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Archives de Tag: Galerie Almine Rech

Divertissement populaire par lequel s’exprime les frustrations généralement comprimées, voilà une occasion où tout est permis puisque les faces sont voilées. Mais elle dépasse aussi le simple calendrier carnavalesque pour devenir une réelle compétence sociale. Le déguisement cache, révèle et bouscule l’ensemble du système des valeurs puisque seules importent les façades, qu’elles soient hypocrisie ou sincérité. Si ce n’est de l’allégresse, la situation peut impulser au contraire de la sidération.

Javier Arbizu pour Generación 2020 à La Casa Encendida à Madrid

Luc Tuymans à la Collection Pinault | Palazzo Grassi à Venise

Cameron Jamie chez Gladstone à Bruxelles

Le Combat de Carnaval et Carême à la Galerie Rodolphe Janssen à Bruxelles

Jean Clerté à la Galerie Pascal Gabert à Paris

Peter Saul à la Galerie Almine Rech à Paris

Jacqueline de Jong par Pippy Houldsworth à Frieze Masters 2019 à Londres


Cameron Jamie, The Secret World of Tears, 35.6 x 25.4 x 17.8 cm, céramique émaillée, 2019 | Courtoisie de l’artiste et Gladstone Gallery (Bruxelles)

Si elle évoque d’abord la forme carrée des choses, sa prestance ne doit pas pour autant s’interdire les rondeurs. Franchise, assurance et détermination peuvent parfois gagner à voire leurs angles s’arrondir. L’envergure se mesure ici au gabarit humain déterminé par la largeur d’un dos, d’une épaule à l’autre.

Gonzalo Fonseca au Noguchi Museum à New York

Daniel Dewar & Grégory Gicquel à Clearing à New York

Per Kirkeby chez Almine Rech à Paris

Wang Keping à la Galerie Nathalie Obadia à Bruxelles

Bloomberg New Contemporaries 2017 à Block 336 à Londres

Barbara Hepworth chez Pace à New York

Constantin Brancusi au Solomon R. Guggenheim Museum à New York

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Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Nudes IV, 201 x 117 x 50 cm, marbre rose du Portugal, 2017 – Courtoisie des artistes et de Clearing

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Le ciel nous offre ses humeurs. Aurores et crépuscules. Tempêtes et éclaircies. Oracles et augures. Au fil des jours et des nuits, il change en s’éternisant. L’impressionnisme et l’expressionnisme partagent cette fougue des éléments. Inspiration. Expiration. Une certaine histoire picturale s’affirme alors à travers les nuages.

Jean-Baptiste Bernadet à la Galerie Almine Rech à Paris

Claude Monet au Musée de l’Orangerie à Paris

Impressionists in London à la Tate Britain à Londres

André Derain au Centre Pompidou à Paris

Josh Smith chez Massimo de Carlo à Londres

Impulse chez Pace à Londres

Hans Hartung à la Simon Lee Gallery à Londres

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Jean-Baptiste Bernadet, Sans titre (Les Parfums Lourds), 235 x 216 cm, huile sur toile, 2017 – Courtoise de l’artiste et de la Galerie Almine Rech, crédit photographique Rebecca Fanuele

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Plusieurs initiatives visent à reconsidérer les récentes décennies de l’art en France. Autant la peinture des années soixante a fini par trouver son public à l’international et connaît actuellement une vraie consécration. Mais les autres pans de la création nés dans le sillon de mai 68, restent encore à institutionnaliser. Cela commence par une reconnaissance au sein même du pays, permettant de se gargariser de certains élans.

Michel Journiac par Françoise Docquiert & Pascal Hoël à la Mep à Paris

L’esprit français par Guillaume Desanges & François Piron à La maison rouge à Paris

ORLAN par Jérôme Neutres & Jean‐Luc Soret à la Mep à Paris

Frigo generation 78/90 au Mac – Musée d’art contemporain à Lyon

Bertrand Lavier à la Galerie Almine Rech à Paris

Truchement au Consortium à Dijon

Philippe Parreno à la Tate Modern à Londres

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Michel Journiac, Hommage au Putain Inconnu, 1973 – Archiv Acquaviva, Berlin

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La racine latine renvoie autant au doigt qu’au chiffre. Et oui, on compte avec nos mains. Digital. Digital. Empreinte. Système. L’ordinateur dans sa forme primitive est donc bien une paluche. L’analogie entre le monde informatique et notre corps est passionnante. Notre téléphone passe beaucoup plus de temps collé à une de nos fesses ou lové dans notre aine, que n’importe qu’elle autre objet. Avec les écrans tactiles, nous passons nos journées à caresser des interfaces. La technologie peut apparaître contradictoire à toute sensualité. Elle cherche aujourd’hui plus que jamais, à permettre la volupté.

David de Tscharner à la Galerie Escougnou-Cetraro à Paris

Laura Owens chez Sadie Coles HQ à Londres

!Mediengruppe Bitnik au Centre culturel suisse à Paris

Tala Madani chez Pilar Corrias à Londres

Celia Hempton par Southard Reid à Frieze London 2016 à Londres

Olympia par Karma à la Galerie Patrick Seguin à Paris

Tom Wesselmann à la Galerie Almine Rech à Paris

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David de Tscharner, Ambassadeur I – détail, techniques mixtes, plexiglas, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie

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L’adjectif qualifie un mode de vie attaché de manière fixe à un lieu. L’histoire humaine semblerait apparenter cet état à la production de sa propre nourriture. La chasse, la cueillette, requièrent un mouvement permanent. Ici, on se socle. D’ailleurs l’étymologie relie bien tout cela au postérieur, au siège. La sédentarité aujourd’hui consiste à passer la plus grande partie de la journée assis. Une attention particulière est alors portée au confort qui encadre cette position casanière. Où l’on pose son cul.

Marc Camille Chaimowicz à la Serpentine gallery à Londres

Lonely wife par Attilia Fattori Franchini chez Seventeen à Londres

Liz Magor à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Extensions made to trouble transformation à la Galerie Almine Rech à Paris

Dewar & Gicquel à la Galerie Loevenbruck à Paris

Meyer Kainer à Frieze London 2016 à Londres

Giles Round au Riba – Royal institute of british architects à Londres

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Giles Round,  We live in the office, 2016 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Sophie Mutevelian

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C’est un domaine entier qui s’offre au regard. Le terrain a été progressivement domestiqué. Son propriétaire le marque ostensiblement. L’aire a peut-être été longtemps laissée en jachère, avant qu’un audacieux ne décide de s’y implanter. Il s’agit de l’histoire des étendues picturales. Dans ces plaines, on préfère ne rien y figurer d’emblée, comme pour préserver une forme de latence. La clôture n’est que périphérique. Elle enferme une ouverture. Enthousiasmons-nous des avenirs du rectangle.

Jean-Baptiste Bernadet à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Wallace Withney à la Galerie Bernard Ceysson à Saint-Étienne

Keltie Ferris à la Galerie Klemm’s à Berlin

Andreas Eriksson à la Stephen Friedmann Gallery à Londres

Très traits par Bice Curiger à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

David de Tscharner à la Galerie JeanRoch Dard à Bruxelles

Robert Holyhead à la Galerie Max Hetzler à Paris


Jean-Baptiste Bernadet, série Untitled, 80x80cm, céramique, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Almine Rech

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Le désir d’anticipation motive de toute évidence l’élan créatif. Être visionnaire, ce n’est pas tant prédire l’avenir que saisir le présent le plus prospectif. Face à la fantaisie de certains présages, nous frôlerons ici la rudesse de constructions strictes. La suite ne semble faite que d’ossatures, reléguant l’enveloppe à la fugacité d’un temps qui ne dure pas. Demain, des carcasses.

Germaine Krull par Michel Frizot au Jeu de paume à Paris

Futurs par Christine Poullain & Guillaume Theulière pour la Rmn à La vieille charité à Marseille

Tarik Kiswanson à la Galerie Almine Rech à Paris

La vie moderne par Ralph Rugoff à La sucrière et au Musée d’art contemporain à Lyon

L’ordre des lucioles par Marc-Olivier Wahler à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Le parfait flâneur par Hilde Teerlinck pour le Palais de Tokyo à la Halle Girard à Lyon

Anne-Charlotte Yver à la Galerie Marine Veilleux à Paris

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Tarik Kiswanson, Robe 1 – détail, acier inoxydable, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Almine Rech, crédit photographique Rebecca Fanuele

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Ce verbe reste irrémédiablement monstre. Il ne se laisse pas conjuguer. Sa vigueur pourtant passionne. Une racine latine le rapproche du fameux punctum et il fut utilisé des siècles durant pour désigner un lexique bien plus violent que le contexte fantaisiste de son apparition contemporaine. Il était douleur. Il pointe aujourd’hui la délicatesse qui surgit dans une tonalité de toute fin de printemps. Grâce encore fébrile.

Love for three oranges par Karma à la Gladstone Gallery à Bruxelles

Marie Zawieja à la Galerie Alain Coulange à Paris

11, rue de l’Aqueduc par Marie Glaize & Elsa Werth à la Galerie Nord à Paris

Construction/destruction par Olivier Renaud-Clément à la Galerie Almine Rech à Paris

Presque rien à la Galerie Marian Goodman à Paris

Richard Tuttle chez Modern Art à Londres

Magnifiquement aluminium par Sarah Tritz à la Galerie Anne Barrault à Paris

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Anne Bourse & Émilie Perotto, Magnifiquement aluminium, 2015 – Courtoisie des artistes

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L’accumulation de biens semble être une donnée fondatrice du marché de l’art. La propriété relève plutôt de la profusion, et les prestigieux mécènes par les siècles passés, ont démontré cette tendance à la surenchère matérielle. Reste à calibrer la qualité de cette quantité. Il faut nécessairement gérer l’espace de ces possessions. Autant assumer jusque dans son arrangement, la singularité d’avoir.

Christian Boltanski à Modern art Oxford à Oxford

Taryn Simon à la Galerie Almine Rech à Paris

Magnificent obsessions à la Barbican art gallery à Londres

Ruth Ewan au Camden arts centre à Londres

Xavier Antin à La bf15 à Lyon

(un mural, des tableaux) au Plateau Frac Ile-de-France – Fonds régional d’art contemporain à Paris

Jonathan Murphy à Chandelier à Londres

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Jonathan Murphy, As you walked in the room terminée, 2015 – Courtoisie de l’artiste

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La sauce est balancée. Il s’agit maintenant de l’étaler sans renier sa malléable origine. Épaisse, crémeuse, suintante ou diluée, la matière-même du pictural est travaillée sur le plat de son support. C’est un rapport éminemment physique qui s’y joue. Observons comment davantage de corps peut être donné à la traditionnelle éjaculation de l’expressionnisme abstrait.

Robert Motherwell à la Bernard Jacobson Gallery à Londres

Soaked, not resting à la Pippy Houldsworth Gallery à Londres

Vicky Wright à la Josh Lilley Gallery à Londres

Katy Moran à Parasol unit à Londres

Bertrand Lavier à la Galerie Massimo de Carlo à Londres

The shell (Landscapes, portraits & shapes) par Eric Troncy à la Galerie Almine Rech à Paris

Jean-Baptiste Bernadet à la Galerie chez Valentin à Paris

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Aimée Parrott, Screening I, 52x42cm, encre, teinture végétale, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Pippy Houldsworth, London

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Voilà de quoi qualifier la caricature du confort, le bonheur calibré. Le consumérisme mise beaucoup sur cette forme standardisée de complétude. Coussins amples, touches boisées, gammes gourmandes et lumière tamisée font partie des réglages de cette industrie qui font rougir les mots ambiance et atmosphère, inutilisables depuis. Notre habitat doit maintenant répondre à des impératifs sournois, vidant toute sphère de ce qu’elle peut encore avoir de privé. Il s’agit de penser une hospitalité autre. Et tempérer, détourner, désamorcer la dictature du cocooning.

Portraits d’intérieurs au Nouveau musée national de Monaco – Villa Sauber à Monaco

Laure Prouvost à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Dan Finsel par Alexis Vaillant au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

Iracema par Romain Vicari au 20 villa d’Amnesia à Paris

Claudia Djabbari à la Tenderpixel Gallery à Londres

Dans un intérieur à la Galerie Almine Rech à Paris

John Armleder au Musée national Fernand Léger à Biot

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Marc Camille Chaimowicz, Prototype de méridienne pour téléphone, contreplaqué, tissu, 1984 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Cabinet, crédit photographique Mauro Magliani & Barbara Piovan

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Voyons-la d’abord comme un signe ostentatoire noué par le soupirant à l’attention de sa convoitise. Elle est une cachoterie chevaleresque. Elle est un échange de courtoisie. Son usage polysémique matérialise l’ultime considération en un ruban de couleur. Nous sommes bien là dans un principe de grâce. Où la décoration est distinction. Tapisseries et céramiques encore. Plaisir toujours.

Sarah Tritz au Parc Saint Léger à Pougues-les-eaux

Sachin Kaeley à la Galerie Hussenot à Paris

Pablo Picasso à La cité de la céramique à Sèvres

Supernaturel par Neïl Beloufa à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Brent Wadden à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Joel Shapiro à la Galerie Karsten Greve à Paris

150% VOLUME 3/4 Lifestyle par Dorothée Dupuis chez Treize à Paris

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Sarah Tritz, Les mains, faïence rouge non émaillée, verre, tissu, 2007-13 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Anne Barrault, Paris

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Le mot est irrésistible. Et son étymologie l’ancre dans un regard agissant. Il est un terme générique pour désigner une filiation entière d’instruments calibrés par une orthogonalité élémentaire. Horizontale. Verticale. Son usage détermine l’exploration du paysage et ses relevés. Il nous projette dans des visées achromes marquées d’inévitables repères.

Peter Downsbrough par Hélène Audiffren au Mrac Languedoc-Roussillon à Sérignan

Robert Adams par Joshua Chuang & Jock Reynolds au Jeu de paume à Paris

DeWain Valentine à la Galerie Almine Rech à Paris

Viriya Chotpanyavisut à la Galerie de multiples à Paris

Serial par Lionel Balouin à l’Emba Galerie Manet à Gennevilliers

Cevdet Erek à la Galerie mor.charpentier à Paris

Francisco Tropa à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

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Viriya Chotpanyavisut, Line#1, 2014 – Courtoisie de l’artiste et la Galerie de multiples, Paris 

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Madame Anastasie a une fois de plus sévi. La mythique personnification de la censure plane sur notre société pour en éliminer les reliefs. Et elle s’est manifesté dans ma vie électronique pour en amputer une brique du mur. « Nous avons supprimé cet élément de Facebook, car il enfreint les standards de notre communauté ». L’humiliation va jusqu’à se gargariser de respecter la publication de « contenus de nature personnelle, qu’il s’agisse de photos d’une sculpture telle que le David de Michel-Ange ou de photos avec un enfant au sein de sa mère ». Merci bien le créneau, et les exclusives représentations tant masculines que féminines qu’il véhicule. En contrepoint à cette anecdote, je prends plaisir cette semaine à partager différentes teneurs de nudités.

Juergen Teller par la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris photo 2013 au Grand palais à Paris

John Currin à la Galerie Gagosian à Paris

Sanne Sannes par Hans Rooseboom & Mattie Boom à l’In – Institut néerlandais à Paris

Paul-Armand Gette à la Galerie Jean Brolly à Paris

Masculin/masculin au Musée d’orsay à Paris

Aaron Curry à la Galerie Almine Rech à Paris

Wolfgang Tillmans à la Galerie Maureen Paley à Londres

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Juergen Teller, Série Louis XV, Paris, 2004, 50x61cm, C-print, 2012
– Courtoisie de l’artiste et la galerie Suzanne Tarasiève

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Les objets d’adoration n’existent que par la mise en scène qui signale leur sacralisation. Tout culte est conditionné par son écrin, qui lui ménage sa dimension spectaculaire. L’accessibilité n’est pas sa préoccupation, parcelle d’isolement par définition. La différenciation d’avec le reste du monde commun doit être manifeste. Son évidence mystique s’impose. Ici, seules les opérations supérieures agissent, et loin de tout, plus rien d’autre n’est.

L’art dans les chapelles #22 dans les chapelles du Pays de Pontivy en Centre Bretagne

Les frères Chapuisat à la Jgm Galerie à Paris

Aï Weiwei à Arken – Museum for moderne kunst à Ishøj

Bertjan Pot dans le cadre de Design parade #8 à La villa Noailles à Hyères

Les messages de l’art à la Chapelle de l’Oratoire du Musée des beaux-arts de Nantes

James Turrell à la Galerie Almine Rech à Paris

Ann Veronica Janssens dans la Chapelle Saint-Vincent à Grignan

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Maude Maris à la Chapelle Notre-Dame du Guelhouit à Melrand –
Courtoisie de l’artiste et la galerie Isabelle Gounod – Crédit photographique Stéphane Cuisset

Avec pour même fonction que celle du cadre, appliquée aux trois dimensions, voilà un équipement dont la bienséance veut qu’il disparaisse au profit de l’œuvre qui l’assujettit. Outil d’ostentation, ce dispositif figure alors le contexte-même de la sculpture, son ancrage, parfois même sa légitimité. L’histoire de l’art montre combien il fut instrumentalisé, et l’insoupçonnable pouvoir que le piédestal détient, dans l’affaire du Ready-made particulièrement. Il n’est donc pas surprenant d’observer qu’un retournement de situation place notre volume au cœur de l’attention, lui offrant une visibilité usurpatoire.

Didier Vermeiren à La Maison Rouge à Paris

Eléonore Cheneau par Nathalie Viot à l’Espace 9 Cube à Paris

Florian Bézu à la Galerie Florence Loewy à Paris

Alex Israel à la Galerie Almine Rech à Paris

Bertrand Lavier au Centre Pompidou à Paris

Out of- ___ (Paris) par Leila Khastoo à la Galerie Dohyang Lee à Paris

Peter Fischli & David Weiss à la Galerie Sprueth Magers à Londres

> Eléonore Cheneau, Sans titre, terre, glycéro, peinture aérosol, 2009-12 – Courtoisie de l’artiste

La capitale des belges accueillait la trentième édition d’ArtBrussels, une foire agréable au sein d’une ville heureuse. Son réseau de galeries affichait un programme alléchant, partiellement effectif. J’ai été surpris par la relative mésorganisation de ce moment du calendrier où la logistique devrait pourtant être facilitée pour le visiteur qui préfère ne pas se heurter aux horaires capricieux de certains lieux. Mais parmi ce qui a pu être vu, j’ai eu le plaisir de noter une appétence évidente pour le dur, le concret, le sculptural. Cinq monographies et deux collectives alimentent ce constat.

Rosemarie Trockel au Wiels à Bruxelles

Prima Materia à la Gladstone Gallery à Bruxelles

Tom Holmes à la Galerie Catherine Bastide à Bruxelles

Year à Komplot à Bruxelles

Beatriz Olabarrieta à la Galerie Mot International à Bruxelles

Thomas Kiesewetter  à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Evan Holloway à la Galerie Xavier Hufkens à Bruxelles

> Thomas Kiesewetter, Mercury, 140x188x65cm, métal, peinture, 2012 – Courtesey Almine Rech

Restons dans notre lancée germanique. Après avoir sondé l’actualité en Allemagne, voyons comment le pays s’exporte à Paris, via un médium qui lui est propre depuis l’après-guerre, chargé de tout l’expressionnisme qu’on lui reconnaissait déjà depuis des décennies. Cet automne, quatre grandes signatures sont simultanément présentées par une institution et des galeries majeures. En complément de ces géants, il m’importera de partager la production d’artistes plus jeunes et de même nationalité, pour observer la gestion de leur héritage autant que les voies qu’ils ouvrent.

Georg Baselitz au Musée d’art moderne de la ville de Paris

Norbert Bisky à la Galerie Daniel Templon à Paris

Markus Lüpertz à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Albert Oehlen à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Anne Neukamp à la Galerie Chez Valentin à Paris

Gerhard Richter à la Galerie Marian Goodman à Paris

Anselme Reyle à la Galerie Almine Rech à Paris

Après une deuxième partie de XXe siècle irriguée par leur influence en tous points, le monde relativise la suprématie de la boisson gazeuse brune, de la pâte à mâcher, de la souris sympa, et des autres caricatures d’une culture grasse et sucrée, tellement divertissante. Il est important de relever ce que l’on reçoit de la scène artistique américaine, aujourd’hui, à Paris. Et en terme de création aux Etats-Unis, on entend surtout parler des côtes. L’Est et l’Ouest semblent se positionner en concurrence permanente. Atlantique. Pacifique. Des imaginaires très différents existent, en fonction de l’océan qui mouille les terres ricaines. Nous ne les définirons pas précisément ici, mais aurons simplement conscience des bornes qui encadrent ce focus, du lever au coucher du soleil.

Ben Kinmont à la Kadist Art Foundation à Paris

Justine Kurland à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Infernal Instincts à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

Canada à la Galerie Bernard Ceysson à Paris

California Dreamin à la Galerie Almine Rech à Paris

Transaction Abstraite à la New Galerie à Paris

Richard Prince à la Galerie Gagosian à Paris

Reste encore un petit complexe de français, honteux des récentes années où il discrédita la peinture, qui se penche aujourd’hui sur ce médium en essayant de limiter son apitoiement, comme si peindre avait toujours été à la mode dans notre pays. Voilà une sélection d’expositions composant l’actualité peinte des galeries de la capitale. Si ce numéro existe, ce qu’un militantisme même infime cherche à assurer que 2011 produit toujours des toiles, au cas où des doutes subsisteraient encore.

Autour de la peinture… à la Galerie Farideh Cadot à Paris

Jonathan Messe à la Galerie Daniel Templon à Paris

Martin Kasper  à la Galerie Eric Mircher à Paris

Farah Atassi à la Galerie Xippas à Paris

Anne Brégeaut chez Semiose Galerie à Paris

Sylvie Fanchon à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Daniel Lergon à la Galerie Almine Rech à Paris

Trente galeries d’art contemporain ont synchronisé leur vernissage à la mi-septembre afin de célébrer l’unité belge pour la troisième année consécutive. BrusselsArtDays marque depuis 2008 la rentrée à Bruxelles par un week-end d’ouvertures exceptionnelles unissant les trois principaux quartiers de la capitale en matière de création actuelle. Je tiens aujourd’hui à porter notre attention sur les importantes expositions personnelles qui ponctuent cet évènement.

Sol LeWitt à la Gladstone Gallery à Bruxelles

Wang Du à la Galerie Baronian-Francey à Bruxelles

David Kramer à la Galerie Aeroplastics Contemporary à Bruxelles

James Turrell à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Tomoo Gokita à la Galerie aliceday à Bruxelles

Sharon Lockhart à la Galerie Jan Mot à Bruxelles

Pieter Hugo au Brass – Forest Centre Culturel à Bruxelles

Une des précédentes chroniques s’attachaient aux peintres exposés en ce début de saison. Il s’avère que l’actualité des galeries de la capitale en compte beaucoup d’autres et qu’il me semblait injuste de vous en cacher l’existence. Ce présent numéro documentera donc une série de monographies qui donnent à voir comment le médium continue à se développer. A partir de préoccupations purement plastiques, il s’agira ici de s’aventurer vers des expérimentations étonnantes dans ce domaine, en épaississant son fond par une densité existentielle, ou en projetant sa forme dans des dimensions nouvelles.

Brendan Cass à la Galerie Zürcher à Paris

Ida Tursic & Wilfried Mille à la Galerie Almine Rech à Paris

Xylor Jane à la Galerie Almine Rech à Paris

Roman Opalka à la Galerie Yvon Lambert à Paris

Claude Closky à la Galerie Laurent Godin à Paris

Nicolas Guiet à la Galerie Jean Fournier à Paris

Kaz Oshiro à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Avant la prise de congé annuel des galeries, une ballade de trois jours me permit de parcourir l’actualité artistique proposée par Bruxelles, ville délicieuse, si agréable à silloner. Entre espaces particuliers et institutions publiques, j’ai pu retrouver la programmation de fin de saison d’une trentaine de lieux. Focus sur mes surprises.

Radical Postures à la Galerie Les Filles-du-Calvaire à Bruxelles

Sylvie Fleury à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Jan Vercruysse à la Galerie Xavier Hufkens à Bruxelles

Rehabilitation au Wiels à Bruxelles

José Maria Sicilia à la Galerie Meessen de Clercq et à la Maison d’Erasme à Bruxelles

Le Faux Miroir par Bob Nickas à la Galerie Rodolphe Janssen à Bruxelles

Agnès Varda à la Galerie Nathalie Obadia à Bruxelles

Continuons notre itinéraire belge avec la seconde partie des manifestations sélectionnées parmi les dizaines parcourues. Les espaces d’exposition demeurent d’une grande qualité, ce qui décuplent toujours le plaisir à découvrir ou retrouver des productions contemporaines. Outre quelques institutions documentées en début de numéro, nous envisagerons l’actualité de galeries approchées pour la première fois durant ce récent séjour. Parmi elles, nous reconnaîtrons plusieurs parisiennes qui se sont offertes, il y a peu, une présence bruxelloise

Felix Gonzalez-Torres par Dahn Vo au Wiels à Bruxelles

Le fabuleux destin du quotidien au Mac’s – Musée des Arts Contemporains à Hornu

Frontières à la Centrale Electrique à Bruxelles

Guillaume Pilet à la Galerie Valérie Bach à Bruxelles

Matthieu Ronsse à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Carole Benzaken à la Galerie Nathalie Obadia à Bruxelles

Johan Gelper à la Galerie Sébastien Ricou à Bruxelles

Pas évident d’opérer une transition après trois numéros indiens qui partageaient l’exotisme d’un séjour dépaysant. De retour à Paris, la ville semble vide, les rues étroites, la circulation étrangement hostile et la température, polaire. Une certaine grisaille englobe toute la cité. Mais comme tout aléa météorologique, il suffit de s’équiper convenablement pour réussir à en jouir. Palettes éteintes et ambiances funestes agrémenteront notre présente sélection rendant compte d’une actualité parcourue avec écharpe et parapluie pour finalement retrouver le plaisir d’apprécier une mélancolie spectrale.

Antoine Marquis à la Galerie Benoît Lecarpentier à Paris

Claire Tabouret à la Galerie Isabelle Gounod à Paris

Christian Boltanski dans la Nef du Grand Palais à Paris

Anne Laure Sacriste à Micro Onde à Vélizy-Villacoublay

Wall & Floor à la Galerie Almine Rech à Paris

Claire Morgan à la Galerie Karsten Greve à Paris

Esthétique des pôles – Le testament des glaces au Frac Lorraine à Metz

Entre l’été et la période des foires s’étend une durée singulière marquant le démarrage des programmations qui représente une charnière stratégique nous emportant de la paisible humeur estivale vers le point culminant français du marché de l’art. Nous avons traversé cet étendue du calendrier de manière assez fluide en évoquant davantage les géographies provinciales dans le sillage des séjours heureux des mois ensoleillés sans créer de rupture franche pour affirmer l’entrée dans une saison nouvelle : c’est le propos de ce numéro qui, à quelques jours de l’ouverture de la Fiac, tient à revenir sur les évènements incontournables de ce début d’automne 2009 balisé par des monographies d’artistes importants.

Xavier Veilhan au Château de Versailles à Versailles

Takashi Murakami à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Mike Kelley à la Galerie Ghislaine Hussenot à Paris

Annette Messager à la Galerie Marian Goodman à Paris

Ugo Rondinone à la Galerie Almine Rech et au Jardin des Tuileries à Paris

Nuit Blanche 2009 à Paris

Orlan à l’Abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l’Aumône

L’actualité politique de l’Iran cristallise l’attention des médias depuis plusieurs semaines, affirmant un esprit révolutionnaire par la protestation d’une partie de la population défendant l’intégrité de son droit de vote. Simultanément dans une galerie parisienne, s’ouvre la troisième notable exposition de groupe consacrée aux artistes iraniens, depuis le début de l’année dans notre capitale. C’est l’occasion de revenir sur une série de manifestations tant monographiques que collectives qui participent depuis quelques mois à offrir une visibilité accrue à la scène artistique iranienne, indigène ou expatriée. Annoncée par le film Persepolis de Marjane Satrapi qui vulgarisa généreusement l’histoire récente de l’Iran sous l’angle d’une autobiographie au graphisme radical, l’engouement pour la culture perse, ses traditions et sa modernité, bousculée par une succession de régimes, fut d’abord initiée dans son acceptation contemporaine par quelques institutions étrangères, ailleurs. Paris s’est rattrapé, avec cette série d’évènements qui fleurirent pendant le printemps dont voici ici la sélective rétrospective.

Heydar Ghiai à la Cité Internationale Universitaire à Paris

Raad o Bargh à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Behdjat Sadr à la Galerie Frédéric Lacroix à Paris

Ghazel par Léonor Matet dans le Vestibule de la Maison Rouge à Paris

Aryanpour – Hassanzadeh – Emad – Morshedloo – Rahbar à la Galerie Ghislaine Hussenot à Paris

Raha Raissnia à la Galerie Xippas à Paris

L’Iran sans frontières à la Galerie Almine Rech à Paris

N’ayant jamais développé d’affinités singulières avec le genre animal, c’est toujours d’une position très extérieure, sans affect, que j’observe ces incompréhensibles espèces qui semblent calmement épuiser leurs cycles, impassible évolution. Mais, sauvage ou domestique, l’animal demeure cet élément vivant participant plus ou moins de notre environnement, physique et intellectuel. C’est ainsi que, de la souris morte derrière le frigo aux superstitions les plus fantastiques, tout un éventail de rapports s’établissent entre l’homme et les autres bêtes de ce règne, dans une tension fluctuante éloignant du naturel qu’ils sont, le culturel que nous construisons.

Gilles Aillaud au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris

Anne Deleporte à la Boutique Deyrolle à Paris

Haim Steinbach à la Galerie Almine Rech à Paris

Hella Jongerius à la Galerie Kreo à Paris

A la mode de chez nous au Centre Culturel Calouste Gulbenkian à Paris

Jacques Floret au Point Ephémère à Paris

Bestiaire imaginaire à la Galerie Baudoin Lebon à Paris

Nimbé de mystère par définition, le trésor désigne un ensemble de choses de valeur accumulées, généralement enfouies puis soudainement découvertes. C’est cette charge merveilleuse de la surprise, de l’heureuse exposition, qui m’intéresse ici, autant que la composition stricte du butin. Spectateurs en dérive, nous sommes tous de potentiels pirates, bravant les mers de la culture dans une chasse parfois miraculeuse. Cette semaine, nos sept trouvailles entretiennent le souci du précieux, en maniant le vocabulaire plastique de la joaillerie, son raffinement et son exubérance.

Bijoux Art Déco et avant-garde aux Arts Décoratifs à Paris

La Galerie des Bijoux aux Arts Décoratifs à Paris

Hermine Anthoine à la Galerie Johan Tamer-Morael à Paris

Lionel Estève à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Anselm Reyle à la Galerie Almine Rech à Paris

Bijoux de Famille à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Myriam Mechita à Micro-Onde à Vélizy-Villacoubray

Paris défile cette semaine et la création contemporaine l’accompagne. Le corps préoccupe, sa représentation pose toujours encore question. Ce sujet, notre enveloppe visible, restera la vitrine, le pignon sur rue offert à l’autre, au monde. « Homme automne-hiver 2008-2009 ». Voilà l’image d’une promesse qui se dévoile. La mode nous propose de nous montrer de quoi sera fait demain ? Essayons déjà d’être attentif à l’aujourd’hui.

Don Brown à la Galerie Almine Rech à Paris

Joana Vasconcelos à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Gavin Perry à la galerie Baumet Sultana à Paris

Romain Kremer à la Ménagerie de Verre à Paris

Larry Deyab à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Elmgreen&Dragset à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Pierre Bismuth à la Cosmic Galerie à Paris