruve par Claire Le Restif au Crédac à Ivry-sur-seine

Lorraine Féline à Micro Onde – Centre d’art contemporain de L’onde à Vélizy-Villacoublay

Coquilles mécaniques par Joanna Fiduccia au Crac Alsace à Altkirch

Jonathan Binet dans un module Fondation PB-YSL au Palais de Tokyo à Paris

Olivier Dollinger à la Galerie Marion Meyer à Paris

Damir Očko dans le Project space de la Galerie Yvon Lambert à Paris

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> Laetitia Badaut Haussmann, And again and again and again, 6’32 », vidéo HD, 2012 –
Production Dirty business of dreams – Soutien Mairie de Paris et Studiolab Ménagerie de verre

De douche, de pilotage, d’ascenseur, d’essayage, de téléphone, de plage, d’audiométrie, de vote, de bronzage. Toujours, une dimension compacte et un usage précis définissent ces habitacles qui isolent leur proie en un milieu où celle-ci peut pleinement se livrer à l’activité concernée. Des artistes plutôt trentenaires fabriquent des environnements pour jouir de leurs images animées bien au-delà de l’écran sur lequel elles s’écrasent. C’est alors une pleine continuité qui relie la surface de projection à son contexte immédiat pour un conditionnement optimal.

Laure Prouvost à la Galerie Mot international à Londres

Studio meublé par Stéphanie Cottin à la Galerie Jérôme Poggi à Paris

Neïl Beloufa par Daria de Beauvais & Gaël Charbau au Palais de Tokyo à Paris

Jean-Baptiste Lenglet à la Galerie Florence Leoni à Paris

Adrien Missika par Caroline Soyez-Petithomme & Jill Gasparina à La salle de bains à Lyon

Histoires de fantômes pour grandes personnes au Fresnoy à Tourcoing

Eija-Liisa Ahtila au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

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> Jean-Baptiste Lenglet – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Florence Leoni Paris

Le périssable secoue par définition la vision d’un art immuable conçu pour inscrire l’Être dans une relative éternité. En prenant le vivant comme matériau, différents artistes provoquent de front cette aspiration classique, avec une sincérité qui reste encore à interroger. Plutôt émancipés des questions de conservation, ces créateurs modèlent des pièces en anticipant leur dégénérescence. Deux quinquagénaires français mènent cette file avec une importante actualité pour chacun d’entre eux, étalée sur quelques mois pour le second et synchronisée pour le premier. Leurs œuvres colorent ainsi la scène parisienne d’une fascination pour le vivace partagée par plusieurs de leur confrères, et hissent le mythe de Nature comme préoccupation fondamentale, alors que notre condition paraît indéniablement nous en éloigner, que nous mangions bio ou non.

Camille Henrot chez Rosascape et à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Fabrice Hyber au Palais de Tokyo à Paris

Nicolas Boulard au Frac Alsace – Fonds régional d’art contemporain à Sélestat

Par nature au 104 à Paris

Michel Blazy au Plateau / Frac Ile-de-France – Fonds régional d’art contemporain à Paris

La tradition du dégoût par Vincent Labaume à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Mimosa Echard à la Maba – Maison d’art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne

Mimosa Echard, Fleurs, 2012 – Courtoisie de l’artiste

Alors que certains se seront probablement déhanchés pour le réveillon, inaugurons cette année avec une chronique consacrée au corps, offert en représentation. Nu même vêtu, le danseur exclut la parole pour manier un autre langage, avec pour seul phrasé sa présence suspecte, sous nos yeux. Et j’aime beaucoup le projet de commencer notre nouveau calendrier, sous les charmes communément associés à la danse : Vitalité et Raffinement. Il ne s’agira pas ici de rendre compte de spectacles, mais bien de rester attentif aux résonances de ce domaine dans le champs de l’art contemporain, et plus généralement, à la figuration de l’humain en mouvement.

Alex Katz à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Jesper Just au Mac/Val à Vitry-sur-Seine

Daniel Larrieu à la Galerie Poggi à Paris

Danser sa vie au Centre Pompidou à Paris

Olaf Breuning au Palais de Tokyo à Paris

Claude Cattelain à la Galerie du Haut-Pavé à Paris

Denis Darzacq à la Galerie Vu’ à Paris

Voilà un mot découvert en pleine période de la Toussaint. Les thrènes, dans la Grèce Antique, désignaient des chants de lamentation accompagnant les funérailles. Élément lyrique du deuil, ces psalmodies composent la dimension sonore de la parade funèbre. Je ne développerai pas ici la place existentielle de la finitude au sein dans la création, mais commencerai par évoquer quelques expositions qui abordent le sujet de la mort de manière particulièrement frontale. Puis nous quitterons les cris et les élégies pour nous focaliser sur le silence de ce qui gît. Dans cette configuration de corps inanimés simplement là, je retrouve cette étrangeté funeste qu’est l’art de l’installation, délicatesse qui me passionne, nature morte

Sophie Calle dans la Friche du Palais de Tokyo à Paris

Kiki Smith à la Galerie Lelong à Paris

Saâdane Afif à l’Espace 315 au Centre Pompidou à Paris

Jenny Holzer à la Galerie Yvon Lambert à Paris

Sally Mann à la Galerie Karsten Greve à Paris

Mark Dion à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

Louise Hervé & Chloé Maillet à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Un label célèbre actuellement les échanges culturels entre la Russie et la France. Des projets de nos compatriotes prennent ainsi place là-bas, alors que notre territoire accueille des initiatives qui en proviennent. Ne projetant pas dans l’immédiat de découvrir ce que proposent les français à Moscou, cette présente chronique partage une série de manifestations russes chez nous. Cette scène véhicule un lot d’images assez vulgaires, basées sur l’appropriation d’un vocabulaire qui définit le pays au XXe siècle, depuis le radicalisme de ses avants-gardes jusqu’à l’autorité de son imagerie de propagande. Il sera riche de relever toutes les exceptions qui s’extraient de ce créneau.

La Leçon de l’Histoire au Palais de Tokyo à Paris

Русские художники, un art au superlatif  au Cac Abbaye Saint André à Meymac

The Blue Noses à la Galerie In Situ / Fabienne Leclerc à Paris

Andreï Molodkin à la Galerie Orel Art à Paris

Yury Toroptsov à la Galerie Basia Embiricos à Paris

Alexeï Vassiliev à la Galerie Blue Square à Paris

Les Promesses du Passé  au Centre Pompidou à Paris

Le terme qui motive la sélection inaugurale de cette année désigne selon son étymologie une petite chambre retirée, une pièce modeste par ses dimensions et mise à l’écart pour diverses raisons, initialement pour favoriser l’étude grâce à cette physique retraite. De multiples éléments nécessaires à l’effort intellectuel peuvent emplir le cabinet jusqu’à faire de cet espace le lieu typique où s’offre à voir une collection. Le motif de l’accumulation précieuse définira ensuite l’aspect du cabinet et les différents modes de conservation de ses trésors lui confèreront une allure scientifique. Mais le cabinet reste surtout le lieu de la révélation, cette portion d’espace consacrée à la jouissance d’un ensemble délicat dont le raffinement culmine justement dans l’excellence de sa composition.

Lait de lune au Cabinet des Générosités à Paris

Academia : Qui es-tu ? par Axel Vervoordt à la Chapelle de l’Ecole des Beaux-Arts à Paris

Ron Arad au Centre Pompidou à Paris

Berlinde de Bruyckere à l’Espace Claude Berri à Paris

Unknown Halsman à la Magnum Gallery à Paris

D’une révolution à l’autre au Palais de Tokyo à Paris

Nicolas Darrot à la Galerie Eva Hober à Paris

De la magie, chaque oeuvre en relève sûrement. L’acte de transformation qu’opère l’artiste lorsqu’il crée génère un magnétisme plus ou moins puissant qui captivera le spectateur en son champ. Mais l’enchantement n’est parfois que trop court et disparaît avec ses artifices lorsque la formule incantatoire se fatigue. Nous nous égarerons cette semaine entre la fascination profonde du charme et l’effet superficiel du sortilège en approchant l’actualité de ces mages et sorciers qui cultivent le vocabulaire du fantastique.

The Freak Show à La Monnaie de Paris

Lilian Bourgeat au Château des Adhémar à Montélimar

Tadashi Kawamata à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Aya Takano à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Katia Bourdarel à la Galerie la B*A*N*K à Paris

Axel Pahlavi à la Galerie Eva Hober à Paris

Daniel Firman au Palais de Tokyo à Paris

Caractérisant l’absence de couleur ou l’absence de lumière, le noir demeure un élément plastique effectif, dont ce numéro soulignera quelques usages notables qu’en font des artistes actuellement présentés. Nous le parcourrons de l’épaisse pâte salissante dans laquelle il s’englue jusque dans son obscurité la plus compacte, remarquant que l’absence qui le définissait est toujours plus chargée, lourde de l’inconnu qu’elle porte. C’est cet obscur facteur qui multiplie ses humeurs et qui fait de lui la plus plurielle des couleurs.

Bernard Buffet  à la Galerie Maurice Garnier à Paris

Âpre Mont au Centre Culturel Suisse à Paris

Stéphane Calais à l’Espace d’Arts Plastiques à Vénissieux

Nicolas Chardon à la Galerie Jean Brolly à Paris

Frédéric Delangle à la Galerie Philippe Chaume à Paris

Laurent Grasso à la Galerie Chez Valentin à Paris

Loris Gréaud au Palais de Tokyo à Paris