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Archives de Tag: Frieze masters

Retenir son souffle. Une des stratégies de la narration consiste à plonger son public dans une appréhension, nécessaire à la fois à la dynamique du récit et au plaisir de sa réception. L’intensité se contracte. L’haleine se tient. Un chatouilleux sentiment d’attente s’installe. La tension monte. Tout s’arrête. Nous lévitons.

Julia Cottin par Isabelle Bernini au Château de Saint-Marcel-de-Félines

Tomás Saraceno par Rebecca Lamarche-Vadel au Palais de Tokyo à Paris

Suspension par Matthieu Poirier au Palais d’Iena à Paris et chez Olivier Malingue à Londres

Man Ray par Gagosian à Frieze Masters 2018 à Londres

Charlie Boisson par Mickaël Roy à la Galerie Tator et chez Bikini à Lyon

Chris Burden chez Gagosian Britannia Street à Londres

Forme manquée à la B+ Galerie à Lyon

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Cerith Wyn Evans par Matthieu Poirier, Suspension, Palais d’Iena, Paris – Crédit photographique Benoît Fougeirol

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Au sens propre comme au figuré, il s’agit de vénération. L’hommage s’incarne dans la matière, qui trouve ses contours dans l’effigie en question. L’immuable se dresse. L’immobile s’affiche. Le silence s’impose. C’est la gorgone Méduse qui opère, et pétrifie l’objet de son regard. Ainsi, l’on statue de manière définitive.

Maude Maris à Pi Artworks à Londres

Barbara Hepworth par Dickinson à Frieze Masters à Londres

Paloma Bosquê chez Mendes Wood DM à Bruxelles

Katinka Bock à l’IAC Institut d’art contemporain à Villeurbanne

Wiggle à la Galerie Greta Meert à Bruxelles

Alabaster chez Ordovas à Londres

Hervé Guibert aux Douches La Galerie à Paris

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Katinka Bock, vue de l’exposition « Radio / Tomorrow’s sculpture » à IAC à Villeurbanne, 2018 – Courtoisie de l’artiste et des galeries Jocelyn Wolff (Paris), Meyer Riegger (Berlin/Karlsruhe) et Greta Meert (Brussels), crédit photographique Blaise Adilon

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C’est ce qui reste lorsqu’il n’y a plus rien d’autres. Le manteau terrestre en est principalement composé. Il est à la fois l’élément chimique constituant toute roche et la matériau incontournable des objets informatiques. Son étymologie le rapproche du silex originel, l’outil ultime. Ainsi son irréductibilité, tectonique autant que technologique, en fait un curseur dans l’Histoire de l’humanité. Sur sa frise après la pierre, le bronze, le fer, il semble s’imposer comme un âge, voire une ère.

Eugène Leroy au Studiolo de la Galerie de France à Paris

George E Ohr par The Gallery of Everything sur Frieze Masters 2017 à Londres

Several years now par Jean-David Cahn & Jocelyn Wolff à L’atelier Grésillon à Paris

Adrián Villar Rojas à la Marian Goodman Gallery à Londres

David Douard à Rodeo à Londres

Time is out of joint par Cristiana Collu à la Galleria Nazionale à Rome

Maude Maris à la Galerie Isabelle Gounod à Paris

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Guillaume Leblon, Everything became nothing again, aluminium, verre soufflé, coquille d’huître, peau de mouton, hélice, ampoule, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Jocelyn Wolff, Paris

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Franchise. Évidence. Alors que la facture ne semble par rentrer dans le détail, ces brutalités relèvent d’une réelle sophistication. Pas vraiment approximative et apparemment sans fignolage, la forme se donne, rustre, rude, fruste, enfin à travers tous ces adjectifs dont la prononciation éveille le doute d’une lettre qui manquerait, tant la diction sort grossièrement de notre bouche.

Bram Bogart à la Vigo Gallery à Londres

Lynda Benglis à Frieze Masters à Londres

Michael Dean à Herald St à Londres

William Turnbull à S|2 Sotheby’s à Londres

Bronze age c. 3500 BC – AD 2017 par Hauser & Wirth à Frieze London à Londres

Vincent Barré à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Evgeny Antufiev par Emalin à Frieze London à Londres

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Michael Dean, FUCKSAKE (WORKING TITLE), 200 x 71 x 58 cm, béton renforcé, canettes, papier, cadenas, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de Herald St, crédit photographique Andy Keate

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La donnée est heureuse. Voilà de quoi définir le besoin de contrer l’isolement. À une ère où le nombre de likes est devenu un critère social, il est essentiel de se recentrer sur l’essence de ce qui connecte. Réunir plutôt que séparer. Le terme partage bien-sûr son énergie avec l’étymologie de la religion. Et le sacré permet justement une inscription de l’humain dans un système. Revenons à la dimension irréductible de tout cela en visant, dans l’archaïsme autant que le maniérisme, cette dépendance confiante d’une unité à un tout.

Mike Kelley chez Hauser & Wirth à Londres

Robilant + Voena à Frieze masters 2016 à Londres

Angelic spaces and infinite geometries par Daniela Ferrari chez Mazzoleni à Londres

Barbara Mathes Gallery à Frieze masters 2016 à Londres

Josep Grau-Garriga à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Raphaël Barontini & Laurent-Marie Joubert au Cyclop à Milly-la-forêt

Amandine Arcelli à La serre à Saint-Etienne

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Amandine Arcelli, Pixo, 260x660cm, tissu, sable, terre, béton, 2015

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Il est malheureux aujourd’hui encore de lire que la pratique textile serait gouvernée par les dames. Et cela bien-sûr grâce à leur prétendue disposition pour les ouvrages de ce type. Insupportable, pour le genre, pour le tissu, pour tout le monde. Tâchons d’aérer un peu davantage cela, en signalant une actualité qui contredit un tel présupposé. Prenons  du recul sur les caricatures et envisageons plutôt ici comment faire un usage cru de la toile, étirer le flexible, figurer la souplesse.

Alexander Calder à la Omer Tiroche contemporary art gallery à Londres

Losing the compass par Scott Cameron Weaver & Mathieu Paris à la White cube gallery à Londres

Sterling Ruby à la Galerie Gagosian à Paris

Mark Flood à la Modern art – Stuart Shave Gallery à Londres

Jess Fuller à la Herald st Gallery à Londres

Jonathan Binet à la Carl Kostyál Gallery à Londres

Sam Gilliam par la David Kordansky Gallery sur Frieze masters 2015 à Londres

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Sam Gilliam, Rondo, 261x365x198cm, acrylique, toile, bois, 1971 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Mark Blower

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Il est avant tout un lieu de plaisir. Le chaos qui y règne résulte d’une libido débordante. Son synonyme bordel affirme un esprit similaire de débauche. Le jeu y est une règle, l’apparat une habitude, le décorum une routine. Qu’il soit suspendu ou performé, le cours des choses y trouve un cadre à combler. Il offre un spectacle permanent. Interlope si possible. Le risque en célébrant ainsi l’impulsion dionysiaque jusqu’au trop, est de noyer l’objet, s’il pouvait y en avoir d’autre que ce désordre à contempler.

Emmanuelle Lainé chez c-o-m-p-o-s-i-t-e à Bruxelles

Ed Fornieles à la Chisenhale gallery à Londres

The collector par Helly Nahmad Gallery sur Frieze masters 2014 à Londres

Kai Althoff à la Galerie Michael Werner à Londres

Athena Papadopoulos par Emalin à The Landmark Hotel à Londres

Marvin Gaye Chetwynd au Studio Voltaire à Londres

James Cabaniuk & Callum Worsnop dans un appartement sur Great portland street à Londres

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James Cabaniuk & Callum Worsnop, Cheeky tiki, 2014 – Courtoisie des artistes

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