La légendaire drag queen américaine RuPaul déploie son empire en contribuant à l’éveil populaire par le divertissement. Bien que vulgarités et caricatures y semblent incontournables, son business a l’avantage de placer dans la parole publique une base de visibilité pour la communauté LGBTQ. Son histoire est rythmée d’engagements éminemment charnels, dont le corps est l’ultime moyen. Il était une fois des bals en périphérie new-yorkaise où concourraient des reines pour remporter des titres. Ces affronts fonctionnent par parades, selon diverses catégories régissant les compétitions. C’est un comble de constater que même au sein des contextes les plus inventifs en matière de normes et de marges, tout fonctionne par case. Division. Sorte. Espèce. Classe. Genre.

Cindy Sherman chez Sprüth Magers à Londres

DRAG par Vincent Honoré à la Hayward Gallery à Londres

Jürgen Klauke à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Vladislav Mamyshev-Monroe à Kiasma – Finnish National Gallery à Helsinki

Forbidden to Forbid par Paul Clinton chez Balice Hertling à Paris

A Study in Scarlet par Gallien Déjean au Frac Ile-de-France / Le Plateau à Paris

Bad Juju par EXO EXO à la New Galerie à Paris

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Madison Bycroft, Human Resources, 5′, vidéo, 2017 – Courtoisie de l’artiste

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De fruits, de fleurs et de légumes, c’est le motif végétal que l’on prélève ici. Il s’agit avant tout dans l’histoire de notre humanité, d’un mode de subsistance consistant à se procurer des produits de la nature. Soit une manière assez passive d’envisager les choses, récoltant sans cultiver. Le champ lexical du terme décline sa racine en cueillage, cueillaison ou cueillement, termes qui insistent respectivement sur l’action, l’époque ou la manière de ravir. Et du moment que l’on a les mains pleines de cerises, il faut bien trouver dans quoi les mettre pour descendre de l’arbre.

Lucie Rie chez Erskine, Hall & Coe à Londres

Les Capes à la Galerie De Multiples à Paris

Flipside par Rosie Reed chez Fold à Londres

Flowers à Ordovas à Londres

Natalie Dray par Tom Morton chez Blain|Southern à Londres

Becoming Plant par Borbála Soós à Tenderpixel à Londres

Salvo dans le cadre de L’Almanach 18 au Consortium à Dijon

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Paloma Proudfoot, Uncoupling, céramique émaillée, cerises, 2017 – Courtoisie de l’artiste et Tenderpixel, crédit photographique Original&theCopy

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La chose a d’abord la particularité d’être masculine et féminine à la fois. L’Académie française accepte effectivement les deux genres du terme depuis des siècles. Cela désigne ainsi un petit objet que l’on porte sur soi, auquel chacun attribue un pouvoir de protection. À l’inverse du talisman, l’amulette est passive contre les influences néfastes. Sa simple présence éloigne le mal. Et purement là, préserve du mauvais œil.

Michael Dean par Emma Dean à BALTIC Centre for Contemporary Art à Gateshead

Rafal Zajko chez Castor à Londres

Splendor Solis à The Approach à Londres

Mathis Altmann chez Freedman Fitzpatrick à Paris

Hannah Hyy à l’Academy of Fine Arts – Project Room à Helsinki

Early Monodies chez Rodeo à Londres

Jean-Marie Perdrix dans le cadre d’Otium#3 à l’IAC à Villeurbanne

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Michael Dean, Having you on, 2018 – Courtoisie de l’artiste et BALTIC Centre for Contemporary Art, Gateshead, crédit photographique Jonty Wilde

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Il incarne l’ambition, et fascine pour avoir consommé sa passion au prix de sa vie. Essor et déclin. L’éphèbe jouit de l’ingénierie de son ascendance, qui lui permit d’assouvir son désir d’élévation. Décollage et débandade. Il néglige les recommandations, seulement guidé par sa propre satisfaction. Haut et bas. Il soumet sa condition humaine à une issue fatale. Finalement, peu importe puisque le héros a approché au plus près son idéal.

Sam Gilliam au Kunstmuseum Basel à Basel

Thomas Cole à The National Gallery à Londres

L’envol à La Maison Rouge à Paris

Land of Lads, Land of Lashes par Anke Kempkes à la Galerie Thaddaeus Ropac à Londres

Ed Ruscha à The National Gallery à Londres

Killed Negatives à la Whitechapel Gallery à Londres

Carol Bove chez David Zwirner à Londres

Sam Gilliam; Rondo; 1971
Sam Gilliam, Rondo, 261 x 366 x 198 cm, acrylique sur toile et poutre, 1971 – Collection Kunstmuseum Basel © 2018 ProLitteris Zurich

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C’est celui qui assoit. Selon le fisc français au temps de l’Ancien Régime, il a pour mission de déterminer l’assiette de l’impôt pour répartir biens et revenus. Tant pis, je cherchais une traduction satisfaisante au mot anglais « sitter », qui décrit parfaitement la position d’un modèle qu’on assied. La posture classique du portrait demeure bien le siège, ancré dans une tradition de culte de la personnalité par laquelle l’artiste glorifie le sujet trônant. Une Histoire de l’ergonomie pourrait s’écrire en articulant les poses à travers les âges.

Le siège de l’air à L’Aubette 1928 à Strasbourg

Bacon – Giacometti à la Fondation Beyeler à Riehen

Neil Haas | Patrick Procktor à The Approach à Londres

Martial Raysse chez Lévy Gorvy à New York

Evelyne Axell chez König London à Londres

Thomas Schütte pour L’Almanach 18 au Consortium à Dijon

Jumana Manna par Samuel Leuenberger à SALTS à Birsfelden

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Patrick Procktor, Marius, 33 x 22 cm, aquarelle sur papier, 1977 – Courtoisie de l’artiste et The Approach, London

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Non-verbal, ce mode de communication paraît d’emblée relever de l’énigme. Non pas que le mot soit exempt d’interprétation, mais notre apparence dans le monde semble donner plus encore matière au déchiffrement. Il existerait une lecture de la manière dont chacun se tient. Mieux vaut engager la conversation plutôt que de conclure de façon hâtive selon son propre décryptage des attitudes des autres. Mais un flot d’expositions collectives traversent l’été, en affirmant systématiquement la corporalité, jusque dans l’évidence de leur titre. Alors dans la certitude que les gestes parlent, familiarisons-nous avec l’éventualité que nous puissions les comprendre.

Paloma Varga Weisz chez Sadie Coles HQ à Londres

ISelf Collection: Bumped Bodies à la Whitechapel Gallery à Londres

August Sander chez Hauser & Wirth à Londres

Vile Bodies chez Michael Werner à Londres

Jamila Johnson-Small par Vittoria Matarrese au Palais de Tokyo à Paris

Mute chez Amanda Wilkinson à Londres

Bruce Nauman au Schaulager à Münchenstein

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Bruce Nauman, Sex and Death by Murder and Suicide, 198 x 199 x 32 cm, néon sur aluminium, 1985 – Emanuel Hoffmann Foundation en dépôt permandent à l’Öffentliche Kunstsammlung Basel

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Chuchotements chinois. Scandale russe. Évidemment dans chaque langue existe une appellation pointant un mode de communication exogène pour désigner ce jeu d’enfant où l’information de bouche à oreille, risque à se transformer. L’intérêt d’un tel divertissement sans victoire individuelle consiste à comparer la phrase initiale au résultat modelé au fil des intermédiaires, et ainsi, la manière dont chacun reçoit et donne. Éloignons l’aspect possiblement xénophobe des intitulés qu’il faudra plus sérieusement interroger un jour, pour en retenir la plasticité de tout message lors de son écoute, son interprétation, sa traduction, sa transmission. L’énergie ici réveille l’ancestrale tradition orale à l’heure des rumeurs électroniques, et cherche à partager autrement ses origines.

Lin May Saeed à Studio Voltaire à Londres

J’allai ce soir fumer une cigarette sur le sable au bord de la mer chez Bénichou à Paris

Claude Viallat chez Ceysson & Bénétière à Paris

Talisman In The Age Of Difference chez Stephen Friedman à Londres

Kapwani Kiwanga à la Galerie Jérôme Poggi à Paris

Becoming animal par Borbála Soós à Tenderpixel à Londres

Yves Scherer à Cassina Projects et New Release à New York

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Lin May Saeed, vue de l’exposition Biene à Studio Voltaire à Londres – Courtoisie de l’artiste et des galeries Jacky Strenz et Nicolas Krupp, crédit photographique Andy Keate

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