Saltimbanques et baladins peuvent se rhabiller. L’espace public est une attraction en soit. Il suffit de décider de le regarder. Sans divertissement supplémentaire, un bout de trottoir réussit à dresser le portrait en réserve d’une civilisation. Aujourd’hui au cœur de notre attention, l’extérieur en représentation.

Eva Nielsen à la Galerie Jousse à Paris

A rising tide lifts all boats chez Union Pacific à Londres

Walker Evans par Clément Cheroux au Centre Pompidou à Paris

Anna Ročňová par Tereza Jindrová chez Hunt Kastner à Prague

Dave Hardy à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

A different way to move par Marcella Lista au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

Ian Kiaer à la Galerie Marcelle Alix à Paris

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Eva Nielsen, Zode, 200 x 260 cm, encre, huile, acrylique, toile, 2017 – Courtoisie de l’artiste et la Galerie Jousse

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Plusieurs initiatives visent à reconsidérer les récentes décennies de l’art en France. Autant la peinture des années soixante a fini par trouver son public à l’international et connaît actuellement une vraie consécration. Mais les autres pans de la création nés dans le sillon de mai 68, restent encore à institutionnaliser. Cela commence par une reconnaissance au sein même du pays, permettant de se gargariser de certains élans.

Michel Journiac par Françoise Docquiert & Pascal Hoël à la Mep à Paris

L’esprit français par Guillaume Desanges & François Piron à La maison rouge à Paris

ORLAN par Jérôme Neutres & Jean‐Luc Soret à la Mep à Paris

Frigo generation 78/90 au Mac – Musée d’art contemporain à Lyon

Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech à Paris

Truchement au Consortium à Dijon

Philippe Parreno à la Tate Modern à Londres

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Michel Journiac, Hommage au Putain Inconnu, 1973 – Archiv Acquaviva, Berlin

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Avant de se laisser submerger par les connotations frivoles surgissant à la lecture de ce terme, il est bon de savoir que l’expression fut consacrée par l’Académie royale en 1717 pour désigner au même titre que La peinture d’histoire ou Le portrait, l’art d’Antoine Watteau qu’il fallait bien réussir à classer au sein de la hiérarchie des genres, au risque de le récuser. Donc juste pour lui, une catégorie voit le jour, de celle qui figure de nobles personnages batifolant dans des clairières. Il s’agit de fleureter. L’occasion aussi de pointer une même génération d’artistes dont la flagrante délicatesse prend particulièrement forme par la peinture ou la performance. L’obsession du style parcourt cette sensibilité, habitée par un maniérisme propice.

Cristóbal Balenciaga par le Musée Galliera au Musée Bourdelle à Paris

Than Hussein Clark à la Galerie Crèvecoeur à Paris

O ! Watt up, de Watteau et du théâtre par Caroline Cournède à la Maba à Nogent-sur-marne

Sophie Jung à Kunstraum à Londres

Kaye Donachie au Plateau – Frac Ile-de-France à Paris

Sylvain Azam – Mireille Blanc à la Galerie municipale Jean-Collet à Vitry-sur-Seine

Julie Béna à la Galerie Joseph Tang à Paris

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Sophie Jung, Producing my credentials, 2017 – Courtoisie de l’artiste et Kunstraum, London

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Être fauve passe pour une nécessité. La palette, qu’elle soit composée d’huiles ou d’émaux, devient à outil pour modeler la franchise de la couleur, en surface. Il s’agit d’enflammer. Et mettre notre plaisir en combustion. Une vraie satiété découle de ces productions à la vitalité flagrante.

Howard Hodgkin à la National Portrait Gallery à Londres

Liz Larner à la Galerie Max Hetzler à Paris

Simone Fattal à la Galerie Balice Hertling à Paris

Christian Bonnefoi à la Galerie Campoli Presti à Paris

Icônes de l’art moderne – La collection Chtchoukine à La fondation Louis Vuitton à Paris

Adagio à La BF15 à Lyon

Miriam Cahn à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

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Howard Hodgkin, Going for a Walk with Andrew, 100 x 115 cm, 1995 – Copyright de l’artiste, courtoisie Gagosian gallery, collection Walker Art Center, Minneapolis

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Parfois, une volupté nouvelle réussit à nous conquérir. Le mythologique Lôtos est un fruit au goût de miel identifié comme la baie du jujubier. Dans un épisode de l’Odyssée d’Homère, cette plante fait perdre la mémoire à l’équipage d’Ulysse. Les éclaireurs y ayant goûté, oublient leur mission, leur identité, leur envie de retour et se prélassent dans la pure délectation d’une hospitalité inédite. Dans l’histoire, cela ne plaît pas au héros qui devra ramener de force ses hommes pour poursuivre son épopée. Envisageons avec davantage de décontraction, les bienfaits narcotiques de cette came qui embarque dans un confortable état de béatitude, au sein d’un environnement qui nous enveloppe de son apparente bienveillance.

Aurore-Caroline Marty à L’abéïcité – Abbaye de Corbigny à Corbigny

John M Armleder à L’istituto svizzero à Rome

Jutta Koether à la Galerie Campoli Presti à Paris

Jonathan Baldock à Space à Londres

Giorgio Griffa à la Galleria Lorca O’Neill à Rome

Sussex modernism – Retreat and rebellion à Two temple place à Londres

Vanessa Bell à la Dulwich picture gallery à Londres

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Aurore-Caroline Marty, Lotos, 160x150x80cm, bois, mousse, tissu, peinture, bananes en plastique, paillettes, 2017 – Courtoisie de l’artiste

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Voilà une qualité. Dans la retenue, avec une quantité réduite de matériel, selon un degré discret de chair, le plaisir se diffuse. Son expression ici s’abstient de l’évidence du corps, dont l’image de préférence, s’absente. Achrome, au mieux bleuté, le concret laisse ici place à la charge émotionnelle, allant jusqu’à encombrer le vide. Cette caractéristique qualifie peut-être, une certaine constante de la scène française au cours des récentes décennies. Dans de rares circonstances, à peine c’est beaucoup.

Rien ne nous appartient : Offrir par Flora Katz à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Elsa Werth à la Galerie Martine Aboucaya à Paris

Plus c’est facile, plus c’est beau par Eric Watier au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier

Old dream par Ann Stouvenel à Mains d’œuvres à Saint-Ouen

Information fiction publicité à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Strange days par Xavier Franceschi au Plateau – Frac île-de-france à Paris

Anne le Troter par Claire Moulène au Palais de Tokyo à Paris

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Mark Geffriaud, Monsieur chose, 22x31x8cm, verre, bois fossilisé, verre acrylique, 2015 – Collection Dorith & Serge Galuz, crédit photographique Aurélien Mole

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Il est excitant d’envisager la photographie comme médium de la parthénogenèse, s’autogénérant par son principe-même. L’image se regarde. Il s’agit de se reproduire soi, de s’inventer. Et la pronomination ne concerne pas tant ici l’auteur que le procédé. La copie du même culmine dans un égoïsme manifeste. Enfanter seul. Et Vierge, le second roman d’Amélie Lucas-Gary, vient de paraître aux Éditions du Seuil.

The camera exposed au V&A – Victoria and Albert museum à Londres

Christopher Williams à la David Zwirner Gallery à Londres

You are looking at something that never occurred à la Zabludowicz collection à Londres

Double take à Skarstedt à Londres

Akram Zaatari à la National portrait gallery à Londres

James Beckett chez T293 à Rome

Behind the mask, another mask à la National portrait gallery à Londres

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Elad Lassry, Egyptian mau, 2010 – Zabludowicz collection

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