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Archives de Tag: Galerie Karsten Greve

L’autre parle. Qu’il vienne d’ailleurs, voire de l’au-delà. Il ne s’agit pas d’une option. Nous communiquons bien toutes et tous avec les esprits, les êtres, selon un multilinguisme ne relevant pas toujours du verbe. L’étrangeté jase. De la sophistication des écritures à la viscéralité de notre organe lingual, d’élocution en charabia, nous débitons.

Yasmina Benabderrahmane au Bal à Paris

Qalqalah قلقلة : plus d’une langue au CRAC Occitanie à Sète

Mandy El-Sayegh à Bétonsalon à Paris

Scrivere Disegnando au Centre d’Art Contemporain Genève à Genève

Raúl Illarramendi à la Galerie Karsten Greve à Paris

Esprit es-tu là ? au Musée Maillol à Paris

Julie Beaufils chez Balice Hertling à Paris

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Yasmina Benabderrahmane, La Bête, un conte moderne, 2020 | © L’artiste et ADAGP, Paris, 2020

D’habitude, c’est le printemps. Il s’agit traditionnellement d’une saison où tout sort. La nature a éclot. Elle a déjà ouvert une partie de ses bourgeons, ou poussé les autres très fort. Les animaux finissent d’hiberner et s’activent. Eux quittent leur tanière. Les humains ont vécu tout l’inverse de l’élan printanier, sans traverser l’automne non plus. Contraints au reploiement vers l’intérieur, il nous a fallu nous rouler du dehors au dedans. Ce recroquevillement minéralise les masses dans un mutisme apparent. L’introspection a dû trouver ses formes pour se montrer. Et si les langues parlaient, c’est sur le ton de la confidence.

Özgür Kar chez Edouard Montassut à Paris

Henri Matisse au Musée Matisse à Nice

Mario Merz au Museo Reina Sofia à Madrid

Gotthard Graubner à la Galerie Karsten Greve à Paris

Robert Grosvenor à la Galerie Max Hetzler à Paris

Richard Learoyd à la Fundación MAPFRE à Madrid

Lola Gonzàlez à la Galerie Marcelle Alix à Paris


Lola Gonzàlez, Telma & Anouk, 4’25, vidéo HD stéréo, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Galerie Marcelle Alix (Paris)

Nous pouvons nous demander si les machines continuent lorsque les humains s’arrêtent. Objets d’ingéniosité, elles demeurent un sujet de fascination au-delà du pur fonctionnement qui a dicté leurs contours. Et c’est là d’ailleurs la caractéristique qui rend leur formes fabuleuses, au point d’égarer parfois leur besogne, ce que l’art aime faire régulièrement. Évitons intentionnellement ici l’ère numérique pour nous concentrer sur une mécanique traditionnelle, et les ferrailles animées qui la composent.

Eduardo Paolozzi à C L E A R I N G à Bruxelles

John Chamberlain à la Galerie Karsten Greve à Paris

Analog Histories in Primary Colors à neugerriemschneider à Berlin

Sylvie Fleury à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

… et labora par Bice Curiger à la Fondation Vincent Van Gogh Arles à Arles

Philolaos au Musée de Valence | Art et archéologie à Valence

Sterling Ruby chez Gagosian Britannia St à Londres

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Philolaos, Cache-amant, 185.5 x 70 x 66 cm, acier inoxydable, 1965 | Fonds d’atelier de l’artiste © Musée de Valence, crédit photographique Thomas Hennocque

Certaines invocations savent réveiller ce qui sinon, sommeille. Avec monotonie parfois, avec obstination toujours, ce débit n’existe que par sa foi. En répétant une formule, de rien, la chose advient.

Piotr Makowski à la Galerie Antoine Levi à Paris

Emmanuel van der Meulen à la Galerie Allen à Paris

Lucio Fontana à la Galerie Karsten Greve à Paris

Golem ! au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris

Philip Guston chez Hauser & Wirth à Londres

Metamorphosis par Zdenek Felix chez Svit à Prague

(Enter – Greek chorus into the echo chamber) à la David Roberts Art Foundation à Londres

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Lucio Fontana, Crocifisso, 42 x 27 x 11.5 cm, céramique polychrome, 1948 – Copyright Fondazione Lucio Fontana by SIAE 2017, courtoisie Galerie Karsten Greve et crédit photographique Saša Fuis

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La pire des insultes offre pourtant une matérialité fascinante. La minéralité des surfaces que l’offense pointe, sait parfois convaincre par l’excellence de sa rugosité, justement. Elle écorche alors tous les détracteurs qui refourguent depuis des décennies, les toiles grassement tartinées et les bibelots, dans les oubliettes du goût.

Frank Auerbach à la Tate britain à Londres

Aneta Regel à la Carpenters workshop gallery à Paris

Jonas Wood à la Gagosian gallery – Britannia st à Londres

Francesca di Mattio à la Pippy Houldsworth Gallery à Londres

Ryan McLaughlin à la Laura Bartlett Gallery à Londres

Erika Verzutti à la Alison Jacques Gallery à Londres

Pierre Soulages à la Galerie Karsten Greve à Paris

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Aneta Regel, Buddy – détail, 46x83x30cm, terre cuite, roche volcanique, 2015 – Courtoisie de l’artiste

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Mon malaise vis-à-vis de l’art dit brut ne s’estompe pas. Parlons donc ici plus généralement d’extravagance, d’obstination à s’engager activement dans la folie d’une entreprise tangente. Je prends ainsi plaisir à associer de prétendues naïvetés à des entêtements déterminés. D’exécution plutôt fastidieuse, ces œuvres partagent l’évidence d’un don de soi. Toujours, elles produisent une fascinante incompréhension.

Élévations au Château à Hauterives

Raúl Illarramendi à la Galerie Karsten Greve à Paris

Alfred Wallis à la Modern art gallery à Londres

Gilles Barbier à la Friche belle de mai à Marseille

Henry Darger au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Gelitin à la Massimo de Carlo Gallery à Londres

Pierre Molinier à la Richard Saltoun Gallery à Londres

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Raúl Illarramendi, EA-P 181 (toi moi), 584x470cm, crayons de couleur, fusain, gouache, toile, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Karsten Greve, crédit photographique Nicolas Brasseur

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« Ces dernières années la poterie est devenue le métier à la mode. Beaucoup de jeunes pensent que c’est un joli petit métier chic et pas dur, qu’ils peuvent apprendre en quelques mois, pour gagner de l’argent. Ils prennent des leçons dans une école d’Etat et après neuf mois ils persuadent leurs riches et ignorants parents qu’ils sont potiers ou « céramistes » et qu’il faut leur acheter un four électrique, des émaux et couleurs fabriqués et préparés par les grandes usines (travail qu’elles font entre périodes de guerres) et de leur trouver un bel atelier dans un endroit fréquenté par les touristes. » Anne Dangar, Moly-Sabata, 10 août 1950.

Caroline Achaintre à la Tate Britain à Londres

Selected by… par Michael Marriott & Jesse Wine à la Limoncello Gallery à Londres

Jesse Wine à la Galerie Hussenot à Paris

Norberg Prangenberg à la Galerie Karsten Greve à Paris

Polly Apfelbaum à la Frith street gallery à Londres

Daniel Dawar & Grégory Gicquel à la Galerie Micheline Szwajcer à Bruxelles

Salvatore Arancio par Emeline Vincent à Ygrec à Paris

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Salvatore Arancio, vue de l’exposition The hidden, 2014 – Crédit photographique Marina Gadonneix et courtoisie de l’artiste et de la galerie Federica Schiavo

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Voyons-la d’abord comme un signe ostentatoire noué par le soupirant à l’attention de sa convoitise. Elle est une cachoterie chevaleresque. Elle est un échange de courtoisie. Son usage polysémique matérialise l’ultime considération en un ruban de couleur. Nous sommes bien là dans un principe de grâce. Où la décoration est distinction. Tapisseries et céramiques encore. Plaisir toujours.

Sarah Tritz au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Sachin Kaeley à la Galerie Hussenot à Paris

Pablo Picasso à La cité de la céramique à Sèvres

Supernaturel par Neïl Beloufa à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Brent Wadden à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Joel Shapiro à la Galerie Karsten Greve à Paris

150% VOLUME 3/4 Lifestyle par Dorothée Dupuis chez Treize à Paris

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Sarah Tritz, Les mains, faïence rouge non émaillée, verre, tissu, 2007-13 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Anne Barrault, Paris

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J’ai passé ma scolarité à écrire ce mot dans le champs réservé au métier du père sur les fiches de renseignements. Sans me poser à l’époque davantage de questions quant à le spécificité de la profession au sein de la guilde des ouvriers du bâtiment, je constatais surtout cette éternelle pellicule blanche qui le recouvrait au retour du chantier chaque soir de mon enfance primaire. Généralement cet aura poudreux s’accompagnait de croûtes minérales sur les mains et les cheveux parfois. Ni maçon, ni staffeur, le métier doit évoluer entre structure et ornement, enduisant la première, anticipant le second, intermédiaire discret entre la technicité et le goût.

Romain Vicari au 13U à Sciences po à Paris

Xavier Antin à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Fausto Melotti à la Galerie Karsten Greve à Paris

A blinded nomad draws a zodiac à l’Oval Gallery à Londres

Benoît Maire à la Hollybush gardens Gallery à Londres

Estèla Alliaud  au Pavillon à Pantin

Josué Rauscher au Poctb – Le pays où le ciel est toujours bleu à Orléans

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Romain Vicari, Araruama, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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Un semblant de rêverie paraît surgir. Un soupir peut-être. Pas du tout. Hors de question de sombrer dans la désillusion, il s’agit plutôt d’entendre le puissant conditionnel que l’expression implique. L’éventualité et l’exclusivité s’imposent alors, giflant d’une intonation affirmative, ce qui aurait pu ressembler à une plainte. En inversant les éléments, le sens s’explicite d’emblée. Reste une forme d’exigence stricte et fantaisiste. Nous en sommes sûr, mais rien n’est certain.

Vers une hypothèse par Andrea Rodriguez Novoa au Fort du bruissin à Francheville

Philippe Parreno par Hans-Ulrich Obrist à la galerie Cahiers d’art à Paris

Slave to art par Emilie Bujès à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Stefan Brüggemann à la Galerie Jonathan Viner à Londres

J’ouvre les yeux et tu es là par Christophe Gallois au Mudam à Luxembourg

Formes et forces par Raphaël Zarka au Mamcs dans le cadre de Pièces montrées à Strasbourg

Cy Twombly à la Galerie Karsten Greve à Paris

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Rémy Zaugg, Série Le monde voit, alu, peinture, sérigraphie, 2000 –
Collection Mudam Luxembourg

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Rien dans ce mot ne laisse présager les charmes d’une couleur qui s’estompe. Sa construction lexicale se noie effectivement dans le péjoratif, à un niveau excluant toute qualité. C’est pourtant bien ainsi que la langue française caractérise cet irrésistible effet fondu, doux, voire doucereux. Photogéniques, ces crépuscules guideront un numéro captivé par les gammes flamboyantes ponctuant cette rentrée éthérée.

Raúl Illarramendi à la Galerie Karsten Greve à Paris

Niek van de Steeg à la Galerie Tator à Lyon

Alex Israel par Éric Troncy au Consortium à Dijon

Void à la Galerie Super dakota à Bruxelles

Jean Messagier à la Galerie Bernard Ceysson à Paris

Docks art fair 2013 au Siège GL events à Lyon

Justin Morin à la Galerie Jeanroch Dard à Paris

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Sylvain Couzinet Jacques, Outstanding nominals, 2013 – Courtoisie de l’artiste et Un-spaced

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Voilà un mot découvert en pleine période de la Toussaint. Les thrènes, dans la Grèce Antique, désignaient des chants de lamentation accompagnant les funérailles. Élément lyrique du deuil, ces psalmodies composent la dimension sonore de la parade funèbre. Je ne développerai pas ici la place existentielle de la finitude au sein dans la création, mais commencerai par évoquer quelques expositions qui abordent le sujet de la mort de manière particulièrement frontale. Puis nous quitterons les cris et les élégies pour nous focaliser sur le silence de ce qui gît. Dans cette configuration de corps inanimés simplement là, je retrouve cette étrangeté funeste qu’est l’art de l’installation, délicatesse qui me passionne, nature morte

Sophie Calle dans la Friche du Palais de Tokyo à Paris

Kiki Smith à la Galerie Lelong à Paris

Saâdane Afif à l’Espace 315 au Centre Pompidou à Paris

Jenny Holzer à la Galerie Yvon Lambert à Paris

Sally Mann à la Galerie Karsten Greve à Paris

Mark Dion à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

Louise Hervé & Chloé Maillet à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Pas évident d’opérer une transition après trois numéros indiens qui partageaient l’exotisme d’un séjour dépaysant. De retour à Paris, la ville semble vide, les rues étroites, la circulation étrangement hostile et la température, polaire. Une certaine grisaille englobe toute la cité. Mais comme tout aléa météorologique, il suffit de s’équiper convenablement pour réussir à en jouir. Palettes éteintes et ambiances funestes agrémenteront notre présente sélection rendant compte d’une actualité parcourue avec écharpe et parapluie pour finalement retrouver le plaisir d’apprécier une mélancolie spectrale.

Antoine Marquis à la Galerie Benoît Lecarpentier à Paris

Claire Tabouret à la Galerie Isabelle Gounod à Paris

Christian Boltanski dans la Nef du Grand Palais à Paris

Anne Laure Sacriste à Micro Onde à Vélizy-Villacoublay

Wall & Floor à la Galerie Almine Rech à Paris

Claire Morgan à la Galerie Karsten Greve à Paris

Esthétique des pôles – Le testament des glaces au Frac Lorraine à Metz

J’installe ce numéro entre deux récents évènements parisiens qui souligne officiellement, s’il le faut, la réhabilitation du statut du dessin contemporain, la question du dessin historique ayant l’air réglée par un marché déjà très établi. Le Salon du Dessin Contemporain réunissait une cinquantaine de galeries sur les quatre étages d’un immeuble anonyme du 8e arrondissement. Slick Dessin conforta sa position alternative en fuyant le format de la foire pour proposer neuf agréables cabinets. Tous deux participaient à la délimitation du territoire dessiné, « action de tracer des marques sur un support » (Wikipédia). A notre tour de définir les bornes de ce médium, sans hésiter à s’aventurer au-delà.

Guillaume Dégé chez Semiose Galerie à Paris

Marie Darrieussecq & AnneFerrer à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Goya Graveur au Petit Palais à Paris

Tanc au Studio 55 à Paris

I/you grit my/your teeth à l’Atelier Cadrenas Bellanger à Paris

Philippe Apeloig à l’Espace Topographie de l’Art à Paris

Connecting thread à la Galerie Karsten Greve à Paris