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Archives de Tag: Centre Pompidou

Des formes coulantes tardent à se figer. On les sent encore fraîches. D’ailleurs, elles changeront peut-être encore. Elles affichent leur malléabilité. Leurs contours fluides glissent. Alors elles minauderaient. Elles échappent à l’apprivoisement. Cette qualification frôle un genre de misogynie agacé par les détours, effrayé par tout maniérisme. L’injure proviendrait du « singe à griffe », dit « simagraw » voire « chimagrue » selon un patois du Hainaut. Et c’est ainsi qu’on dénommait en d’autres temps, le diable. Évidemment.

Cécile Noguès à la Galerie Joseph Tang à Paris

Stanislav Sucharda par Veronika Hulíková à la Národní galerie Praha | Veletržní palác à Prague

Marguerite Humeau pour Prix Marcel Duchamp 2019 au Centre Pompidou à Paris

Cruels objets du désir à l’institut Giacometti à Paris

Creative Beginnings. Professional End. par Julia Gardener à la Villa Vassilieff à Paris

When the time swirls, when it turns into a black hole par Maija Rudovska à Futura à Prague

Le Greco par Guillaume Kientz aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris


Lou Masduraud, Cabinet de contorsion (examen d’après le Bureau des Pleurs) (détail), mobilier administratif industriel, chemises, fils de coton, archives de la Villa Vassilieff, plastiline, bois, 2020 | Courtoisie de l’artiste et Villa Vassilieff (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

À la fois outil de la plus abjecte servitude et noble bijou médiéval, il est un signe visible de la contrainte, qu’elle soit subie ou ostentatoire. L’objet représente une limitation, une forte étroitesse conduisant à l’humiliation ou au plaisir. Étreinte. Entrave. Il cadre les corps.

Francis Bacon au Centre Pompidou à Paris

Louis Fratino à la Galerie Antoine Levi à Paris

Fernand Léger au Musée national Fernand Léger à Biot

Ralph Bürgin par Claire Hoffmann au Centre Culturel Suisse à Paris

Firenze Lai au MAMC+ Saint-Étienne Métropole à Saint-Priest-en-Jarez

Durch Mauern gehen au Gropius Bau à Berlin

Anna Boghiguian pour le Festival d’Automne aux Beaux-Arts de Paris à Paris


Firenze Lai, High up and Above, 140 x 110 cm, huile sur toile, 2018 | Courtoisie de l’artiste

Racine latine commune à l’inventaire et à l’invention, le terme désigne ce qui vient à nous. Ainsi, découvrir c’est inventer et inventorier, en un même mouvement. Tout cela pour remuer plus encore notre rapport à l’Histoire, que la pédagogie présente comme une frise linéaire, pratique c’est vrai pour l’apprentissage, mais tellement réductrice. Mieux vaut alors l’envisager en puzzle perpétuel, chaque nouvel élément pouvant le qualifier voire en redistribuer complètement la conception. D’obédience Paléolithique ou Renaissance, une fascination pour la géométrie élémentaire traverse ici toutes ses couches.

Nairy Baghramian aux Beaux-Arts de Paris à Paris

Préhistoire, une énigme moderne au Centre Pompidou à Paris

Thomas Houseago au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris à Paris

Eva Rothschild au Pavillon irlandais / Arsenale Venise

Le Monde en sphères à la BnF François-Mitterrand à Paris

Christian Hidaka à la Galerie Michel Rein à Paris

Guillaume Constantin à la Galerie Bertrand Grimont à Paris

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Eva Rothschild, Amphi, dimensions variables, résine, fibre de verre, bois, peinture, 2019 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Robert Glowacki

Laissons-nous porter par la promenade-même. Il s’agit de zoner. Le prétexte de la sortie n’est autre que la déambulation dans le monde. Certaines connotations peuvent faire pencher cette balade vers la recherche d’amusements voire de plaisirs faciles. Jusqu’à faire du substantif un synonyme de femme de mauvaise vie.

Guillaume Pinard à la Galerie Anne Barrault à Paris

Hypnagogia par Victoria Aresheva à la Galerie Charraudeau à Paris

Gabrielle Conilh de Beyssac & Jules Guissart à l’Église écroulée de Félines-sur-Rimandoule

Vaste Horizon chez La marchande des 4 saisons à Arles

Dora Maar au Centre Pompidou à Paris

Neither Nor par Milovan Farronato au Pavillon italien / Arsenale à Venise

Henry Hudson chez Hannah Barry à Londres

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Guillaume Pinard, La berge, 56 x 42 cm, pastel sec sur papier, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Anne Barrault (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

Voilà une pratique bannie par la plupart des monothéismes. Pour les chrétiens, il s’agit tout simplement d’un péché par superstition allant à l’encontre du premier commandement. Certaines ferveurs poussent pourtant la démonstration iconographique à un degré vertigineux. Péjoratif voire synonyme d’égarement, le culte d’une représentation demeure souvent confondu avec le paganisme. Communément, il s’agit d’un rituel de vénération envers un symbole. Pour pouvoir adorer les images, encore faut il les fabriquer.

Erika Verzutti par Christine Macel au Centre Pompidou à Paris

Santibelli : formes populaires et sacrées par Southway studio au Musée Estrine à Saint-Rémy-de-Provence

Paul Pfeiffer chez carlier | gebauer à Berlin

Sharon Van Overmeiren par Damien & The Love Guru à Miart 2019 à Milan

Respawn à la Galerie Antoine Levi à Paris

Ivan Seal chez Monica de Cardenas à Milan

Hans Josephsohn par Alberto Salvadori à l’ICA Milano à Milan

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Sharon Van Overmeiren, Constant Shallowness Leads To Evil, 150 x 100 x 30 cm, céramique, 2019 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Spazio Orti 14 di Andrea Pisapia

Elle est une punition pour certains, une récompense pour d’autres. Sa double nature éducative et érotique, en fait un sujet moral sulfureux. L’administration de coups sur le postérieur avec ou sans instruments entraîne une stimulation physique provoquant une diversité trouble de conséquences. La violence, le pouvoir et le plaisir s’imbriquent selon des combinaisons suffisamment mystérieuses pour qu’il venir à en légiférer. Ainsi la châtiment corporel en sphère familiale se voit interdit dans plusieurs sociétés, alors que diverses périodes en célèbrent la pratique thérapeutique, notamment pour dissiper la fièvre ou guérir la torpeur. Une forme de satisfaction existe par ailleurs pour celui qui la donne, ne serait-ce que par l’évidence de son autorité. La correction implique la discipline.

Cady Noland par Susanne Pfeffer au MMK Museum für Moderne Kunst à Francfort

Position latérale de sécurité par Guslagie Malanda & Lucas Morin à Bétonsalon à Paris

Xinyi Cheng par Antenna Space pour Condo London 2019 chez Carlos/Ishikawa à Londres

Swingers par Martha Fleming-Ives & Monika Senz chez Greene Naftali à New York

Stéphane Mandelbaum par Anne Monfort au Centre Pompidou à Paris

Tainted love / Club Edit par Yann Chevallier à la Villa Arson à Nice

Diego Bianchi à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

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Xinyi Cheng, Coiffeur, 60 x 50 cm, huile sur lin, 2017 – Collection Artemis Baltoyanni (Athènes), courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Ce corps insoluble se forme par la réaction entre plusieurs substances en solution. Un trouble se distingue nettement, et fascine. Ses volutes hypnotisent. Quelque chose refuse de se diluer en son contexte. Trop de commentaires cherchent à éloigner sans éprouver, notamment la peinture de la technologie en abordant d’emblée les deux principes comme antagonistes. Mieux vaut se laisser charmer par leur réalité plutôt que de tirer des conclusions hâtives.

Samuel Richardot à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

Hicham Berrada à la Galerie Kamel Mennour à Paris

La fabrique du vivant par Marie-Ange Brayer & Olivier Zeitoun au Centre Pompidou à Paris

Tauba Auerbach chez Paula Cooper Gallery à New York

Thomas Fougeirol à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Design et merveilleux par Martine Dancer-Mourès & Marie-Ange Brayer au MAMC+ à Saint-Priest-en-Jarez

dérobées à La Villa Arson à Nice

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Samuel Richardot, Alias, 162 x 97 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Anne de Villepoix (Paris)

Cent quarante-huit. C’est la quantité maximale d’individus avec lesquels une personne peut entretenir simultanément une relation humaine stable. Cette limite est inhérente à la taille de notre cerveau impliqué dans les fonctions cognitives dites supérieures, le néocortex. La donnée provient d’une étude publiée par l’anthropologue britannique Robin Dunbar en 1992, éprouvée depuis sur les réseaux sociaux lorsque l’on en observe les habitudes. Ainsi ce groupe heureux de primates correspond à la population d’une petit village. Au-delà, la confiance mutuelle et la communication ne suffisent plus à assurer le fonctionnement de la communauté, et il faut passer à une hiérarchie plus importante, avec une structure et des règles strictes telles qu’elles se constituent à l’échelle d’un pays et de son gouvernement. D’ici à atteindre ledit plafond, à chacun de développer son propre dispositif d’hospitalité.

J.B. Blunk chez Kate MacGarry à Londres

Le Génie du lieu par Sophie Auger-Grappin au Creux de l’enfer à Thiers

West World chez Natalie Seroussi à Paris

Franz West au Centre Pompidou à Paris

Structures That Cooperate à Cubitt à Londres

WE chez Rodeo à Londres

Francis Upritchard au Barbican Centre – The Curve à Londres

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Hélène Bertin, Marchelire et Corbeilleboire, 2018 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Vincent Blesbois

Il y a cent ans, l’humanité sortait choquée, meurtrie, d’une guerre qui ne fut pas la dernière. L’art bien-sûr, n’en restait pas indemne, alors que des séries de réformes plastiques se bousculaient. La figure masculine elle, demeure blessée. Alors que beaucoup pense encore que le conflit fait rayonner le mâle par sa caricaturale compétence à combattre, cette situation n’est qu’une crise de plus à gérer, pour les mecs eux-même. Leur corps est tronqué. Leurs arrêtes coupent. Leur image éclate.

Roger de la Fresnay à Musée municipal Paul-Dini à Villefranche-sur-Saône

Paul Mpagi Sepuya par Del Vaz Projects pour Paris Avant Première chez David Giroire à Paris

Fred Sandback à la Galerie Marian Goodman à Paris

Le Cubisme au Centre Pompidou à Paris

Julien Meert à Sorry We’re Closed à Bruxelles

Folkert de Jong à la Galerie Valentin à Paris

Pablo Picasso au Museu Picasso à Barcelone

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Paul Mpagi Sepuya, Untitled, 35.5 x 43.1 cm, color laserprint collage on Strathmore Bristol paper, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Expression heureuse faisant autant honneur à la fonction qu’à l’agrément, elle fut consacrée en tant que formule par une exposition en 1949 au Salon des Arts Ménagers de Paris. Une volonté œcuménique d’après-guerre vise ainsi à cultiver une synthèse des arts. La maison s’affirme comme le lieu de la modernité. Il est surprenant de constater combien aujourd’hui ces positions radicales continuent d’influencer l’iconographie et l’état d’esprit en tous domaines.

Danielle Orchard chez Jack Hanley à New York

Louis Fratino à la Galerie Antoine Levi à Paris

Soleil chaud, soleil tardif par Bice Curiger à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

Muralnomad par Tiphanie Dragaut-Lupescu au Quadrilatère à Beauvais

Jean Lurçat chez Rosenberg & Co. à New York

U.A.M. Une aventure moderne au Centre Pompidou à Paris

Jean Prouvé à la Fondation Luma à Arles

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Charles-Édouard Jeanneret-Gris dit Le Corbusier, La Femme et le maréchal ferrant, 218 x 365 cm, tapisserie de basse lisse, textile laine, réalisé à la Manufacture nationale de la tapisserie, Beauvais, quatrième exemplaire, 1987-88 – Collection Mobilier national, crédit photographique Dominique Mathieu

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Le siècle passé est donneur de leçon. Plus de cent ans nous séparent maintenant de pratiques pourtant toujours très nourrissantes. Et un appétit actuel se dirige en particulier vers les franges de l’Histoire. Ainsi aux marges des capitales occidentales ou de pôles pas forcément géographiques, des sensibilités se sont efforcées de produire des œuvres contemporaines en leur époque, que le temps nous fait découvrir aujourd’hui.

Cubism(s) and experiences of modernity au Museo Reina Sofia à Madrid

Peintres à Lyon au XXe siècle au Collège Supérieur à Lyon

Los Modernos – Dialogues France Mexique au Musée des Beaux-Arts de Lyon à Lyon

Hélène de Beauvoir au Musée Würth à Erstein

Mémoires des futures – Modernités indiennes par Catherine David au Centre Pompidou à Paris

Pessoa – All art is a form of literature au Museo Reina Sofia à Madrid

Le Corbusier chez Guillermo de Osma à Madrid

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María Blanchard, Nature morte cubiste, 54 x 32 cm, huile sur toile, 1917 – Madrid, Telefónica Collection / Museo Reina Sofia

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Le ciel nous offre ses humeurs. Aurores et crépuscules. Tempêtes et éclaircies. Oracles et augures. Au fil des jours et des nuits, il change en s’éternisant. L’impressionnisme et l’expressionnisme partagent cette fougue des éléments. Inspiration. Expiration. Une certaine histoire picturale s’affirme alors à travers les nuages.

Jean-Baptiste Bernadet à la Galerie Almine Rech à Paris

Claude Monet au Musée de l’Orangerie à Paris

Impressionists in London à la Tate Britain à Londres

André Derain au Centre Pompidou à Paris

Josh Smith chez Massimo de Carlo à Londres

Impulse chez Pace à Londres

Hans Hartung à la Simon Lee Gallery à Londres

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Jean-Baptiste Bernadet, Sans titre (Les Parfums Lourds), 235 x 216 cm, huile sur toile, 2017 – Courtoise de l’artiste et de la Galerie Almine Rech, crédit photographique Rebecca Fanuele

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C’est limpide et tout se donne à voir en un coup d’œil. Dans l’évidence d’un plan manifeste. Socles et piédestaux partagent une racine pédestre, de piétements en soquettes. Prendre pied. Perdre pied. Il s’agit de s’ancrer ou de s’abandonner sur cette vaste surface fertile. Les choses se dressent alors en un champ de stèles. C’est peut-être l’inverse d’un cimetière. Les obstacles peuvent exister mais ne doivent obstruer. Une vraie continuité s’annonce. L’horizontalité règne comme environnement pour jouir d’un appétit définitivement sculptural.

Per Kirkeby aux Beaux-Arts de Paris à Paris

Rodin, Brancusi, Carl Andre… Le socle au MUba Eugène Leroy Tourcoing à Tourcoing

Toby Ziegler à la Galerie Max Hetzler à Paris

Marc Kokopeli chez Edouard Montassut à Paris

Rachel Whiteread à la Tate Britain à Londres

César par Bernard Blistène au Centre Pompidou à Paris

Laura Porter dans la Salle Foch du Palais des Beaux-Arts à Paris


Rachel Whiteread, Untitled (Room 101), 300 x 643 x 500 cm, plâtre, bois et métal, 2003 – Paris, Centre Pompidou MNAM/CCI avec le soutien des Amis du MNAM et Clarence Westbury Foundation, crédit photographique Tate Photography

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Saltimbanques et baladins peuvent se rhabiller. L’espace public est une attraction en soit. Il suffit de décider de le regarder. Sans divertissement supplémentaire, un bout de trottoir réussit à dresser le portrait en réserve d’une civilisation. Aujourd’hui au cœur de notre attention, l’extérieur en représentation.

Eva Nielsen à la Galerie Jousse à Paris

A rising tide lifts all boats chez Union Pacific à Londres

Walker Evans par Clément Cheroux au Centre Pompidou à Paris

Anna Ročňová par Tereza Jindrová chez Hunt Kastner à Prague

Dave Hardy à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

A different way to move par Marcella Lista au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

Ian Kiaer à la Galerie Marcelle Alix à Paris

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Eva Nielsen, Zode, 200 x 260 cm, encre, huile, acrylique, toile, 2017 – Courtoisie de l’artiste et la Galerie Jousse

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Il fut un pharaon puissant. De sa gloire, ne perdurerait qu’un fragment de monument égaré dans le désert. Ce nom représente une transcription en grec de la titulature partielle d’une dynastie égyptienne. Il traverse les siècles, au chaud dans le sable. L’Angleterre romantique l’a érigé en figure de la poésie. C’est dire par combien de filtres passe la grandeur antique pour arriver à nous.

Haris Epaminonda chez Rodeo à Londres

Revolt of the sage par Simon Moretti & Craig Burnett chez Blain Southern à Londres

Gillian Lowndes chez The sunday painter à Londres

Renaissances, un hommage contemporain à Florence à La fondation Etrillard à Paris

Cy Twombly au Centre pompidou à Paris

Arnaud Vasseux au Musée des moulages à Montpellier

Marc Desgrandchamps à la Galerie Lelong à Paris

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Marc Desgrandchamps, Sans titre (Ozymandias), 200x150cm, huile, toile, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Lelong

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Gravité et élégance. Le chef-d’œuvre du cinéma qui se trouve au cœur de cette chronique, alimente une errance existentielle prise dans des mathématiques obscures. Les scènes semblent se rejouer sans fin. Les interrogations sont photogéniques. Les statures sont couture. L’esprit est trouble, malgré des conjonctions bien dessinées.

Paul Nash à la Tate britain à Londres

La famille Schoenflies aux Instants chavirés à Montreuil-sous-bois

René Magritte au Centre pompidou à Paris

Last year in Marienbad – A film as art à la Rudolfinum gallery à Prague

Pablo Bronstein à la Tate britain à Londres

Silke Otto-Knapp à Greengrassi à Londres

Ed Ruscha à la Gagosian gallery – Grosvenor hill à Londres


Laurent Fiévet, Retour à Marienbad – détail, installation vidéo, 2008 – Courtoisie de l’artiste

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Projection spatiale. Désir d’anticipation. Réalité prospective. Embarquer vers un horizon temporel frétillant, en s’engageant pour des pronostics encore ouverts. L’à-venir semble poindre au loin. Mystère. Le futurisme reste sans cesse à actualiser. Célébrons le non-identifié.

Tarik Kiswanson par Gaël Charbau au Collège des bernardins à Paris

Mark Geffriaud au Plateau – Frac Ile-de-France à Paris

The Ulm model par Peter Kapos à Raven Row à Londres

Paris par Isabelle Cornaro à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Paris internationale 2016 au 51 avenue d’iéna à Paris

Faisons de l’inconnu un allié par Lafayette anticipation à Paris

Jean-Luc Moulène par Sophie Duplaix au Centre Pompidou à Paris

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Tarik Kiswanson, Ongoing reflection – You, me, so many, 2016 – Courtoisie de l’artiste et des galeries Almine Rech et Carlier Gebauer, crédit photographique Voyez-vous

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Interface matérielle de contrôle d’un système électronique. Plan horizontal servant à porter des objets décoratifs. Cette polysémie opportune permet d’associer les domaines de la technologie et de l’ameublement. L’occasion aussi, en posant l’une sur l’autre, d’observer l’actualité de l’objet télé, son contenu, son environnement. Aujourd’hui éloigné des ondes hertziennes obsolètes, noyé parmi les autres canaux médiatiques, le petit écran a perdu sa suprématie totémique dans les familles. Sa réalité contemporaine correspond d’ailleurs davantage à une certaine tonalité qu’à un boîtier cathodique. Une certaine nostalgie demeure associée au potentiel futuriste qu’il annonçait, celui du règne des écrans. Reste à leur trouver où trôner.

Laure Prouvost par le Frac Bourgogne au Consortium à Dijon

Benjamin Valenza par Triangle à La friche La belle de mai à Marseille

Rafaela Lopez, Baptiste Masson & David Perreard à Art-o-rama #10 à Marseille

Pierre Paulin au Centre pompidou à Paris

Salon d’été par Crèvecoeur à Art-o-rama #10 à Marseille

Being there par Matt Williams à Vilma Gold à Londres

Superstudio par le Frac Centre Val-de-loire au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier

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Rafaela Lopez, Baptiste Masson & David Perreard à Art-o-rama #10 – Courtoisie des artistes, crédit photographique Jean-Christophe Lett

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Aujourd’hui, l’accès à l’information semble biaisé par une étrange forme d’impatience, une prétention à l’instantanéité coûte que coûte. Le terme anglais News feed insiste plus encore sur notre voracité contemporaine en la matière. Le haut débit semble avoir donné de mauvaises habitudes au citoyen, qui exige, maintenant, tout de suite, des nouvelles de tout, de tout le monde, de partout. Enfin surtout d’en-bas de chez lui. Bien que les distances physiques paraissent se réduire de façon exponentielle avec la vitesse grandissante des corps et des pixels, la violence concerne davantage lorsqu’elle est proche. Peut-être est-ce là une rare échelle encore effective pour évaluer l’éloignement des choses. La terreur devient une unité de mesure. Et son affichage en temps réel respire au rythme des mises à jour.

Margo Wolowiec chez Laura Bartlett à Londres

Nothing but blue skies par Mélanie Bellue & Sam Stourdzé au Capitole à Arles

Systematically open ?  à Luma Arles à Arles

Collection Westreich Wagner Wagner par Chrisitne Macel au Centre pompidou à Paris

Wade Guyton par Nicolas Trembley au Consortium à Dijon et à L’académie Conti à Vosne-Romanée

L’image volée par Thomas Demand à la Fondazione Prada à Milan

Il y a de l’autre par Agnès Geoffray & Julie Jones à L’atelier des forges à Arles

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Margo Wolowiec, North II, 172x238x5cm, laine, coton, lin, encre, teinture, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de Laura Bartlett Gallery

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Le mot éclate comme une onomatopée. Sa sonorité est désagréable. Il est une affirmation molle. Son étymologie le placerait dans une déformation de Oui, mais installe aussi une familiarité avec Oyez. Son exclamation réclame l’attention des autres. Son attitude feint pourtant l’indifférence. Il baigne tout dans une nonchalance manifeste. Et prône l’extrême décontraction.

Alex Baczynski-Jenkins chez Kevin space à Vienna

Mélanie Matranga chez Edouard Montassut à Paris

Mo’tile chez Union pacific à Londres

Les années 1980, l’insoutenable légèreté par Karolina Lewandowska au Centre Pompidou à Paris

Julien Carreyn par Benoit Maire à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Mimosa Echard chez Samy Abraham à Paris

Sarah Lucas par la Fondazione Nicola Tussardi à l’Albergo diurno venezia à Milan

alexAlex Baczynski-Jenkins, Sync crop, performance, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de Kevin space, crédit photographique  Sandro E. E. Zanzinger

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Il plante le décor. Son étymologie châtelaine lui accorde un certain prestige. Du théâtre pourrait s’y donner. Quelques didascalies s’y ancrent. Dispositif de spectacle, cette fenêtre dessine les limites d’une intrigue, qu’elle y surgisse ou non. Ici, elle demeure suspendue. Et lorsque le corps finit par y apparaître, c’est par fragments désarticulés.

Marina Gadonneix à la galerie michèle chomette à Paris

Anne Hardy à Modern art Oxford à Oxford

Dominique Gonzalez-Foerster par Emma Lavigne au Centre pompidou à Paris

Santo Tolone à la Frutta Gallery à Rome

Sol Calero à Studio voltaire à Londres

Jungs, hier kommt der Masterplan dans le cadre de Regionale 16 à la Kunsthalle Basel à Basel

Zoe Williams à la Galerie Antoine Levi à Paris

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Zoe Williams, Pel, vue d’exposition, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Antoine Levi, crédit photographique Claire Dorn

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Ce n’est pas un jeu de mot graveleux dans lequel j’aurais sombré, mais bien une heureuse étymologie rapprochant l’incantation magique, à la mort tout simplement. Des divinations aux méthodes diverses visent un résultat similaire. Peu importe le canal, c’est la certitude d’une communication suprême qui anime nos sorciers. En appeler aux pouvoirs occultes, pour jouir d’une réponse, d’un signe.

Martin Gusinde par Christine Barthe & Xavier Barral au Cloître Saint-Trophime à Arles

Korakrit Arunanondchai par Julien Fronsacq au Palais de tokyo à Paris

Animism, shamanism par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à Paradise à Marseille

Tony Oursler par la Fondation Luma – Beatrix Ruf & Tom Eccles au Parc des ateliers à Arles

Anna & Bernhard Blume à la Galerie de photographies au Centre Pompidou à Paris

Aaron Angell au Studio Voltaire à Londres

Michaël Borremans à la David Zwirner Gallery à Londres

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Aaron Angell, Candles-levels, 100x90cm, verre, peinture, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Rob Tuffnell, London

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Parfois, voir ne suffirait plus. Le constat m’agace. Ces circonstances voulant nous en convaincre, semblent pourtant se multiplier. Pluridisciplinarité et interactivité commandent alors des évènements où l’appréciation visuelle paraît d’un coup périmée. C’est l’immersion sensorielle qui y prime. Les britanniques sont fort pour cela, et leur actualité estivale regorge de propositions du genre. Partager l’expérience d’une action devient l’incontournable contrainte. C’est léger. Cela plaît aux familles. Ceci dit, animer signifie bien insuffler la vie. Pas forcément à la portée de tout moniteur de centre aéré.

Carsten Höller à la Hayward gallery à Londres

Station to station par Doug Aitken au Barbican centre à Londres

Air de jeu par Bernard Blistène & Katryn Weir au Centre Pompidou à Paris

Alex Cecchetti à Kunstraum à Londres

Soundscapes à The national gallery à Londres

James Richards à la Whitechapel gallery à Londres

Janet Cardiff par Luma à l’Atelier de la formation dans le cadre des Rencontres d’Arles à Arles

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Olaf Breuning, Smoke performance, 2013 – Courtoisie de l’artiste

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Voilà l’inverse du ready-made dont la modernité s’était pourtant tant réclamée. L’homme qui fabrique, c’est celui qui fait plutôt qu’il ne cueille. Une certaine approche philosophique nous distinguerait ainsi des autres animaux par notre capacité à transformer notre environnement grâce à l’outil et sa préhension. C’est l’artisanat qui rayonne. Mon interprétation en fait un mâle habile, maître de son atelier. Façonnage rudimentaire. Usinage suspect. Et qu’il réalise directement ses choses ou par l’intermédiaire d’autres humains sous son contrôle, c’est toujours une technicité époustouflante qui l’emporte.

Johannes Nagel à la Gallery Fumi à Londres

Josué Z. Rauscher à la Galerie Marine Veilleux à Paris

Bruno Botella par Julien Fronsacq dans un module au Palais de tokyo à Paris

L’usage des formes par Gallien Déjean au Palais de tokyo à Paris

Jeff Koons au Centre pompidou à Paris

Anish Kapoor à la Lisson gallery à Londres

Amir Nikravan à la Jonathan Viner Gallery à Londres

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Josué Z. Rauscher, Être volcan I & II, fonte d’aluminium, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Dorian Teti

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Un culte lui est sans cesse voué. Cette divinité ne trône pas dans le panthéon classique qui aligne pourtant talents et incompréhensions. Difficile toujours de savoir si elle est du côté des méchants ou des gentils. La mécanique, évoluant dans ses formes en fonction du progrès environnant, opère une fascination évidente. Cette discipline froide et répétitive conçue pour être au service de l’humanité je crois, s’est progressivement dématérialisée pour transformer la force physique en impulsion électronique. On. Off. Random.

Xavier Antin à la Maba – Maison d’art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-marne

Nam June Paik à la Galerie Mitterrand à Paris

L’époque, les humeurs, les valeurs, l’attention à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Marcel Duchamp au Centre Pompidou à Paris

Human / Evolution / Machine à la Galerie Hussenot à Paris

Tomás Saraceno à la Villa Croce et au Palazzo ducale à Gênes

Yuri Pattison au Cell project space à Londres

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Xavier Antin, vue de l’exposition News from nowhere, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Crèvecoeur, crédit photographique Aurélien Mole

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Entre patrimoine et actualité, c’est le moment d’assumer la distance nous séparant d’une frange temporelle qui voyait encore le changement de millénaire comme une lointaine transition. La fin de mon enfance. Ce numéro particulièrement transversal couvre autant des manifestations historisantes que le présent d’auteurs ayant façonné la fin de siècle et dont la carrière frôle aujourd’hui une certaine maturité. Une même tonalité résonne. Toujours cette fantaisie grave qui grésille. Désabusée. Réenchantée.

Liam Gillick avec la Session 23 de l’école du Magasin au Magasin à Grenoble

Une histoire par Christine Macel au Centre Pompidou à Paris

John Baldessari à la Galerie Greta Meert à Bruxelles

Solaris chronicles pour la Fondation Luma à l’Atelier de la mécanique à Arles

1984-1999 – La décennie par Stéphanie Moisdon au Centre Pompidou à Metz

Pierre Joseph à la Galerie Air de Paris à Paris

Georges Rey dès que possible partout

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Georges Rey, Les enfants gâtés de l’art, 45′, vidéo U-Matic, 1991 – Courtoisie de l’artiste et de Light cone

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

C’est un pli, certes, mais si sensible, irritable, irascible. Il fait jonction, et en lui deux choses se rejoignent. Il amorce la sinuosité du sourire complice, mais reste aussi parmi ces tréfonds qui bousculent la mémoire, là où stagnent bien lovées quelques impulsions endormies. Sas et
impasses dans la nébuleuse baroque de notre pensée. Coin sur une page, nœud sur un mouchoir, il est cette brisure de l’étendue qui fait obstacle à l’habitude, qui fait trébucher la routine. Paume, paupière, lèvre, sa suture permet l’articulation des sens, ce petit endroit où resurgissent les souvenirs, d’une caresse, d’un regard, d’un baiser.

Pliage/Fold à la Galerie Gagosian à Paris

Sara Barker – Barbara Kasten par Mary Mary Glasgow à la Laura Bartlett Gallery à Londres

Pierre Savatier chez Jean Brolly à Paris

Didier Rittener à L’observatoire du Bhv marais à Paris

Allégories d’oubli par Bernard Blistène & Jean-Pierre Criqui au Centre pompidou à Paris

Erica Baum chez Crèvecoeur à Paris

Partido alto par César Chevalier & Romain Vicari à L’atelier Rouart à Paris

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Clémentine Adou, Traces, 76x114cm, photographie numérique, tirage
papier photo argentique lustré, 2014

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Le surréalisme fait partie des choses que je n’ai jamais comprises, sensiblement. Je peux évidemment fournir l’effort de faire comme si, d’entendre le contexte historique du surgissement de cette réaction. Mais on ne fait tout de même pas de l’extravagance un mouvement. Son efficacité tiendrait au détournement qu’il opère des éléments de reconnaissance. Oui bon. Je ne peux donc vous cacher plus longtemps, que plusieurs importantes expositions historisantes prennent ces mois-ci en France, ce sujet pour cible. L’occasion aussi d’indiquer qu’un siècle nous en sépare bientôt. C’est donc par devoir professionnel que je publie ce numéro, rendant la chose supportable grâce à l’insert d’avatars contemporains chez qui nous pouvons lire une forme de malice qui en porte l’héritage informel. Fantasy d’ailleurs en anglais signifie fantasme. Et clac, le rêve, l’interprétation, l’inconscient. Au secours.

La cime du rêve par Vincent Gille à La maison Victor Hugo à Paris

Hippolyte Hentgen au Pavillon Carré de Baudouin à Paris

Hans Richter – La traversée du siècle au Centre Pompidou à Metz

Joseph Cornell et les surréalistes à New York au Musée des beaux-arts à Lyon

Le surréalisme et l’objet par Didier Ottinger au Centre Pompidou à Paris

La tyrannie des objets par Alexandra Fau à La galerie des galeries à Paris

Virginie Yassef à la Galerie Georges-Philippe&Nathalie Vallois à Paris

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Hippolyte Hentgen, As a moon, 18x22cm, encre, gravure, 2012 – Courtoisie des artistes et de Semiose galerie

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

La surface picturale libérée de son châssis rayonne au sein de l’actualité parisienne. Sans revendiquer d’héritage particulier, l’évidence accompagne la reconsidération générale des arts décoratifs par les plasticiens, et des plaisirs qu’ils autorisent. Toiles et voilages recouvrent et révèlent, avec le spectre du joli qui semble perpétuellement hanter les puristes. Épiderme textile, ces pans affirment leur verticalité et la belle pesanteur qu’elle implique, ce fameux tombé qui transporte l’art du pli. Et pour réagir aux connotations qui emporteraient l’étoffe du côté de l’ouvrage de dames, les œuvres adoptent une réelle ampleur, rendant leur présence incontournable. Indice du théâtre, le rideau reste cette interface entre scène et coulisses. Il est une obstruction visuelle séparant le dehors du dedans, les autres de soi.

Ulla van Brandenburg à la Galerie art:concept à Paris

Heidi Bucher au Ccs – Centre culturel suisse à Paris

Coline Cuni à l’Ensba – Ecole nationale supérieure des beaux-arts à Paris

Pia Camil à la Galerie Sultana à Paris

Pathfinder#3 – And to end par Arlène Berceliot Courtin à Moins un à Paris

Sam Falls à la Galerie Balice Hertling à Paris

Daniel Dewar & Grégory Gicquel au Centre pompidou à Paris

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Coline Cuni, Manifestation – détail, 300x300x80cm, tissus, plâtre, céramique, 2013 –
Courtoisie et crédit photographique de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Essentielles, existentielles, la perception autant que la tentative sont à entendre dans l’épaisseur de notre intitulé. La maturité s’acquiert par son biais, dans une succession couplée de sensations et d’expérimentations. Deux monographies magistrales dominent cette perspective en bousculant complètement le contexte institutionnel où elles prennent place. Leur font écho plusieurs initiatives qui se ménagent au contraire, un environnement alternatif pour révolutionner les façons de montrer. C’est à toute notre sensibilité et notre sensorialité que l’on s’adresse, l’œil toujours, mais aussi l’oreille, la bouche, le reste. Plus que voir, il s’agit de vivre.

Pierre Huyghe par Emma Lavigne au Centre pompidou à Paris

Borderline par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à la Gad à Marseille

Open heart surgery par Aya Mousawi & Simon Sakhai à The moving museum à Londres

Oliver Beer à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin

Philippe Parreno au Palais de tokyo à Paris

Cookbook par Nicolas Bourriaud au Palais des beaux-arts à l’Ensba à Paris

2, 4, 3 par Joseph Meidan au 243 rue Saint martin à Paris

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Pierre Huyghe, Beetle juice, cocktail, 2012

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Considérée comme le vecteur de la virtuosité picturale selon des critères historiques, l’interface sensible entre la matière colorée et son support témoigne de la vitalité qui l’imprime. C’est donc toute la singularité de l’humain qui l’applique, qui devrait s’y trouver concentrée. Sur cette définition que toute la modernité a bousculée, prenons un peu de recul afin de réduire la patte à une acception minimaliste. Points ou rayures, il s’agit d’occuper l’espace de la toile par un système économe, relevant d’une certaine efficacité plastique. Ainsi après une introduction pointilliste, nous aborderons deux figures de la seconde moitié du vingtième siècle, par un axe qui secouera les puristes. Pois. Hachure.

Le grand atelier du midi – De Van Gogh à Bonnard au Palais Longchamp à Marseille

Paul Signac au Musée Fabre à Montpellier

Éléonore Cheneau à la Galerie Scrawitch à Paris

Roy Lichtenstein au Centre Pompidou à Paris

Roy Lichtenstein à la Galerie Gagosian à Paris

Martin Barré à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Arrhythmia (A tale of many squares) par Paul Galvez à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

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> Eléonore Cheneau, Série Pschitt, peinture en bombe aérosol, toile, 2009 –
Courtoisie de l’artiste et la galerie Scrawitch

C’est la durée comprise entre la naissance des deux termes d’une génération actuellement célébrée par une série de remarquables expositions. Aujourd’hui, ces artistes alimentent par leurs productions une certaine unité caractérisée par une retenue plastique, de fortes charges affectives contenues dans des matériaux abrupts et une passion évidente pour le livre et les formes du savoir,
le tout formulé dans une élégance totale. Ce numéro, en une suite de rebondissements parmi des actualités surtout institutionnelles, fait résonner cette passionnante scène homogène, réclamant un public actif, disponible pour s’engager dans les jeux de piste qu’elle ménage. Résistant à la facilité du divertissement spectaculaire vers lequel tant de structures sont pourtant poussées, notre meute offre aux citoyens de l’exigence, de la délicatesse, de la beauté.

Daniel Gustav Cramer par Sandrine Wymann à La kunsthalle à Mulhouse

Une préface par Élodie Royer & Yoan Gourmel au Plateau Frac Ile-de-France à Paris

Guillaume Leblon à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

1966-79 par Laurent Montaron à l’Iac – Institut d’art contemporain à Villeurbanne

Dove Allouche au Centre Pompidou à Paris

L’image papillon par Christophe Gallois au Mudam à Luxembourg

Danh Vo au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Série Untitled, 50x35cm, gravure, hahnemühle bütten 350 gr, 2013

> Danh Vo, Série Untitled, 50x35cm, gravure, hahnemühle bütten 350 gr, 2013

L’un sur l’autre, deux éléments dissemblables s’acoquinent. Leur intimité produit un volume hybride, nécessairement monstrueux, témoignant d’une absence manifeste d’unicité. Collage inattendu, ils forment une masse hétéroclite, aiguisant le contraste binaire entre leurs visibles caractéristiques. Des penchants hétérochromes et hétéromorphes affecteront l’aspect des choses. L’hétérochronie nous embarquera elle, dans une temporalité alternative. Ces spécificités se singularisent bien d’une norme pour rayonner dans l’extravagance. Union parmi d’autres, l’hétérogénéité constitutive relève de la sculpture d’assemblage, ce talent à associer le divergeant. Il ne s’agit pas d’être beaucoup, mais d’être différent, la tension s’opérant moins par le nombre que par la dualité d’un détail, précisément distingué dans cette confrontation.

David de Tscharner par Sylvie Boulanger au Cneai – Centre national édition art image à Chatou

L’image dans la sculpture par Christine Macel & Navid Nuur au Centre Pompidou à Paris

Navid Nuur à la Parasol unit – Foundation for contemporary art à Londres

Gabriel Kuri à la Galerie Franco Noero à Turin

Stones & bones par la villa Noailles au Passage de Retz à Paris

Théo Mercier au Lieu unique à Nantes

Crossing mirrors à la Rosenblum collection à Paris

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> David de Tscharner, Saturday, November 12, 2011, 7.4×10.2×15.2cm, brique, acrylique, photographie – Courtoisie de l’artiste

 

Voiles et empreintes imprègnent cette sélection, sous le patronage de Véronique que la mythologie chrétienne nous offre comme témoin d’une impénétrable représentation. Une confusion persiste entre deux formes de reliques que la piété populaire nous a transmises, entre l’étoffe prêtée pour éponger un visage et le linge embaumant le corps d’un crucifié. Dans tous les cas, la présence organique d’un sujet s’imprime sur le textile sensible. Diaphane, spectral, ces réseaux de tâches restent soumis aux interprétations les plus fantaisistes. Il s’agit d’exposer des traces significatives, de tendre un écran marqué par d’indéniables cicatrices de lumière. Et une récente vadrouille à Turin affirma cette préoccupation, cité où la passion pour un tissu impressionné culmine avec le culte de ce vénérable négatif plié.

Simon Hantaï au Centre Pompidou à Paris

Thomas Fougeirol à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Jimmie Durham à la Galerie Michel Rein à Paris

Ana Mendieta au Castello di Rivoli – Museo d’arte contemporanea à Rivoli

Giuseppe Penone par Laurent Busine à la Galerie Marian Goodman à Paris

Whft par Thomas Fougeirol & Jo-ey Tang au Chalet/Belleville à Paris

Jochen Lempert par Chris Sharp à la Norma Mangione Gallery à Turin

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> Shanta Rao, Projet The plates of the present, 30x40cm, photogramme, 2013 – Courtoisie de l’artiste

Entre l’agréé et l’agréable, un merveilleux territoire se dessine pour concorder avec ma conception du design. Le produit se voit d’une part validé par l’autorité supérieure de la fonction pendant qu’une énergie synchrone va modeler ses contours par pur plaisir de la forme. L’utile et le beau définissent toujours de part leur rapport, cette discipline aux ambitions fluctuantes. Le modernisme lui offrit un socle précieux, via le radicalisme qu’il défendait tant dans sa complicité avec l’industrie qu’au sein de son vocabulaire plastique propre. Usage et contemplation y cherchent perpétuellement leur équilibre, réussissant pourtant parfois à atteindre l’évidence. C’est la justesse de l’objet qui s’impose alors.

Eileen Gray par Cloé Pitiot au Centre Pompidou à Paris

Modernismes – Meubles et assises du XXe siècle à la Galerie Gilles Peyroulet à Paris

Marcel Breuer à la Cité de l’architecture & du patrimoine à Paris

Antoine Espinasseau à la Galerie Florence Leoni à Paris

Architectures domestiques à la Galerie Alain Gutharc à Paris

Andrea Blum chez In situ – Fabienne Leclerc à Paris

Koenraad Dedobbeleer par Claire le Restif au Crédac – Centre d’art contemporain à Ivry-sur-seine

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> Antoine Espinasseau, Courtoisie, 120x128cm, impression jet d’encre pigmentaire, 2012 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Florence Leoni

La programmation du Mois de la photo 2012 s’annonce déprimante. Peut-être est-ce la frontalité immédiate associée au médium photographique qui rend son tri aussi limpide et cruel. Étrangement cette année, la capitale ne semble pas aiguiser son engouement pour la pellicule ou le pixel, et les galeries ne se sont pas vraiment alignées sur cette tradition automnale. Aucune monographie majeure à signaler, mais quelques présentations collectives commerciales ou institutionnelles, rythment avec une exigence respectable le marché du cliché historique et contemporain.

Voici Paris par Quentin Bajac & Clément Chéroux au Centre Pompidou à Paris

nofound photo fair 2012 par Emeric Glayse & Yann Pérol au Garage Turenne à Paris

Photo Levallois 2012 par Paul Frèches à Levallois

Body language au Centre culturel suisse à Paris

Set-up par Stephen Hepworth à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Paris Photo 2012 par Julien Frydman au Grand Palais à Paris

Offprint Paris 2012 par Yannick Bouillis & Colette Olof à l’Ensba à Paris

> Adrien Pezennec, Jump Bosnia, 2012 – Courtoisie de l’artiste

Avec pour même fonction que celle du cadre, appliquée aux trois dimensions, voilà un équipement dont la bienséance veut qu’il disparaisse au profit de l’œuvre qui l’assujettit. Outil d’ostentation, ce dispositif figure alors le contexte-même de la sculpture, son ancrage, parfois même sa légitimité. L’histoire de l’art montre combien il fut instrumentalisé, et l’insoupçonnable pouvoir que le piédestal détient, dans l’affaire du Ready-made particulièrement. Il n’est donc pas surprenant d’observer qu’un retournement de situation place notre volume au cœur de l’attention, lui offrant une visibilité usurpatoire.

Didier Vermeiren à La Maison Rouge à Paris

Eléonore Cheneau par Nathalie Viot à l’Espace 9 Cube à Paris

Florian Bézu à la Galerie Florence Loewy à Paris

Alex Israel à la Galerie Almine Rech à Paris

Bertrand Lavier au Centre Pompidou à Paris

Out of- ___ (Paris) par Leila Khastoo à la Galerie Dohyang Lee à Paris

Peter Fischli & David Weiss à la Galerie Sprueth Magers à Londres

> Eléonore Cheneau, Sans titre, terre, glycéro, peinture aérosol, 2009-12 – Courtoisie de l’artiste

Depuis la prospective architecturale jusqu’à d’autres expériences encore de l’intériorité, ce numéro se penchera sur l’audace de plusieurs initiatives visant à contenir autrement l’humain. Bien qu’assez acrobatique, cette souple sélection est traversée par l’héritage moderniste, patrimoine que l’actualité artistique conforte ou dilapide. Toujours pour s’échapper, il s’agira de suggérer des manières autres de vivre.

La Tendenza par Frédéric Migayrou & Concetta Collura au Centre Pompidou à Paris

Dérives et des rêves dans le cadre de Songe d’une nuit d’été au Château d’Oiron à Oiron

Jean-Pascal Flavien au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Antony Gormley à la Galleria Continua à Boissy-le-châtel

Oscar Tuazon & Karl Holmqvist à la Galerie Chantal Crousel – La Douane à Paris

Kader Attia au Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Véhicules rêvés dans le cadre de Songe d’une nuit d’été au Frac Centre à Orléans

Jean-Pascal Flavien, Breathing house, la maison respire, 2012

Pour la première fois depuis le commencement de cette chronique, je prends congé de la création contemporaine et consacre intégralement un numéro à la première moitié du siècle passé. Car si les œuvres centenaires ne sont par définition pas contemporaines, elles nourrissent puissamment nos jours tout en alimentant l’actualité des expositions. L’Europe célèbre ses avant-gardes. Et les métropoles que j’ai pu traverser ces mois-ci confirment le culte voué aux nombreuses révolutions
artistiques que le vieux continent hébergea avant que les guerres mondiales ne firent éclater cette plateforme au profit des États-Unis. Singularisons notre connaissance de ce patrimoine, sans nostalgie aucune, mais avec la conviction vive de le poursuivre, aujourd’hui, inconditionnellement.

Eugène Atget au Musée Carnavalet à Paris

Eva Besnyö au Jeu de Paume à Paris

Hans Jean Arp à la Galerie Hauser&Wirth à Zürich

Constantin Brancusi avec son atelier au Centre Pompidou à Paris

Vladimir Tatlin au Museum Tinguely à Basel

Bauhaus – Art as life à la Barbican art gallery à Londres

The tube show par la Galerie Ulrich Fiedler à la Galerie Jousse à Paris

> Erich Consemüller, Lis Beyer or Ise Gropius in B3 club chair by Marcel Breuer wearing a mask by Oskar Schlemmer and a dress fabric designed by Lis Beyer, 1927  – Estate of Erich Consemüller

Et oui. Certains sont dotés d’une habilité technique stupéfiante. La maîtrise impeccable d’une facture créé l’unanimité, c’est d’ailleurs ainsi qu’on la reconnaît. « Ça ressemble ! ». La dextérité est particulièrement spectaculaire dans le domaine pictural et graphique, mais isolée, elle reste un exercice bien exécuté. Nos virtuoses savent bien que leur réel défi consiste à éprouver leur propre adresse, en la bousculant selon d’ambitieuses entreprises. Cinq démonstrations contemporaines seront cette semaine conjuguées à l’art de l’enluminure, manifestation du raffinement et de la méticulosité répondant aux critères du mimétisme d’un autre temps.

Gerhard Richter au Centre Pompidou à Paris

Raul Illarramendi à Moly-Sabata à Sablons

Jan Fabre au Mam – Musée d’art moderne de Saint-Etienne Métropole à Saint-Priest-en-jarez

Miniatures flamandes à la BnF – Bibliothèque nationale de France à Paris

Les Belles Heures du duc de Berry au Musée du Louvre à Paris

Paul Sietsema à la Kunsthalle à Basel

Guillaume Bresson à la Galerie Nathalie Obadia à Paris


> Raul Illarramendi, 4EA n°77,
99x69cm, crayon de couleur, papier, 2012 –                                   Courtoisie Galerie Karsten Greve Paris

J’aime la pluralité de ces transitions vers l’obscurité. « Zone d’ombre partielle résultant de l’interception partielle, temporaire ou définitive, des rayons d’une source lumineuse par un corps opaque. » C’est ainsi que le Cnrtl – Centre national de recherches textuelles et lexicales – définit ce contexte de visibilité bousculée, dans lequel moins voir permet de voir autre.

Gregory Derenne à la Galerie Bertrand Grimont à Paris

Les arcs-en-ciel du noir par Annie Le Brun à la Maison de Victor Hugo à Paris

Viriya Chotpanyavisut à la Galerie de Multiples à Paris

Tout s’éteindra par Gwilherm Perthuis à la Galerie Françoise Besson à Lyon

Laurent Grasso au Jeu de Paume à Paris

Anri Sala au Centre Pompidou à Paris

Bertrand Lamarche au CCC – Centre de création contemporain à Tours

> Grégory Derenne, Sans titre, 60x60cm, huile, toile noire, sans date – Courtoisie Bertrand Grimont

Ce terme anglais provient du lexique œnologique et équivaut en français au mot « millésime ». Il s’agit d’une année qui marque particulièrement un produit. Qualificatif dont l’usage est abusif dans les domaines de la mode et la décoration, il exclut d’office la prospection contemporaine pour se réfugier dans les jupons de la nostalgie. Le propre de l’objet dit vintage, est de ne survivre au passage du temps que par sa caricaturale image. Il représente une période précise, durant laquelle il a été produit et consommé en masse, et ne doit en aucun cas s’en échapper. Il est un marqueur soumis et concerne des décennies finalement proches, associées à des générations familières. Ce numéro compilera réinterprétations actuelles et clichés originels. S’opère une séduction trouble, celle des charmes d’antan.

Das Plateau au Théâtre de Gennevilliers

Vidéo Vintage au Centre Pompidou à Paris

Kirsten Everberg à la Galerie Hussenot à Paris

Roe Ethridge à la Charles Riva Collection à Bruxelles

Julien Carreyn à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Richard Kern à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Karlheinz Weinberger au Museum für Gegenwartskunst à Basel à la Galerie Woerdehoff à Paris

> Eyriey Denys & Maëlys Ricordeau dans Notre Printemps par Das Plateau

De récentes expériences m’ont secoué par leur gravité délectable. Toutes lyriques à différentes échelles, ces circonstances étaient auréolées c’est vrai, d’un vernis patrimonial qui décuple souvent le magnétisme de la splendeur. Je décline ici une nouvelle déclaration de ma passion pour la rigueur. Et ces sept contextes nous enseignent une fois de plus, la leçon de l’exigence exigée.

Cecil Beaton au V&A – Victoria & Albert Museum à Londres

Is resistance useless ? à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Charles & Marie-Laure de Noailles – Une vie de mécènes à la Villa Noailles à Hyères

Un Nouveau Festival au Centre Pompidou à Paris

Théâtres romantiques au Musée de la Vie romantique à Paris

Ulla von Brandenburg chez Rosascape à Paris

Einstein on the Beach par Robert Wilson au Corum – Opéra Berlioz à Montpellier

Nombreuses sont les façons d’être deux. Ce numéro en déclinera une partie : Doublon, duo, paire, couple, jumeau, diptyque, schizophrène, reflet, tandem, copie et plus encore. Une actualité surtout institutionnelle se penche sur la question et sur les formes qui en résultent.

Partenaires particuliers au Crac Alsace à Altkirch

Giorgio Ciam à la Galerie Mummery+Schnelle à Londres

Coup double au Frac Aquitaine – Fonds régional d’art contemporain à Bordeaux

Ivan Argote & Pauline Bastard à la Galerie Nettie Horn à Londres

Je hais les couples au Loft CMJN à Paris

Henri Matisse au Centre Pompidou à Paris

L.A. Raeven au Casino – Forum d’art contemporain à Luxembourg

Paris grelotte sous les températures hivernales. A Beaubourg, la nouvelle approche du grand expressionniste norvégien fait évènement, et motive quelques expositions parisiennes auxquelles s’agrègent d’autres encore. Les artistes de cette chronique partagent des racines scandinaves. Ces peuples nordiques passionnent, pour les extrêmes qu’ils représentent. En harmonie perpétuelle avec la nature entre Arctique et Occident, ces européens d’une beauté légendaire sont les descendants de sanguinaires barbares tout en cultivant aujourd’hui la réputation de la citoyenneté la plus élégante. Voyons ce que vaut cette caricature.

Norsk à la Galerie Jérôme Poggi et chez Primo Piano à Paris

Edvard Munch – L’oeil moderne par Angela Lampe au Centre Pompidou à Paris

L’univers d’Edvard Munch au Musée des Beaux-Arts de Caen

Pia Rönicke à la galerie gb agency à Paris

Erró à la Schirn Kunsthalle à Frankfurt am Main

Henrik Samuelsson à la Galerie Laurent Godin à Paris

Eva Nielsen à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Alors que certains se seront probablement déhanchés pour le réveillon, inaugurons cette année avec une chronique consacrée au corps, offert en représentation. Nu même vêtu, le danseur exclut la parole pour manier un autre langage, avec pour seul phrasé sa présence suspecte, sous nos yeux. Et j’aime beaucoup le projet de commencer notre nouveau calendrier, sous les charmes communément associés à la danse : Vitalité et Raffinement. Il ne s’agira pas ici de rendre compte de spectacles, mais bien de rester attentif aux résonances de ce domaine dans le champs de l’art contemporain, et plus généralement, à la figuration de l’humain en mouvement.

Alex Katz à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Jesper Just au Mac/Val à Vitry-sur-Seine

Daniel Larrieu à la Galerie Poggi à Paris

Danser sa vie au Centre Pompidou à Paris

Olaf Breuning au Palais de Tokyo à Paris

Claude Cattelain à la Galerie du Haut-Pavé à Paris

Denis Darzacq à la Galerie Vu’ à Paris

Il y eut les turcs, les italiens, les russes, les américains, les suisses et les indiens. Concentrons-nous maintenant sur la visibilité parisienne de la création japonaise. J’hésite souvent à réaliser ces chroniques nationalistes qui organisent exclusivement leur propos selon une provenance. Mais il ne s’agit jamais d’enfermer une origine dans une description définitive. Constater l’évidente convergence parfois non préméditée des programmations de la capitale, c’est aussi témoigner des formes par lesquelles un pays se donne à voir, ailleurs. Une série de japonismes influencent le reste du monde depuis l’ouverture armée de l’île en 1853. Les richesses de la culture nippone ne peuvent se résumer à une permanente épure, mais sa tradition de l’Irréductible est incontestable. Et en toutes circonstances, nous est donnée une leçon de délicatesse, effective même puisée dans les recoins de l’apparente raison.

Tokyo-e au Bal à Paris

Nobuyoshi Araki à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Huit maîtres de l’Ukiyo-e  à la Maison de la Culture du Japon à Paris

Christian Hidaka à la Galerie Michel Rein à Paris

Yayoi Kusama au Centre Pompidou à Paris

Une fenêtre japonaise à la Galerie de Multiples à Paris

Jikken Kôbô à Bétonsalon à Paris

On connait mon râle permanent contre le manque de visibilité offert à la photographie contemporaine audacieuse, dans la France qui m’est familière du moins. Alors qu’outre-Manche, Nan Goldin, marraine d’antan, présente une exposition sans grand intérêt, les Rencontres d’Arles s’autoproclament « non-conforme ». Voilà une formule qui ne peut qu’alimenter mon ironie, tant on aurait préféré que le festival se contente déjà d’une décente conformité ou d’un conformisme décomplexé. Malgré une quarantaine de présentations, soit la moitié des éditions récentes, impossible de m’enthousiasmer suffisamment pour y consacrer un numéro complet. C’est donc l’occasion d’entrevoir une actualité géographiquement plus étendue, plutôt constituée de clichés historiques datant de l’aube ou du crépuscule du siècle passé.

Augustin Rebetez à la Salle Henri Comte à Arles

Prix Découverte 2011 dans la Grande Halle au Parc des Ateliers à Arles

From here on  à l’Atelier de Mécanique au Pars des Ateliers à Arles

Thomas Struth à la WhiteChapel Gallery à Londres

Claude Cahun au Jeu de Paume à Paris

Constantin Brancusi  au Centre Pompidou à Paris

Le temps retrouvé à la Chapelle du Méjan à Arles et à la Collection Lambert en Avignon

Deux architectures de verre et de fer hébergent dans la capitale des évènements de grande ampleur, en vue d’offrir une hospitalité à la culture indienne et aux formes qu’elle revêt dans les arts plastiques de notre temps. Ces institutions stimulent une dizaine d’autres propositions qui partagent à leur manière des échantillons de cet ailleurs fascinant. Exotisme typique, l’Inde souffre probablement aujourd’hui du monolithique caractère bollywoodien dans lequel il est toujours plus confortable de l’enfermer. Et une exposition qui respecte cette contrée devrait être capable d’en dépasser la caricature.

Anish Kapoor au Grand Palais, chez Kamel Mennour et à la Chapelle des Petits-Augustins à Paris

Anita Dube à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Paris – Delhi – Bombay au Centre Pompidou à Paris

Indian Highway IV au Mac à Lyon

Bharti Kher à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Rina Banerjee au Musée Guimet et à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

This is not that par Fabien Charuau à la Galerie Duboys à Paris

J’amène ces deux notions pour articuler les trois expositions parisiennes de François Morellet, avec d’autres éléments de l’actualité de la capitale. Ce premier trimestre met en effet à l’honneur notre idole octogénaire, dans deux galeries et une institution. Les néons et les mathématiques prennent alors un écho singulier, face à une production qui les exploitent depuis des décennies. Et je ne m’y attarderai pas là, mais il faudrait à l’occasion parcourir ses pièces permanentes dispersées sur le territoire français, dans le Lac de Kerguéhennec, à la Cité Internationale à Lyon,
sur les murs du Musée Denys Puech de Rodez, à l’entrée de l’Hôtel de Région à Nantes ou dans les escaliers du Louvreà Paris.

Sarkis à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Laddie John Dill à la Galerie Dominique Fiat à Paris

François Morellet au Centre Pompidou à Paris

Carrément à la Galerie Kamel Mennour à Paris

François Morellet à la Galerie Aline Vidal à Paris

Philippe Decrauzat au Plateau/Frac Ile-de-France à Paris

Bruno Rousselot à la Semiose Galerie à Paris

La tête d’affiche du Centre Pompidou nous invite à effectuer une petite halte en pleine peinture orthogonale. Il est excitant de noter combien quelques outils plastiques manifestes ont bouleversé l’ensemble de la création du siècle passé et jouissent aujourd’hui encore d’une influence intarissable, dans le cadre sévère de l’abstraction géométrique, mais bien au-delà aussi.

Emmanuel van der Meulen à la Galerie Jean Fournier à Paris

Sarah Rapson à la Galerie Zürcher à Paris

Mondrian / De Stijl au Centre Pompidou à Paris

Tino Sehgal à l’Aubette 1928 à Strasbourg

Claude Rutault à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Daniel Buren à La Monnaie de Paris à Paris

Pedro Cabrita Reis au Carré d’Art à Nîmes

Voilà un mot découvert en pleine période de la Toussaint. Les thrènes, dans la Grèce Antique, désignaient des chants de lamentation accompagnant les funérailles. Élément lyrique du deuil, ces psalmodies composent la dimension sonore de la parade funèbre. Je ne développerai pas ici la place existentielle de la finitude au sein dans la création, mais commencerai par évoquer quelques expositions qui abordent le sujet de la mort de manière particulièrement frontale. Puis nous quitterons les cris et les élégies pour nous focaliser sur le silence de ce qui gît. Dans cette configuration de corps inanimés simplement là, je retrouve cette étrangeté funeste qu’est l’art de l’installation, délicatesse qui me passionne, nature morte

Sophie Calle dans la Friche du Palais de Tokyo à Paris

Kiki Smith à la Galerie Lelong à Paris

Saâdane Afif à l’Espace 315 au Centre Pompidou à Paris

Jenny Holzer à la Galerie Yvon Lambert à Paris

Sally Mann à la Galerie Karsten Greve à Paris

Mark Dion à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

Louise Hervé & Chloé Maillet à la Galerie Marcelle Alix à Paris