Le participe présent porte bien son nom. Celui dont on peut interroger le second rôle qu’il interprète, ou pas, contribue par son existence, au surgissement d’une écriture. L’approche anglo-saxonne de part son ancrage royal, accorde la primeur au modèle, l’auteur n’étant qu’un exécutant dont les talents de représentation permettront l’immortalisation d’une personne. Et c’est d’elle que tout partirait. Plus ému par la réalité plastique que la réception symbolique, il s’agira ici de se pencher sur un constat contraire. Hors de l’aliénation de la reconnaissance, c’est la simple manifestation de l’espace humaine qui rayonne. Un grand doute subsiste dans le lexique de la figure, quant à l’échelle dont il est question, silhouette autant que visage.

Graham Little à la Alison Jacques Gallery à Londres

Rineke Dijkstra à la Galerie Marian Goodman à Paris

Balthus à la Galerie Gagosian à Paris

Nicolas Party au Centre culturel suisse à Paris

Figuratively speaking chez Heike Moras Art à Londres

Marlene Dumas à la Tate modern à Londres

Luc Tuymans à la David Zwirner Gallery à Londres

2015Semaine08

Lynette Yiadom-Boakye, Heaven help us all, huile, toile, 2005 – Collection particulière

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

La sauce est balancée. Il s’agit maintenant de l’étaler sans renier sa malléable origine. Épaisse, crémeuse, suintante ou diluée, la matière-même du pictural est travaillée sur le plat de son support. C’est un rapport éminemment physique qui s’y joue. Observons comment davantage de corps peut être donné à la traditionnelle éjaculation de l’expressionnisme abstrait.

Robert Motherwell à la Bernard Jacobson Gallery à Londres

Soaked, not resting à la Pippy Houldsworth Gallery à Londres

Vicky Wright à la Josh Lilley Gallery à Londres

Katy Moran à Parasol unit à Londres

Bertrand Lavier à la Galerie Massimo de Carlo à Londres

The shell (Landscapes, portraits & shapes) par Eric Troncy à la Galerie Almine Rech à Paris

Jean-Baptiste Bernadet à la Galerie chez Valentin à Paris

Aimée
Aimée Parrott, Screening I, 52x42cm, encre, teinture végétale, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Pippy Houldsworth, London

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Partageant l’étymologie assez agressive de l’envoi, voilà une façon particulière de viser, un art de la destination. Le correspondant devient cible. Il s’agit ici d’invoquer les charmes désuets du rapport épistolaire. Cet appétit du papier est l’occasion d’articuler l’actualité de plusieurs modestes espaces parisiens vouant leur engagement à l’édition. On y scelle la dédicace. De quoi célébrer l’écriture adressée.

Châteaux de cartes à la Galerie Florence Loewy à Paris

Guy de Cointet au 8 rue saint bon à Paris

Remember who I’m à la Galerie Alain Gutharc à Paris

Claude Rutault à la Galerie mfc – Michèle Didier à Paris

Edgardo Navarro à la Galerie Michel Rein à Paris

Ernesto par Yoann Gourmel & Elodie Royer au Ceaac à Strasbourg

Dahn Vō à la Marian Goodman Gallery à Londres

Missive

Claude Closky, Une femme que je n’ai pas vue à La Baule, 10x15cm, feutre, carte postale, 1995 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Laurent Godin

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Être là. Et formuler cette juste présence. Même endroit, même instant. La retransmission d’une telle circonstance peut s’avérer précieuse. Et son potentiel descriptif fera histoire. Pour cibler les indices, la photographie sera notre médium, avec toute la dimension fictionnelle qui a toujours été la sienne. Le noir et blanc est y privilégié, sans être exclusif, pour isoler au mieux l’information. Fiabilité, crédibilité, véracité, peuvent relativiser toute affirmation. Peu importe ici son degré d’exactitude puisque par l’image qu’elle produit, elle existe.

Luc Delahaye à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Conflict – Time – Photography à la Tate modern à Londres

Miroslav Tichý à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Aurélien Froment au Frac Ile-de-France – Le plateau à Paris

Lukas Hoffmann à la Galerie de Roussan à Paris

Constructing worlds au Barbican centre à Londres

Hiroshi Sugimoto à la Pace Gallery à Londres

Lukas

Lukas Hoffmann, Fassade bei Bochum, 47×33.5cm, tirage argentique sur papier baryté, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie de Roussan, Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il est temps de formuler une évidente redondance. Ce qui est perceptible ailleurs, devient ici incontournable. Les technologies les plus récentes affirment une iconographie du flux qui célèbre la surface, connectée et fragile, toujours sujette à de photogéniques perturbations. Aujourd’hui à Londres, ce vocabulaire semble traité de façon frontale et systématique. L’imagerie du web semble alors s’imposer en tant qu’exercice, et ses réponses alimentent ce qui apparaît comme un nouvel académisme.

Clunie Reid à la Contemporary art society Londres

Shana Moulton & Lucy Stein à la Gimpel Fils Gallery à Londres

Mirrorcity à la Hayward gallery à Londres

Refraction – The image of sense par Peter J. Amdam à la BlainSouthern Gallery à Londres

Olafur Eliasson à la Tate britain à Londres

Quake II à Aracadia missa à Londres

Reboot horizon au Cell project space à Londres

Dotuk

Timur Si-Qin, Premier machinic funerary X – KNMWT 15000, 172x40x26cm, plexiglass, tirage uv, alu, lumière, impression 3d, 2014 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il y a la revue iconique qui dicte depuis plus d’un siècle les règles de la fringue et de son image. Sa façade fait culminer toute réputation. Sa prospection s’impose unilatéralement. Plusieurs signatures y ont officié, façonnant autant l’avancée de leur carrière que l’allure du magazine.
Ancré dans la photographie de mode, ce numéro saura aussi ici s’en éloigner, pour viser une fureur plus générique. Le charme qui m’intrigue relève d’une puissance discrète, qui sait naviguer avec fluidité pour faire rayonner l’excellence d’une silhouette. Papier glacé. Surfaces veloutées.

Edward Steichen à The photographers’ gallery à Londres

Horst P. Horst au V&A – Victoria and Albert museum à Londres

Daniel Lipp à la SouthardReid Gallery à Londres

Giovanni Battista Moroni à la Royal academy of arts à Londres

Jonathan Wateridge à la Wilkinson Gallery à Londres

Dirk Braeckman au Bal à Paris

Sonia Delaunay au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Daniel
Daniel Lipp, Recliner, bois, peinture, photocopie, tirage, verre, acier, alu, 2014 – Courtoisie de l’artiste et de la SouthardReid Gallery, London

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Un survol du patrimoine britannique, et de son actuelle visibilité appuyée, suggère la redondance d’un même prénom chez ses maîtres. Ils sont trois à encadrer ce présent numéro. Leurs biographies se succèdent pour teinter consécutivement le dix-neuvième et la modernité que ce siècle manigance. Plusieurs institutions du royaume se gargarisent de la paternité de ces génies sur la culture qu’elles partagent. Nous invoquons aujourd’hui ces engagements radicaux et la virtuosité de leurs expressions pour saisir au mieux un certain esprit anglais soclé, dans la permanence d’une diffusion optimale, par la fougue, la distinction et le mysticisme.

JM William Turner à la Tate Britain à Londres

Jeremy Deller au Turner contemporary à Margate

Love is enough au Modern Art Oxford à Oxford

William Morris à la William Morris Gallery à Londres

Anarchy and beauty – William Morris and his legacy à la National portrait gallery à Londres

Terror and wonder – The gothic imagination à la British library à Londres

William Blake à la Tate Britain à Londres

Williamm
William Morris, Tile panel – détail, céramique, 1876 – Présenté par Jeremy Deller au Turner contemporary à Margate, collection Victoria & Albert museum

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 59 autres abonnés