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Limoges

Les frac ont trente ans. Un effort fédérateur célèbre leur anniversaire par l’invitation systématique de personnalités à s’approprier les collections régionales. Chacune des directions interpréta ce principe afin de proposer une constellation d’expositions, fidèle dans sa répartition sur le territoire, à une mission de diffusion citoyenne. On connait mon engagement pour le rayonnement de ces outils démocratiques. J’ai veillé à parcourir un maximum d’étapes de la cartographie événementielle qu’ils dessinent ensemble. Ma sélection témoigne de l’indéniable richesse de nos réserves, que des explorations subjectives dévoilent au fil de l’année, pour mieux embarquer notre enthousiasme à travers la France entière.

Triangulation par Alejandro Cesarco au Prieuré de la Charité-sur-loire

Transformations par Vincent Lamouroux à l’Hôtel de région à Lyon

La révolte et l’ennui par Marc Bauer au Frac Auvergne à Clermont-Ferrand

Les immémoriales au Frac Lorraine à Metz

Tacet par Francis Baudevin au Musée des beaux-arts à Dole

Le grand tout par Anita Molinero & Paul Bernard  au Frac Limousin à Limoges

En suspension par Marc Camille Chaimowicz au Frac Pays de la loire à Carquefou

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Man Ray, L’œuf et le coquillage, 30×20.1cm, photographie, 1931-78 – Collection Frac Bourgogne

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il y eut ces années-ci dans les motifs récurrents en art contemporain la mode du crâne, puis celle de l’animal, assez furtive et tant mieux. S’installe durablement une passion pour le minéral, à mon plus grand plaisir. Je me délecte alors de l’invasion de cristaux, de surfaces marbrées et autres cailloux encore. Ce numéro insiste dans la directe lignée des deux précédents, sur l’amour du rocailleux, la temporalité non-humaine qui rythme cet état organique et le fantasme que cela représente pour le tweeter pressé. Cette forme d’ensevelissement confirme toujours plus une fuite vers les fantaisies telluriques, loin des bêtises de notre pénible surface, absurde et radioactive. Ou s’enterrer pour mieux que le futur nous découvre.

Alan Fertil & Damien Teixidor au MoinsUn à Paris

Steffen Bunte à la Galerie JeanRochDard à Paris

Les amas d’Hercule par Sandra Patron au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Excavation à l’Espace Lhomond à Paris

Caverne cinéma au Frac Limousin à Limoges

Urs Fischer à l’Ensba – École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

Evariste Richer par Marianne Lanavère au Ciap à Vassivière

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Alan Fertil & Damien Teixidor, Santa Monica Airlines (detail), 123x98x25cm, tissu, béton, 2012

Notre contexte actuel fait se multiplier les expositions prenant pour focale la productivité, l’économie et ses vertiges, les absurdités des marchés, et l’homme au travail plus généralement. Une chronique future fera peut-être le point sur ces évènements, aux fondements bien rodés mais plastiquement assez pauvres, d’habitude. J’ai privilégié cette fois un retour naïf aux origines de l’industrialisation, et surtout à la fascination qu’opère la machine sur l’humain qui l’a conçu.
Car ce sont bien ces inventions techniques puis numériques, et tout l’optimisme et l’expectation que nous projetions dans ce progrès, qui motivèrent la perspective humaniste d’une société dans laquelle les citoyens heureux jouiraient de leur pleine existence tandis que leurs systèmes bien appareillés, bricolages, automates, ordinateurs, s’occuperaient du reste. Nous n’y sommes pas encore tout à fait.

Le monde comme volonté et comme papier peint par Stéphanie Moisdon au Consortium à Dijon

Delphine Reist  à la Galerie Triple V à Paris

Inouïe ! au Frac Limousin – Fonds régional d’art contemporain à Limoges

Turbulences à l’Espace culturel Louis Vuitton à Paris

Roman Signer à la Hab Galerie – Hangar à bananes à Nantes

Random International à la Carpenters Workshop Gallery à Paris

Digital art work au Ceaac – Centre européen d’actions artistiques contemporaines à Strasbourg

Thomas Ruff, Maschine 1073, 2003 – Collection Eric & Suzanne Syz

Notre attention envers l’actualité estivale du pays se poursuit et trouve ici son volet occidental. Un survol de la face Atlantique au sens large permet une nouvelle sinuosité, de la Bretagne à l’Aquitaine.

Big Brother par Ashok Adicéam au Palais des Arts et du Festival à Dinard

Jan Kopp à l’Abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l’Aumône

L’art dans les chapelles autour de Pontivy

Pierre Ardouvin au Ccc – Centre de création contemporaine à Tours

Orlan à la Chapelle de l’Oratoire au Musée des Beaux-Arts à Nantes

Bethan Huws au Frac Limousin à Limoges

Le Château au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

Une association œuvre à faire rayonner l’actualité artistique du cœur de notre pays. Basée à Clermont-Ferrand, son domaine d’action s’étend à deux cents kilomètres à la ronde autour de cette ville. La Belle Revue centralise sur un site internet les informations liées aux lieux qu’elle fédère, des focus sur des artistes travaillant en ces terres ainsi que des chroniques mensuelles. Le tout est récapitulé une fois par an via un ouvrage imprimé : la sortie du numéro 2010 se déroulait la semaine passée et motiva un séjour dense et heureux, par là. Deux jours merveilleux en résultèrent, d’un FRAC à l’autre, depuis la bruine matinale du premier jour des soldes en Limousin jusqu’à un spectaculaire coucher de soleil sur les volcans d’Auvergne.

Electro Géo au Frac Limousin à Limoges

Etienne Chambaud au Ciap à Vassivière

Première 16 au Cac Abbaye Saint André à Meymac

Derrière les panneaux, il y a des hommes #1 par Solenn Morel à La Tôlerie à Clermont-Ferrand

Le bénéfice du doute à l’Hôtel de Fontfreyde à Clermont-Ferrand

Eric Emery à la Galerie In Extenso à Clermont-Ferrand

Darren Almond au Frac Auvergne à Clermont-Ferrand

C’est l’actualité de la région Limousin qui m’a donné envie d’orienter une lecture de la scène parisienne selon le prisme d’un seul et unique médium. La Peinture sera donc la focale de ce numéro. Figuration ou non, on s’en fichera finalement. Au-delà de considérations historique, je n’ai jamais vraiment cru en cette dichotomie qui réussirait aujourd’hui à séparer ce qui est abstrait de ce qui ne l’est pas. L’essentiel sera d’apprécier les qualités d’une surface sur un support, puis d’envisager tout ce qui dépasse cette stricte définition.

Néo Géo & Cie au Frac Limousin à Limoges

Marisa Merz au Ciap à Vassivière

Louis Cane au Cac Abbaye Saint André à Meymac

Martin Barré à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Adam Adach à la Galerie Jean Brolly à Paris

Bruno Perramant à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

Gideon Rubin  à la Galerie Karsten Grève à Paris

Tout récemment, un merveilleux circuit a pu se réaliser pour relier une dizaine d’expositions situées dans quatre régions du cœur de la France. La ponctualité de la SNCF ainsi que la complicité des différents hôtes m’ont ainsi permis de parcourir en deux jours des parcelles de Bourgogne, d’Auvergne, de Limousin et de Centre afin d’approcher l’actualité artistique que ces contrées proposaient. Et comme une exposition ne s’arrête jamais aux portes de son espace, il faudra lire cette chronique conditionné par les plaisirs qui ponctuèrent le voyage, outre la qualité des programmations : boire un café au pied d’une cathédrale, comparer des porcelaines, dîner au bord d’un lac, se réveiller dans la brume, longer des volcans et applaudir un marathon.

Aï Kitahara au Frac Centre à Orléans

Espace public – Regard de biais à la Galerie de l’Iav – Esad à Orléans

Richard Fauguet au Frac Limousin à Limoges

Rosa Barba au Ciap à Vassivière

Babel au Frac Auvergne  à Clermont-Ferrand

Bert Duponstoq à la Galerie Arko à Nevers

Eric Madeleine à la Chapelle Sainte Marie à Nevers