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Londres

Il existe des espaces pour badiner. Des règles régissent ce terrain, à commencer par ses démarcations toujours précises. Une scène est mise. La piste est dessinée. On y trame. Le damier par l’alternance de ses cases, impose une grille binaire. Les effets de perspectives y sont amplifiés, jusqu’à ouvrir des dimensions parallèles lorsque la vision y perd ses repères. L’échiquier devient le socle du drame. Les forces s’affrontent. La tension psychologique installe son filet. La planéité du sol où tout se déroule, se voit géométrisée pour mieux acérer le regard que nous y projetons.

Adélaïde Feriot à Art3 à Valence

Ulla von Brandenburg au Palais de Tokyo à Paris

Modes & Travaux par The Drawer / Poil à la Galerie Vallois à Paris

Zora Mann par Eric Mangion à la Villa Arson à Nice

Maria Helena Vieira da Silva chez Waddington Custot à Londres

Quodlibet par Karel Císař chez Hunt Kastner à Prague

Martin Belou par Eloi Boucher à Sans titre (2016) à Paris

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Martin Belou, vue de l’exposition « Foyer » par Eloi Boucher, 2020 | Courtoisie de l’artiste et de Sans titre (2016) (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

Un bouleversement retourne les choses. Une partie de nous se contracte, se dérobe, se rejette en arrière. Des crispations déforment les traits. Une force agit et cette possession brève nous ôte tout contrôle d’un corps alors régi par les spasmes. Faire horreur. Ces afflux encouragent les tensions, pour mieux exprimer une révolte organique.

Jean-Charles de Quillacq chez Marcelle Alix à Paris

Ecce Puer chez Pact à Paris

Rachel Rose à Lafayette Anticipations à Paris

Vampires. L’évolution d’un mythe au CaixaForum à Madrid

Enzo Cucchi chez Balice Hertling à Paris

Penny Goring chez Campoli Presti à Paris

Dorothea Tanning chez Alison Jacques à Londres

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Rachel Rose, série Borns, roche et verre, 2019 | Courtoisie de l’artiste, Lafayette Anticipations (Paris), et des galeries Pilar Corrias (Londres) et Gavin Brown’s Entreprise (New York, Rome), crédit photographique Andrea Rossetti

L’espace se saisit à travers les obstacles qui en délimitent la vertigineuse notion. Ainsi des corps sont à embrasser par leurs contours, renfermant leur propre substance en la distinguant de celle des autres. Ils sont les parois de l’altérité. Les lois physiques invitent à une capacité de maintien. De la sorte, l’attitude extérieure exprime la manière d’être perçu·e. Et chaque objet remplit de sa présence le récipient qu’il constitue.

Barbara Hepworth au Musée Rodin à Paris

Tuomas A. Laitinen par Filipa Ramos terminée sur Vdrome sur internet

Gabriele Beveridge à Freehouse à Londres

Athanasios Argianas au Camden Art Centre à Londres

Ruth Asawa chez David Zwirner à Londres

La Boîte de Pandore par Andy Neyrotti au Musée Réattu à Arles

Irving Penn à la Galerie Thaddeus Ropac à Paris

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Tuomas A. Laitinen, Haemocyanin, 8′, UHD video, stereo sound, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Helsinki Contemporary

Issue du langage culinaire, le terme s’emploie dès le XVIe siècle pour pointer un plat trop piquant, trop salé. François Rabelais parle ainsi d’une fricassée de fèves. Pour notre goût, il y a excès, débordement, outrance. Ailleurs, le surréalisme a fêté son siècle d’existence, du moins sous cette appellation officielle. Le mouvement fit éruption alors que l’humanité traversait une nouvelle crise mondiale. L’absurdité de certaines situations pourtant bien concrètes pousse l’esprit à se réfugier dans une fantaisie libre, encouragée par les aberrations alentour qui troublent la distinction entre folie et raison.

Victor Grazzi avec la Villa des Cent Regards à Montpellier

Quentin Spohn à l’Espace A VENDRE à Nice

Julien Tibéri chez Semiose à Paris

(Un)Real Life par Nicolas Dewavrin à la Galería Nueva à Madrid

Edgardo Navarro à l’Instituto Cultural de México à Paris

Utopia par Tornabuoni Art au Passage de Retz à Paris

Johanna Magdalena Guggenberger chez Belmacz à Londres

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Antoine Carbonne, Palmyre, 190 x 160 cm, huile sur toile, 2017 | Courtoisie de l’artiste

Divertissement populaire par lequel s’exprime les frustrations généralement comprimées, voilà une occasion où tout est permis puisque les faces sont voilées. Mais elle dépasse aussi le simple calendrier carnavalesque pour devenir une réelle compétence sociale. Le déguisement cache, révèle et bouscule l’ensemble du système des valeurs puisque seules importent les façades, qu’elles soient hypocrisie ou sincérité. Si ce n’est de l’allégresse, la situation peut impulser au contraire de la sidération.

Javier Arbizu pour Generación 2020 à La Casa Encendida à Madrid

Luc Tuymans à la Collection Pinault | Palazzo Grassi à Venise

Cameron Jamie chez Gladstone à Bruxelles

Le Combat de Carnaval et Carême à la Galerie Rodolphe Janssen à Bruxelles

Jean Clerté à la Galerie Pascal Gabert à Paris

Peter Saul à la Galerie Almine Rech à Paris

Jacqueline de Jong par Pippy Houldsworth à Frieze Masters 2019 à Londres


Cameron Jamie, The Secret World of Tears, 35.6 x 25.4 x 17.8 cm, céramique émaillée, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Gladstone Gallery (Bruxelles)

Il nous faut trouver une nouvelle manière de nous mouvoir. Diverses voix s’élèvent depuis toujours contre les pressions normatives. Elles ont trouvées des échos dans des évolutions récentes, forcément fragiles, au sein des sociétés. Le climat actuel raye l’élan de diversités auxquelles nous aspirons, prenant la santé comme prétexte pour promouvoir des valeurs réactionnaires, relativement bien acceptées car annoncées comme unique perspective sous la menace. Alors on nous contraint à marcher droit. Je crois en d’autres locomotions.

This is the rhythm of the night à la Galerie Edouard Escougnou à Paris

Patrick Staff à la Serpentine Sackler Gallery à Londres

Abbieannian Novlangue par Extramentale à la Galerie Sultana à Paris

Claire Guetta par Glassbox-Sud à la Halle Tropisme à Montpellier

Patricia Domínguez par Rafa Barber Cortell à CentroCentro à Madrid

I’m from nowhere good par Thomas Conchou à la Maison Pop à Montreuil

Soufiane Ababri | Apolonia Sokol par The Pill (Istanbul) à ARCOmadrid à Madrid


Jean de Sagazan, The last dance 5.1, 58 x 47 cm, encre et gouache sur coton, 2019 | Courtoisie de l’artiste

En France, il s’agit de l’injonction faite à une personne physique de résider en un lieu déterminé. Elle peut résulter d’une décision civile, pénale ou administrative. Elle peut être ordonnée avec surveillance électronique dans le cadre d’une procédure de convocation par procès verbal ou de comparution immédiate, toutes deux présumées innocentes, avec l’accord ou à la demande de l’intéressé.e, par le juge d’instruction ou par le juge des libertés et de la détention si la personne mises en examen encourt une peine d’emprisonnement correctionnel d’au moins deux ans ou une peine plus grave. Selon le code de l’entrée et du séjour des étranger.e.s et du droit d’asile, cette poursuite pour des non-européen.ne.s en instance d’éloignement dans l’impossibilité de quitter le territoire français ou de regagner son pays d’origine ou de rendre dans aucun autre pays, est décidée par le préfet de département. Selon la loi du 3 avril 1955 sur l’état d’urgence, sa déclaration donne pouvoir au Ministre de l’Intérieur de la prononcer dans le lieu qu’il fixe, de toute personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics ». Sa durée maximale est de douze mois. Au-delà, une prolongation est possible sous certaines réserves.

Jessi Reaves chez Herald St à Londres

At Home à la Galerie Valentin à Paris

Giuliana Zefferi à Bikini à Lyon

Multiple visions chez Sorry We’re Closed à Bruxelles

Sculpture-Lampe à Soft Opening à Londres

Candida Höfer | Hiroshi Sugimoto | Thomas Ruff à la Charles Riva Collection à Bruxelles

Ludwig Mies van der Rohe avec la Villa Tugendhat à Brno

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Nevine Mahmoud, Illuminated Leg, 71 x 20 x 23 cm, glass, aluminium hardware, lighting, wires, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de Soft Opening, crédit photographique Theo Christelis

Lui tranche, lorsque son acolyte l’origami plie. Il taille, dépèce, débite, évide, chantourne, de la béance à la dentelle. L’art japonais du papier découpé manipule une ressource pour la transformer selon une économie et une inventivité atteignant des sommets de délicatesse. Il donne au plan toutes ses dimensions. De son origine religieuse alors que ses plaisirs furent développés dans un cadre cérémoniel, cette pratique conserve une allure enchanteresse.

Benode Behari Mukherjee chez David Zwirner à Londres

Pablo Picasso à la Royal Academy of Arts à Londres

Farah Atassi par Eric Troncy au Consortium Museum à Dijon

Bruno Munari à la Galeria Aural à Madrid

Variations au Nouveau Musée national de Monaco | Villa Paloma à Monaco

Marc Devade à la Galerie Ceysson Bénétière à Paris

Miho Dohi à la Galerie Crèvecœur à Paris

Maquette décor Opéra de Monaco
Alphonse Visconti et Eugène Frey, maquette de décor pour « La Walkyrie », Acte III, 3ème et 4ème tableaux, 37 x 60.5 x 60.5 cm, maquette d’étude, crayon graphite et encre, vers 1909 | Monte‐Carlo Société des Bains de Mer en dépôt permanent au NMNM, crédit photographique François Fernandez

Nous brillons. Notre simple présence éclaire. Ainsi le médium photographique se retrouve volontiers convoqué pour enregistrer cette radiance. Les rayons caressent l’épiderme, en colorent le relief. Et lorsqu’il fait sombre, voire que la nuit est déjà tombée, s’étend notre besoin de luire.

Jimmy DeSana chez Amanda Wilkinson à Londres

Paul Mpagi Sepuya à Modern Art Vyner St à Londres

James Welling à la Galerie Marian Goodman à Paris

Aurore-Caroline Marty au Frac Bourgogne – Boutique des Bains du Nord à Dijon

No Photos on the Dance Floor! à C/O Berlin à Berlin

Wolfgang Tillmans au CA2M Centro de Arte Dos de Mayo à Móstoles

Ed Paschke à la Galerie Suzanne Tarasiève / Loft 19 à Paris

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Wolfgang Tillmans, Easter, b, 2012 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Buchholz (Berlin, Cologne)

Nos intérieurs ouvrent leur espace à ce qui se passe au-delà des murs. Une force centripète cherche à tout vouloir y attirer. Il s’agit de fabriquer la nature ou d’importer le monumental à l’échelle du domestique. Contenir l’extérieur, donne une idée de l’oxymore toujours à l’œuvre dans ces initiatives. Et de l’aspect factice sinon téméraire de leur réalisation.

Alvaro Urbano à La Casa Encendida à Madrid

Mecarõ. L’Amazonie dans la collection Petitgas au MO.CO. Hôtel des collections à Montpellier

Sol Calero par Eric Mangion à la Villa Arson à Nice

Carlos Bunga à la Whitechapel Gallery à Londres

Ian Cheng par Hans Ulrich Obrist pour la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo à Madrid

A Shelter in the Folds of the Infinite par Eloi Boucher à Sans titre (2016) à Paris

Lloyd Corporation pour Condo London 2020 chez Carlos/Ishikawa à Londres

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Sol Calero, Se empeñaban en tapar las grietas, pero las paredes seguían sudando, 2020 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Barbara Gross (Munich), ChertLüdde (Berlin) et Crèvecœur (Paris), crédit photographique François Fernandez

Nous pouvons nous demander si les machines continuent lorsque les humains s’arrêtent. Objets d’ingéniosité, elles demeurent un sujet de fascination au-delà du pur fonctionnement qui a dicté leurs contours. Et c’est là d’ailleurs la caractéristique qui rend leur formes fabuleuses, au point d’égarer parfois leur besogne, ce que l’art aime faire régulièrement. Évitons intentionnellement ici l’ère numérique pour nous concentrer sur une mécanique traditionnelle, et les ferrailles animées qui la composent.

Eduardo Paolozzi à C L E A R I N G à Bruxelles

John Chamberlain à la Galerie Karsten Greve à Paris

Analog Histories in Primary Colors à neugerriemschneider à Berlin

Sylvie Fleury à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

… et labora par Bice Curiger à la Fondation Vincent Van Gogh Arles à Arles

Philolaos au Musée de Valence | Art et archéologie à Valence

Sterling Ruby chez Gagosian Britannia St à Londres

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Philolaos, Cache-amant, 185.5 x 70 x 66 cm, acier inoxydable, 1965 | Fonds d’atelier de l’artiste © Musée de Valence, crédit photographique Thomas Hennocque

La mycologie est une science vertigineuse dont nous avons encore beaucoup à apprendre, autant sur les propriétés du règne fongique que sur la diversité nourrissante de ses formes, notamment fractales. Elle concerne des organismes vivants dont nous ne visualisons généralement que quelques détails spectaculaires pour l’œil, fructification temporaire d’une structure cellulaire à caractère plus durable et discret. Retenons-en l’impressionnant pouvoir vital, capable d’ensemencer voire de s’auto-générer. Enzymes, levures, kéfir et kombucha demeurent des principes actifs, et pas que pour nos flores.

Natsuko Uchino à la Galerie Allen à Paris

Zoe Paul chez Baronian Xippas à Bruxelles

Laurence Owen chez Lychee One et à la Zabludowicz Collection à Londres

Mushrooms par Francesca Gavin à la Somerset House à Londres

Valentin Defaux à Super F-97 à Villeurbanne

Greengrassi and Corvi-Mora hosting Hot Wheels pour Condo London 2020 chez Greengrassi à Londres

Solange Pessoa chez Mendes Wood DM à Bruxelles

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Valentin Defaux, Les fleurs ressemblent aux bûches, 2020 | Courtoisie de l’artiste

Notre planète bouge. Bien-sûr son globe révolutionne mais trop souvent encore, nous négligeons l’activité de son corps-même, une masse vivante. Parmi la diversité d’événements qui marquent son cours, il existe des mouvements de terrain entraînant d’impressionnants transports de matériaux. Ce phénomène ne concerne pas tant une tectonique volcanique, qu’une modification des sols liés au climats changeants. Ces translations s’accompagnent évidemment des mêmes inquiétudes liées au pergélisol menacé. Ainsi, la partie superficielle de la terre fond pour cheminer sur les strates toujours gelées, vers le bas des pentes qui la contenaient jusque-là. Son état de liquide visqueux est proche de la qualité du verre en fusion. On parle d’écoulement, et ces glissements lents mais continuels réussissent à charrier avec eux des roches titanesques, même sur une faible inclinaison. C’est la nature entière qui prend racine là voire ailleurs, que cette instabilité déforme.

Pakui Hardware chez Polansky à Prague

Permafrost au MO.CO. Panacée à Montpellier

Chercheur d’amour ou hors-la-loi à La Société des Nouveaux Mondes à Paris

The Blazing World par Darren Leak & Bianca Chu à Sotheby’s S|2 Gallery à Londres

Metallo Urlante chez Campoli Presti à Paris

Depuis l’île de Pâques par OFF.ON.FOCUS à Kommet à Lyon

Sári Ember à Karlin Studios à Prague

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Pakui Hardware, Extrakorporal, verre, fausse fourrure, cuir, silicone, graines de chia, système de suspension en métal, 2019 | Production Moly-Sabata avec le soutien de l’Institut Culturel Lituanien, crédit photographique Marc Domage

Il existe des règles. Certains y obéissent. Il est fascinant de constater comment chacun suit ou s’invente un ordre, pour mieux s’engager dans sa pratique habituelle. Le sacré s’accompagne de lois qui en régissent les aspects. Croire relève de cette attention éclairée que l’on accepte de porter. Et se conformer passe aussi par les voies du regard. Par un œil respectant.

Jean Lurçat chez Whitford Fine Art à Londres

Jean-Marie Appriou par Franck Gautherot au Consortium Museum à Dijon

Derek Weisberg à la Galerie Lefebvre & Fils à Paris

Le Marbre et le Sang par Katinka Bock à H2M et au Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

La Chapelle d’Hem à La Piscine | Musée d’art et d’industrie André Diligent à Roubaix

Traverser la lumière à La Piscine | Musée d’art et d’industrie André Diligent à Roubaix

Emmanuel Van der Meulen à la Galerie Allen à Paris

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Alfred Manessier, Alleluia [étude pour la mosaïque de l’auvent de la chapelle SainteThérèse-de-l’enfant-Jésus et de la Sainte-Face à Hem], 70 x 62 cm, gouache et papiers gouachés collés sur traits à la mine de plomb sur papier, 1957 | Collection particulière

La reproduction nécessite un milieu dans lequel son mystère opère. Moule. Même si tout n’en garde pas forcément l’empreinte. Il est fondamental d’honorer une magie universelle, en embrassant la pluralité de ses incarnations. Grosseur et grossesse représentent un corps en expansion. Célébrons une figuration féconde.

Impossible ici de ne pas vous rappeler de parcourir Mamas de Lili Sohn par Casterman, My Photo Books | Book 11 de Lina Scheynius par JBE Books et toujours Vierge d’Amélie Lucas-Gary au Seuil.

Louise Bonnet à la Galerie Max Hetzler à Londres

Maternality par Catherine McCormack chez Richard Saltoun à Londres

Sofia Mitsola pour Condo London 2020 chez Pilar Corrias à Londres

Portraying Pregnancy par Karen Hearn à The Foundling Museum à Londres

France-Lise McGurn chez Simon Lee à Londres

Sculptures infinies au Palais des Beaux-Arts à Paris

Lucio Fontana chez Ribolant + Voena à Londres

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Louise Bonnet, Hollywood 1, 182.9 x 152.4 cm, huile sur toile, 2019 | © L’artiste, courtoisie de l’artiste et de la Galerie Max Hetzler, crédit photographique Andrew Smart | AC Cooper Ltd

La lave progresse, visqueuse, sans projection ni écoulement du volcan. Sa texture géologique aurait inspiré l’industrie, qui mit en place une mécanique de fabrication au moyen d’une boudineuse, pour mieux standardiser les corps synthétiques ou métalliques. Leur pression, leur température, ont une influence. Ça profile. Une organicité règne. Ainsi le débit de viande, voire la défécation, nous impose une plasticité triviale, même diluée.

Bram Bogart à White Cube Mason’s Yard à Londres

Beyond the Vessel par Catherine Milner & Károly Aliotti à Meşher à Istanbul

Shahryar Nashat à Rodeo à Londres

Svätopluk Mikyta au Center for Contemporary Arts Prague | Jeleni Gallery à Prague

Katy Moran à Modern Art | Vyner St à Londres

Peggy Franck à Arcade à Londres

Vivian Sutter au Camden Arts Centre à Londres


Sam Bakewell | Courtoisie de l’artiste

Règne une saveur fin-de-siècle. Le fameux spiritueux, décrit et décrié comme remède ou poison, nimbé d’une réputation de stimulateur de créativité, voit sa popularité croître jusqu’à représenter quatre-vingt-dix pourcent des apéritifs servis en France. Puis il y a cent ans environ, on en prohibe la consommation. Bien-sûr, cela ne fait que renforcer le mythe, alimenté par ce rituel spécifique de préparation, et une vertigineuse couleur. Ivresse.

Tanja Nis-Hansen à Sans titre (2016) à Paris

Henri de Toulouse-Lautrec aux Galeries Nationales du Grand Palais à Paris

Blanche Endive par Damien Airault à l’Espace Le Carré à Lille

Laura Knight à la Royal Academy of Arts à Londres

Buck Ellison chez Balice Hertling à Paris

Edgar Degas par Henri Loyrette au Musée d’Orsay à Paris

Julie Béna à Kunstraum à Londres


Julie Béna, The Jester & Death, 2020 | Courtoisie de l’artiste

Dans l’œil, il y a une lumière. Celle-ci s’intensifierait avec le plaisir montant. Une volupté s’exprime. Sa déraison ferait éclater le spectre, pour une fougueuse irrigation chromatique, bien éloignée de l’équilibre ultime d’un faisceau blanc. Une lueur cosmétique s’émoustille, solennellement.

Piet Mondrian au Musée Marmottan Monet à Paris

Emmanuelle Castellan à La Vigie à Nîmes

Hiroka Yamashita chez Tanya Leighton à Berlin

Dan Flavin chez David Zwirner à Paris

Christodoulos Panayiotou par Donatien Grau au Musée d’Orsay à Paris

Emma Kunz par Christodoulos Panayiotou à la Serpentine Gallery à Londres

Habima Fuchs chez Svit à Prague


Emmanuelle Castellan, the woman who behaves like a man, 80 x 58 cm, huile sur toile, 2019 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Pierre Schwartz

Rien de linguistique ici. Il s’agit bien d’une dextérité linguale, qui remue tout en bouche. La grosse viande que nous renfermons dans sa cavité buccale, sait tenir ses nerfs. Elle excelle en diverses tensions et pressions. Mais il ne suffit pas d’être virtuose de l’embrassade sportive. C’est l’ensemble de ce qui est rattaché à elle, qui s’active. Musclons l’organe du goût.

Lisa Herfeldt à Between Bridges à Berlin

Rochade par Melissa Canbaz chez Soy Capitán à Berlin

Peter Hujar au Jeu de Paume à Paris

Entrare nell’opera par Alexandre Quoi au MAMC+ Saint-Étienne à Saint-Priest-en-Jarez

Paul Gounon dans l’atelier d’Iván Argote aux Grandes Serres à Pantin

Maria Pinińska-Bereś à The Approach à Londres

Genesis Belanger par la Galerie Perrotin pour la Fiac au Grand Palais à Paris


Genesis Belanger, Helps the Medicine go down, 27.9 x 43.2 x 22.9 cm, porcelaine, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Perrotin (Paris),
crédit photographique Pauline Shapiro

Le terme est utilisé en psychiatrie pour désigner toute production imaginaire cohérente fondée sur des hallucinations. En littérature, c’est un genre consistant en la création consciente d’un mythe au sein d’une œuvre, tentaculaire si possible. John Ronald Reuel Tolkien dans son poème éponyme composé en 1931, expose les deux principes nécessaires à la constitution d’une mythologie personnelle, à savoir le statut de démiurge que revêt l’auteur et l’étendue toujours plus complexe et détaillée du monde décrit. L’humeur romantique, gothique, fantastique, surréaliste, exploite avec ampleur cet appétit, éveillant souvent un vocabulaire néo-médiéval. Avec ferveur, rayonnent les faiseurs de légendes.

William Blake à Tate Britain à Londres

Justin Fitzpatrick à la Galerie Sultana à Paris

Marcel Gromaire au Musée Paul Valéry à Sète

Steven Claydon chez Kimmerich à Berlin

Vegetables & Death par Rob Tufnell & Aaron Angell à la Troy Town Art Pottery à Londres

Foncteur d’oubli par Benoît Maire au Frac Ile-de-France | Le Plateau à Paris

Alexandre Noll à la Galerie Jacques Lacoste à Paris


Cécile Noguès, Mauve, 52 x 25 x 20 cm, faïence émaillée, 2016 | Courtoisie de l’artiste

On peut préférer rester chez soi. Une vie sédentaire fleurit alors, à travers les satisfactions de tout un decorum aiguisé pour installer au mieux son sentiment d’aisance. Chaque détail participe de cette situation, née d’un penchant ou d’un impératif, quoiqu’il en soit renforcés par tout ce qui ne sert qu’à asseoir le confort. De l’inclination pantouflarde à l’assignation à domicile, il s’agit de se construire une position stationnaire.

Ron Nagle à The Perimeter à Londres

David de Tscharner à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

Côme Clérino à la Galerie Chloe Salgado à Paris

Alexandre Benjamin Navet à la Galerie Derouillon à Paris

The Yellow Wallpaper à L’Attrape-Couleurs à Lyon

Le Dandy des gadoues par Marc Bembekoff à La Galerie à Noisy-le-Sec

Hugo Pernet chez Semiose | Project space à Paris


Côme Clérino, Les vertes éclairées, dimensions variables, technique mixte, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Chloe Salgado (Paris)

Explosive. Évidente. Volcanique. Triomphante. Elle est la figure irréductible d’une mythologie générique. Elle est primitive. Elle est actuelle. Son gabarit et son tempérament invoquent la violence de la nature, de ce genre de tempête aux vents opposés formant des tourbillons que l’on craint pour leurs ravages. Elle peut raser un pays, par colère, par fureur, par passion. Elle offre une épaisseur autre. À travers elle, s’impose une figuration en ébullition.

Germaine Richier au Musée Picasso à Antibes

J’aime le rose pâle et les femmes ingrates par Sarah Tritz au Crédac à Ivry-sur-Seine

Imi Knoebel à la Galerie Ropac à Paris

Katherine Bradford à la Galerie Campoli Presti à Paris

Barbara Kapusta | Zsófia Keresztes par Gianna Manhattan (Vienne) pour la Fiac au Grand Palais à Paris

Oda Jaune à la Galerie Templon à Paris

Co Westerik chez Sadie Coles HQ à Londres


Nicole Eisenman, Women on the verge, huile sur toile, 2010 | Centre national des arts plastiques

Il existe une architecture du regard, conçue pour un voyeurisme extrême. On s’y réunit pour inspecter la mort afin de comprendre le vivant. L’histoire de la médecine et celle de la scène s’y rencontrent, en un lieu spécialement aménagé à des fins d’exhibition. Le corps y est ouvert, pour la recherche, pour l’enseignement. Et pour le spectacle, forcément. Leçon scientifique autant que divertissement mondain, c’est ainsi qu’aurait d’ailleurs été inventée la place payante. Cet espace dédié à la dissection humaine, apparu en Europe du Sud au XVIe siècle, se construit selon un plan concentrique, métaphore possible des couches qui constituent le globe oculaire même. Un éloge de l’œil, à une échelle existentielle. L’expérience visuelle est consacrée. C’est le triomphe de la vue en tant que moyen privilégié d’accéder à la connaissance.

Issy Wood par Carlos/Ishikawa à Paris Internationale 2019 à Paris

Claude Mirrors par Agnes Gryczkowska au Schinkel Klause | Schinkel Pavillon à Berlin

Meret Oppenheim chez Alexander Levy à Berlin

Peggy Guggenheim and London chez Ordovas à Londres

Maruja Mallo par Ortuzar Projects à Frieze Masters 2019 à Londres

The Making of Husband par Anna Gritz au KW Institute for Contemporary Art à Berlin

Nur Koçak à SALT Beyoğlu | SALT Galata à Istanbul

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Christina Ramberg, Strung (for Bombois), 1975 © Estate of Christina Ramberg | Collection of Gladys Nilsson & Jim Nutt, crédit photographique Frank Sperling

Le gibier s’y abrite lorsqu’il est traqué. Asile ou échappatoire. Il s’agit d’un emplacement où l’on se met en sûreté pour fuir un ennui ou autrui. Ainsi on dessine son havre. On dresse son repaire. On construit sa tanière en y déployant toute une infrastructure assurant sa sécurité, éloignant le danger, annulant la menace. Voilà un espace où l’on prend soin. Nous nous y dérobons.

Laure Prouvost chez Carlier | Gebauer à Berlin

Io Burgard à la Galerie Maïa Muller à Paris

Le monde nouveau de Charlotte Perriand à la Fondation Louis Vuitton à Paris

Christine Roland à la Galerie Tanya Leighton à Berlin

Ride the Wild chez Lévy Gorvy à Londres

Eva Rothschild à Blue Projects | Blue Mountain School à Londres

Eileen Gray par Gilles Peyroulet & Cie à Frieze Masters 2019 à Londres

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Eileen Gray, Siège-escabeau-porte serviettes de La villa Tempe a Pailla (Castellar), 70 x 38 x 50 cm, bois peint bicolore blanc et vert foncé, 1930-33 | Courtoisie de Gilles Peyroulet & Cie (Paris)

À l’origine, on renversait son canot pour s’y abriter. Le jour, nous naviguons dessus. La nuit, nous dormons dessous. Le même objet selon son sens, change d’usage. Et décide du mouvement ou non. Nacelle. Marche. Toiture. Pause. C’est en bouleversant les choses, que l’on avance ou se repose. En langage marin d’ailleurs, le verbe reste un synonyme de chavirer. L’habitation une fois stabilisée, est sommaire. Elle fait preuve d’inventivité, et éveille un imaginaire agreste. Mille manière savent sans l’épuiser, exploiter la nature, ses ressources et ses images.

Sylvie Auvray à la Galerie Laurent Godin à Paris

Le rêveur de la forêt par Noëlle Chabert & Jeanne Brun au Musée Zadkine à Paris

Isa Melsheimer à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Lauren Coullard par Elena Cardin pour Palomar Projects à Paris

Paul Cézanne chez Luxembourg & Dayan à Londres

Danh Vō à la Galerie Marian Goodman à Londres

Caroline Achaintre par Vincent Honoré au MO.CO. Panacée à Montpellier

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Sylvie Auvray, Grand baton 1, 310 x 50 x 16 cm, bois, plâtre, céramique, encre, résine, shellac, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Laurent Godin (Paris)

De vapeur, de sueur, de poussière, de fumée, d’écume, c’est une trace. Elle marque un passage, même s’il n’en reste que l’évanescence. Et si la matière n’est plus, demeure son parfum, son influence. Une allure s’affirme. Elle guide, et laisse son souvenir indélébile. Ce qui existe derrière soi.

Liz Deschenes chez Campoli Presti à Londres

Sigmar Polke au Bal à Paris

Back side / Dos à la mode par le Palais Galliera au Musée Bourdelle à Paris

Ruby Neri | Marilyn Minter | Philippe Malouin par Salon 94 à la Fiac 2019 à Paris

Louisa Gagliardi par Dawid Radziszewski à la Fiac 2019 à Paris

Lisa Brice chez Stephen Friedman à Londres

Histoire de corps Le nu dans l’oeuvre d’Alberto Giacometti à l’Institut Giacometti à Paris

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John Galliano, Robe fourreau fermée par 51 boutons, Prêt-à-porter, automne-hiver 1998-99 | Crédit photographique Pierre Antoine

Faible, sensible, accessible, chancelant, ouvert. Les synonymes sont nombreux pour qualifier un état de fragilité souvent stigmatisé par les idéaux compétitifs. Oser la confidence s’avère bien-sûr profitable, et des artistes parfois discrets, sauvages, réussissent à lui donner forme. Mais au-delà de l’émotion d’approcher des œuvres à vif, ce caractère peut aussi témoigner d’une réelle précarité. Aux blessures, aux coups, à la douleur, ça s’expose.

Renaud Jerez chez Crèvecoeur à Paris

Futur, ancien, fugitif au Palais de Tokyo à Paris

Michael E. Smith chez Modern Art Vyner St à Londres

Le fil d’alerte par Claire Le Restif à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Oscar Murillo chez Carlos/Ishikawa à Londres

An Autumn Pantomime à la Galerie Joseph Tang à Paris

Daiga Grantina au Pavillon letton | Arsenale à Venise

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Michael E. Smith, Untitled, 22 x 28 x 3 cm, mains, pop corn, fil, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de Modern Art (Londres), crédit photographique Ben Westoby

Elle marque une signature d’un coup de patte. Férocement couture, cette manifestation de soi ne se restreint pas pour autant à la mode-même. Ce sont au contraire ses marges qui l’intéresse. D’obédience féline, ça égratigne. Et assure une influence folle. En bijouterie, l’élément permet de sertir une pierre précieuse. Partout ailleurs, la vigueur du style libère les silhouettes sauvages.

Jean Hugo pour Design Parade 2019 à la villa Noailles à Hyères

Into the Night par Florence Ostende à la Barbican Art Gallery à Londres

Paul Maheke à Triangle France | Astérides à Marseille

Honey-Suckle Company à l’ICA Institute of Contemporary Arts à Londres

Oskar Schlemmer à la Galerie Thaddaeus Ropac à Londres

Thema Selection par Provence pour Art-O-Rama 2019 à Marseille

Tenant of Culture chez Nicoletti à Londres

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Tenant of Culture, Eclogues 1, 168 x 40 x 27 cm, vêtements et accessoires recyclés, fils, cheveux humains, plâtre, argile époxy, peinture, vernis, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Nicoletti (Londres)

Système qui gouverna l’enseignement musical au Moyen-Âge, il fut inventé par Gui d’Arezzo afin de répartir toute l’échelle diatonique en trois hexacordes identiques. Voici un principe qui a permis d’accorder les chants durant des siècles. D’un point de vue plus guttural, le terme désigne également l’altération de la voix de l’adolescent qui passe au moment de la puberté, du registre élevé de l’enfant au registre grave de l’adulte. Une figuration en mutation.

Elizabeth Peyton chez Sadie Coles HQ à Londres

Young Monsters par Marcelle Joseph chez Lychee One à Londres

Maryan à la Galerie Patricia Dorfmann à Paris

Self Portrait with Visor à la Galerie Campoli Presti à Paris

Helene Schjerfbeck à la Royal Academy of Arts à Londres

Transformer: A Rebirth Of Wonder pour The Vinyle Factory à Londres

Ambera Wellmann au MO.CO.Panacée à Montpellier

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Ambera Wellmann | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Kraupa-Tuskany Zeidler (Berlin)

Si la mythologie grecque empêtre ce personnage dans des aléas conjugaux, Molière en fait une parfaite figure d’hospitalité. L’homme régale. Au-delà de la simple civilité, son accueil est marqué par la somptuosité. Sa générosité est distinguée et roborative. Grâce à lui, nous partageons un repas.

Natalia Goncharova à la Tate Modern à Londres

First sight §3 au SISSI Club à Marseille

Bettina Samson à la Galerie Sultana à Paris

Tout feu tout flamme à L’Usine au Poët-Laval

Cultiver son jardin par We Do Not Work Alone pour Design Parade 2019 à l’Ancien évêché à Toulon

Les fleurs sauvages par Double Séjour à la Chapelle du Couvent Levat à Marseille

Louis Gary dans le Project Space chez Semiose à Paris

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Bettina Samson, Horloge #3, 16 x 6 x 3 cm, céramique et cônes pyrométriques, 2018 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Sultana (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

L’origine de l’expression dans la langue française semble varier d’une référence à l’autre, attestant dans tous les cas de plusieurs siècles de placidité. Ce tempérament s’oppose à l’ardeur grandiloquente, et impose un calme horizontal. L’apparente impassibilité ne doit pas faire croire à une immobilité pour autant. L’action s’opère avec fermeté et assurance. Parfois dans la froidure.

Anna K.E. au Pavillon géorgien | Arsenale à Venise

Mark Geffriaud à l’URDLA à Villeurbanne

mountaincutters pour Art-O-Rama 2019 à Marseille

Liz Magor chez Marcelle Alix à Paris

Garance Wullschleger à l’Ensba – Ecole nationale supérieure des beaux-arts à Lyon

Graham Little à la Alison Jacques Gallery à Londres

Geumhyung Jeong à la Kunsthalle Basel à Bâle

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Graham Little, Untitled (Telephone), 26.6 x 22 cm, gouache sur papier, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Alison Jacques Gallery (Londres)

Cet état second se caractérise par le manque de sommeil, voire sa perte totale. Cela peut être subi ou provoqué. Une telle privation fut expérimentée comme traitement de la dépression, sans succès. La plus longue veille prouvée par enregistrement électroencéphalographique est de 264 heures soit 11 jours, à comparer à la durée dix fois plus importante observée dans des cas pathologiques. Un fait a notamment été rapporté au cours d’une maladie rare ayant entraîné quatre mois d’insomnie, sans trouble de la mémoire ni de l’attention, mais avec des hallucinations nocturnes importantes. Pensons à Thai Ngoc, un paysan vietnamien médiatisé pour rester éveillé depuis quarante-six ans. Il occuperait ses nuits à réaliser du travail supplémentaire à la ferme. Et le terme désigne par extension un insecte, genre de phryganien trichotère, ainsi appelé parce qu’il s’active après le crépuscule.

Cristof Yvoré au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur à Marseille

Louise Bourgeois à la Fondation Beyeler à Riehen

On the Backlot chez Balice Hertling à Paris

Zsófia Keresztes par le MO.CO. au Musée Paul Valéry à Sète

Marc Desgrandchamps à la Galerie Lelong & Co. à Paris

Laura Gozlan à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

Olafur Eliasson à la Tate Modern à Londres

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Zsófia Keresztes, Imprisoned Bites, 2019 | Coproduction MO.CO. et Mécènes du Sud Montpellier-Sète sur une proposition d’Hugo Vitrani, courtoisie de l’artiste, crédit photographique Marc Domage

L’adjectif caractérise l’abondance de viande comestible. Il détermine une terre ou une eau propices à la chasse et la pêche. En revenir bredouille ne s’envisage ici tout simplement pas. Nous mangerons. C’est l’assurance d’une figuration roborative. Et il y a là de quoi se nourrir.

Penny Slinger chez Richard Saltoun à Londres

Zoe Williams par Daria Khan à Mimosa House à Londres

Body Splits à SALTS à Birsfelden

Kris Lemsalu | Ryan Mrozowski par Koppe Astner & Chapter NY à Art-O-Rama à Marseille

Marion Bataillard à la Galerie Guido Romero Pierini à Paris

Face à face au Musée d’art Hyacinthe Rigaud à Perpignan

Elsa Sahal à la Boutique Camille Fournet à Paris

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Kris Lemsalu, V, 33 x 22 x 19 cm, céramique, tissue, panier, 2019 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Koppe Astner (Glasgow) et Temnikova & Kasela (Tallinn), crédit photographique Jean-Christophe Lett

Au singulier, elle est une signature. Au pluriel, une éducation. Dans tous les cas, elle distingue. Son étymologie manuelle affirme à la fois ce que l’on fabrique de ses propres paluches et ce qui porte sa patte. Le résultat et la façon. Lorsqu’elle manque, on crie à l’effronterie, lorsqu’elle est palpable, on reproche son affectation.

Clementine Keith-Roach chez Ben Hunter à Londres

France-Lise McGurn à la Tate Modern à Londres

Odilon Redon à l’Abbaye de Fontfroide à Narbonne

Pattern, Crime & Decoration au Consortium Museum à Dijon

Melike Kara chez Arcadia Missa à Londres

Bernard Frize à la Galerie Perrotin à Paris

Jean Messagier au Musée des Beaux-Arts de Dole à Dole

France Lise Mcgurn, Art Now, Tate Britain
France-Lise McGurn, Sleepless, 2019 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Tate Modern (Londres)

Des mouvements incontrôlables des muscles qui se raccourcissent et se gonflent violemment, de façon plus ou moins durable, génèrent un panorama. La crampe fait composition. L’impératif spasme surréaliste continue d’en informer la lecture. Un frisson organique secoue les choses. Ça remue.

André Masson au Musée d’art moderne de Céret

A Tale of Mother’s Bones au Camden Arts Centre à Londres

Miryam Haddad à la Collection Lambert à Avignon

Luchida Hurtado à la Serpentine Gallery à Londres

Twin Earth à SALTS à Birsfelden

Oscar Murillo chez David Zwirner à Londres

Arshile Gorky à la Ca’ Pesaro Galleria Internazionale d’Arte Moderna à Venise

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Oscar Murillo, manifestation, huile, pastel gras et peinture en spray sur toile, lin et velours, 2019 | Courtoisie de l’artiste et David Zwirner (Londres)

Elles constituent un genre à part entière, notamment véhiculé par les émissions télévisuelles qu’on leur consacre. Le petit écran s’affirme ainsi en vecteur de prédilection, apportant à la dimension musicale, un pouvoir visuel. Tout en respectant une frénésie électrique. Leur qualité semble provenir de la diversité en jeu dans leur composition, maîtrisant la chanson, le sketch, la danse, entre autre prestation. Par leur légèreté, on leur demande de divertir. Bien-sûr, tout numéro est toujours plus grave qu’il n’y paraît.

Nina Childress à Iconoscope à Montpellier

Parties, sans éteindre la lumière par Eric Mangion à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Aurore-Caroline Marty par le GAC à la Chapelle Sainte-Marie à Annonay

Dracula’s Wedding par Charlie Fox chez Rodeo à Londres

Jonathan Baldock au Camden Arts Centre à Londres

My Head is a Haunted House par Charlie Fox chez Sadie Coles HQ à Londres

Julie Béna par Laura Herman au Jeu de Paume à Paris

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Jonathan Baldock, Mask LVI, céramique, 2018 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Luke Walker

Possible parent lexical du mot « design », il s’agit avant tout d’une projection. Un but est envisagé. Une intention s’affirme. Une destination est visée. La réalisation se fera coûte que coûte, conduite par une détermination tenace. L’ambition peut concerner tout objectif, depuis la conception d’une chaise jusqu’à la réforme de la définition de soi. L’humain se fabriquant.

Anthea Hamilton chez Thomas Dane à Londres

Kiss My Genders par Vincent Honoré à la Hayward Gallery à Londres

Unretouched Women par Clara Bouveresse à l’Espace Van Gogh à Arles

May You Live In Interesting Times par Ralph Rugoff à l’Arsenale et aux Giardini à Venise

Jean-Luc Moulène à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Eldorama par Jean-Max Colard & Jérome Sans au Tri Postal à Lille

Valentine Schlegel par Hélène Bertin au CRAC Occitanie à Sète

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Valentine Schlegel, Sifflet, 8.5 x 8.5 x 2.5 cm, grès, 1974 | Collection de l’artiste, crédit photographique Hélène Bertin

Ce genre de chemin, voire de sentier si vous êtes plus aventureux.euse encore, détourne des grands axes pour fouler et fouiller des voies non conventionnelles. Évidemment, en prendre l’initiative demande toujours un peu plus d’inspiration et de courage. Et si la marche octroie une temporalité devenue aujourd’hui intempestive, elle peut aussi bien raccourcir l’itinéraire que le plier, de cul-de-sac en débouchés. Broussailles et obstacles peuvent advenir. L’inattendu aussi. Il s’agit quoiqu’il en soit d’explorer, d’avancer autrement. De prendre la tangente.

Christoforos Savva par Jacopo Crivelli Visconti au Pavillon chypriote à Venise

Les Chemins du Sud, une théorie du mineur au Mrac Occitanie à Sérignan et à l’Abbaye de Fontfroide à Narbonne

Vincent Bioulès au Musée Fabre à Montpellier

Frank Bowling à la Tate Britain à Londres

La Déesse Verte par Dorothée Dupuis à la Gare Saint-Sauveur à Lille

Indus 2 chez Art : Concept à Paris

Senga Nengudi chez Sprüth Magers à Londres

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Vincent Bioulès, Issanka, 220 x 190 cm, acrylique sur toile, 1969 | © ADAGP Paris 2019, Collection Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, crédit photographique Yves Bresson

Grandeur et largesse caractérisent cette ouverture vers un horizon autre. Le double superlatif insiste sur l’amplitude de l’étendue qui nous est offerte. Celle-ci représente depuis longtemps pour l’imaginaire humain, un objectif que les stratégies les plus inventives cherchent à atteindre. Prenant ainsi la haute mer pour point de fuite, les initiatives s’imposent par leurs dimensions ou leur ambition, gardant à l’esprit que l’éminence ne se réalise pas forcément par l’énormité.

Wolfgang Tillmans chez Maureen Paley à Londres

Joan Mitchell | Jean-Paul Riopelle à la Galerie Jean Fournier à Paris

Lee Krasner au Barbican à Londres

Gigantisme par le FRAC Grand Large – Hauts-de-France et le LAAC à Dunkerque

Takis à la Tate Modern à Londres

Ima-Abasi Okon à la Chisenhale Gallery à Londres

Mike Nelson à la Tate Britain à Londres

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Ana Lupas, Monument of Cloth, modules en aluminium et portants en acier inoxydable, 1990 | Vue de l’œuvre dans le cadre de Gigantisme – Art & Industrie, FRAC Grand Large – Hauts-de-France (Dunkerque), courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

L’altérité se figure. Il s’agit d’en faire le portrait. À l’opposé de l’auto-représentation, les autres, forment un pluriel générique. Cette personne commune est forcément qualifiée, ne serait-ce qu’en insistant sur la distance qui la différencie de soi.

Florian Krewer chez Michael Werner à Londres

Adrian Ghenie au Palazzo Cini à Venise

Francis Bacon chez Gagosian Grosvenor Hill à Londres

Rumeurs & Légendes au Musée d’art moderne de la Ville de Paris à Paris

Alex Foxton à la Galerie Derouillon à Paris

dreamtigers à Londres

Sofia Mitsola à Jerwood Space à Londres

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Florian Krewer, everybody rise, 280 x 300 cm, huile sur toile, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Michael Werner (Londres)

Dans sa forme la plus triviale, le phénomène désigne la migration du bétail. Les troupeaux se déplacent ainsi en masse, de façon saisonnière. Un défilé. Le rapport au terrain est déterminant. C’est la recherche cyclique d’une nature autre. Changer d’air.

Ingrid Luche chez Air de Paris à Paris

Henry Darger Summer Camp par Julia Marchand à Extramentale à Arles

Xavier Antin chez Crèvecœur à Paris

take (a)back the economy par Barbara Sirieix au CAC Chanot à Clamart

Éléonore False à la VnH Gallery à Paris

Ed Ruscha chez Gagosian Davies St à Londres

Jacques Migayrou à la Galerie Françoise Besson à Lyon

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Ed Ruscha, Spied Upon Scene, 101.6 x 152.4 cm, acrylique sur papier, 2017 | © Ed Ruscha, courtoisie Gagosian, crédit photographique Jeff McLane et Johanna Fernandes

Laissons-nous porter par la promenade-même. Il s’agit de zoner. Le prétexte de la sortie n’est autre que la déambulation dans le monde. Certaines connotations peuvent faire pencher cette balade vers la recherche d’amusements voire de plaisirs faciles. Jusqu’à faire du substantif un synonyme de femme de mauvaise vie.

Guillaume Pinard à la Galerie Anne Barrault à Paris

Hypnagogia par Victoria Aresheva à la Galerie Charraudeau à Paris

Gabrielle Conilh de Beyssac & Jules Guissart à l’Église écroulée de Félines-sur-Rimandoule

Vaste Horizon chez La marchande des 4 saisons à Arles

Dora Maar au Centre Pompidou à Paris

Neither Nor par Milovan Farronato au Pavillon italien / Arsenale à Venise

Henry Hudson chez Hannah Barry à Londres

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Guillaume Pinard, La berge, 56 x 42 cm, pastel sec sur papier, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Anne Barrault (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

Sortes de poumons de l’extrême, il s’agit d’organes internes ou externes permettant à de nombreuses créatures d’extraire l’oxygène de l’eau, c’est-à-dire de rester vivant dans des conditions inédites. Elles sont techniquement des évaginations tissulaires vascularisées et alternent opercules, filaments et lames. Que l’on soit mollusque ou pas, elles affirment la souplesse et la structure, la rigidité et la volupté. Elles sont une surface d’échange, et piègent en plus de tout, de la nourriture. Respirer à tout prix.

Anu Põder par Barbara Sirieix à La Galerie à Noisy-le-Sec

Dipolar par Sophie Vigourous à la Galerie Jousse à Paris

Arnaud Vasseux au Temple de Saoû

Derek Jarman chez Amanda Wilkinson à Londres

Umbilicus à la Galerie Sultana à Paris

Hans Jean Arp par Catherine Craft à la Peggy Guggenheim Collection à Venise

Shanta Rao à la Galerie Joseph Tang à Paris

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Anu Põder, Lécheur·euse·s, métal, textile, papier d’aluminium, 2007 | Collection particulière, crédit photographique Pierre Antoine

La dénomination désigne un phénomène vénitien caractéristique, pouvant ceci dit être observé ailleurs. Un terme lyrique pour une situation triviale. Ou comment pimper une inondation. Alors l’eau monte. Elle imbibe un contexte déjà humide. Tout se gorge. Tout se mouille. C’est un pic de marée qui provoque la submersion de la lagune. Encore la lune. Les humeurs débordent.

Helen Frankenthaler par John Elderfield au Museo di Palazzo Grimani à Venise

Input / Output: Painting After Technology à la Max Hetzler Gallery à Londres

Laure Prouvost par Martha Kirszenbaum au Pavillon français / Giardini à Venise

How We Live par Vera Mlechevska au Pavillon bulgare / Palazzo Giustinian Lolin à Venise

Joan Jonas par Stefanie Hessler à Ocean Space / Chiesa di San Lorenzo à Venise

Kris Lemsalu au Pavillon estonien / Giudecca à Venise

Behjat Sadr à la Galerie Balice Hertling à Paris

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Laure Prouvost, Deep See Blue Surrounding You / Vois Ce Bleu Profond Te Fondre, 2019 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Nathalie Obadia (Paris, Bruxelles), Lisson (Londres, New York) et Carlier Gebauer (Berlin), crédit photographique Giacomo Cosua

Dans le système de notation musicale, il traduit un silence. Assez court. Il est bon de jouir d’un peu de répit, d’une pause, au sein de notre chahut permanent. Cela permet de reprendre sa respiration, sur la partition comme ailleurs. Une sorte de gémissement, une plainte peut-être, ou bien juste un peu de calme. De l’air, quoiqu’il en soit.

Gyan Panchal au Musée d’art moderne Saint-Étienne Métropole à Saint-Priest-en-Jarez

Luogo e segni par Martin Bethenod & Mouna Mekouar à la Pinault Collection / Punta della Dogana à Venise

R. H. Quaytman au Solomon R. Guggenheim Museum à New York

Vilhelm Hammershøi au Musée Jacquemart-André à Paris

Katinka Bock à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

An Unlikely Friendship à la Alison Jacques Gallery à Londres

Donald Judd par Flavin Judd à la Galerie Thaddeus Ropac à Paris

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R. H. Quaytman, + x, Chapter 34, 82.2 x 82.2 cm, détrempe, encre sérigraphique et acrylique sur bois, 2018 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique David Heald

Il est devenu commun aujourd’hui d’envisager les choses selon l’état liquide. Flux et débit contribuent à l’inondation d’informations qui nous imbibe. La fluidité des genres, des transports, des autorités, semble régner par son horizontalité, plutôt sereine. L’image d’une eau calme, réconforte. Tout au plus, elle coule, dans sa matière lisse et métallique. Portons plutôt notre intérêt sur la partie de ce flot qui mousse, qui s’échappe nécessairement du courant car elle demeure agitée. Une marge continue bien à exister, plus organique que numérique. Par une vapeur, par une sueur, elle enrage discrètement. Sa légèreté est grave.

Jesse Darling par Céline Kopp pour Triangle France à la Friche la Belle de Mai à Marseille

SportCult à team (gallery, inc.) à New York

Aube immédiate, vents tièdes par Victorine Grataloup & Diane Turquety à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Zoe Leonard chez Hauser & Wirth à Londres

Fendre l’air par Stéphane Martin au musée du quai Branly à Paris

Jean Painlevé chez Air de Paris à Paris

Forrest Bess à Stuart Shave / Modern Art à Londres

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Jesse Darling, vue de l’exposition « Crevé », Triangle France, Marseille, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur demande

Elle est une punition pour certains, une récompense pour d’autres. Sa double nature éducative et érotique, en fait un sujet moral sulfureux. L’administration de coups sur le postérieur avec ou sans instruments entraîne une stimulation physique provoquant une diversité trouble de conséquences. La violence, le pouvoir et le plaisir s’imbriquent selon des combinaisons suffisamment mystérieuses pour qu’il venir à en légiférer. Ainsi la châtiment corporel en sphère familiale se voit interdit dans plusieurs sociétés, alors que diverses périodes en célèbrent la pratique thérapeutique, notamment pour dissiper la fièvre ou guérir la torpeur. Une forme de satisfaction existe par ailleurs pour celui qui la donne, ne serait-ce que par l’évidence de son autorité. La correction implique la discipline.

Cady Noland par Susanne Pfeffer au MMK Museum für Moderne Kunst à Francfort

Position latérale de sécurité par Guslagie Malanda & Lucas Morin à Bétonsalon à Paris

Xinyi Cheng par Antenna Space pour Condo London 2019 chez Carlos/Ishikawa à Londres

Swingers par Martha Fleming-Ives & Monika Senz chez Greene Naftali à New York

Stéphane Mandelbaum par Anne Monfort au Centre Pompidou à Paris

Tainted love / Club Edit par Yann Chevallier à la Villa Arson à Nice

Diego Bianchi à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

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Xinyi Cheng, Coiffeur, 60 x 50 cm, huile sur lin, 2017 – Collection Artemis Baltoyanni (Athènes), courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Voilà une machine à produire du plat. Dans un contexte mécanique, elle se compose généralement de deux cylindres contrarotatifs. De la matière y passe afin de réduire plus ou moins son épaisseur. Il s’agit d’un procédé de fabrication par déformation plastique. C’est une installation sidérurgique élémentaire dans le domaine de l’industrie lourde.

Chelsea Cuprit par Queer Thoughts pour Condo London 2019 chez Maureen Paley à Londres

Shapeshifters à The Approach à Londres

Mais pas du tout, c’est platement figuratif ! Toi tu es spirituelle mon amour ! par Anaël Pigeat & Sophie Vigourous à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Jacopo da Pontormo à The Morgan Library & Museum à New York

Cluster à Chamalot-Paris à Paris

A Strange Relative à la Galerie Perrotin à New York

Emily Mae Smith par Eric Troncy au Consortium Museum à Dijon

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Mireille Blanc, Reliefs, 40 x 29 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Sur scène, selon si l’on dirige, si l’on interprète ou si l’on applaudit, la droite peut être la gauche, et inversement. À l’instar des marins, le théâtre a dû trouver son jargon pour s’orienter au mieux. Ce lexique de tradition parisienne, daterait de 1770 alors que La Comédie Française était installée dans le Palais des Tuileries, qui jouxtait d’un côté la cour du Louvre, et de l’autre ses jardins. Avant que cette désignation ne fut popularisée par la Révolution, la cour se nommait « côté de la reine » et le jardin « côté du roi », les loges de chacun se faisant face à gauche et à droite de la scène en regardant la salle depuis celle-ci.

Bernard Piffaretti à la Galería Marta Cervera à Madrid

Antigone à Mécènes du Sud Montpellier – Sète à Montpellier

Baptiste Rabichon à la Galerie Binome à Paris

Charlotte Moth par Caroline Hancock au CA2M à Móstoles

Waterloo chez Pierre Poumet à Londres

Ulla von Brandenburg par Sandra Patron au Mrac à Sérignan

mountaincutters par l’ESBAN à la Chapelle des Jésuites à Nîmes

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Baptiste Rabichon, Chirales (#029), deux fois 118.9 x 84.1 cm, impres­sion jet d’encre pigmen­taire sur papier RC Satiné Lumière Bonjet, contre­col­lage sur Dibond, enca­dre­ment alumi­nium sous verre, 2019 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Binome

L’humain programme. Et les logiciels exécuteraient. Mais il peut y avoir des surprises, et une volupté peut apparaître là où la technologie semblait selon un contraste initial, dénuée d’érotisme. S’il est courant de parler d’intelligence artificielle, il s’agit de considérer ici le potentiel de plaisir associé à la machine. Sans tomber dans le caprice générationnel, il est maintenant entendu d’envisager le numérique sous sa forme liquide. Alors les humeurs inondent.

Adriano Amaral par Galeria Jaqueline Martins pour Condo London 2019 chez Rodeo à Londres

Drowning In a Sea of Data par João Laia à La Casa Encendida à Madrid

Pulpe par Raphaël Brunel à l’ÉMBA Galerie Edouard-Manet à Gennevilliers

Julien Creuzet au Palais de Tokyo à Paris

Tala Madani à Portikus à Frankfurt-am-Main

des attentions par Brice Domingues, Catherine Guiral & Hélène Meisel au Crédac à Ivry-sur-Seine

Daria Martin au Barbican Centre – The Curve à Londres

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Shanta Rao, Sans titre, 140 x 108 cm, peinture polymère et technique mixte sur caoutchouc 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Margot Montigny

Une humeur de désertion plane. Entre deux occupations, tout est abandonné, évident, offert. L’espace se donne dans sa nudité. Les meubles ont été remballés. Les décorations aussi. Reste ce qui ne va nulle part, ce qui devra être jeté, ce qui ne se délogera jamais. Des plans de matières, des pans de couleurs, patientent, animés ponctuellement par d’ultimes effets personnels en partance.

Laura Lamiel par Marie Cozette à CRAC Occitanie à Sète

Edith Dekyndt à la VNH Gallery à Paris

Ian Kiaer chez Alison Jacques Gallery à Londres

Ilse D’Hollander à Victoria Miro Gallery – Mayfair à Londres

Daniel Steegmann Mangrané par Nathalie Ergino à l’IAC à Villeurbanne

Dora Budor par Nicola Lees à 80 Washington Square East à New York

Alessandro Piangiamore à La Halle des Bouchers à Vienne

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Laura Lamiel, Popote, dimensions variables, barres en bois vernis, portes vernies, bois composite, acier, cuivre, laiton, plexiglas, objets divers, 1997-2019 – Production CRAC Occitanie, courtoisie de l’artiste et de la Galerie Marcelle Alix, crédit photographique Marc Domage

Il existe une plastique de la sollicitude. Et le tourment sait particulièrement malaxer nos corps en en triturant la chair. Ce type d’angoisse n’est déclinée qu’au pluriel, tant ses souffrances sont vastes. Et malgré le poids que cette préoccupation fait peser, elle nous plonge dans un état de préférence liquide. Les reliefs y sont relatifs. C’est une immense horizontalité qui écrase et au mieux, éclabousse un peu.

Samuel Hindolo par Chapter NY chez Carlos/Ishikawa à Londres

Poésie prolétaire par François Piron à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Nicole Eisenman à la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden à Baden-Baden

Il n’est pas à la beauté (…) à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Ulay par Birte Kleemann à la Richard Saltoun Gallery à Londres

School of Pain par Michal Novotný à Art in General à New York

Pierre Bonnard à la Tate Modern à Londres

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Carlotta Bailly-Borg, Europe, 70 x 177 cm, acrylique sur verre, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole / Fondation d’entreprise Ricard (Paris)