Des troncs jonchent empilés à l’horizontale. Ils patientent, et sont encore à l’état de pur potentiel, de ressource disponible à tout devenir. Ainsi, l’exploitation forestière abat et ébranche des arbres pour les calibrer, d’ici à être transformés. L’écorce les revêt encore. On a fait que trancher.

Amaya Suberviola à El Chico à Madrid

Suspension / Stillness par Jean-Marc Prévost au Carré d’Art à Nîmes

Thea Djordjadze par Aurélie Voltz au MAMC+ à Saint-Priest-en-Jarez

Ángela de la Cruz à la Galería Helga de Alvear à Madrid

Krijn de Koning par l’Ésban à la Chapelle des Jésuites à Nîmes

Marqueteries à la Galerie East à Strasbourg

Bruno Munari à la Fundación Juan March à Madrid

46f9e9be-8c4c-3dd2-8a23-8d7fb74193cfBruno Munari, Sculture da viaggio, 1958 | Fondazione Jacqueline Vodoz e Bruno Danese (Milan)

C’est par la fête, que les religions exerceraient leur plus forte influence. La croyance doit en effet réunir, et des formes de cohésion sociale ont réussi à installer la paix grâce à la perpétuation démonstrative de mystères. Il existe donc un champ d’investigation consacré à l’étude des rites.

Belkis Ayón par Cristina Vives au Museo Reina Sofía à Madrid

Zoe Williams à Ciaccia Levi à Paris

Michel Journiac à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Elmar Trenkwalder à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Les Flammes par Anne Dressen au MAM Paris à Paris

Ōtagaki Rengetsu par Ricard Bru & John Stevens au Monestir de Pedralbes à Barcelone

Vincent Martial à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Belkis Ayón, La cena, 141 x 301.5 cm, collagraphie sur papier, 1991 | Courtoisie Estate de Belkis Ayón (La Havane)

L’idylle doit beaucoup à son paysage. Le présent florilège de didascalies dépeint donc l’atmosphère bucolique nécessaire au poème pastoral, assumant souvent la candeur de sa célébration champêtre. Il s’agit de chanter la nature, paisible destination dont les reliefs s’offrent incarnés, jusqu’à devenir corps. Visons la volupté qui découle de cet éden.

Alex Katz par Eric de Chassey à la Galerie Ropac à Pantin

Flora Moscovici chez Gilles Drouault à Paris

Jean-Francis Auburtin au Musée de Lodève à Lodève

Christine Safa chez Praz-Delavallade à Paris

Jean-Jacques Henner au Musée des Beaux-Arts à Strasbourg

Salammbô par Sylvain Amic au Mucem à Marseille

Georgia O’Keeffe au Centre Pompidou à Paris

8ccff6ce-4029-300e-cfa9-7d8e3192c63eGeorgia O’Keeffe, Black Hills with Cedar, 40 x 76 cm, huile sur toile, 1941-42 | Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution (Washington DC), leg de Joseph H. Hirshhorn, crédit photographique Cathy Carver © Georgia O’Keeffe Museum / Adagp, Paris, 2021

L’action n’est pas systématiquement funeste. Il s’agit avant tout de voir de ses propres yeux. Cette observation réflexive fait de nous d’indiscutables témoins. La dissection du corps humain a son histoire sulfureuse, mais au-delà de l’inspection des cadavres, il est important de considérer le pouvoir du regard. D’ailleurs originellement dans la mystique antique, le terme désigne un mode de divination permis par l’intensité de l’état contemplatif.

Marlene Dumas au Musée d’Orsay à Paris

John Coplans à la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris

L’épreuve des corps par Vincent Honoré au MO.CO. Hôtel des collections à Montpellier

Michael Dean par Charlotte Crevits au Cultuurcentrum Strombeek à Grimbergen

Derek Jarman par Claire Le Restif pour Le festival d’automne au Crédac à Ivry

Dominique Gonzalez-Foerster à la Galerie Crousel à Paris

Gisèle Vienne par Anne Dressen pour Le festival d’automne au MAMVP à Paris

ad808feb-a64a-8244-1424-ce06cde799f1Marlene Dumas, Waiting (for Meaning), 50 x 70 cm, huile sur toile, 1988 | Kunsthalle zu Kiel

Parfois, il faut parler fort. Tous les curseurs sont alors poussés pour affirmer une voix, progressivement incandescente. Sans retenue, mais avec tact, les palettes rugissent et s’enflamment.

Pierre Bonnard au Musée de Grenoble à Grenoble

Simon Martin par la Galerie Jousse Entreprise à la Fiac 2021 à Paris

Sheila Hicks à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Signac Collectionneur au Musée d’Orsay à Paris

Cecily Brown à Gladstone Gallery à Bruxelles

Chaïm Soutine / Willem de Kooning, la peinture incarnée au Musée de l’Orangerie à Paris

Miryam Haddad au Frac Auvergne à Clermont-Ferrand

db441910-a7ef-097e-15bf-30763b25d94dSimon Martin, Visage dans l’herbe, 19 x 24 cm, huile sur toile, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Jousse Entreprise (Paris)

Le faste devant se voir, il faut produire des formes qui l’affichent. La somptuosité en apparat dynamise depuis des siècles une tradition du décoratif déclinant la minutie de l’orfèvre en chaque domaine. La surenchère par l’ornement a prouvé son efficacité comme instrument de pouvoir. Alors, la majesté revient bien au final, à celles et ceux qui en manient les outils.

Raphaël Barontini par le MO.CO. au Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades à Lattes

Jean Claracq pour la Fiac 2021 au Musée National Eugène-Delacroix à Paris

La Dame à la licorne, médiévale et si contemporaine aux Abattoirs à Toulouse

Bella Hunt & DDC par Emmanuelle Luciani à Sainte-Anne Gallery à Paris

Andrew Humke au Pavillon Southway à Marseille

Par-delà le vernis à la Fondation Bullukian à Lyon

Melissa Sinapan à Double V Gallery à Marseille

acee3216-add8-8243-1b08-216afa20c441Tenture de la Dame à la licorne (détail) – Mon seul désir, tapisserie, vers 1500 | Musée de Cluny – Musée national du Moyen Âge (Paris), crédit photographique Michel Urtado © RMN-Grand Palais

Alors que des obstacles chamboulent la possibilité-même de se retrouver, les initiatives de convivialité cherchent des alternatives pour que le partage demeure. Être ensemble relève du défi, et les plus communes des politesses semblent relativisées. Un principe nourricier continue de toute évidence à irriguer notre ferveur à faire communauté.

Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger au Frac Provence-Alpes-Côte-d’Azur à Marseille

Chiara Camoni par Alice Motard au Ceaac à Strasbourg

The Sowers par Anissa Touati & Nathalie Guiot à la Fondation Thalie à Bruxelles

Bettina Samson à la Galerie Sultana à Paris

Antoine Renard au Crac Occitanie à Sète

Lou Masduraud par Thomas Conchou à la Maison populaire à Montreuil

Martin Belou au Centre d’art bastille à Grenoble

5ac45a6d-0ccf-1cb9-f7d0-5756248e286dMartin Belou, Aguardiente, vue d’exposition au Centre d’art bastille (Grenoble), 2021 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Christophe Levet

Le temps minéral nous oblige à un recul existentiel sur le cours des choses. L’humanité y représente un infime détail, bien que le déclic antropocénique dont elle est responsable est aujourd’hui grandement considéré. Pendant ce temps, des phénomènes d’usure continuent à façonner le rendu des surfaces et la stratification des épaisseurs.

Sarah Sandler par Xavier Jullien au Centre d’art Madeleine-Lambert à Vénissieux

Alma Allen à Mendes Wood DM à Bruxelles

Lucie Stahl à Dépendance à Bruxelles

Bianca Bondi chez Mor Charpentier à Paris

Guillaume Dégé au Nouvel Institut Franco-Chinois à Lyon

Hamish Pearch à Sans titre (2016) à Paris

Laurent Le Deunff au Mrac Occitanie à Sérignan

50de470a-3e76-ce8e-4e7b-cb2ed27ec18bSarah Sandler, Sister, 78 x 33 cm, impression 3D de grès, 2021 | Courtoisie de l’artiste et du Centre d’art Madeleine-Lambert (Vénissieux), crédit photographique archives personnelles

En fricassée ou en ragoût, elle peut se transformer en pépite gustative. Et désigne grossièrement les viscères en boucherie, les tripes, voire de manière plus imagée, le siège des passions. Il s’agit de chair laissée au rebut, qu’il faut savoir reconsidérer pour en révéler toute la saveur.

Anne Verdier à la Galerie XXI à Paris

Théodule Ribot au Musée des Augustins à Toulouse

Elsa Sahal à la Galerie Papillon à Paris

Alberto Giacometti | Barbara Chase-Riboud par Émilie Bouvard à l’Institut Giacometti à Paris

Replica par Chantal Crousel à Cahn Contemporary à Bagnolet

Lynda Benglis chez Xavier Hufkens à Bruxelles

Ser Serpas chez Balice Hertling à Paris

267db44b-f37a-a11a-12a1-fbbb18466198Anne Verdier, Pss 021-12Grès, porcelaine, émail, 1300°C, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie XXI (Paris)

Sa figuration désarticulée évoque une drôle de mondanité. En société tout comme dans la commedia dell’arte, il représente le pullicenus, le jeune poulet. Sa timidité, sa maladresse, déteignent sur sa corpulence-même, une carrure burlesque à l’équilibre chancelant. Son involontaire bouffonnerie en fait une marionnette indispensable.

Nicolas Party par Eric Troncy au Consortium Museum à Dijon

Juliette Roche par Christian Briend au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie à Besançon

Bonaventure (Trafiquer les mondes) par Lilou Vidal à la Fondation Pernod Ricard à Paris

Renaud Jerez à la Galerie Crèvecœur à Paris

Thinking: Two Heads à la Galerie Jaqueline Martins à Bruxelles

Kiki Kogelnik pour Le Printemps de septembre 2021 au BBB à Toulouse

Aks Misyuta par la Galerie Sébastien Bertrand (Genève) à la Fiac 2021 à Paris

b40138df-f33c-120a-794f-60e41118e230Aks Misyuta, Pluses and Minuses, 120 x 100 cm, acrylique sur toile, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Sébastien Bertrand (Genève)

Signum Silentii. Index sur la bouche. Un enfant roupille. Un animal dort. Un proche somnole. Tout se repose. La sérénité règne. Sinon, la solennité. Que ce soit une invitation au chuchotement ou une injonction exclamative au mutisme, l’onomatopée marque une rupture avec le bruit alentour. D’autres cultures feront Hush, Shh, Xū, Ŝŝ, Hys, Csitt, Ssst ou Shīt. Le silence n’empêche pas de dire plein de choses.

Nathanaëlle Herbelin chez Dilecta à Paris

Ithaque par Philippe Segalot à l’Hôtel de Guise à Paris

Jill Mulleady au Consortium Museum à Dijon

If the House Catches Fire par Rosanna Lefeuvre à Chapelle XIV à Paris

Xolo Cuintle à Sainte Anne Gallery à Paris

Théo Mercier pour le Festival d’Avignon à la Collection Lambert à Avignon

Nitsa Meletopoulos pour Sillon 2021 à L’Amiradou à Félines-sur-Rimandoule

3dabf11d-7ffb-b7dd-6c4a-ff59b1fd8f3fNathanaëlle Herbelin, Cyprès, version 4, 33 x 41 cm, huile sur bois, 2018 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Jousse Entreprise (Paris)

Parfois, la violence alentours pousse à moins s’encombrer. La tendresse se retrouve crue. Elle emprunte des formes dont la rigidité, la frontalité, l’immédiateté, n’empêchent pas la réalité d’une bienveillance, voire la renforce. Sans détours, celle-ci se trouve nue, limpide.
→ Jot Fau, Le lac, 2’43, lettre lue, 2017

mountaincutters pour Art-o-rama 2021 à la Friche la Belle de Mai à Marseille

Jot Fau & mountaincutters par Adrien Grimmeau à Wolubilis – La Médiatine à Bruxelles

Apichatpong Weerasethakul par Nathalie Ergino à l’Institut d’art contemporain à Villeurbanne

Daylight, All Night Long à Monopôle à Lyon

Nicolas Bourthoumieux par Claire Contamine au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Just Before dans une maison à Bruxelles

Massao Mascaro par Fannie Escoulen à la Fondation A Stichting à Bruxelles

Looking_into_the_sun_ 066Massao Mascaro, série Sub Sole, 2021 | Courtoisie de l’artiste

La Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies définit les aléas en ce domaine comme la possibilité d’accidents industriels découlant de pratiques risquées, de défauts d’infrastructure ou de certaines activités humaines, susceptible de provoquer la mort, des blessures, maladies ou autre impact sur la santé, des dégâts matériels, la perte des moyens de subsistance et des services, des perturbations sociales et économiques ou une dégradation environnementale. Parfois en se promenant dans la rue, des panneaux de signalisation nous rappellent combien nous y sommes exposé·e·s, en permanence et partout, relativement, lorsqu’on y réfléchit. Alors on s’acclimate à l’apocalypse.

Nicolás Lamas chez Meessen De Clercq à Bruxelles

Almudena Romero par François Cheval aux Rencontres d’Arles 2021 à Arles

Célia Picard & Hannes Schreckensberger à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

The Prophetic Pictures à la Galerie Crèvecœur à Paris

Naomi Maury à L’assaut de la menuiserie à Saint-Étienne

Aimer par Jeanne Chopy au Basculeur à Revel-Tourdan

Cédric Esturillo aux Ateliers Vortex à Dijon

68837960-723d-37f7-07a8-cc8e020857beCédric Esturillo, Prospective paresseuse, vue d’exposition aux Ateliers Vortex (Dijon), 2021 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Siouzie Albiach

Après une période de crise voire de guerre, une nécessaire réforme motive l’inventivité. Si cet élan a permis de nombreux progrès ou du moins des évolutions envisagées comme telles, il ne faut pas écarter la réalité triviale d’un terrain meurtri par la violence. Ainsi, avant de remettre sur pied une société, il faut en retirer les cadavres. C’est là techniquement le tout premier travail à effectuer sur le front. Pour maintenir un peu de décence, souvenons-nous que l’innovation hisse d’abord notre communauté hors de la précarité. Sans nous interdire de nous enthousiasmer des merveilles qui découlent de ces dynamiques lorsque tout concorde à les rendre justes.

Charlotte Perriand par Damarice Amao aux Rencontres d’Arles 2021 à Arles

Guru Craft & Design Fair par François Epin & Graziella Semerciyan à Paris

Benoît Maire à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Bienvenue Design Fair 2021 à l’Hôtel La Louisiane à Paris

Icônes 1950 à la Galerie Jacques Lacoste à Paris

Congés payés à la Galerie Valentin à Paris

Jockum Nordström à La Criée pour Exporama à Rennes

dbe80069-ae3f-3518-e1bc-52416a5855faBenoît Maire, Le large fauteuil, 82 x 100 x 73 cm, multiply of lazuré pine, 2016 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Nathalie Obadia (Paris)

En d’innombrables grappes disposées uniformément, elles occupent le terrain. Les floraisons qui caractérisent ce style prisé dès le Moyen-Âge, s’affichent ainsi de la petite touffe au large branchage. Car le motif est très commode. Il se décline dans tous les formats, peu importe la complexité et les dimensions de la parure. Cette verdure-là est omniprésente, et surgit aussi bien sur les supports narratifs que décoratifs, religieux que profanes, rustiques que nobles. Personne ne la soupçonne. En parfumerie, c’est un jus obtenu par plusieurs espèces distillées. En médecine, c’est un ancien remède à base d’urine de vache. On l’a pense innocente. Toujours, ça remplit.

Dom Robert à l’Abbaye de La Chaise-Dieu à La Chaise-Dieu

Tisser la nature au Musée de Lodève à Lodève

Fanette Mellier à L’échappée belle à Sète

Laura Owens & Vincent van Gogh à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

Josèfa Ntjam par Nicoletti (Londres) à Art-o-rama 2021 à Marseille

Reculer les murs au Musée Horta à Bruxelles

Amélie Bertrand chez Semiose à Paris

bb0f5888-0dbd-425b-260b-54b33381fdfeDom Robert, L’École buissonnière, 197.5 x 430.5 cm, atelier Goubely-La Beauze (Aubusson), 1997 | Abbaye d’En Calcat (Dourgne), crédit photographique Jean-Luc Sarda

Il existe des physionomies qu’on façonne à la tronçonneuse. Elles se donnent de front, tranchées, et partagent leurs racines avec le trognon, ce qui reste d’un fruit lorsqu’on a enlevé la partie comestible. Leur face est vive, et présente le talent de demeurer écorchée.

Huma Bhabha chez Xavier Hufkens à Bruxelles

Lauren Coullard | Tatiana Defraine par A.Romy et Pierre Poumet à Art-o-rama 2021 à Marseille

Alexej von Jawlensky au Musée Cantini à Marseille

Figures à la Galerie de la Béraudière à Bruxelles

Julie Monot à la Galerie Lefebvre & Fils à Paris

Women in Paris à la Galerie Hussenot à Paris

Julien Meert par Sorry We’re Closed (Bruxelles) à Art-o-rama 2021 à Marseille

be05e3ee-87b6-49bf-c9e2-c6fa5f3028afHuma Bhabha, Untitled, 127 x 127 cm, ink, acrylic, pastel and collage on paper, 2021 | Courtoisie de l’artiste et Xavier Hufkens (Bruxelles)

Nous passons notre temps à caresser des machines. La peau passe ainsi sur le métal, et génère un érotisme de contact. Ainsi pour naviguer, trivialement sur un bateau mais partout et tout le temps au final, on touche un appareillage froid. Les frictions éveillent sûrement des magnétismes qui restent à étudier. Il est croustillant de développer cette excitation jusqu’au culte argentique, fruit d’une pellicule sensible célébrée par les substances métalliques.

Ilya Lipkin chez High Art à Arles

Masculinités par Alona Pardo aux Rencontres d’Arles 2021 à Arles

Marion Scemama à la New Galerie à Paris

La Face cachée de l’Archive à Luma Arles à Arles

Alexandre Khondji par Julie Boukobza pour Luma Arles à Arles

Robert Mapplethorpe par Jean-Marc Bustamante chez Ropac à Paris

Rafik Greiss chez Balice Hertling à Paris

10797f93-fd57-a13f-df92-2843daea050fKarlheinz Weinberger, Horseshoe buckle in KHW studio, 32 x 32 cm, selenium toned silver gelatin print, 1962 | Courtoisie Esther Woerdehoff (Paris) © Karlheinz Weinberger

Siège des sensations alimentaires, il offre un accès direct à la chair. Cette cavité intérieure du cou, marquée par l’arrière du palais, entraîne vers d’autres étapes de la digestion. L’avaloir contribue à une approche du corps comme vaste tubulure. Sa région assure les plaisirs de bouche.

Andra Ursuţa à la Galerie David Zwirner à Paris

Louise Bonnet à la Galerie Max Hetzler à Paris

La Borne, sans réserves au Musée de la Poterie à La Borne

Betty Tompkins par Vincent Honoré et Anya Harrison au MO.CO. Panacée à Montpellier

Jean-Baptiste Carpeaux par Laurence Huault-Nesme au Musée Hébert à La Tronche

Diananess au Berceau à Marseille

Julia Huteau à Imprints Galerie à Crest

3cd935d1-bd36-9b10-a8f1-60887eb27169Louise Bonnet, Bather with cloud, 76.5 x 101.7 cm, huile sur toile, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Max Hetzler (Paris), crédit photographique Charles White

Des transformations sont en cours. Et le changement dépasse largement les seuls contours climatiques. L’anthropocentrisme paraît bien vétuste dans un contexte où s’opère une flagrante translation. Le détail indélébile que l’humanité représente, s’inscrit au sein d’un immense vortex. Un nouveau romantisme nous invite à en contempler les parages.

Damien Fragnon au Crac Occitanie à Sète

La vie à elle-même par Flora Katz au Centre international d’art et du paysage à Vassivière

Pierre Huyghe à LUMA Arles à Arles

Shanta Rao par Eloise Sweetman à Treignac Projet à Treignac

David Douard à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Patrick Crulis à Rossicontemporary à Bruxelles

Anita Molinero au Centre d’art bastille à Grenoble

15745417-1836-01ee-4a6f-169b31c53bb7Pierre Huyghe, After UUmwelt, reconstruction de réseaux de neurones profonds, reconstructions d’image profonde matérialisée (verre, résine synthétique, silicone, alliage de cuivre, colophane, minéraux, os, calcium, protéines, sodium, sucre, agar agar, bactéries), réseau contradictoire génératif, reconnaissance faciale, écrans, son, capteurs, cellules cancéreuses humaines (HeLa), incubateur, odeurs, abeilles, fourmis, mycelium, terre, pigment, 2021 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Esther Schipper (Berlin), Chantal Crousel (Paris), Marian Goodman (New York) et Hauser & Wirth (London), production LUMA Foundation, crédit photographique Ola Rindal

Ni tout à fait prémonition, ni pressentiment, ni prévision, cette faculté relèverait d’une autre forme encore de divination. Il s’agit d’exprimer de façon intuitive ce qui est encore inconnu. Ce don de connaissance anticipative inonde le domaine de la science-fiction, et bien-sûr certains élans artistiques en sont grandement gorgés.

Alicia Adamerovich à Sans titre (2016) à Paris et à la Galerie Tator à Lyon

Le surréalisme dans l’art américain par Eric de Chassey à La Vieille Charité à Marseille

Anna Zemánková chez christian berst art brut à Paris

Molly A. Greene à la Galerie Julien Cadet à Paris

Psychédélices au Musée international d’arts modestes à Sète

Alejandro Cardenas à la Galerie Almine Rech | Matignon à Paris

Romain Coppin à Bikini à Lyon

16ede4b5-1247-ee5d-60b9-2edb253a49deAlicia Adamerovich, Staring at the Sun, 120 x 100 cm, oil on canvas, 2021 | Courtoisie de l’artiste, Sans titre (2016) (Paris) et Tator (Lyon), co-production Moly-Sabata (Sablons)

Il est des gemmes si précieuses, qu’on les prend pour modèle au sein de l’échelle des valeurs. La perfection s’apprécierait ainsi. Dans le lexique lapidaire, le terme désigne la pierre de touche, celle par laquelle tout existe. C’est l’étalon de la splendeur.

Sylvie Auvray à la Carpenters Workshop Gallery à Paris

Luxes par Olivier Gabet au Musée des Arts Décoratifs à Paris

Hôtel Le Lièvre #5 chez Campoli Presti à Paris

Isabelle Cornaro par Mouna Mekouar à la Fondation Pernod Ricard à Paris

Jeff Koons au Mucem à Marseille

Portraits en majesté au Musée d’art Hyacinthe Rigaud à Perpignan

Martial Raysse au Château royal de Blois à Blois

0655b494-aba1-3858-730b-3b341fe216f5Sylvie Auvray, Ring 7, peridot, amethyst, 2021 | Courtoisie de l’artiste et Carpenters Workshop Gallery (Paris)

Aujourd’hui, on nous valide, ou pas, d’un coup de scan. Notre légitimité est réduite à un QR Code, héritier du code-barre qui a tant nourri la fiction d’anticipation, de celle qui s’alarme de l’aliénation de notre espèce. Les rayures numérotées ne nous sont pas tout à fait tatouées dans la nuque. C’est pourtant un multipass tel qu’on l’aperçoit dans les films les plus fantaisistes du genre, que l’on se doit d’afficher afin d’accéder à toute activité humanisante, passé·e au crible de nouveaux cerbères au pouvoir inédit. Au-delà, on nous promet une zone pure. Une sensualité froide règne.

SMITH aux Rencontres d’Arles 2021 à Arles

Michael Schmidt au Jeu de Paume à Paris

Anne Imhof par Emma Lavigne et Vittoria Matarrese au Palais de Tokyo à Paris

Pauline Boudry / Renate Lorenz au Frac Bretagne pour Exporama à Rennes

Hito Steyerl au Centre Pompidou à Paris

Carin Klonowski à Glassbox à Paris

Paul Maheke à la Galerie Sultana Summer Set à Arles

54314d2c-d22b-09dc-301c-0ece6f87eba6Hito Steyerl, How not to be seen: a fucking didactic educational .mov file, 15’52, vidéo numérique, 2013 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Andrew Kreps (New York) et Esther Schipper (Berlin) © VG Bild-Kunst, Bonn, 2020

Portrait ou paysage, des chairs humides se délectent, éclaboussées. Sur la peau ou sur la pierre, ça ruisselle. Érotisme et conquête spatiale recherchent des formes d’eau, de ce jus vital qui gorge les matières.

Mimosa Echard à la Collection Lambert à Avignon

Marilyn Minter par Vincent Honoré au MO.CO. Panacée à Montpellier

Hans Hartung à la Galerie Perrotin à Paris

TOI 700d par Fabien Danesi à la Galerie Les filles du calvaire à Paris

Clémentine Chalançon à La Serre à Saint-Étienne

Fabrice Hyber pour Conquérant Spirits chez Gilles Drouault à Paris

Elsa Sahal par Vincent Honoré et Anna Kerekes au MO.CO Panacée à Montpellier

Marilyn Minter, Big Breath, 243.84 x 152.4 cm, émail sur métal, 2016 | Courtoisie de l’artiste et des galerie Salon 94 (New York) et Regen Projects (Los Angeles)

C’est avant tout un lieu où l’on revient. Son aise anime le retour. On y est bien. Tout y est conçu pour être au gîte, jusqu’à l’ultime brindille. Nid, terrier ou tanière, il répond à un besoin animal, et se distingue par des sophistications propres à chaque specimen.

Isamu Noguchi par WA Design Gallery à l’Atelier 13 Sévigné à Paris

Lucie Malbéqui à La BF15 à Lyon

Guillaume Pilet pour le Jour du feu à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts à Besançon

Céramique : Mobilier à la Galerie Scène Ouverte à Paris

Looking in on me changing par Sarah Tritz à la Galerie Mansart à Paris

Chambre à soi par Anne-Laure Lestage à Julio à Paris

Louis Fratino à Ciaccia Levi à Paris

Louis Fratino, Naked You, 35.5 x 27.9 x 2.5 cm, huile sur toile, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Ciaccia Levi (Paris), crédit photographique Aurélie Mole

C’est ainsi que le polémiste chrétien Clément d’Alexandrie décrit tout autre dieu que le sien, dénigrant systématiquement les cultes des autres, lui qui s’est autoproclamé saint sans jamais avoir été pour autant canonisé. Les Pères de l’Église dont il fait partie, n’ont cessé de réprouver dès les premiers siècles de notre ère, la diversité du sacré afin d’œuvrer à une standardisation aux violences indélébiles. Pour contrer un tel dédain, assumons cette formule comme un compliment. Sanctuaires et psalmodies dans leur pluralité, peuvent ainsi retrouver leur dignité.

Raphaël Barontini par Léa Chauvel-Lévy au Studio des Acacias à Paris

Bruno Perramant à la Galerie In Situ – fabienne leclerc à Komunuma à Romainville

Laura Gozlan à 40mcube pour Exporama à Rennes

Lauren Coullard par Franck Balland aux Limbes à Saint-Étienne

Mystic May à The Community à Pantin

Surface Horizon par Rebecca Lamarche-Vadel à Lafayette Anticipations à Paris

Kenny Dunkan à la Galerie Les filles du calvaire à Paris

16233467-5ade-7463-f261-63d00779949fLaura Gozlan, Dead Fingers Talk III – photogramme, 4’10, vidéo HD, 16/9, couleur, son stéréo, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Valeria Cetraro (Paris), production 40mcube (Rennes)

Des contenances bien trempées, s’affichent avec aisance. Une même sensibilité oscille entre le sculptural et le photographique, pour toujours révéler une assise intimidante, tant elle en impose. Son maintien enivre. Son allure impressionne. En peinture, l’imbue est la première couche visible, plus ou moins digérée par le support, à ne pas confondre avec la hantise de l’embue. Dans tous les cas, il s’agit d’un phénomène d’absorption, d’abreuvage. Tenue et pellicule contribuent à cette assurance en superficie.

Jonas Kamm aux Rencontres d’Arles 2021 à Arles

Crossover à la Galerie Vasistas à Montpellier

Manon par Claire Hoffmann au Centre culturel suisse à Paris

En miroir à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris

Tarrah Krajnak aux Rencontres d’Arles 2021 à Arles

Scratching the surface par Marvin De Deus Ganhitas à la Galerie Derouillon à Paris

Ilse Bing à la Galerie Karsten Greve à Paris

de4be1c5-bd58-95f2-9a55-b56bcce0bb31My-Lan Hoang-Thuy, Untitled I, 10 x 9 cm, liant acrylique, peinture acrylique, impression jet d’encre, 2021 | Courtoisie des l’artiste et de la Galerie Derouillon (Paris), crédit photographique Grégory Copitet

La ravissante formule provient de l’épitaphe du peintre Jean Messagier, autographe sous lequel il s’est inhumé dans l’humus doubiens de Valentigney. Tout titre honorifique célèbre l’excellence d’une expertise. Mais au-delà du grade universitaire, cette maîtrise qui ne relève pas d’une autorité mais d’une pratique, affirme une passion inconditionnelle pour l’épanouissement de la nature, et pour son cycle. Du bourgeonnement à l’éclosion, la sève monte.

Jean Messagier au Musée d’Art et d’Histoire – Hôtel Beurnier-Rossel à Montbéliard

Io Burgard au MO.CO. Hôtel des collections à Montpellier

Nick Mauss chez Campoli Presti à Paris

Gregory Forstner au Frac Occitanie Montpellier à Montpellier

Camille Bernard à SISSI Club à Marseille

Matthias Garcia à la Galerie Sultana à Paris

Séraphine à la Galerie Dina Vierny à Paris

Jean Messagier, Les portes du printemps, gouache, 1994-95 | Collection particulière © ADAGP, Paris, 2021

Ce n’est pas un échec. Dans le domaine maritime, on peut délibérément vouloir toucher le fond, sans périr pour autant. Lorsque l’opération est involontaire, on parle plutôt d’échouement. Selon les marées, notre manœuvre permet tout simplement de mettre pied à terre, comme il était d’usage durant toute l’Antiquité pour débarquer. L’opération permet d’être quelque part, à un moment donné, en fonction des courants. Un peu plus tard, merci la lune, on se redresse, pour se remettre à flot.

Jean-Charles de Quillacq à Art3 à Valence

Tempêtes et naufrages au Musée de la vie romantique à Paris

Ken Sortais à la Galerie Julien Cadet à Paris

Ellis Island par Eloi Boucher au Musée Juif de Belgique à Bruxelles

Corps à corps par Alexandra Baudelot à l’ancienne Galerie Bernheim-Jeune à Paris

Wolfgang Tillmans à la Galerie Chantal Crousel à Paris

David Posth-Kohler à Doc à Paris

Jean-Charles de Quillacq, Ma sis t’aime reproductive, vue d’exposition à Art3 (Valence) | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Marcelle Alix (Paris), crédit photographique Phoebé Meyer

Également appelées Mattang ou Rebbelib selon leur degré d’informations, ces cartes nautiques produites dans les îles Marshall permettent de se repérer sur l’Océan Pacifique. Elles consistent en des compositions faites de nervures de feuilles de cocotier et de coquillages, nouées avec sophistication et efficience. Ces représentations considèrent les forces et mouvements entre terre et mer, prenant en compte quatre types de houles. Souvent individuelles, elles sont générées par chaque personne, pour son propre usage. Ces sublimes objets nous invitent à fabriquer nos propres outils de navigation, et à voguer librement.

Gaëlle Choisne à la Galerie Air de Paris à Komunuma à Romainville

Les territoires de l’eau à la Fondation François Schneider à Wattwiller

Hélène Bertin au 19, Crac à Montbéliard

Un monde infini à la Fondation Fernet-Branca à Saint-Louis

El Anatsui à La Conciergerie pour la Saison Africa 2020 à Paris

Ex Africa par Philippe Dagen au musée du Quai Branly pour la Saison Africa 2020 à Paris

Nairy Baghramian à la Galerie Marian Goodman à Paris

Gaëlle Choisne, Mondes subtiles, vue d’exposition à Air de Paris (Romainville), 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Marc Domage

La fragilité est rarement valorisée au sein d’un environnement compétitif qui perçoit avec difficulté les qualités du gracile, puisse-t-il frôler la grâce. Qu’elles soient d’ailleurs plus ou moins trois, ces contenances élancées invitent traditionnellement à la plénitude de la vie, et malgré les violences que nous nous devons parfois d’exprimer, c’est ici aussi le message toujours véhiculé.

Thomas Cap de Ville à Exo Exo à Paris

Tirdad Hashemi à gb agency à Paris

Jacqueline de Jong au Wiels à Bruxelles

Le corps fait grève par Émilie Renard à Bétonsalon à Paris

Thomas Liu Le Lann chez Xippas à Paris

the many faced god·dess par Thomas Conchou à la Maison Populaire à Montreuil

Claude Eigan par Thomas Conchou à Artemis Fontana à Paris

Tarek Lakhrissi, The Art of Losing (extrait), 1’35, scène 3D et cadre en métal, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie VITRINE (Londres, Bâle), production Maison populaire (Montreuil), réalisation 3D par Sybil Montet, scrying TM, musique par Fatma Pneumonia, crédit photographique Aurélien Mole

On conscientisait déjà la sollicitude comme valeur. Porter soin aux autres, est un credo qui réussit à trouver des formes pour partager son évidence. Aujourd’hui, particulièrement. L’imaginaire archéologique nourrit étonnamment ce désir antédiluvien de convivialité.

Ève Chabanon à Beursschouwburg à Bruxelles

L’after show par Émilie d’Ornano à Kommet à Lyon

Camille Pradon par Claire Luna à la Cité internationale des arts à Paris

La quatrième du trèfle ordinaire par Histoire d’un ciel en creux à l’Orangerie du Parc de la Tête d’or à Lyon

L’art et la matière au Musée Gallo-romain à Saint-Romain-en-Gal

Stone Age par Aline Girard à la Galerie Gaudel de Stampa à Paris

Laure Prouvost à la Galerie Nathalie Obadia à Bruxelles

9e172b92-2a37-048d-5679-28015175f628Ève Chabanon, Chapter 4: Sold, vue d’exposition à Beursschouwburg (Bruxelles) | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Miles Fischler

Loin d’une rétention d’émotions aride, il existe une humeur réussissant à libérer une puissante charge sensible selon une économie de moyens, parfois spectaculaire. Tout demeure strict. Une passion circule.

Tarik Kiswanson au Carré d’art à Nîmes

L’horizon de l’abstraction à la Galerie Poggi à Paris

Ann Veronica Janssens à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Hôtel Le Lièvre #4 à la Galerie Campoli Presti à Paris

Christophe de Rohan Chabot à Établissement d’en face à Bruxelles

Structures of Radical Will par Béatrice Gross à la Fondation CAB à Bruxelles

Superstudio par Emmanuelle Chiappone-Piriou au CIVA à Bruxelles

Yvonne Rainer, Hand Video, 8′, 8mm film transferred to video, black and white, silent, 1966 | Video Data Bank at the School of the Art Institute of Chicago

Il faut parfois se justifier de ne pas avoir été quelque part. Et ainsi affirmer être ailleurs. C’est justement l’étymologie latine de ce bel intitulé, qui en cinq lettres et trois syllabes, vaut pour moyen de défense. Encore faut-il être en suspicion. Dans une humeur sibylline, gisent des pièces à conviction.

Lisetta Carmi à la Galerie Ciaccia Levi à Paris

Flore Saunois à La BF15 à Lyon

Shannon Cartier Lucy à la Galerie Hussenot à Paris

Lisa Duroux à la Galerie Tator à Lyon

Anne Laure Sacriste au Fonds M-ARCO | Le Box à Marseille

Gothic revival – A Gothic lounge par Emmanuelle Luciani au Pavillon Southway à Marseille

Owen Fu chez Balice Hertling à Paris

Anne Laure Sacriste, Sans titre, 20 x 27 cm, acrylique et huile sur panneau, non daté | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Jean-Christophe Lett

Le faste, le prestige, peuvent parfois nécessiter une opération de consolidation de tout ce qui en permet l’érection fière. Des travaux souvent spectaculaires sont alors engagés au niveau de leurs fondations-même. Il s’agit d’orchestrer un effort important reconfigurant les équilibres souterrains. De fond, et du fond. Invisible au final, cette intervention cible la substructure. Ainsi, loin de désigner une infériorité, cet ouvrage volontariste soutien tout le reste. La base.

Didier Vermeiren à la Galerie Greta Meert à Bruxelles

Leo Fabrizio au Centre Photographique Marseille à Marseille

Edi Hila à la Galerie Mitterrand à Paris

Une moraine d’objets par Yannick Langlois au Palais des Beaux-Arts à Paris

Lulù Nuti à la Galerie Chloé Salgado à Paris

Yoan Béliard à la Galerie Valérie Delaunay à Paris

Gaëlle Leenhardt à la Brasserie Atlas à Anderlecht

Didier Vermeiren, La Cariatide à l’urne, 290 x 266 x 266 cm, bois, plâtre, métal, 1996 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Greta Meert (Bruxelles)

L’atmosphère se voile d’un filtre rougeoyant. Notre vision-même semble défaillir, alors que le soleil enflamme un panorama inhabituel, subitement apocalyptique. La science indique qu’il s’agit du Sirocco chargeant l’air de particules de poussières sahariennes. Le vent transporterait ainsi un peu de désert. Le phénomène pourrait apparaître comme une plaie supplémentaire. Beaucoup s’émerveillent tout simplement de cette teinte soudaine, et fabuleuse.

Flora Moscovici par le Ministère de la Culture au Palais-Royal à Paris

Léa Belooussovitch par Alexandre Quoi au MAMC+ Saint-Étienne à Saint-Priest-en-Jarez

Andy Giannakakis à La maison de rendez-vous à Bruxelles

Chemins de traverse par Lena Peyrard à l’Espace Voltaire à Paris

Lisa Vlaemminck à la Galerie Rodolphe Janssen à Bruxelles

Le miroir de Claude à la MAAC – Maison d’Art Actuel des Chartreux à Bruxelles

Benoît Maire chez Meessen de Clercq à Bruxelles

Flora Moscovici, Cité polychrome, 2021 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Nicolas Krief

Dans les rues du monde depuis des siècles, se promène le rémouleur. Il aiguise. Il affûte. Il affile. Sur sa meule ambulante, il rend à toute lame son tranchant utile. Jadis, il prenait aussi en charge les poignards et épées des gentilshommes. Figure pittoresque, il en resterait cinq à Paris, dont le métier souffre d’une moindre usure de l’inox, et de l’hyperconsommation de manière générale. À se demander si l’on coupe aujourd’hui encore.

Éléonore False par Kathy Alliou à Palais des Beaux-Arts à Paris

Rudolf Polanszky chez Gagosian à Paris

Julian Irlinger chez Damien & The Love Guru à Bruxelles

James White à la Galerie Greta Meert à Bruxelles

Matthieu Haberard à L’Assaut de la menuiserie à Saint-Étienne

Le début de la fin à l’Institut d’art contemporain à Villeurbanne

Jean Chauvin par Tim Onderbeke à l’Atelier Jespers à Bruxelles

Antoine Dochniak, La peau des objets desséchés, 2021 | Courtoisie de l’artiste, production Institut d’art contemporain (Villeurbanne), crédit photographique Thomas Lannes

Maison d’éducation, cet établissement allie autorité et accueil. Une vigilance y règne, l’institution prenant soin d’une jeune population, de la turbulence à la docilité. Dans ce logis communautaire, les heures de la journée sont rythmées en huis clos par les rituels quotidiens, selon une promiscuité policée. L’enfance puis l’adolescence se cognent là un cadre strict, lieu d’une sororité exacerbée.

Anne Bourse à la Galerie Crèvecœur à Paris

Paula Kamps à Sans titre (2016) à Paris

Worst Case Scenario par Chloé Bonnie More au 8 boulevard Malesherbes à Paris

Hôtel Le Lièvre #2 chez Campoli Presti à Paris

Louise Bourgeois à la Galerie Karsten Greve à Paris

Paloma Varga Weisz par Eric Troncy au Consortium à Dijon

Chloé Royer par Salomé Burstein à Karl Marx Studio à Paris

Christian Bonnefoi, Janapa Remake 1, 130 x 100 cm, acrylic on tarlatan canvas, metal stretcher, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de Campoli Presti (Paris)

Ou cueillir, mais violemment. Ainsi nous continuons à prélever, au nom du raffinement. Une tige se rompt. En ligaturant, en écrabouillant entre deux doigts ou encore en coupant avec des ciseaux, on sépare. Cela se pratique beaucoup dans l’élevage intensif de crevettes pour la consommation. Chez la femelle, les pédoncules oculaires sont le siège d’une glande endocrine qui secrète une hormone inhibant l’activité ovarienne. Leur ablation permet alors de stimuler la ponte, en fréquence et en quantité. Pour l’instant, l’industrie agroalimentaire ne reconnaît pas la douleur aux crustacés.

Antonin Detemple par Fiona Vilmer à Confort Mental à Paris

Kenjiro Okazaki à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Charlotte Moth & Mo Laudi à Art3 à Valence

SuperNature par Eléonore Levai à Chapelle XIV à Paris

Anouk Kruithof à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

À fleur de boue par Thomas Havet à Double Séjour à Clichy

Laurent Proux à Semiose à Paris

Laurent Proux, Tête dans l’herbe, À ma mère (n°11), 62 x 65 cm, huile sur toile, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Semiose (Paris), crédit photographique Rebecca Fanuele

Toute réclame cherche son efficacité dans l’impact qu’elle produit. Par son choc. Cette stratégie conquérante requiert une brutalité, plus ou moins élégante selon le talent des publicitaires. Sa dimension martiale est confortée par l’origine-même du terme, désignant en gaélique le cri de guerre de clans écossais. La revendication quitte à aller jusqu’à se passer de mots, manifeste une vigueur nue.

Anne-Lise Coste à l’Urdla à Villeurbanne

Aérosolthérapie par C.N. Jelodanti à Topographie de l’art à Paris

Oscar Murillo à la Galerie David Zwirner à Paris

Roger Herman à la Galerie Lefebvre & Fils à Paris

Sylvie Fanchon à la Galerie Maubert à Paris

Camila Oliveira Fairclough à la Galerie Laurent Godin à Paris

Carlos Kusnir à #7 clous à Marseille à Marseille

Anne-Lise Coste, Cœur Douceur, 120 x 80 cm, lithographie, 1 ex./ vélin de Rives, 2021 | Courtoisie de l’artiste, production Urdla (Villeurbanne)

Les as du bricolage la connaissent pour consolider les sols, lisser le ciment, fabriquer des détergents, accélérer le raidissement du béton projeté, hydrofuger le bois, coller du carton, ignifuger des surfaces poreuses, blanchir la pâte à papier ou réparer du marbre. Son vocable éveille une potion fantaisiste. En science, on parle de silicate de sodium. La substance relève de l’alchimie et de l’amateurisme, permettant l’obtention facile d’une sorte de verre liquide. Mélangée à des sels métalliques, elle fait croître des structures fractales semblables à des coraux ou à des algues, selon une spectaculaire cristallisation. L’expérience confirme l’existence d’élixirs simplement concoctés à partir de ce que l’on cueille, chemin faisant.

Gabrielle Manglou au Centre d’arts plastiques à Saint-Fons

Aurore Bagarry à la Galerie Sit Down à Paris

Lux fugit sicut umbra au Frac Occitanie Montpellier à Montpellier

Sara Ouhaddou à la Galerie Polaris à Paris

Jimmy Richer à la Galerie Chantiers Boîte Noire à Montpellier

Charlotte Dalia à la Galerie Tatiss à Lyon

Laurent Le Deunff chez Semiose à Paris

Vir Andres Hera, Misurgia Sisitlallan, two channel video installation, quadriphony, 2020 | Courtoisie de l’artiste, production Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains (Tourcoing)

De nouvelles pratiques de convivialité sont nécessaires, et celles-ci trouvent progressivement leurs formes. Le rituel de l’apéro se remodèle afin de mettre tout le monde à l’aise, invoquant la confiance originellement en jeu dans cette institution sociale. La tradition ancestrale de trinquer exige en effet un décontraction réciproque, favorisant les échanges et le cosmopolitisme. Santé.

Io Burgard à Curiox à Ugine

La vie des tables par Claire Le Restif au Crédac à Ivry-sur-Seine

Néphéli Barbas par la villa Noailles (Hyères) à l’Ancien évêché à Toulon

Egress à High Art à Arles

Slavs and Tatars par Eric Mangion pour Manifesta 13 à la Villa Arson à Nice

Fly, Robin, Fly par Nils Alix-Tabeling à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Cécile Meynier par Florent Marotel à la Librairie du Consortium Museum à Dijon

Io Burgard, Le Grand Zinq, plâtre, verres, 2020 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Maïa Muller (Paris), crédit photographique François Deladerrière

La peur du nombre treize a un nom. Cette superstition s’est ancrée à travers des siècles de christianisme multipliant les charges à l’encontre du symbole numérique, bien que quelques occurrences surgissent aussi dans d’autres cultures, parfois contrebalancées par des interprétations positives de ce signe. Son incidence a quoiqu’il en soit réussi à s’immiscer dans certains aspects bien concrets des aménagements de la vie, afin d’apaiser ce trouble. Ainsi selon cette sensibilité, en ce qui concerne les étages des immeubles, les rues des villes, les lits des hôpitaux, les chambres des hôtels, les pages de magazines, les salles des cinémas, les rangées des théâtres, les cabines des grandes roues, les portes d’embarquement des aéroports, les sièges des avions, les immatriculations des véhicules ou les dossard des compétitions sportives, on élude tout simplement son existence en passant sans scrupule du douze au quatorze.

Caroline Achaintre par Alice Motard au Capc Musée d’art contemporain à Bordeaux

Le mauvais œil au Frac Auvergne à Clermont-Ferrand

Yoann Estevenin à la Galerie Guido Romero Pierini à Paris

Fantasmagorie au Musée Alsacien à Strasbourg

Sarkis à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Ingrid Luche à la Villa du Parc à Annemasse

Kubra Khademi à la Galerie Eric Mouchet à Paris

e2fbfbd7-bc95-4b38-92d5-354f3cb675a0Caroline Achaintre, Monmec, 29 x 29 x 27 cm, porcelaine émaillée, cuisson électrique, 2017 | Courtoisie de l’artiste et des galeries Arcade (Londres, Bruxelles) et Art : Concept (Paris), production Moly-Sabata avec le soutien de la Fondation des Artistes, crédit photographique Arthur Péquin

Très haut, il arrive que nous nous retrouvions entre le soleil et les nuages. Un phénomène optique s’observe alors, les rayons projetant notre ombre sur les gouttelettes d’eau formant le brouillard en contrebas, prodigieusement auréolée d’un halo irisé. On parle de gloire. Celle-ci n’est visible que dans l’axe de son apparition. Ainsi chaque personne ne peut voir que son propre effet.

Jean-Baptiste Bernadet à Karl Marx Studio à Paris

La Montagne fertile au Palais Lumière à Évian

Renée Levi à la Villa du Parc à Annemasse

Xavier Le Normand à la Clara Scemini Gallery à Paris

Jean-Baptiste Bernadet à la Galerie Valentin à Paris

L’Arc-en-ciel de la gravité à la Galerie Poggi à Paris

Shara Hughes par Éric Troncy au Consortium Museum à Dijon

Jean-Baptiste Bernadet, Balls, vue d’exposition à Karl Marx Studio (Paris), 2021 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Romain Darnaud

Le corps est là. Sur place, des êtres physiques se côtoient et partagent un même espace concret. Mais si la qualification de ce mode de rencontre est nécessaire, c’est qu’une suspicion de virtualité persiste. La présence relativise aujourd’hui la distance. Alors, nous figurons.

ORLAN à la Galerie Ceysson & Bénétière à Paris

Antoine Renard à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Sarah Lucas par Éric Troncy au Consortium Museum à Dijon

00s. Collection Cranford par Vincent Honoré au MO.CO. Hôtel des collections à Montpellier

Marcel Bascoulard à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Les yeux clos à la Galerie Perrotin à Paris

Alex Foxton à la Galerie Derouillon hors-les-murs à Paris

Antoine Renard, Impressions, après Degas (#014), 61 x 37 x 24 cm, 3D printed ceramic, metal, fragrances (ambrarome, ylang ylang, vatican colonia, tabacco), metal bracket, 2020 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Nathalie Obadia (Paris), crédit photographique Bertrand Huet / tutti image © L’artiste

L’anglicisme irrite les puristes, alors que le terme s’est imposé sur nos langues dès qu’il s’agit d’envisager une rencontre, et d’en qualifier la modalité. Il est aujourd’hui convenu qu’un rendez-vous puisse s’effectuer en présence, ou pas. Cet inverse n’est pourtant pas synonyme d’absence. Nous tâchons alors de nous acclimater à un format où nous nous convainquons d’être ensemble seul·e·s. Nous sommes avec quelqu’un sans qu’il n’y ait personne. Tout relève ici d’une activité spirite, visant une communication avec des êtres qui ne sont pas là. Pas sûr que nous ayons pleinement absorbé cette violentissime désincarnation. Il est fascinant d’observer combien l’image du corps vacille, en un temps où sa vulnérabilité est si manifestement exposée.

Euridice Zaituna Kala par Camille Chenais à la Villa Vassilieff à Paris

Anticorps au Palais de Tokyo à Paris

Zhuo Qi à la Galerie Paris-Beijing | PB Project à Paris

Gaëlle Choisne chez Gilles Drouault, galerie/multiples à Paris

Gaspar Willmann chez Exo Exo à Paris

Après les Sirènes par Glassbox-Sud à la Chapelle du Quartier Haut à Sète

Mimosa Echard à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Xinyi Cheng, Gust, 115 x 140 x 2.5 cm, huile sur toile, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la galerie Balice Hertling (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

Dans une majorité d’organismes, ces membranes permettent tout simplement, la respiration. Elles tempèrent les flux par l’interface qu’elles activent, entre une cavité et son extérieur. Il s’agit également d’une articulation essentielle pour tout animal à coquille. Cet écran nous accueille en façade du gouffre qu’il couvre. Il assure la surface de toute profondeur.

Maude Maris à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Horizons par Etel Adnan chez Lévy Gorvy à Paris

Samara Scott par Alice Motard au CAPC à Bordeaux

Romain Vicari à l’Atelier Chiffonnier à Dijon

Émilien Adage à La Halle à Pont-en-Royans

Marie Dechavanne par l’IAC (Villeurbanne) pour Galeries Nomades au Creux de l’enfer à Thiers

Nadia Agnolet | Mathilda Marque Bouaret à la Galerie municipale Jean-Collet à Vitry-sur-Seine

Maude Maris, Capriné 3, 150 x 90 cm, oil on canvas, 2021 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Praz-Delavallade (Paris), crédit photographique Rebecca Fanuele

Lors de l’exposition universelle de New York en 1939, un pavillon commandité par General Motors Corporation propose comme l’indique son nom, une vision de demain. L’installation prend la forme d’une maquette et imagine le monde dans vingt ans. Conçue par Norman Bel Geddes en collaboration avec Albert Kahn, la prospection présentait une urbanité caractérisée par des autoroutes automatisées et de vastes banlieues. À la fin du même siècle, l’intitulé baptisera un croustillant dessin animé, ironisant ce rétrofuturisme ancré dans la science et la fiction. Si le progrès technologique est chose sérieuse, autorisons-nous à l’envisager avec jovialité.

Henri Comby à la Galerie Henri Chartier à Lyon

Same player shoot again par Jacqueline de Jong et Ellef Prestsæter à Treize à Paris

Les Amazones du Pop par Hélène Guenin et Géraldine Gourbe au MAMAC à Nice

Léa Bouttier à Kommet à Lyon

Pétrel | Roumagnac (duo) à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

La vie dans l’espace par Jill Gasparina au MRAC Occitanie à Sérignan

Hugo Avigo à la Galerie Chloé Salgado à Paris

Kiki Kogelnik, Miss Universe, 152.15 x 121.92 cm, huile et acrylique sur toile, 1963 | Courtoisie de la Galerie Natalie Seroussi (Paris) © Kogelnik Foundation

Les oiseaux exploitent une fascinante inventivité pour fabriquer leur foyer en fonction des contextes dans lesquels ils se nichent. Les animaux s’immiscent ainsi dans une diversité d’environnements parfois extrêmes, pour réussir à y instaurer des formes d’hospitalité. La construction s’élabore toujours à partir des moyens du bord, naturels ou non, et relève souvent du rite.

Hélène Bertin au Creux de l’enfer à Thiers

Artifices instables par Cristiano Raimondi au NMNM à Monaco

Lucille Uhlrich par Anissa Touati à la Galerie Lefebvre & Fils à Paris

Inside Gallery n°10 par Claude Cartier à Inside Gallery à Lyon

Geoffrey Badel à la Faculté d’Éducation à Montpellier

Un monde à votre image par Gaël Charbau pour la villa Noailles à l’Hôtel des Arts à Toulon

Elené Shatberashvili pour Breeze chez gb agency à Paris

0fd22b84-e901-4f12-86a3-eddef8535042Hélène Bertin, vue de l’exposition « Cahin Caha », Creux de l’enfer (Thiers), 2021 | Crédit photographique Vincent Blesbois

Il existe un éclat d’une intensité telle, que l’œil humain ne peut l’affronter sans dommage. Il méduse comme la foudre, et peut-être est-ce ses puissantes étincelles qui caractérisent la sidérante sidérurgie. Celle-ci porte l’acier à un parfait état de fonte en en élevant la température grâce à un arc électrique ou un faisceau électronique. La métallurgie concilie ainsi deux principes contradictoires d’échauffement et d’immersion, en un point extrêmement lumineux où tout se joue. Si le terme parle aux as du soudage, il éveille la conscience générale de bassins dans lesquels la matière la plus solide se met subitement à couler. Il s’agit de maîtriser un feu liquide.

Margot Pietri par l’IAC pour Galeries Nomades au Musée départemental de la Céramique à Lezoux

Mare Vint par Francesco Tenaglia à Goswell Road à Paris

Nicolas Bourthoumieux dans son atelier à Moly-Sabata à Sablons

Figures on a Ground par Eleonore de Sadeleer & Evelyn Simons à la Fondation CAB à Bruxelles

Cudelice Brazelton IV à Sans titre (2016) à Paris

Damien Fragnon par l’IAC pour Galeries Nomades à l’EAC Les Roches au Chambon-sur-Lignon

Jennifer Caubet à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

d3f3eaa2-2550-448b-a84e-d45f658d755bNicolas Bourthoumieux, Minuit, acier, câbles, bougies, 2021 | Courtoisie de l’artiste, co-production Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) et Moly-Sabata (Sablons)

Avant de baptiser un insecte décimant les champs de patates, le terme désigne un soldat antique, littéralement un porteur de lance. Le fantassin sous la virtuosité du sculpteur Polyclète, incarne les canons d’une beauté aboutie, exemple de perfection depuis, alors que le coléoptère est perçu comme un envahisseur opérant d’immenses dégâts en un délai très court, entraînant la famine. Parfois, l’idéal de contentement côtoie la menace triviale en un même endroit. De la vermine au sublime. Ravage.

Pierre Unal-Brunet par l’IAC pour Galeries Nomades au Pic International Cévenol au Chambon-sur-Lignon

Philippe Mayaux à la Galerie Loevenbruck à Paris

dans la tiédeur de la nuit chez Marcelle Alix à Paris

Fabrice Hyber à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Jessica Warboys chez Gaudel de Stampa à Paris

Harmonie chez François Léage à Paris

Lucy Bull à High Art à Arles

Pierre Unal-Brunet, Innsmouth, vue d’exposition au Pic International Cévenol (Le Chambon-sur-Lignon), 2021 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Blaise Adilon

Comme leurs variantes les oberliques, les breliques et les breluques, toutes proviennent de déclinaisons du verbe emberlificoter. On s’y empêtre. Leurs détracteurs les visent en tant que futiles colifichets, alors qu’elles accessoirisent avec exaltation. Bien-sûr, ce sont de petits bijoux. La langue française les donnent d’ailleurs pour synonyme, aux pendules et aux testicules. Leur goût se balance, douteux de préférence.

Mithé Espelt à la Galerie Anne-Sophie Duval à Paris

Les mains dans les poches par Eric Croes chez Gilles Drouault à Paris

Seconde Nature à la Galerie Eric Mouchet à Paris

Vase à la Galerie Alain Gutharc à Paris

Ivan Terestchenko à la Galerie du Passage | Pierre Passebon à Paris

Pierre et Gilles à la Galerie Templon à Paris

Occitan Riviera à la Galerie Vasistas à Montpellier

Sandrine Pagny, Underbed monster, 34 x 28 x 6.4 cm, Porcelaine, engobe, email et lustre or, 2020 | Courtoisie de l’artiste

Les corps dans l’espace public ne semblent plus que faire de la figuration. Au mieux, une allure passe. Des lignes se profilent sur des fonds. Des ombres se projettent. Des contours se frôlent et s’évitent. Au théâtre ou au cinéma, il s’agit d’incarner un petit rôle épisodique. On raconte qu’Étienne de Silhouette, contrôleur général des finances au XVIIIe siècle, avait pour hobby de tracer dans son château ces sortes de profils. En plus d’en lancer la vogue, il leur laissa son patronyme. La pratique évoque un mode de représentation antédiluvien. Alors l’humanité se schématise.

Bojan Šarčević à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Ridley Howard à la Galerie Andréhn-Schiptjenko à Paris

Collection n°11 (Part.1) à INTERIOR and the collectors à Lyon

Piero Gilardi par Valérie Da Costa à la Galerie Michel Rein à Paris

Raphaela Simon à la Galerie Max Hetzler à Paris

Nathalie Talec à la Galerie Maubert à Paris

Jean-Luc Blanc à la Galerie Art : Concept à Paris

35decee1-ef3d-4947-a533-e6e54ba68203Piero Gilardi, Vestito-Natura Anguria, 180 x 80 x 60 cm, mousse polyuréthane, 1967 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Michel Rein (Paris), crédit photographique Florian Kleinefenn