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Poitiers

Cueillies, fauchées, quelques tiges subsistent, superbement. Leur panache resplendit avec une intensité consciente de l’inévitable échéance. Un contraste primaire rayonne, et les profondeurs du noir se cognent à la gaîté de palettes fraîches, le cadavérique frôle le printanier, dans une contradiction existentielle élémentaire. Cette certitude reste la seule pérennité.

Becky Beasley à la Laura Bartlett Gallery à Londres

Wade Guyton à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Sarah Jones à la Maureen Paley Gallery à Londres

Valerie Snobeck  à la Simon Lee Gallery Londres

Des astres, un pont et des oiseaux par Yann Chevallier à la Galerie Bernard Ceysson à Paris

Marvin Gaye Chetwynd à la Sadie Coles HQ Gallery à Londres

Yann Gerstberger au Confort moderne à Poitiers

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Ann Craven, Brussels fade red and pink (Silhouette), 122x92cm, huile, toile, 2006

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

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D’emblée, son nom annonce une forme de plénitude, la promesse d’un équipement optimal, la circulation des fluides et des énergies d’un temps. Ce complexe transdisciplinaire a été initié à Poitiers en 1985 après quelques années d’expérimentations nomades. La plateforme gérée par une association tentaculaire supporte plusieurs structures et en héberge d’autres encore, avec pour double axe, la musique et les arts plastiques. Bien que nous nous concentrerons sur l’aspect visuel de cette entité, son centre d’art garde toujours en mémoire le contexte où il prend place, foncièrement sonore, trempé de vibrations prospectives et excitées. Cette identité concilie depuis ses débuts les plaisirs de l’œil et de l’oreille, devançant la mode de la plastique sonore, d’où sa maturité et son aisance en la question. Ce numéro sera donc intégralement consacré aux activités de l’endroit poitevin qui sut s’exporter en multipliant les projets hors-les-murs, et fait rayonner l’actualité des artistes qui jouirent de sa commodité.

Le Parking de sculptures dans la cour du Confort Moderne à Poitiers

Charlotte Moth à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Le Confort Moderne par Mathieu Copeland au Confort Moderne à Poitiers

Jacques Villeglé au [mac] – Musée d’art contemporain à Marseille

Off modern par Le Confort Moderne dans le cadre d’Art-o-rama à La Cartonnerie à Marseille

Florian & Michael Quistrebert à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Lost marbles par Yann Chevallier à La Marbrerie à Montreuil-sous-bois


Charlotte Moth, ..this was the plane – the variously large and accentuated, but always exactly determined plane – from which everything would be made.., 123×180.5cm, tirage argentique sur dibond, 2012 – Courtoisie Galerie Marcelle Alix Paris

Voilà bientôt un an que l’aventure a commencé. L’entente germano-française jouit d’une nouvelle formule pour célébrer l’actualité artistique, fédérant centres d’art et Kunstvereine de part et d’autre du Rhin. Le principe est simple et il poursuit d’autres initiatives, semblables, basées sur la production de projets communs. Vingt-quatre structures participent à ce joli calendrier. On compare aujourd’hui les institutions, mais elles ne partagent ni l’histoire, ni le schéma économique, ni les enjeux. Et si l’organisation de cet échange n’a pas toujours été de qualité et d’ambition égales selon les partenaires concernés, on ne peut que saluer, cet effort à visée européenne.

Mind the gap au Crac Alsace à Altkirch

Kerstin Brätsch au Parc Saint Léger à Pougues-les-Eaux

Channel TV au Cneai à Chatou

Mental Archaeology au Crédac à Ivry-sur-Seine

Matti Braun à La Galerie à Noisy-le-Sec

Stephen Willats au Badischer Kunstverein à Karlsruhe et au Centre d’art Passerelle à Brest

From A to B, from B to P au Confort Moderne à Poitiers

Vous l’aurez probablement remarqué : je quitte beaucoup plus souvent la capitale depuis quelques mois afin de me rendre toujours plus disponible à la création contemporaine où qu’elle soit, m’amusant à contrer activement un paresseux nombrilisme parisien en foulant les recoins de l’Hexagone équipé depuis les années 80 d’un remarquable  tissu culturel, menacé aujourd’hui par une politique nationale qui ne reconnaît plus au nom de son peuple la puissante valeur de l’Art et la richesse de son rayonnement. Ce numéro s’engage donc à parcourir l’intérieur de nos terres pour y relever l’actualité artistique selon un arc triomphant qui relie Lyon, Villeurbanne, Châlon-sur-Saône, Orléans, Poitiers et Vassivière. Le projet consiste évidemment à ne pas stigmatiser de façon systématique l’extra-parisien dans des chroniques qui lui sont dédié mais bien, comme je m’y suis déjà attelé, à l’intégrer au fil des semaines aux autres thématiques.

Hervé Ic à la Galerie Domi Nostrae à Lyon

La vie à l’épreuve à l’Institut d’Art Contemporain à Villeurbanne

Le paradis ou presque : Los Angeles 1865 – 2008 au Musée Niepce à Châlon sur-Saône

Juergen Teller au Consortium à Dijon

Jeppe Hein au Frac Centre à Orléans

Théodore Fivel au Confort Moderne à Poitiers

Oscar Tuazon au Ciap à Vassivière

Empruntant son intitulé au nom d’une spécialité poitevine, galette dense de pâte sablée réconfortant le gourmand par ses simples ingrédients en proportions généreuses, ce numéro documente l’incroyable journée du 24 septembre 2009 rythmée de 07h25 à 21h53 par un parcours consommé cul-sec à la découverte de l’actualité artistique en Charente et Vienne rehaussé d’un bonus parisien pour conclure en toute logique ce jour d’une féroce intensité. Le fort caractère de ce périple goûtu tient aussi beaucoup à la diversité des structures visitées, de l’association à l’institution, foulant une nature enchanteresse encore humide de rosée le matin jusqu’à s’installer dans un siège du Centre Pompidou le soir.

Christophe Gonnet par Pac’Bô à Garat et au Lieu-dit des Fontenelles à Sers

Jardin habité par Ciel Ouvert au Hameau de la Brousse à Sers

Rémy Hysbergue au Frac Poitou-Charentes à Angoulême

Le bel accident au Confort Moderne à Poitiers

David Evrard au Confort Moderne à Poitiers

La Fanzinothèque au Confort Moderne à Poitiers

Ziad Antar dans le cadre de Prospectif Cinéma au Centre Pompidou à Paris