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Archives Mensuelles: août 2012

Toute œuvre semble négocier une valeur de mémoire. Certaines d’entre elles s’en font cependant un devoir explicite, ou bien secouent au contraire le vocabulaire qu’on associe habituellement au recueillement. Plutôt monolithique et minéral, ce répertoire plastique ne peut être que grave. Sa destination première consiste à animer le souvenir, même si son comble est souvent de se faire oublier.

Les monuments invisibles par Costanza Paissan à La Galerie à Noisy-le-Sec

Clémence Seilles à la Galerie Torri à Paris

Stéphanie Nava à Moly-Sabata à Sablons et au Musée des mariniers à Serrières

Julien Nédélec au Musée des Beaux-arts à Mulhouse

L’équilibre des contraires au Grand Café à Saint-Nazaire

Vera Lutter au Carré d’art à Nîmes

Anne-Charlotte Yver à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

> Tomas de Luca, Sad disco stone men (détail), 2012 – Courtoisie de la Galerie Monitor Rome

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Alors que ces belles initiatives font généralement hurler les esprits conservateurs, la production d’œuvres en contexte religieux ou désacralisé devient une formule classique de valorisation du patrimoine chrétien. Désertés par les fidèles-même, ces volumes disponibles s’offrent comme écrin de prestige à des pièces conçues pour l’occasion, précisément. J’emprunte notre intitulé à une manifestation bretonne dont cette confrontation est le principe-même. Et voilà un panorama particulièrement français, répertoire de lieux indéniablement conditionnés par leur voûtes et fantômes lithurgiques. La question du sacré n’est jamais complètement évacuée. Elle ne peut l’être, quoiqu’il en soit.

Clément Rodzielski à la Chapelle du Frac Champagne-Ardenne à Reims

Adel Abdessemed au Musée d’Unterlinden à Colmar

Yan Pei-Ming à la Chapelle de l’oratoire du Musée des Beaux-arts à Nantes

Michel Blazy au Collège des Bernardins à Paris

Soraya Rhofir aux Églises à Chelles

Vincent Lamouroux à l’Abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen l’Aumône

L’art dans les chapelles #21 par Emilie Ovaere & Corthay Karim Ghaddab dans le pays de Pontivy

> Jacques Julien, La traversée (détail), 2012 à la Chapelle Locmaria à Séglien –                            Crédit photographique : Stéphane Cuisset

Pour la première fois depuis le commencement de cette chronique, je prends congé de la création contemporaine et consacre intégralement un numéro à la première moitié du siècle passé. Car si les œuvres centenaires ne sont par définition pas contemporaines, elles nourrissent puissamment nos jours tout en alimentant l’actualité des expositions. L’Europe célèbre ses avant-gardes. Et les métropoles que j’ai pu traverser ces mois-ci confirment le culte voué aux nombreuses révolutions
artistiques que le vieux continent hébergea avant que les guerres mondiales ne firent éclater cette plateforme au profit des États-Unis. Singularisons notre connaissance de ce patrimoine, sans nostalgie aucune, mais avec la conviction vive de le poursuivre, aujourd’hui, inconditionnellement.

Eugène Atget au Musée Carnavalet à Paris

Eva Besnyö au Jeu de Paume à Paris

Hans Jean Arp à la Galerie Hauser&Wirth à Zürich

Constantin Brancusi avec son atelier au Centre Pompidou à Paris

Vladimir Tatlin au Museum Tinguely à Basel

Bauhaus – Art as life à la Barbican art gallery à Londres

The tube show par la Galerie Ulrich Fiedler à la Galerie Jousse à Paris

> Erich Consemüller, Lis Beyer or Ise Gropius in B3 club chair by Marcel Breuer wearing a mask by Oskar Schlemmer and a dress fabric designed by Lis Beyer, 1927  – Estate of Erich Consemüller

Comme chaque été, un passage à Arles s’impose pour cueillir ce que son célèbre festival peut offrir en matière photographique. L’année passée, j’avais dilué mon compte-rendu en une actualité élargie, après avoir l’année précédente, carrément annulé mon témoignage par dépit. Cette fois, divers prétextes motivèrent une visite dès l’ouverture des festivités lors de la semaine professionnelle, dans la perspective de tempérer l’habituel agacement provoqué par la manifestation. Et les rares et furtives initiatives électriques se tenaient bien à ce moment-là. Celles-ci émanent généralement des étudiants de l’école, qui ont bien raison de profiter du rassemblement pour donner à voir leurs engagements, divergeant de toute évidence de ceux de l’Institution. Officiel, associé ou exclu, voici le meilleur de ce qu’il me reste d’une journée arlésienne rythmée par soixante six expositions.

Vers la lune en passant par la plage grâce à Luma Foundation à l’Amphithéâtre à Arles

Nofound photo fair par Emeric Glayse & Yann Perol à l’Agence Bertaud à Arles

The last hypermarkt à la Galerie 2600 à Arles

Sophie Calle à la Chapelle Saint-Martin du Méjan à Arles

Sylvia Ballhause à l’Eglise Saint-Blaise à Arles

Les Rencontres #43 en divers endroits à Arles

Wip – Work in progress 2012 par Emeric Glayse pour l’Ensp à l’Eglise Saint Julien à Arles


Benjamin Mouly, Et Felix, 100x150cm, tirage jet d’encre, 2011 – Courtoisie de l’artiste