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Tours

A l’opposé du numéro précédent qui se focalisait sur la consécration individuelle, il s’agira de se pencher ici sur le format de la présentation collective. Celle-ci demande généralement une argumentation plus importante puisque sa nature n’est plus d’affirmer l’évidence d’une seule production mais bien la résonance de plusieurs, précisément mises en regard. C’est souvent sur ce terrain que rayonne le commissaire d’exposition, endossant entre autres cette responsabilité. Différents motifs peuvent amener un auteur à composer un accrochage de groupe, à orchestrer une cohabitation en un même espace. Le degré de subtilité des associations est variable, et j’ai pris plaisir à réunir ici sept exercices, fédérés chacun par un critère catégorique : une école, un prix, une année, un médium, une collection, un signe du zodiaque et un voisinage. Et voilà la chronique la plus hétérogène qui soit.

Les enfants du sabbat #13 au Creux de l’enfer à Thiers

1917 par Claire Garnier & Laurent Le Bon au Centre Pompidou-Metz à Metz

Out of focus – Photography à la Saatchi Gallery à Londres

Anima, Informazione, Malinconia, Linguaggio à la Gam à Turin

Le Prix Marcel Duchamp 2012 par l’Adiaf au Château de Tours à Tours

  à la Galerie du multiples à Paris

Une chaînette (…) par Jean-Luc Blanc & Michel Blazy à Mains-d’œuvres à Saint-Ouen

Bertrand Lamarche, Réplique (Baphomètre), 2008 – Courtoisie Galerie Jérôme Poggi Paris

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Cet été, la première édition d’une initiative transfrontalière fédérait vingt monographies permettant d’embrasser la cohérence du travail d’autant d’artistes. L’eurorégion formée par la Lorraine, la Sarre et le Grand-Duché devenait dans le cadre de MONO2012 le carrefour privilégié pour se plonger dans des présentations individuelles ambitieuses. L’exposition personnelle est un format stratégique, pour l’artiste comme le spectateur. Alors que l’expérience ne se porte que sur un seul et même sujet, il s’agit pour le premier d’offrir une organisation édifiante de sa démarche et pour le second d’approfondir son intérêt en direction de l’auteur en question. Je ne reviendrai ici que sur trois étapes de cet itinéraire, pour mieux y adjoindre d’autres focus estivaux disponibles en plusieurs points de notre territoire français.

John Giorno dans le cadre de MONO2012 à Faux Mouvement à Metz

Sol LeWitt par Béatrice Gross dans le cadre de MONO2012 au Centre Pompidou-Metz à Metz

Doug Wheeler dans le cadre de MONO2012 au Frac Lorraine à Metz

Claude Lévêque au Ccc à Tours, à l’Abbaye de Fontevraud et à Saint-Eutrope-de-Born

Michel Majerus au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

Jessica Stockholder au Musée d’art moderne de Saint-priest-en-jarez et à l’Ens d’architecture à Nantes

Isabelle Cornaro au Magasin à Grenoble

John Giorno, 2012 – Courtoisie de la Galerie Almine Rech

J’aime la pluralité de ces transitions vers l’obscurité. « Zone d’ombre partielle résultant de l’interception partielle, temporaire ou définitive, des rayons d’une source lumineuse par un corps opaque. » C’est ainsi que le Cnrtl – Centre national de recherches textuelles et lexicales – définit ce contexte de visibilité bousculée, dans lequel moins voir permet de voir autre.

Gregory Derenne à la Galerie Bertrand Grimont à Paris

Les arcs-en-ciel du noir par Annie Le Brun à la Maison de Victor Hugo à Paris

Viriya Chotpanyavisut à la Galerie de Multiples à Paris

Tout s’éteindra par Gwilherm Perthuis à la Galerie Françoise Besson à Lyon

Laurent Grasso au Jeu de Paume à Paris

Anri Sala au Centre Pompidou à Paris

Bertrand Lamarche au CCC – Centre de création contemporain à Tours

> Grégory Derenne, Sans titre, 60x60cm, huile, toile noire, sans date – Courtoisie Bertrand Grimont

Notre attention envers l’actualité estivale du pays se poursuit et trouve ici son volet occidental. Un survol de la face Atlantique au sens large permet une nouvelle sinuosité, de la Bretagne à l’Aquitaine.

Big Brother par Ashok Adicéam au Palais des Arts et du Festival à Dinard

Jan Kopp à l’Abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l’Aumône

L’art dans les chapelles autour de Pontivy

Pierre Ardouvin au Ccc – Centre de création contemporaine à Tours

Orlan à la Chapelle de l’Oratoire au Musée des Beaux-Arts à Nantes

Bethan Huws au Frac Limousin à Limoges

Le Château au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

Restons dans nos frontières pour dessiner un nouvel heptagone qui réunit sept expositions animant la France estivale. Petite digression géométrique : l’heptagone régulier, dont les angles et les côtés sont tous égaux, est le plus petit polygone non constructible à la règle et au compas. On retrouve par ailleurs cette figure complexe sur chaque pièce de vingt centimes d’euros.

Shilpa Gupta au Château de Blandy-les-Tours

Piero Gilardi au Ccc à Tours

Les Chemins du Dessin au Centre d’Art de l’Yonne à Tanlay

Robert Doisneau au Musée Nicéphore Niepce à Châlon-sur-Saône

Aude du Pasquier Grall à la Galerie Chantiers – Boîte Noire à Montpellier

Hope! au Palais des Arts et du Festival à Dinard

Stéphane Calais à La Chapelle Jeanne d’Arc à Thouars

« Procédé qui consiste à appliquer des couleurs variées sur un monument, un meuble, une sculpture, ou à utiliser des matériaux diversement colorés pour son exécution ». (Lexilogos.com) On connaît la réticence personnelle que j’emploie contre toute poussée chromatique, me repaissant allègrement du noir, du blanc, voire de grisailles comme grande extravagance. Cela n’empêche pas de jouir ponctuellement en couleurs et c’est à l’éclat de la palette qu’est consacré ce numéro. Et pour compliquer encore notre présente sélection, nous resterons dans le champ de la peinture, qui n’est pas dans l’absolu mon médium de prédilection. Peu importe. Il s’agit de regard. Attention aux yeux : flamboyance.

Olivier Debré à l’Espace Fernet Branca à Saint Louis

Rafael Grassi-Hidalgo à la Galerie Eric Mircher à Paris

Nous Deux à la Galerie Marion Meyer à Paris

Alberto Reguera à la Galerie Claude Samuel à Paris

Herman Bas à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Claude Rutault au Centre de Création Contemporaine à Tours

Alain Séchas à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Profitant de l’estivale vacance culturelle parisienne afin de poursuivre toujours plus minutieusement la découverte active de notre territoire français et son honorable actualité, j’oriente ici deux numéros consécutifs vers un tronçon de la Loire qui irrigua jadis le cœur de l’Histoire de France hébergée par une myriade de résidences prestigieuses que la Renaissance façonna selon le goût royal. Rythmé par une initiative locale consistant à disperser en divers musées de la région Centre des extraits d’une collection publique sous l’énigmatique intitulé « Tilt », notre parcours sillonnera pour ce premier opus la Touraine et son époustouflant héritage architectural qui sert une fois encore d’écrin à la monstration de l’art d’aujourd’hui, exercice légitime de confrontation temporelle propice à d’heureuses perspectives.

Yan Pei-Ming au Château Royal de Blois

A House is not a Home à La Calmeleterie à Nazelles-Négron

Ar(t)bres : La nature malmenée dans le parc du Château de la Bourdaisière à Montlouis-sur-Loire

Kader Attia au Ccc à Tours

Philippe Chiambaretta avec le Ccc à Tours

Expérience n°3 : Sur le fil au Musée des Beaux-Arts à Tours

Xavier Veilhan sur la Place du Grand Marché à Tours