Oui je suis le premier à geindre lorsque sur la langue, alors que mon goût est tout occupé à considérer la chair onctueuse qui se délie dans ma bouche, des lignes dures contrarient mes sens. Elles piquent mes muscles. Elles blessent mes gencives. Elles promettent surtout un étouffement inopportun en ce processus de dégustation. Il faut alors tout recracher ou chercher une alternative élégante pour trier avec dextérité sans y mettre un doigt, l’obstacle du comestible. Et bien tant pis aujourd’hui pour les darnes. Vive les structures bien tranchantes.

Michael Dean à la South london gallery à Londres

Accueille-moi paysage à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Eva Nielsen à The pill à Istanbul

Anita Leisz à la Galerie Meyer Kainer à Vienne

Vicken Parsons à la Galerie Christine König à Vienne

Sol LeWitt à la Cardi gallery à Milan

Oscar Tuazon chez Dependance à Bruxelles

eva
Eva Nielsen, Thalle V, 200x150cm, sérigraphie, huile, acrylique, toile, 2016 – Courtoisie de l’artiste et The pill, Istanbul

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Flamboyance. Figuration. L’actualité artistique européenne invite à se plonger dans l’épaisseur des enseignements théosophiques. Ils nous apprennent que tout humain disposerait de sept enveloppes hiérarchisant notre être à l’échelle de l’univers, du matériel au subtil. Selon les lois du septénaire, il existe un degré proche de notre consistance physique, qui contribuerait entre autres à asseoir les colorations de l’aura. Il donnerait à toute substance sa forme.

Hilma af Klint à la Serpentine gallery à Londres

Vidya Gastaldon à la Galerie Art:concept à Paris

Il simbolismo au Palazzo reale à Milan

Kiki Kogelnik à la König galerie à Berlin

Surreal à la König galerie à Berlin

Sanya Kantarovsky à la Galerie Tanya Leighton à Berlin

Ryan Mosley chez Alison Jacques à Londres

louisa
Louisa Gagliardi, Le complot, 165x115cm, vernis à ongle, encre , vinyle, 2016 – Courtoisie de l’artiste

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Le mot éclate comme une onomatopée. Sa sonorité est désagréable. Il est une affirmation molle. Son étymologie le placerait dans une déformation de Oui, mais installe aussi une familiarité avec Oyez. Son exclamation réclame l’attention des autres. Son attitude feint pourtant l’indifférence. Il baigne tout dans une nonchalance manifeste. Et prône l’extrême décontraction.

Alex Baczynski-Jenkins chez Kevin space à Vienna

Mélanie Matranga chez Edouard Montassut à Paris

Mo’tile chez Union pacific à Londres

Les années 1980, l’insoutenable légèreté par Karolina Lewandowska au Centre Pompidou à Paris

Julien Carreyn par Benoit Maire à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Mimosa Echard chez Samy Abraham à Paris

Sarah Lucas par la Fondazione Nicola Tussardi à l’Albergo diurno venezia à Milan

alexAlex Baczynski-Jenkins, Sync crop, performance, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de Kevin space, crédit photographique  Sandro E. E. Zanzinger

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Elles sonnent le glas. Et déterminent pourtant dans l’histoire du paraître, une foule d’artifices servant à asseoir la prestance. Forcément plurielles, elles affirment la solennité. Qu’elles soient nuptiales ou funèbres, elles s’imposent en cortège. Le faste y est déployé. Majestueusement. Il faut que cela se sache. Il faut que cela se voit. Pour signer la plus incroyable des circonstances.

Fürstenglanz – Die macht der pracht au Belvedere – Winter palace à Vienna

Cindy Sherman à me Collectors room à Berlin

Avedon Warhol à la Gagosian gallery – Britannia st à Londres

Julian Göthe à la Galerie Buchholz à Berlin

Hans op de Beeck à la Galerie Krinzinger à Vienna

Rudolf Stingel à la Galerie Massimo de Carlo – Palazzo Belgioioso à Milan

Thomas Houseago par Le consortium à l’Académie Conti à Vosne-Romanée

thomasThomas Houseago, Figure head I, bronze, 2013 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique André Morin

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Pas adulte. Pas encore. On lui retire donc toute responsabilité conséquente, dans l’attente d’une probable majorité. Toujours diminué. Réduit en permanence. Il qualifierait un élément de faible importance. Même la musique le voudrait un demi-ton en-dessous. Il reste une petite chose, nécessairement soumise à l’autorité des autres. Son infériorité l’éloigne des règles, pour finalement lui conférer une indépendance inouïe. Il pointe des pratiques humiliées par les catégories. Leur dissonance hiérarchique en fait aujourd’hui, le centre de toute notre considération.

Always, always, others au Mumok – Museum moderner kunst stiftung ludwig wien à Vienne

Steve Reinke chez Isabella Bortolozzi à Berlin

Giorgio Griffa à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

L’almanach 16 au Consortium à Dijon

Cécile Noguès à la Galerie Alain Gutharc à Paris

Maurizio Cattelan & Pierpaolo Ferrari à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Betty Woodman à l’Ica – Institute for contemporary arts à Londres

cécileCécile Noguès, Saiton seugon – détail, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie

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Léger. Sommaire. Illusoire. Frivole. Apparent. Trompeur. Simpliste. Autant de synonymes d’un caractère d’emblée réprimé. L’écran est plat, définitivement. Il ne s’agit plus de s’en complaindre. Après ce constat, il convient d’apprécier les potentielles épaisseurs de cette dimension, sa plane complexité, sa technologie charnue. L’actualité en la matière semble encore trop désincarnée. Elle travaille cependant à nous sortir de la supposée fadeur du hashtag. Caresse, elle se désintéresse de la profondeur pour privilégier l’épiderme. Et alors.

Secret surface au Kw – Kunst-werke à Berlin

Tarik Kiswanson à la Galerie CarlierGebauer à Berlin

Feeling in the eyes Stella Sideli chez Tenderpixel à Londres

Arnaud Dezoteux  à l’Emba Galerie Manet à Gennevilliers

Nervöse systeme au Hkw – Haus der kulturen der welt à Berlin

Laura Lamiel chez Silberkuppe à Berlin

The promise of total automation par Anette Faucheret à la Kunsthalle Wien à Vienne

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Daria Martin, Soft materials, film seize millimètres, 2004 – Courtoisie de l’artiste

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Le mot semble sortir d’un stade primitif de la langue. Et pour cause, il surgit directement du latin sans avoir été raffiné par les académiciens au fil des siècles. En comptabilité, il représente un élément d’une série, une unité d’un ensemble, un extrait prédisposé à finir en ready-made. Il est un article façonné par le marketing, pour le merchandising. Ça. La chose, le machin, le truc. Pareil et semblable aux autres de son genre. Idem.

Anthea Hamilton & Nicholas Byrne au Schinkel pavillon à Berlin

Ambiance d’aujourd’hui par Eva Taulois & It’s our playground à Mains d’œuvres à Saint-Ouen

Guillaume Constantin aux Ateliers Vortex à Dijon

Guillaume Bijl chez Nagel Draxler à Berlin

History of nothing par Hanna Gruy chez White cube à Londres

De toi à la surface par François Aubart au Plateau / Frac Ile-de-France à Paris

Becky Beasley chez Laura Bartlett à Londres

ambiance
Ambiance d’aujourd’hui à Mains d’œuvres – Crédit photographique Aurélien Mole

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