Avant. Après. Qu’il demande la grâce ou en formule la reconnaissance, ce don incarne par l’objet, la possibilité d’une intervention divine. La pratique religieuse devient alors intéressée. Elle doit servir. Pour rendre l’oblation plus immédiate, pour peut-être en faciliter la lecture auprès des divinités très sollicitées, il est coutume d’offrir des images, des représentations du corps, à plat, en volume. L’imploration par le mot et l’esprit, se concrétise par l’offrande figurée d’un membre, d’un organe. Le terme désigne également sur le ton de la plaisanterie, un élément quel qu’il soit, manifestant un excès de piété. Un nectar démonstratif de ferveur. L’humain par fragment, se retrouve au cœur d’un rituel sacrificiel, qui doit se voir. J’ai été exaucé. Merci.

Johannes Kahrs au Plateau Frac Île-de-France à Paris

Elmar Trenkwalder à Iconoscope à Montpellier

Yngve Holen à la Kunsthalle Basel à Bâle

Donnant donnant au Musée archéologique de Dijon à Dijon

Jacopo Miliani à La Kunsthalle Lissabon à Lisbonne

Jimmy Robert à La synagogue de Delme à Delme

Maud Sulter à La chapelle de la charité à Arles

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Jimmy Robert, Descendances du nu, dimensions variables, image couleur, 2016 – Courtoisie de l’artiste  

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Aujourd’hui, l’accès à l’information semble biaisé par une étrange forme d’impatience, une prétention à l’instantanéité coûte que coûte. Le terme anglais News feed insiste plus encore sur notre voracité contemporaine en la matière. Le haut débit semble avoir donné de mauvaises habitudes au citoyen, qui exige, maintenant, tout de suite, des nouvelles de tout, de tout le monde, de partout. Enfin surtout d’en-bas de chez lui. Bien que les distances physiques paraissent se réduire de façon exponentielle avec la vitesse grandissante des corps et des pixels, la violence concerne davantage lorsqu’elle est proche. Peut-être est-ce là une rare échelle encore effective pour évaluer l’éloignement des choses. La terreur devient une unité de mesure. Et son affichage en temps réel respire au rythme des mises à jour.

Margo Wolowiec chez Laura Bartlett à Londres

Nothing but blue skies par Mélanie Bellue & Sam Stourdzé au Capitole à Arles

Systematically open ?  à Luma Arles à Arles

Collection Westreich Wagner Wagner par Chrisitne Macel au Centre pompidou à Paris

Wade Guyton par Nicolas Trembley au Consortium à Dijon et à L’académie Conti à Vosne-Romanée

L’image volée par Thomas Demand à la Fondazione Prada à Milan

Il y a de l’autre par Agnès Geoffray & Julie Jones à L’atelier des forges à Arles

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Margo Wolowiec, North II, 172x238x5cm, laine, coton, lin, encre, teinture, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de Laura Bartlett Gallery

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La destination est mythique. On dit qu’y règne un climat durable de béatitude. Le beau temps est permanent et toujours, le soleil caresse les poils dans un doux petit courant d’air. La volupté des Sybarites est proverbiale. Cette ancienne colonie grecque du sud de l’Italie se distingue par la mollesse de ses mœurs. Le dogme chrétien lui associe la luxure et l’indiscipline. Ses habitants auraient cultivé une créativité de la jouissance, quête exponentielle de nourritures inédites. Lorsqu’une personne mettait au point une nouvelle recette, elle était la seule de la contrée à pouvoir la cuisiner durant l’année qui suit, obligeant chacun à redoubler d’énergie pour surpasser ses concitoyens sur l’échelle du délice.

Lukas Duwenhögger à Raven row à Londres

Pure fiction par Julie Boukobza à la Galerie Marian Goodman à Paris

Pierre Guyotat, la matière de nos œuvres par Donatien Grau à la Galerie Alaïa à Paris

Cornel Brudascu par Mircea Cantor à la VnH Gallery à Paris

Le meilleur des mondes par Claire Staebler à La kunsthalle à Mulhouse

Nouveau ! à la Galerie Anne Barrault à Paris

Vincent van Gogh par Sjraar van Heugten à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

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Pierre Guyotat, frontispice à la gouache d’Éden, Éden, Éden paru en 1970 aux Éditions Gallimard – Collection Bibliothèque nationale de France

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Traditionnellement, il s’agit du linge accompagnant la jeune fille qui se marie ou entre en religion. Le bagage d’une vierge qui part. L’intérêt consiste tout de même à le confectionner soi-même, à rendre manifeste par l’ouvrage, le meilleur parti qui soit. C’est un nécessaire. C’est un équipement. Il est un kit de survie élégamment brodé, tirant l’urgence vers la joliesse. Chacun s’en munie. C’est une réunion d’objets de même nature, qui finit par faire collection. Son acceptation anatomique et œnologique, rappelle que le terme s’utilise aussi pour qualifier un réseau ligamenteux et un vin rouge d’Arbois. De quoi bousculer l’image de la vulnérable idiote. Avec force et ivresse.

British art show 8 par Anna Colin & Lydia Yee à Norwich

Caroline Achaintre par Emma Dean à Baltic à Newcastle

Making and unmaking par Duro Olowu au Camden arts centre à Londres

Looking at people looking at art par Mark Essen à Division of labour à Londres

Pièces-meublés par Bob Nickas à la Galerie Patrick Seguin à Paris

Tears shared par Marc Camille Chaimowicz à Flat time house à Londres

Bruno Pelassy par Claire le Restif au Crédac à Ivry-sur-seine

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Caroline Achaintre, Todo custo, 300x210cm, laine, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Arcade

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Ce n’est pas tant un hommage à la célèbre série éponyme, qu’un constat d’une actualité mondiale marquée par le crime. La violence, du moins sa visibilité et sa médiatisation, semble s’affirmer comme unique forme d’expression, avec des moyens qui bousculent l’imaginable. Le désenchantement est un stade depuis longtemps dépassé. Un obscurantisme flagrant gagne le monde pour nous plonger dans une nouvelle sorte de Moyen-âge. En ce mode rustique, aux contours tranchés à la hache, la subtilité est à recalibrer. Le domestique ne peut que qualifier l’intérieur d’une forteresse. La virtuosité est à trouver dans la métallurgie. Et depuis des siècles et des siècles, l’homme pleure.

Quelques sphinx par Benoît Maire à la VnH Gallery à Paris

Jean Lurçat à la Galerie des gobelins – Mobilier national à Paris

Jean-Marie Appriou par Galerie Jan Kaps à Liste art fair à Basel

Michael Dean par Samuel Leuenberger dans le cadre du Art parcours à Art basel à Basel

Big – Bjarke Ingels Group avec le Serpentine Pavillon 2016 à Londres

Modest villa immense versailles chez Kinman à Londres

Bas Jan Ader à la Simon Lee Gallery à Londres

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Michael Dean, série ffff, métal, béton, 2016 – Courtoisie de l’artiste et des galeries Supportico Lopez, Herald St et Mendes Wood DM

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On l’a ou pas. Ça tient. Ça tombe. L’équilibre est une quête, plus rarement un constat. La stabilité qu’il suppose est la condition de la station verticale. Plutôt précaire, il reste un spectacle permanent. La gymnastique du funambule fascine. Cela demande une répartition savante et intuitive du poids des choses et oblige à des appuis de confiance. Et peu importe les moyens, au final c’est un juste rapport entre tout, une pondération des parties d’un ensemble, une répartition égale, une aisance. L’harmonie. Ou le mystère d’être debout.

Alexander Calder & Fischli/Weiss à La fondation Beyeler à Riehen

Jean-Charles de Quillacq à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Groupe mobile à La villa Vassilieff à Paris

Sophie Bueno-Boutellier par Dorothée Dupuis à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Atrio e peristilo da casa dos amores douradosr à la Galerie Vera Cortês à Lisbonne

Lygia Clark à la Alison Jacques Gallery à Londres

Farah Atassi à la Galerie Xippas à Paris

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Jean-Charles de Quillacq, Blue-jean, 80x60x90cm, encre bic, résine acrylique, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Marcelle Alix, crédit photographique Aurélien Mole

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Légerté et désir. Cette fois, l’énergie frôle la modélisation, le mannequinat et le modelage. Et oui. Dans tous les cas, on lisse. Une manière de ne pas trop stigmatiser la céramique et la réinjecter au besoin, au sein d’une imagerie actuelle, pour ne pas dire technologique. Le corps reste une glaise à sculpter. Argile et html sont des mottes propices à l’invention d’une forme : soi.

Artie Vierkant à la New galerie à Paris

Cool memories par Myriam Ben Salah à Occidental temporary à Villejuif

Francesca Woodman à la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris

Mendes Wood DM at Art Basel 2016 à Basel

La mia ceramica à la Galerie Max Hetzler à Paris

Alinka Echeverría par François Cheval à La commanderie Sainte-Luce à Arles

Anne Dangar par Pascale Soleil & David Butcher au Musée d’art et d’archéologie à Valence

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Anne Dangar, Bonbonnière à décor cubiste, 17x14cm, terre cuite vernissée, 1930-51 – Collection Fondation Albert Gleizes

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