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Archives Mensuelles: septembre 2012

Le phénomène se produit cent jours tous les cinq ans. Ce format incomparable en fait un évènement épais et tentaculaire, investissant la ville entière de Kassel au plein milieu de l’Allemagne. La bourgade fut détruite à 80% en 1943 lors d’un violent bombardement décimant 10.000 habitants en une nuit. L’initiative d’une exposition périodique en ces lieux fut prise en 1955, pour permettre après-guerre aux germains d’apprécier l’art actuel dont les décennies nazies les avaient privé. De l’action patriotique au rayonnement international, cette dimension politique et prescripteure se ressent aujourd’hui encore, avec l’ambition d’offrir aux citoyens un généreux panorama, au centre d’un pays, d’un continent, d’un monde, après s’être hissé en tant que rendez-vous majeur du milieu de l’art contemporain. La treizième édition est dirigée par Carolyn Christov-Bakargiev, par ailleurs conservatrice du Castello di Rivoli aux environs de Turin. Cosmopolite, sa prospection réunit cent cinquante-cinq artistes de cinquante-cinq pays et distribue leurs œuvres produites pour l’occasion, dans une trentaine de lieux, constellation déambulatoire que l’on embrasse indéniablement par fragments, et que je divise ici en sept sections. Aussi, la cartographie casseloise a cette année été augmentée d’une exposition à Kabul, un séminaire à Alexandrie et une résidence à Banff au Canada. dOCUMENTA (14) ouvrira le 10 juin 2017.

Au Fridericianum à Kassel

À la dOCUMENTA-Halle à Kassel

À la Neue Galerie à Kassel

Au Karlsaue Park à Kassel

Au Oberste Gasse 4 & au Untere Karlsstrasse 14 à Kassel

À la Hauptbanhof à Kassel

Et ailleurs encore à Kassel

Masood Kamandy, Série Collapse – Botanical, 111.7×167.6cm, tirage numérique, 2012 – Courtoisie de l’artiste

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D’emblée, son nom annonce une forme de plénitude, la promesse d’un équipement optimal, la circulation des fluides et des énergies d’un temps. Ce complexe transdisciplinaire a été initié à Poitiers en 1985 après quelques années d’expérimentations nomades. La plateforme gérée par une association tentaculaire supporte plusieurs structures et en héberge d’autres encore, avec pour double axe, la musique et les arts plastiques. Bien que nous nous concentrerons sur l’aspect visuel de cette entité, son centre d’art garde toujours en mémoire le contexte où il prend place, foncièrement sonore, trempé de vibrations prospectives et excitées. Cette identité concilie depuis ses débuts les plaisirs de l’œil et de l’oreille, devançant la mode de la plastique sonore, d’où sa maturité et son aisance en la question. Ce numéro sera donc intégralement consacré aux activités de l’endroit poitevin qui sut s’exporter en multipliant les projets hors-les-murs, et fait rayonner l’actualité des artistes qui jouirent de sa commodité.

Le Parking de sculptures dans la cour du Confort Moderne à Poitiers

Charlotte Moth à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Le Confort Moderne par Mathieu Copeland au Confort Moderne à Poitiers

Jacques Villeglé au [mac] – Musée d’art contemporain à Marseille

Off modern par Le Confort Moderne dans le cadre d’Art-o-rama à La Cartonnerie à Marseille

Florian & Michael Quistrebert à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Lost marbles par Yann Chevallier à La Marbrerie à Montreuil-sous-bois


Charlotte Moth, ..this was the plane – the variously large and accentuated, but always exactly determined plane – from which everything would be made.., 123×180.5cm, tirage argentique sur dibond, 2012 – Courtoisie Galerie Marcelle Alix Paris

A l’opposé du numéro précédent qui se focalisait sur la consécration individuelle, il s’agira de se pencher ici sur le format de la présentation collective. Celle-ci demande généralement une argumentation plus importante puisque sa nature n’est plus d’affirmer l’évidence d’une seule production mais bien la résonance de plusieurs, précisément mises en regard. C’est souvent sur ce terrain que rayonne le commissaire d’exposition, endossant entre autres cette responsabilité. Différents motifs peuvent amener un auteur à composer un accrochage de groupe, à orchestrer une cohabitation en un même espace. Le degré de subtilité des associations est variable, et j’ai pris plaisir à réunir ici sept exercices, fédérés chacun par un critère catégorique : une école, un prix, une année, un médium, une collection, un signe du zodiaque et un voisinage. Et voilà la chronique la plus hétérogène qui soit.

Les enfants du sabbat #13 au Creux de l’enfer à Thiers

1917 par Claire Garnier & Laurent Le Bon au Centre Pompidou-Metz à Metz

Out of focus – Photography à la Saatchi Gallery à Londres

Anima, Informazione, Malinconia, Linguaggio à la Gam à Turin

Le Prix Marcel Duchamp 2012 par l’Adiaf au Château de Tours à Tours

  à la Galerie du multiples à Paris

Une chaînette (…) par Jean-Luc Blanc & Michel Blazy à Mains-d’œuvres à Saint-Ouen

Bertrand Lamarche, Réplique (Baphomètre), 2008 – Courtoisie Galerie Jérôme Poggi Paris

Cet été, la première édition d’une initiative transfrontalière fédérait vingt monographies permettant d’embrasser la cohérence du travail d’autant d’artistes. L’eurorégion formée par la Lorraine, la Sarre et le Grand-Duché devenait dans le cadre de MONO2012 le carrefour privilégié pour se plonger dans des présentations individuelles ambitieuses. L’exposition personnelle est un format stratégique, pour l’artiste comme le spectateur. Alors que l’expérience ne se porte que sur un seul et même sujet, il s’agit pour le premier d’offrir une organisation édifiante de sa démarche et pour le second d’approfondir son intérêt en direction de l’auteur en question. Je ne reviendrai ici que sur trois étapes de cet itinéraire, pour mieux y adjoindre d’autres focus estivaux disponibles en plusieurs points de notre territoire français.

John Giorno dans le cadre de MONO2012 à Faux Mouvement à Metz

Sol LeWitt par Béatrice Gross dans le cadre de MONO2012 au Centre Pompidou-Metz à Metz

Doug Wheeler dans le cadre de MONO2012 au Frac Lorraine à Metz

Claude Lévêque au Ccc à Tours, à l’Abbaye de Fontevraud et à Saint-Eutrope-de-Born

Michel Majerus au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

Jessica Stockholder au Musée d’art moderne de Saint-priest-en-jarez et à l’Ens d’architecture à Nantes

Isabelle Cornaro au Magasin à Grenoble

John Giorno, 2012 – Courtoisie de la Galerie Almine Rech

Depuis la prospective architecturale jusqu’à d’autres expériences encore de l’intériorité, ce numéro se penchera sur l’audace de plusieurs initiatives visant à contenir autrement l’humain. Bien qu’assez acrobatique, cette souple sélection est traversée par l’héritage moderniste, patrimoine que l’actualité artistique conforte ou dilapide. Toujours pour s’échapper, il s’agira de suggérer des manières autres de vivre.

La Tendenza par Frédéric Migayrou & Concetta Collura au Centre Pompidou à Paris

Dérives et des rêves dans le cadre de Songe d’une nuit d’été au Château d’Oiron à Oiron

Jean-Pascal Flavien au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Antony Gormley à la Galleria Continua à Boissy-le-châtel

Oscar Tuazon & Karl Holmqvist à la Galerie Chantal Crousel – La Douane à Paris

Kader Attia au Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Véhicules rêvés dans le cadre de Songe d’une nuit d’été au Frac Centre à Orléans

Jean-Pascal Flavien, Breathing house, la maison respire, 2012