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Archives Mensuelles: juin 2014

Bel, bel. Une étymologie, fantaisiste comme le sont toutes, ferait remonter la construction de notre intitulé, au redoublement de la qualité esthétique. Avec sa phonétique incongrue, le sobriquet semble d’emblée éloigner tout sérieux. Son suffixe réducteur le rapproche de la camelote, bien qu’un biblot sans e, soit un outil d’artisan qui assure une facture de goût. La trouvaille conforte l’intérêt que je porte aux objets désignés par ce terme. Surtout pas en leur propriété car il ne s’agit en rien de les accumuler inutilement chez soi, au contraire. Mais quel mystère, cette gratuité manifeste à patienter joliment. Cela m’intrigue d’avoir pour exclusive fonction, à être une chose, posée, là. Cet enracinement lie ainsi chaque babiole à son microcosme. Car pour qu’un truc traîne, il lui faut un contexte, un plan, un recoin afin de s’y faire oublier.

Lucio Fontana au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Jagna Ciuchta à la Librairie galerie Florence Loewy… by artists à Paris

Sinon, le chaos par Timothée Chaillou à L’appartement à Paris

Vegetal passion par It’s our playground dans le cadre de Royal garden pour le Crédac sur Internet

Recto verso – 8 pièces graphiques aux Arts décoratifs à Paris

Laëtitia Badaut Haussmann à la Galerie Allen à Paris

Have we been here for a long time ? par Raphaël Zarka à la Galerie Michel Rein à Paris

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Jagna Ciuchta, Paysage avec large rivière Partie 1, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la Librairie galerie Florence Loewy… by artists

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

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L’art du photographe n’a jamais consisté à appuyer sur un déclencheur, exclusivement. Et notre actuel environnement visuel exige de la part des auteurs contemporains, des engagements plus nets encore face aux qualités diverses de tant de stimuli. Baignant dans cette permanence et son incontournable connectivité, personne ne peut se gargariser de la naïveté de l’instant décisif seul. Trois semaines avant l’inauguration des Rencontres d’Arles et du régulier râle qui les accompagnait jusque-là, il est nécessaire d’inspirer un bon coup. De remarquables productions déterminent une géographie neuve dotée d’une dimension supplémentaire. Astucieuse, savante, cette énergie bouscule plusieurs facteurs inévitables tels que la platitude de l’écran et l’éminence du flux. Bienvenue à ces sculpteurs d’images.

Aurélie Pétrel au Centre d’art Albert Chanot à Clamart

Thomas Mailaender par Mad agency au 14 rue Popincourt à Paris

Juliana Borinski à L’assaut de la menuiserie à Saint-Étienne

À l’envers, à l’endroit… au Cpif – Centre photographique d’Ile-de-France à Pontault-Combault

Prix Oblick 2014 au Maillon Wacken dans le cadre du Festival Oblick à Strasbourg

La forêt usagère par Aurélien Mole à la galerie Dohyang Lee à Paris

Pierre Leguillon à la rotonde Balzac de l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris

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Marian Luft, Back2politics, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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D’un écart entre deux localisations, naît un trouble. Et ce n’est pas tant le constat d’une différence, que la circulation organique dans l’espace qu’elle détermine, qui provoque cet étourdissement. Le décalage n’est pas qu’horaire. Temporalité et biologie interne conditionnent le voyage, mais l’acclimatation relève de toute évidence d’autres champs encore. Alors que les comparaisons continuent d’alimenter une animosité répréhensible, il s’agit de trouver un juste rapport dans l’appréciation du lointain sans sacrifier ses propres référents. Et avec l’interdiction d’utiliser le mot exotisme.

Paul Gauguin à la Ordovas gallery à Londres

Pangaea à la Saatchi gallery à Londres

Oscar Murillo à la Galerie Marian Goodman à Paris

Des hommes, des mondes par Alain Berland au Collège des bernardins à Paris

Imagine Brazil par Gunnar B. Kvaran, Hans-Ulrich Obrist & Thierry Raspail au Mac à Lyon

Carne de minha perna par Estelle Nabeyrat à la Galerie Emmanuel Hervé et à La maudite à Paris

Kapwani Kiwanga par Nataša Petrešin-Bachelez au Jeu de Paume à Paris

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Charlotte Moth, – Collection particulière

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Voyons-la d’abord comme un signe ostentatoire noué par le soupirant à l’attention de sa convoitise. Elle est une cachoterie chevaleresque. Elle est un échange de courtoisie. Son usage polysémique matérialise l’ultime considération en un ruban de couleur. Nous sommes bien là dans un principe de grâce. Où la décoration est distinction. Tapisseries et céramiques encore. Plaisir toujours.

Sarah Tritz au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Sachin Kaeley à la Galerie Hussenot à Paris

Pablo Picasso à La cité de la céramique à Sèvres

Supernaturel par Neïl Beloufa à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Brent Wadden à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Joel Shapiro à la Galerie Karsten Greve à Paris

150% VOLUME 3/4 Lifestyle par Dorothée Dupuis chez Treize à Paris

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Sarah Tritz, Les mains, faïence rouge non émaillée, verre, tissu, 2007-13 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Anne Barrault, Paris

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