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Karlsruhe

Longer le Rhin romantique dans la flamboyance de l’automne est une inoubliable expérience. Hantée par de nombreuses légendes qui enchantaient les marins d’eau douce, cette contrée minérale et humide se concentre sur un tronçon précis ayant les villes de Wiesbaden en amont, et Koblenz et Köln en aval. La destination, étrangement catholique, respecte le congé de la Toussaint. Cette circonstance m’empêcha d’approcher la vivacité de la scène contemporaine représentée par les galeries, me reportant alors sur le patrimoine architectural et les impressionnantes collections de musées. Notre numéro témoignera donc plutôt de l’antichambre de cette aventure, à savoir l’actualité artistique à Karlsruhe et Frankfurt. Mystères et rocailles étiolaient les expositions, là aussi.

Katinka Bock à la Galerie Meyer Riegger à Karlsruhe

Matthias Bitzer à la Galerie Kadel-Willborn à Karlsruhe

Helen Feifel à la Galerie Kadel-Willborn / Upstairs à Karlsruhe

Try to describe the colour of pure (still) water, my dear à la Badischer Kunstverein à Karlsruhe

Hamlet Hovsepian à la Badischer Kunstverein à Karlsruhe

Otto D. Handschuh à la galerie Weingrüll à Karlsruhe

20 Jahre Gegenwart au MMK, au MMK Zollmt et au MainTor-Areal à Frankfut am Main

Le comte Charles-Guillaume de Bade-Durlach se fit construire ici un lieu de villégiature en 1715. Les germanistes identifieront donc aisément l’étymologie de la ville de Karlsruhe. Située à trois heures de TGV de Paris, cette cité reconstruite sans charme absolu, propose aujourd’hui une actualité artistique remarquable, alimentées par quelques espaces alternatifs, des galeries commerciales de qualité participant aux grandes foires européennes, une Kunstverein et plusieurs musées hébergés dans une ancienne usine d’armement. L’urbanisme historique rayonnait à partir du Château érigé selon le goût français qui régnait alors. Une très belle collection fut constituée par le souverain, rassemblant des œuvres fascinantes de maîtres allemands, avec également un pièce d’Albrecht Dürer dont je ne me remets toujours pas : un petit panneau de bois peint recto-verso dont la face présente un Christ mélancolique aux yeux cernés creusant un corps totalement abattu, alors que l’arrière affiche une représentation nébuleuse abstraite, au traitement inenvisageable pour cette fin de XVe siècle. Et dans son voisinage stagnent quelques merveilles de peintres tricolores tels que Chardin, Boucher et de Champaigne.

Lumière Noire – Neue Kunst aus Frankreich à la Staadtliche Kunsthalle à Karlsruhe

Janice Kerbel au Badischer Kunstverein à Karlsruhe

Ana Roldan au Badischer Kunstverein à Karlsruhe

Myriam Holme à la Galerie Kadel-Willborn à Karlsruhe

Jan Paul Evers à la Galerie Kadel-Willborn à Karlsruhe

Jamie Isenstein à la Galerie Meyer Riegger à Karlsruhe

Atlas – How to Carry the World on One’s Back ? au Zkm à Karlsruhe

Voilà bientôt un an que l’aventure a commencé. L’entente germano-française jouit d’une nouvelle formule pour célébrer l’actualité artistique, fédérant centres d’art et Kunstvereine de part et d’autre du Rhin. Le principe est simple et il poursuit d’autres initiatives, semblables, basées sur la production de projets communs. Vingt-quatre structures participent à ce joli calendrier. On compare aujourd’hui les institutions, mais elles ne partagent ni l’histoire, ni le schéma économique, ni les enjeux. Et si l’organisation de cet échange n’a pas toujours été de qualité et d’ambition égales selon les partenaires concernés, on ne peut que saluer, cet effort à visée européenne.

Mind the gap au Crac Alsace à Altkirch

Kerstin Brätsch au Parc Saint Léger à Pougues-les-Eaux

Channel TV au Cneai à Chatou

Mental Archaeology au Crédac à Ivry-sur-Seine

Matti Braun à La Galerie à Noisy-le-Sec

Stephen Willats au Badischer Kunstverein à Karlsruhe et au Centre d’art Passerelle à Brest

From A to B, from B to P au Confort Moderne à Poitiers