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Archives Mensuelles: avril 2008

J’installe ce numéro entre deux récents évènements parisiens qui souligne officiellement, s’il le faut, la réhabilitation du statut du dessin contemporain, la question du dessin historique ayant l’air réglée par un marché déjà très établi. Le Salon du Dessin Contemporain réunissait une cinquantaine de galeries sur les quatre étages d’un immeuble anonyme du 8e arrondissement. Slick Dessin conforta sa position alternative en fuyant le format de la foire pour proposer neuf agréables cabinets. Tous deux participaient à la délimitation du territoire dessiné, « action de tracer des marques sur un support » (Wikipédia). A notre tour de définir les bornes de ce médium, sans hésiter à s’aventurer au-delà.

Guillaume Dégé chez Semiose Galerie à Paris

Marie Darrieussecq & AnneFerrer à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Goya Graveur au Petit Palais à Paris

Tanc au Studio 55 à Paris

I/you grit my/your teeth à l’Atelier Cadrenas Bellanger à Paris

Philippe Apeloig à l’Espace Topographie de l’Art à Paris

Connecting thread à la Galerie Karsten Greve à Paris

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Pas encore sorti de la gare que Marseille me bouscule déjà. Le vacarme extérieur semble être un silence tant sa densité est homogène. Ce séjour au bord de la Méditerranée fut l’occasion d’approcher une grande partie du réseau que propose la ville pour diffuser la création contemporaine. On découvre un tissu associatif fort duquel s’extraient quelques galeries privées articulées autour du pôle conséquent que représente la Friche Belle de Mai. L’actualité en art contemporain fut bruyante et le désordre, plus ou moins revendiqué comme motif d’une activité vive, canalisée ou éclaboussante, se propose comme aimant pour cette magnétique sélection méridionale.

Pierre Beloüin au Frac Paca à Marseille

Lionel Scoccimaro à la VF Galerie à Marseille

Christophe Boursault à la Galerie Porte Avion à Marseille

The Art of PingPongCountry à la Galerie SMP à Marseille

Duncan Wylie à la Galerie Dukan&Hourdequin à Marseille

Kjersti Andvig à Triangle à Marseille

Justin Sanchez à la Galerie Bonneau-Samames à Marseille

V est un parti politique suédois. V est une série télévisée américaine. V est une boisson raffraîchissante stimulante. V est un roman de Thomas Pynchon. V est le héros d’une bande dessinée. V est un chiffre romain. V est un symbole électrique. V est le sigle distinctif des automobiles immatriculées au Vatican. V est un symbole de victoire. V est un signe de reconnaissance entre motards européens. Mais c’est l’insigne d’une patisserie dijonnaise qui nous permettra d’articuler les sept expositions  sélectionnées cette semaine qui, soit témoignent de l’actualité artistique de la préfecture de la Côte d’Or, soit présentent un artiste dont le nom
contient la lettre V et dont je tenais particulièrement à parler sans pour autant trouver de quoi les rapprocher si ce n’est cette arbitraire décision. Vous reconnaitrez l’élégant graphisme de l’ex-libris sur la devanture de ce commerce qui vous permettra de dévorer une voluptueuse viennoiserie pour
valoriser votre vaillant voyage entre la ville et les voies de la gare TGV

XaVier Veilhan à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

IVan NaVarro à la galerie Daniel Templon à Paris

Jiří KoVanda à la Galerie gb agency à Paris

Elaine SturteVant au Consortium à Dijon

MattheVV Buckingham au Frac Bourgogne à Dijon

Faudra qu’on en discute demain matin à la Galerie Interface à Dijon

Michael Scott à la Galerie Triple V à Dijon

Minces couches de tissus ectodermiques tapissant nos cavités ouvertes vers le milieu extérieur, les muqueuses sont cette interface entretenue entre le dedans et le dehors, entre soi et l’autre. Tout créateur partage cette position, cette fonction médiatrice entre l’intime et l’universel, qui peut prendre la multitude de formes qui composent et composeront l’Histoire de l’Art. J’attire aujourd’hui votre organique attention sur une sélection d’artistes affirmant le caractère vulnérable de ce rôle inconfortable et parfois irritant à travers un vocabulaire plastique qui assume la prégnance physiologique du  fragile vivant, de ses excroissances, ses fluides et ses fuites indélébiles.

Louise Bourgeois au Centre pompidou à Paris

Elsa Sahal à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Michel Gouéry à la Galerie Deborah Zafman à Paris

Alkis Boutlis à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Valérie Dantas Mota à la Galerie Griesmar&Tamer à Paris

Marlène Moquet à l’Emba / Galerie Manet à Gennevilliers

Thomas Lélu à la Galerie Léo Scheer à Paris