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Archives Mensuelles: août 2010

Restons dans nos frontières pour dessiner un nouvel heptagone qui réunit sept expositions animant la France estivale. Petite digression géométrique : l’heptagone régulier, dont les angles et les côtés sont tous égaux, est le plus petit polygone non constructible à la règle et au compas. On retrouve par ailleurs cette figure complexe sur chaque pièce de vingt centimes d’euros.

Shilpa Gupta au Château de Blandy-les-Tours

Piero Gilardi au Ccc à Tours

Les Chemins du Dessin au Centre d’Art de l’Yonne à Tanlay

Robert Doisneau au Musée Nicéphore Niepce à Châlon-sur-Saône

Aude du Pasquier Grall à la Galerie Chantiers – Boîte Noire à Montpellier

Hope! au Palais des Arts et du Festival à Dinard

Stéphane Calais à La Chapelle Jeanne d’Arc à Thouars

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Revenons sur notre hexagone, dont la programmation artistique est toujours mise en lumière par le gouffre parisien en la matière, durant l’été. Bien que je m’évertue à maintenir une disposition éveillée toute l’année sur l’offre de l’ensemble du pays, il faut bien avouer que celle-ci rayonne particulièrement en août, lorsque un annuel mouvement tricolore poussent les citadins vers les franges de la province. Pour témoigner de cette réalité, voici la première d’une série de compilations qui réuniront quelques manifestations estivales ayant lieu aux sept coins de la France.

Claude Lévêque au Crac Languedoc-Roussillon à Sète

Mischa Kuball par Ulrike Kremeier au Cac La Passerelle à Brest

Une exposition (du) sensible par Mathieu Copeland à La Synagogue à Delme

Gérard Gasiorowski par Frédéric Bonnet & Eric Mangion au Carré d’Art à Nîmes

Thomas Hirschhorn au Cneai à Chatou

Alicia Paz – Vincent Olinet – Piet Moget au Lac à Sigean

Pierre Malphettes au Château des Adhémar à Montélimar

Parce qu’il est difficile de revenir d’une telle ville, parce que l’offre approchée cet été y fut vraiment remarquable, et pour d’autres raisons qu’il est inutile de continuer à lister ici, voici une troisième chronique consacrée à la capitale des anglais. Ce ne sont pas cinq jours sur la grande île qui me permettront d’en énoncer définitivement le profil artistique. J’ai cependant été surpris par la constance d’une préoccupation : la qualité de l’Intérieur. Le traitement du domestique fut un sujet récurrent, au-delà des médiums, et des domaines. Il s’agit d’insister plus qu’ailleurs sur le bonheur d’être chez soi. Nous avons vu que la tradition toujours vive du portrait (Alice Neel, Lara Schnitger) place généralement la figure dans le paysage plus ou moins tranquille d’un foyer, que beaucoup d’artistes travaillent à la représentation d’un décor intime (James White, Karen Kilimnik, Ernesto Neto) et que les lieux d’exposition exploitent souvent cette dimension du logis, par leurs caractéristiques spatiales même (Raven Row, 176ProjectSpace, SouthLondonGallery, SerpentineGallery, The Approach). Aussi, la familiarité du domicile est toujours le cadre privilégié des étrangetés les plus inquiétantes. Profitons un peu de cette hospitalité, pour jouir plus encore du plaisir unique d’être chez l’autre, reçu.

The Sir John Soane Musuem à Londres

Jean Nouvel devant la Serpentine Gallery à Londres

The New Décor à la Hayward Gallery au SouthBank Centre à Londres

The Surreal House au Barbican Art Gallery à Londres

Richard Slee à la Hales Gallery et au Victoria&Albert Museum à Londres

Jens Risom à la Rocket Gallery à Londres

Tasters’ Choice à la Stephen Friedman Gallery à Londres

Sous le charme toujours vif de la capitale britannique, ce deuxième numéro poursuivra l’investigation lexicale lancée la semaine passée en se focalisant cette fois-ci sur une majorité de structures qui portent le nom de Gallery sans correspondre pour autant à l’acceptation francophone de son homonyme. Ce prétexte permettra de parcourir une actualité à but plus ou moins non lucratif, témoignant des prestigieux musées, centres d’art et fondations de la ville.

Wolfgang Tillmans à la Serpentine Gallery à Londres

Haris Epaminonda à la Tate Modern à Londres

Alice Neel à la Whitechapel Gallery à Londres

Ernesto Neto à la Hayward Gallery à Londres

Systematic à la Zabludowicz Collection à Londres

Unto this last chez Raven Row à Londres

Nothing is Forever à la South London Gallery à Londres

Enfin : Londres. C’est à la mi-juillet que j’ai pu parcourir pour ma première fois cette excitante capitale, traversée selon la géographie de son actualité artistique. Plus d’une centaines d’expositions ont ainsi été vues en cinq jours. Et mon enthousiasme est loquace. Je le concentrerai donc en deux numéros organisés selon la nature des lieux approchés. En effet, la permanence du mot Gallery est assez déconcertante pour un français habitué à une définition francophone du vocable Galerie. Ainsi, les commerces portent rarement le patronyme de leur responsable, et les institutions affichent souvent dans leur intitulé ce terme ambigu. Pour nous sortir de toute confusion, je partagerai mon investigation en commençant par une sélection d’évènements présentées par des Galleries/Galeries.

Pablo Picasso à la Gagosian Gallery à Londres

Head chez The Approach à Londres

Lara Schnitger à la Modern Art Gallery à Londres

Tony Swaim à la Herald St Gallery à Londres

James White à la Max Wigram Gallery à Londres

Joseph Cornell – Karen Kilimnik à la Sprueth Magers Gallery à Londres

Newspeak : British Art Now I à la Saatchi Gallery à Londres