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Bruxelles

Eux travaillent à faire ployer une domination ambiante. Souffrant des pressions du formatage, il s’agit de courber des poncifs peut-être déjà tordus, afin de trouver son propre aplomb. La distorsion est brutale. Lésions et traumatismes peuvent en découler. Des articulations blessées sont à soigner. La stabilité se gagne par la corps de ses convictions. À savoir aujourd’hui qui luxe qui.

Jesse Darling pour Art Now à la Tate Britain à Londres

À Cris Ouverts par Étienne Bernard & Céline Kopp pour Les Ateliers de Rennes

Hannah Wilke à la Alison Jacques Gallery à Londres

Gaëlle Choisne par Lucas Morin à Bétonsalon à Paris

Vincent Gicquel à la Galerie Thomas Bernard à Paris

Anna Hulačová à Kunstraum à Londres

Birgit Jürgenssen à la Gladstone Gallery à Bruxelles

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Barbara McCullough, Water ritual #1: an urban rite of purification, 6′, film 35mm transféré en vidéo, 1979

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Il sonne comme une onomatopée, une porte coulissante qui glisse dans le silence velouté d’un vaisseau spatiale ou d’une administration. Il assure une transition. Il permet le passage. C’est un compartiment servant à éviter une communication directe. Il télétransporte. Il nous emporte ailleurs. Outre cet outil architectural, il désigne également une sorte de tamis ainsi qu’un mode de divination. Dans tous les cas, on le traverse.

Eliseo Mattiacci chez Richard Saltoun à Londres

Space Shifters par Cliff Lauson à la Hayward Gallery à Londres

Chloé Serre à La BF15 à Lyon

Diane Simpson chez Herald St à Londres

Heidi Bucher à Parasol Unit à Londres

Doors of Paradise chez Union Pacific à Londres

Benoît Maire chez Meessen de Clercq à Bruxelles

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Heidi Bucher, Borg, 230 x 350 x 100 cm, textile, latex, mother-of-pearl pigments, bamboo, 1976 – © Estate Heidi Bucher, courtoisie Parasol Unit, crédit photographique Benjamin Westoby

Il y a cent ans, l’humanité sortait choquée, meurtrie, d’une guerre qui ne fut pas la dernière. L’art bien-sûr, n’en restait pas indemne, alors que des séries de réformes plastiques se bousculaient. La figure masculine elle, demeure blessée. Alors que beaucoup pense encore que le conflit fait rayonner le mâle par sa caricaturale compétence à combattre, cette situation n’est qu’une crise de plus à gérer, pour les mecs eux-même. Leur corps est tronqué. Leurs arrêtes coupent. Leur image éclate.

Roger de la Fresnay à Musée municipal Paul-Dini à Villefranche-sur-Saône

Paul Mpagi Sepuya par Del Vaz Projects pour Paris Avant Première chez David Giroire à Paris

Fred Sandback à la Galerie Marian Goodman à Paris

Le Cubisme au Centre Pompidou à Paris

Julien Meert à Sorry We’re Closed à Bruxelles

Folkert de Jong à la Galerie Valentin à Paris

Pablo Picasso au Museu Picasso à Barcelone

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Paul Mpagi Sepuya, Untitled, 35.5 x 43.1 cm, color laserprint collage on Strathmore Bristol paper, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Étrangement masculin et pluriel, le terme invite à frôler les lisières. Elles sont diverses et délimitent autant l’histoire que la géographie. Il s’agit de s’y aventurer au plus proche. D’un coup, ce territoire, nous le touchons. Ses extrémités invoquent un temps où la Terre était peut-être plate, pour mieux avoir des bords. Un sentimentalisme nimbe quoiqu’il en soit l’épopée pour les atteindre, ces contours. Là-bas, une autre lumière luit.

Pierre Puvis de Chavannes chez Michael Werner à Londres

Family Affair par Colombe Marcasiano dans un appartement à Paris

Stéphane Calais à la Galerie de Multiples à Paris

Zadie Xa par Union Pacific à Frieze London 2018 à Londres

Huma Bhabha par Salon 94 à la Fiac 2018 au Grand Palais à Paris

Above the treeline chez Office Baroque à Bruxelles

Ambera Wellmann par Lulu à la Fiac 2018 au Grand Palais à Paris

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Peter Marcasiano, sans titre, 24 x 41 cm, huile et fusain sur toile, circa 1980 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

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Au sens propre comme au figuré, il s’agit de vénération. L’hommage s’incarne dans la matière, qui trouve ses contours dans l’effigie en question. L’immuable se dresse. L’immobile s’affiche. Le silence s’impose. C’est la gorgone Méduse qui opère, et pétrifie l’objet de son regard. Ainsi, l’on statue de manière définitive.

Maude Maris à Pi Artworks à Londres

Barbara Hepworth par Dickinson à Frieze Masters à Londres

Paloma Bosquê chez Mendes Wood DM à Bruxelles

Katinka Bock à l’IAC Institut d’art contemporain à Villeurbanne

Wiggle à la Galerie Greta Meert à Bruxelles

Alabaster chez Ordovas à Londres

Hervé Guibert aux Douches La Galerie à Paris

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Katinka Bock, vue de l’exposition « Radio / Tomorrow’s sculpture » à IAC à Villeurbanne, 2018 – Courtoisie de l’artiste et des galeries Jocelyn Wolff (Paris), Meyer Riegger (Berlin/Karlsruhe) et Greta Meert (Brussels), crédit photographique Blaise Adilon

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Au Moyen Âge, les tables étaient de forme orthogonale. Dans la tradition germanique ceci dit, elles pouvaient être circulaires, c’est pourquoi le mot allemand Tisch emprunte son étymologie au latin Discus. Ronde, elle est un symbole de paix et d’égalité, car il ne peut y avoir de préséance. Chacun siège en place d’honneur. Personne ne se trouve relégué à l’écart. En cela, elle contredit la configuration de la Cène. C’est autour d’une telle table que dans la légende arthurienne, se réunissaient le roi et ses chevaliers. A l’image du monde, ce plan sans angles représente alors un idéal de la chevalerie. Autour de l’an mil, la force militaire développe progressivement ses propres valeurs sous l’influence double, religieuse et civile, de l’Église et des troubadours. Elle relève de la fraternité, forte et courtoise, et son héritage est encore vaillant aujourd’hui dans l’inconscient collectif. La fantaisie médiévale nous laisse imaginer des mâles œuvrant dans une élégance brutale.

Jean-Marie Appriou chez C L E A R I N G à Bruxelles

Encore un jour banane pour le poisson-rêve au Palais de Tokyo à Paris

Tom Volkaert par Eloi Boucher chez Deborah Bowmann à Bruxelles

Sterling Ruby chez Pierre Marie Giraud à Bruxelles

Néo-Médiéval par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani chez Leclere à Marseille

Georges Mathieu à la Galerie Daniel Templon à Paris

Yann Gerstberger dans le cadre d’Almanach 18 au Consortium à Dijon

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Sterling Ruby, HEART (6832), 55.2 x 35.9 x 41 cm, céramique émaillée, 2018 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Pierre Marie Giraud, Bruxelles

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Elle accompagnerait. Par politesse, on la dit accessoire, et c’est finalement toujours par elle qu’on commence. En y repensant, sans elle, rien n’est complet. Selon les domaines, elle renforce, protège, orner ou embellit. Elle fait l’ensemble. Car garnir, c’est défendre. L’ornement se fait soudain stratégique et martial. La ligne fouette. La couleur agresse. La fanfreluche fait garnison.

Henri Matisse à la Bernard Jacobson Gallery à Londres

Matthieu Cossé à OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel à Marseille

Design Parade Toulon par la villa Noailles à l’Ancien évêché à Toulon

Mingei & Friends au Cœur à Paris

Matthew Lutz-Kinoy à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Pierre Boncompain au MAC Saint-Martin et au Château des Adhémar à Montélimar

Zoë Paul à Superdeals à Bruxelles

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Matthieu Cossé, Design Parade Toulon, 2018 – Courtoisie de l’artiste © villa Noailles 2018, crédit photographique Lothaire Hucki

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