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Archives de Tag: La Monnaie de Paris

Nègre, salope, pédé. Une minorité se distingue par les insultes qu’elle génère. La différence est toujours le prétexte de l’oppression. Il s’agit ici de revendiquer sans trop geindre, une singularité. Nécessairement militante, la représentation de ses semblables offre une image, donc aujourd’hui une réalité pour pointer la soumission sociale à différentes échelles. Stigmate ou émancipation, la désignation est une arme, pour ou contre le pouvoir. Fascination. Persécution. Ce numéro assez citadin concerne des tensions moins frontales que celles que les religions et les frontières continuent de motiver. La psychologie courante ordonne d’être soi. Demeurer quelqu’un.

Lynette Yiadom-Boakye à la Serpentine gallery à Londres

Sophie von Hellermann à la Vilma Gold gallery à Londres

Assymetric grief  par Binghao Wong chez Arcadia missa à Londres

Chercher le garçon par Frank Lamy au Mac/Val à Vitry-sur-seine

Marcel Broodthaers à La monnaie de Paris à Paris

Formes biographiques  par Jean-François Chevrier au Carré d’art à Nîmes

Reflection on the self chez Christie’s mayfair à Londres

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Valie export, 3 Figurationszeichen / 3 Konfigurationszeichen, 1976 – Courtoisie de l’artiste et de la Charim Galerie, crédit photographique Joseph Tandl

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

La marque est déposée. Un peu comme toute signature sauf que la chaîne de production est ici apparente. Usines offertes, ces dispositifs entretiennent un exhibitionnisme certain, faisant poser les secrets de fabrication. Il s’agit de chérir l’esprit industriel en en pointant différentes caractéristique, la standardisation du geste en tête. L’échelle reste humaine et l’aliénation relative, avec la manufacture pour modèle. La mécanique du faire devient le sujet d’une attention pointant une métaphore plutôt cruelle de l’atelier.

Michael Beutler à La loge à Bruxelles

Willem Boel par Johan Fleury de Witte à L’île à Paris

Paul McCarthy à La monnaie de Paris à Paris

Agence par Guillaume Désanges à La verrière Hermès à Bruxelles

Tunga à la Pilar Corrias Gallery à Londres

Katinka Bock à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Neïl Beloufa à l’Ica – Institute of contemporary arts à Londres

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Agence, Assemblée (Des gestes de la pensée), 2014 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Fabien de Cugnac

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Cette sélection s’assurera simplement que l’art peut interroger le contexte citadin sans systématiquement en couvrir les murs de couleurs vaporisées. Je ne formule pas seulement ici l’agacement généré par l’instrumentalisation du Street Art par le marché, la reconnaissance puante dont croient bénéficier ses auteurs humiliés sur les cimaises ou la médiocrité d’évènements institutionnels sur le sujet, qui vendent trop souvent au sage consommateur l’impression de s’encanailler. Sans aller jusqu’à parler de l’insertion d’œuvres dans l’espace public-même, parfois très réussie, nous serons emportés bien ailleurs, là où la ville peut être un sujet, voire plus.

Philippe Durand à la Galerie Laurent Godin à Paris

Peurs sur la ville à La Monnaie de Paris

James Casebere à la Galerie Daniel Templon à Paris

Alex MacLean à la Galerie Gabrielle Maubrie à Paris

Nicolas Le Moigne à la Galerie NextLevel à Paris

Anna Malagrida à la Galerie RX à Paris

modell/stadt/muster/stadt au Cac Passerelle à Brest

La tête d’affiche du Centre Pompidou nous invite à effectuer une petite halte en pleine peinture orthogonale. Il est excitant de noter combien quelques outils plastiques manifestes ont bouleversé l’ensemble de la création du siècle passé et jouissent aujourd’hui encore d’une influence intarissable, dans le cadre sévère de l’abstraction géométrique, mais bien au-delà aussi.

Emmanuel van der Meulen à la Galerie Jean Fournier à Paris

Sarah Rapson à la Galerie Zürcher à Paris

Mondrian / De Stijl au Centre Pompidou à Paris

Tino Sehgal à l’Aubette 1928 à Strasbourg

Claude Rutault à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Daniel Buren à La Monnaie de Paris à Paris

Pedro Cabrita Reis au Carré d’Art à Nîmes

Nous prendrons ici le temps de revenir sur la deuxième édition de cette biennale de l’image de monde qui s’attache à rendre visible les pratiques photographiques liées aux zones géographiques non-occidentales de notre planète. Conception polémique d’une vision binaire de l’humanité, la manifestation affirme une position tenue par le Musée du Quai Branly dont elle est le fruit, qui consiste à séparer d’une manière assez imperméable, nous d’un côté, les autres de l’autre. Une fois cette incontournable précaution critique formulée, restent l’évidente séduction de l’altérité ciblée.

Unmasking au Centre Culturel Canadien à Paris

Michael Kenna à la Bibliothèque nationale de France – Site Richelieu à Paris

Apitchapong Weerasethakul au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Shadi Ghadirian à la Galerie Baudoin Lebon à Paris

Portraits Croisés au Pavillon des Sessions au Musée du Louvre à Paris

165 ans de photographie iranienne au Musée du Quai Branly et à la Monnaie de Paris à Paris

Tenth Show à la Galerie Bendana-Pinel à Paris

C’est aujourd’hui que la municipale manifestation estivale sera inaugurée, offrant aux citadins, démunis ou pas, un ersatz littoral. Une grande partie des quais parisiens de la Seine et du Canal de l’Ourcq seront ainsi travestis en station balnéaire, durant un mois de mi-juillet à mi-août, comme cela se fait depuis 2002. Cette huitième édition semble perpétuer l’iconographie artificielle plaquée depuis les débuts de cette initiative annuelle, en affirmant son sable, ses palmiers et ses cabanons rayés comme un carnavalesque déguisement dont se parerait la ville, synthétiques attributs ressortis d’une année sur l’autre, qui paraissent cependant ravir les vacanciers heureux qui arrivent à se satisfaire de ce substitut. Il est temps de se demander à quoi peuvent ressembler des vacances pour enrichir le vocabulaire esthétique de cette période dite de disponibilité, entre quête d’exotisme et désir d’oisiveté.

Martin Parr à la Galerie Kamel Mennour à Paris

C’est l’été à la Galerie Camera Obscura à Paris

Daniel Buren dans la cour de l’Hôtel de la Monnaie à Paris

Les Grandes Vacances  par Françoise Petrovitch à la Maba à Nogent-sur-Marne

agnès b.  à l’Hôtel Meurice à Paris

Swiss Art ! par Martin Blanchard  à la Galerie 51 à Paris

Mi-Hyun Kim à la Galerie Philippe Chaume à Paris

Entre surface et profondeur, l’eau fascine et propose un motif, un contexte à exploiter plastiquement pour ses caractéristiques formelles et ses diverses connotations. Miroir ou milieu, écran ou environnement, l’élément acquiert une dimension supplémentaire selon notre point de vue, survolant le plan ou plongeant dans le volume. Sont regroupées cette semaine des manifestations nous immergeant dans le liquide, plutôt froid et anxiogène en cette saison, privilégiant une approche inquiète perturbée davantage par les propriétés sinistres de l’H2O que par sa donnée vital. Laissons-nous dériver sur ces étranges flux irriguant les marécages de la mémoire et débouchant visiblement ici sur le mythologique Styx.

Hou Yong à la Galerie Paul Frèches à Paris

Claude Lévêque à l’intersection du Boulevard Jourdan et de l’avenue Weill à Paris

? sur les ponts tournants de la Rue Dieu et de la Rue Grange-aux-Belles à Paris

Jesper Just dans le cadre de Prospectif Cinéma au Centre Pompidou à Paris

DocumentationCélineDuval à la Ciup et à la Semiose Galerie à Paris

David LaChapelle à La Monnaie de Paris à Paris

René&Radka à la Galerie Philippe Chaume à Paris