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Archives Mensuelles: avril 2012

Ce terme anglais provient du lexique œnologique et équivaut en français au mot « millésime ». Il s’agit d’une année qui marque particulièrement un produit. Qualificatif dont l’usage est abusif dans les domaines de la mode et la décoration, il exclut d’office la prospection contemporaine pour se réfugier dans les jupons de la nostalgie. Le propre de l’objet dit vintage, est de ne survivre au passage du temps que par sa caricaturale image. Il représente une période précise, durant laquelle il a été produit et consommé en masse, et ne doit en aucun cas s’en échapper. Il est un marqueur soumis et concerne des décennies finalement proches, associées à des générations familières. Ce numéro compilera réinterprétations actuelles et clichés originels. S’opère une séduction trouble, celle des charmes d’antan.

Das Plateau au Théâtre de Gennevilliers

Vidéo Vintage au Centre Pompidou à Paris

Kirsten Everberg à la Galerie Hussenot à Paris

Roe Ethridge à la Charles Riva Collection à Bruxelles

Julien Carreyn à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Richard Kern à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Karlheinz Weinberger au Museum für Gegenwartskunst à Basel à la Galerie Woerdehoff à Paris

> Eyriey Denys & Maëlys Ricordeau dans Notre Printemps par Das Plateau

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Ils sont trentenaires et français, et forment une génération soudée par l’estime de leurs pratiques respectives et par des réflexions communes sur le cœur de l’art autant que son emballage. Diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris où ils se sont rencontrés à différents niveaux même si certains liens se sont renforcés par la suite, ils trouvent au sortir de leur cursus un contexte de crise qui les forcera à trouver des alternatives pour survivre, dans tous les sens du terme. Chacun modèle progressivement un équilibre économique pour poursuivre son travail artistique, luttant à tout prix pour continuer. Toujours, il s’agit de faire. Nourris par de systématiques séjours à l’étranger qui confortent ou secouent leur formation parisienne, ils bénéficient en ce printemps d’une actualité méritante. Il faut saluer ici l’élan qui les fait exister, ensemble.

Mireille Blanc à la Galerie Eric Mircher à Paris

Man-Made à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Le songe, la raison et les monstres à la Galerie Paul Frèches à Paris

Raphaël Barontini par Mathieu Buard au 6b à Saint-Denis

Ravine par Guillaume Constantin aux Instants Chavirés à Montreuil

Ubiquité[s] à Sciences Po à Paris

Marion Verboom par Eric Verhagen chez Primo Piano à Paris

> Constance Nouvel, Césures, 64x42cm, tirage argentique, 2012

Chacun se plonge dans les lettres avec sa propre intensité, bien que toute œuvre d’arts plastiques semble toujours pétrie d’une base de références lues. C’est le cas dans l’Histoire tout comme dans l’actualité. Ce numéro réunit des expositions principalement collectives, dont l’initiative fut orientée par des allusions littérales à Jorge Luis Borges, Charles Baudelaire, René Daumal et Arthur Rimbaud. Certaines s’éloignent d’une citation immédiate pour célébrer plus généralement les mots imprimés et leur contenance.

Le miroir et l’encyclopédie à la Galerie Michel Journiac à Paris

Les paradis artificiels 1860 chez Artisan Social Designer à Paris

La bibliothèque comme mémoire à la Galerie Gabrielle Maubrie Paris

Andrea Branzi à la Carpenters Workshop Gallery à Paris

Unwritten (sculptures) à la Galerie Sultana à Paris

Le mont analogue à la Galerie Florence Leoni à Paris

Arthur Rainbow à la Galerie Air de Paris à Paris

> Julien Tiberi, Chère I, 2011 – Courtoisie Semiose galerie Paris

Il y a un siècle en 1912, un physicien français eut l’idée de contenir sous tension un gaz rare dans un tube de verre. Il applique cette invention quelques années plus tard en réalisant les premières enseignes lumineuses telles qu’on les connait, éclairant la nuit citadine de messages promotionnels. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur l’usage grandissant de ce matériau au cours de la seconde moitié du XXe siècle jusqu’à devenir aujourd’hui encore, un exercice de style pour tout sculpteur émergeant. Systématique ou anecdotique, sa présence a progressivement colonisé c’est vrai, les expositions d’art contemporain. Sa plastique séduisante happe facilement les attentions volatiles, mais sa redondance semble aussi agacer certaines sensibilités comme le feraient des publicités intempestives.

Néon, who’s afraid of red, yellow and blue ? par David Rosenberg à La Maison Rouge à Paris

Lux perpetua à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Dan Flavin à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Børre Sæthre par Clément Minighetti au Mudam à Luxembourg

Thomas Lélu à la Galerie Vincenz Sala à Paris

Vittorio Santoro par Daniel Kurjakovic à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Medium Kelly à la Galerie Torri à Paris

> Simon Nicaise, Et un néon de plus, néon, 2011

Viendra pourtant le jour où l’on évoquera les origines de Saint-Denis comme on le fait aujourd’hui de Montmartre, village jadis indépendant et progressivement happé par la masse croissante de la capitale. Et on racontera que les Portes d’Orléans, de Bagnolet et de Clichy figuraient les seuils d’une frontière que les parisiens d’antan peinaient à franchir. Malgré des courants évidents et un Grand Paris qui motive beaucoup de langues mais encore trop peu d’usages, un mépris persiste. De l’hostilité de climats architecturaux à la clémence préservée de pavillons de banlieue, notre sélection témoignera des réalités de l’expansion urbaine, et des fantasmes que sa gestion alimente.

Derelict par Lionel Balouin à l’Emba / Galerie Manet à Gennevilliers

Yves Bélorgey par Hélène Audiffren au Mrac – Musée régional d’art contemporain à Sérignan

Peter Downsbrough à la Galerie Martine Aboucaya à Paris

Abscisses par Lucie le Bouder à la Galerie Nicolas Silin à Paris

Mathieu Cherkit par Emmanuelle le Bail au Musée des Avelines à Saint-Cloud

Yan Tomaszewski par Hanna Alkema chez Primo Piano à Paris

Marcel Storr par Laurent Danchin au Pavillon Carré de Baudouin à Paris