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Orléans

Ce verbe aux connotations catastrophiques peut pourtant s’envisager selon un angle tout autre. Faire ruine. L’effort farfelu consiste alors à tout fantasmer dans une version décrépie, à transformer le présent en un futur passé. Ce sentimentalisme du survivant, était il y a quelques siècles un critère ultime de beauté et trouve aujourd’hui une vigueur certaine. Pas nécessairement apocalyptiques, ces visions se positionnent plutôt après le déluge, lorsque règne le calme existentiel de ce qui reste. Paisibles, des pierres éparses s’évanouissent sur des sites, de préférence envahis par une végétation applaudie. Le fragment l’emporte sur le tout. L’immuable fait place à la finitude sublimée.

Maude Maris chez Christian Aubert – Moments artistiques à Paris

Hubert Robert au Musée de Valence à Valence

Vues par Coal au Château du Domaine départemental à Chamarande

Ruin lust à la Tate britain à Londres

Rallou Panagiotou à la Galerie Andreas Melas & Helena Papadopoulos à Athènes

Naturaliser l’architecture au Frac Centre – Fonds régional d’art contemporain à Orléans

Nina Canell au Camden arts centre à Londres

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Maude Maris, Sans titre 4, 15x21cm, technique libre, papier japon, 2014 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Isabelle Gounod, Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

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J’ai passé ma scolarité à écrire ce mot dans le champs réservé au métier du père sur les fiches de renseignements. Sans me poser à l’époque davantage de questions quant à le spécificité de la profession au sein de la guilde des ouvriers du bâtiment, je constatais surtout cette éternelle pellicule blanche qui le recouvrait au retour du chantier chaque soir de mon enfance primaire. Généralement cet aura poudreux s’accompagnait de croûtes minérales sur les mains et les cheveux parfois. Ni maçon, ni staffeur, le métier doit évoluer entre structure et ornement, enduisant la première, anticipant le second, intermédiaire discret entre la technicité et le goût.

Romain Vicari au 13U à Sciences po à Paris

Xavier Antin à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Fausto Melotti à la Galerie Karsten Greve à Paris

A blinded nomad draws a zodiac à l’Oval Gallery à Londres

Benoît Maire à la Hollybush gardens Gallery à Londres

Estèla Alliaud  au Pavillon à Pantin

Josué Rauscher au Poctb – Le pays où le ciel est toujours bleu à Orléans

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Romain Vicari, Araruama, 2014 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Depuis la prospective architecturale jusqu’à d’autres expériences encore de l’intériorité, ce numéro se penchera sur l’audace de plusieurs initiatives visant à contenir autrement l’humain. Bien qu’assez acrobatique, cette souple sélection est traversée par l’héritage moderniste, patrimoine que l’actualité artistique conforte ou dilapide. Toujours pour s’échapper, il s’agira de suggérer des manières autres de vivre.

La Tendenza par Frédéric Migayrou & Concetta Collura au Centre Pompidou à Paris

Dérives et des rêves dans le cadre de Songe d’une nuit d’été au Château d’Oiron à Oiron

Jean-Pascal Flavien au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Antony Gormley à la Galleria Continua à Boissy-le-châtel

Oscar Tuazon & Karl Holmqvist à la Galerie Chantal Crousel – La Douane à Paris

Kader Attia au Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Véhicules rêvés dans le cadre de Songe d’une nuit d’été au Frac Centre à Orléans

Jean-Pascal Flavien, Breathing house, la maison respire, 2012

Tout récemment, un merveilleux circuit a pu se réaliser pour relier une dizaine d’expositions situées dans quatre régions du cœur de la France. La ponctualité de la SNCF ainsi que la complicité des différents hôtes m’ont ainsi permis de parcourir en deux jours des parcelles de Bourgogne, d’Auvergne, de Limousin et de Centre afin d’approcher l’actualité artistique que ces contrées proposaient. Et comme une exposition ne s’arrête jamais aux portes de son espace, il faudra lire cette chronique conditionné par les plaisirs qui ponctuèrent le voyage, outre la qualité des programmations : boire un café au pied d’une cathédrale, comparer des porcelaines, dîner au bord d’un lac, se réveiller dans la brume, longer des volcans et applaudir un marathon.

Aï Kitahara au Frac Centre à Orléans

Espace public – Regard de biais à la Galerie de l’Iav – Esad à Orléans

Richard Fauguet au Frac Limousin à Limoges

Rosa Barba au Ciap à Vassivière

Babel au Frac Auvergne  à Clermont-Ferrand

Bert Duponstoq à la Galerie Arko à Nevers

Eric Madeleine à la Chapelle Sainte Marie à Nevers

Vous l’aurez probablement remarqué : je quitte beaucoup plus souvent la capitale depuis quelques mois afin de me rendre toujours plus disponible à la création contemporaine où qu’elle soit, m’amusant à contrer activement un paresseux nombrilisme parisien en foulant les recoins de l’Hexagone équipé depuis les années 80 d’un remarquable  tissu culturel, menacé aujourd’hui par une politique nationale qui ne reconnaît plus au nom de son peuple la puissante valeur de l’Art et la richesse de son rayonnement. Ce numéro s’engage donc à parcourir l’intérieur de nos terres pour y relever l’actualité artistique selon un arc triomphant qui relie Lyon, Villeurbanne, Châlon-sur-Saône, Orléans, Poitiers et Vassivière. Le projet consiste évidemment à ne pas stigmatiser de façon systématique l’extra-parisien dans des chroniques qui lui sont dédié mais bien, comme je m’y suis déjà attelé, à l’intégrer au fil des semaines aux autres thématiques.

Hervé Ic à la Galerie Domi Nostrae à Lyon

La vie à l’épreuve à l’Institut d’Art Contemporain à Villeurbanne

Le paradis ou presque : Los Angeles 1865 – 2008 au Musée Niepce à Châlon sur-Saône

Juergen Teller au Consortium à Dijon

Jeppe Hein au Frac Centre à Orléans

Théodore Fivel au Confort Moderne à Poitiers

Oscar Tuazon au Ciap à Vassivière

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Theodore Fivel au Confort Moderne – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Ce second volet continue notre promenade fluviale parsemée d’expositions qui croissent dans le fertile sillon ligérien dont l’itinéraire dépassera la région Centre vers l’Anjou puis le Poitou pour déposer ses alluvions auprès d’ateliers d’artistes, de deux villages contrariés, d’un domaine viticole, d’un château inouï et du musée d’une ville johannique que nous foulerons ici en remontant la rivière vers sa source.

Yazid Oulab à la Maison Max Ernst à Huismes

Rideaux sur Loire à Montsoreau et Candes Saint Martin

Gérard Titus-Carmel à la Galerie d’Art Bouvet-Ladubay à Saumur

Nicolas Darrot au Château d’Oiron à Oiron

Curios&Mirabilia au Château d’Oiron à Oiron

Alexander Calder à Saché

Tilt au Musée des Beaux-Arts à Orléans