La bureaucratie est devenu au fil des décennies le cadre-même de l’aliénation. Open spaces sympas et team building camouflent de toute évidence une standardisation au service de la surveillance et de la productivité. Cette dimension semble plus vive encore dans la société anglo-saxonne, la première à se gargariser des plaisirs corporate. Il s’agit d’ausculter ici le contexte qui façonne l’identité si générique de l’administration planétaire, et son occulte cérémoniel.

Julie Béna à l’Emba Galerie Manet – École municipale des beaux-arts à Gennevilliers

Columbidae par Laura McLean-Ferris au Cell project space à Londres

Dieudonné Cartier  à la Galerie Laurent Mueller à Paris

Eva Barto par Lucia Schreyer chez Primo piano à Paris

La mécanique des gestes à La galerie d’exposition du Théâtre de Privas à Privas

Nicolás Paris par Maria Belén Sáez de Ibarra à la Galería Elba Benítez à Madrid

The still house group à la Zabludowicz collection à Londres

eva
Eva Barto, Truthful, faux moule pour Heads and tails, caoutchouc , carte d’accès, 2015 – Courtoisie de l’artiste

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Peut-être est-ce en souvenir du trou originel. Des cavités artificielles continuent de célébrer une intériorité suprême. Gouffre mystique et parois hospitalières s’offrent à l’accueil primitif, au repli le plus intuitif. De l’excavation sauvage à la classique niche en plein cintre, le motif du renfoncement permet au besoin, et cela peut arriver souvent, de se lover encore et encore.
Lire et relire le roman Grotte par Amélie Lucas-Gary.

La caverne du Pont d’arc à Vallon-pont-d’arc

Romain Vicari à la Galerie Dohyang Lee à Paris

David Wolle au Cap – Centre d’arts plastiques à Saint-Fons

Classicicity à la Breese Little Gallery à Londres

Gill Ord au Studio1.1 à Londres

Form follows information par Gaëlle Gabillet & Stéphane Villard à La cité du design à Saint-Etienne

Emmanuel van der Meulen à la Galerie Allen à Paris

romain

Romain Vicari, vue de l’exposition Preciso me encontrar – Je dois me retrouver, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Dohyang Lee, crédit photographique Aurélien Mole

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Cylindrées, fourrures et exotisme de pacotille alimentent un appétit luisant pour les grands horizons. Ce magnétisme s’ancre dans la mythologie du rêve américain pétrie par des décennies de films et séries télévisées. La décontraction est partout célébrée. Il s’agit de s’inscrire dans la plus flambante des branchitudes. Mâles et femelles y cultivent une frime caricaturale. Bang bang.

Ed Ruscha à la Galerie Gagosian à Paris

Cool – As a state of mind par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani au Mamo à Marseille

Anna Betbeze à la Luxembourg&Dayan Gallery à Londres

Nicole Wermers à la Herald st Gallery à Londres

Tu nais, tuning, tu meurs au Musée d’art et d’industrie à Saint-Étienne

Angus Fairshurst à la Sadie Coles Gallery à Londres

James Harrison à la Supplement Gallery à Londres

Gran turismo
Mathias Schweizer, Cool A state of mind – détail, 2015

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L’accumulation de biens semble être une donnée fondatrice du marché de l’art. La propriété relève plutôt de la profusion, et les prestigieux mécènes par les siècles passés, ont démontré cette tendance à la surenchère matérielle. Reste à calibrer la qualité de cette quantité. Il faut nécessairement gérer l’espace de ces possessions. Autant assumer jusque dans son arrangement, la singularité d’avoir.

Christian Boltanski à Modern art Oxford à Oxford

Taryn Simon à la Galerie Almine Rech à Paris

Magnificent obsessions à la Barbican art gallery à Londres

Ruth Ewan au Camden arts centre à Londres

Xavier Antin à La bf15 à Lyon

(un mural, des tableaux) au Plateau Frac Ile-de-France – Fonds régional d’art contemporain à Paris

Jonathan Murphy à Chandelier à Londres

jonathan
Jonathan Murphy, As you walked in the room terminée, 2015 – Courtoisie de l’artiste

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Il est la preuve d’un livre ouvert. La lecture est en cours. C’est une littérature en action. Traditionnellement ruban souple caressant la surface sèche du papier, n’importe quel élément peut finalement faire office de repère, pourvu que nous retrouvions l’endroit où l’absorption fut suspendue. Il nous laisse entre les pages.

Suzanne Lafont au Carré d’art à Nîmes

Marcelline Delbecq à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Pliure – Prologue (La part du feu) à la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris

Juan Araujo à la Stephen Friedman Gallery à Londres

John Baldessari à la Galerie Marian Goodman à Londres

Barbara Krüger à la Skarstedt Gallery à Londres

Moucharabieh par Dorothée Dupuis, Céline Kopp & Sandra Patron à Triangle France à Marseille

suzanne
Suzanne Lafont, Index – extrait, 40′, diaporama numérique, 2014 – Courtoisie de l’artiste et Erna Hecey Office

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Cet adjectif m’a toujours fasciné. Trois lettres et la certitude aujourd’hui d’être incompris. Le mot dût pourtant fréquenter régulièrement les lèvres des chevaliers. Il surgit dans la langue médiévale à partir de la racine latine de la quiétude. Et cette origine persiste dans son équivalent anglais, quiet. Le calme muet qu’il désigne relève du repos gisant. Ne pas déranger. L’obsolescence lexicale déteint sur l’état-même de l’objet en question, déjà oublié. L’inertie, le silence et la discrétion le maintiennent dans une apparente insignifiance. Sa présence reste indéniable. Elle participe du règne minéral, et jouit de cette temporalité non humaine. Elle ne bouscule rien, et détient de ce fait un pouvoir passif déroutant. Elle est.

Margaret Honda par Tenzing Barshee pour Triangle France à La friche Belle de mai à Marseille

Trisha Donnelly à la Galerie Air de Paris à Paris

João Maria Gusmão + Pedro Paiva au Camden art centre à Londres

Roc par Hugues Reip à la Galerie du jour – agnès b. à Paris

Pieter van der Schaaf à la Galerie Jeune Création à Paris

Pierre Vadi au Centre culturel suisse à Paris

Une robe d’empathie profonde à la Galerie Samy Abraham à Paris

sculptures
Margaret Honda, Sculptures, 2015 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

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La luxuriance prédomine dans cet élan présent. La quantité d’éléments en jeu ne doit pas minimiser leur excellence. Et cet appétit ne signifie pas non plus un sans-dessus-dessous systématique. L’apparente épaisseur résulte au contraire de choix déterminants. Arrêtons de confondre générosité et foutoir. La joie des associations, le goût pour la superposition, l’énergie du collage, sont autant de manières de célébrer le contact dans sa version orgiaque. J’avoue un plaisir évident à partager le contenu de ce numéro, qui correspond particulièrement cette semaine à mes propres satisfactions.

Prochainement ici à l’Espace Verney-Carron à Lyon

Roe Ethridge chez Greengrassi à Londres

The violet crab par Than Hussein Clark à la Draf – David Roberts art foundation à Londres

Arnaud Labelle-Rojoux à la Galerie Loevenbruck à Paris

The grantchester pottery paints the stage au Jerwood space à Londres

Johannes Nagel au New art centre à Roche Court

Isabelle Cornaro à la South London Gallery à Londres et à Spike Island à Bristol

prochainementici
Gaëlle Choisne sur Octave Rimbert-Rivière, Prochainement ici, 2015 – Courtoisie des artistes

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