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Saint-Denis

Elle y évoque les châteaux européens, l’histoire de l’art d’exposer et la distinction entre art et design. La canadienne Ashlee Conery nous a offert un texte épais et éclairé, mettant en perspective les engagements qu’avec Mathieu Buard, je développe en tant que commissaires. Et les derniers mots de son essai nous concernent tout spécifiquement. Cette conclusion pointe un fait trivial et distingué. Afin d’alimenter cet axe justement déterminé, prenons du recul pour mieux ausculter l’actualité des exposition, respectant la sphère domestique que la formule suggère. Il s’agira de prospecter quant à la nature de ces fruits, les qualités de cette table et la manière dont les uns sont mis sur l’autre.

Laura Lamiel à La galerie – Centre d’art contemporain à Noisy-le-sec

Konstantin Grcic à la Galerie kreo à Paris

Superstructures par Julien Pelloux au 6b à Saint-Denis

Martin McNulty à la Galerie Scrawitch à Paris

Cinq, posément au Château de Saint-ouen à Saint-ouen

Grand opening ! par The ister chez Tonus à Paris

David Douard par Rebecca Lamarche-Vadel au Palais de Tokyo à Paris

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Nadia Agnolet, Série Pierres précieuses, techniques mixtes, équerres, métal laqué, 2013 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

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Ils sont trentenaires et français, et forment une génération soudée par l’estime de leurs pratiques respectives et par des réflexions communes sur le cœur de l’art autant que son emballage. Diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris où ils se sont rencontrés à différents niveaux même si certains liens se sont renforcés par la suite, ils trouvent au sortir de leur cursus un contexte de crise qui les forcera à trouver des alternatives pour survivre, dans tous les sens du terme. Chacun modèle progressivement un équilibre économique pour poursuivre son travail artistique, luttant à tout prix pour continuer. Toujours, il s’agit de faire. Nourris par de systématiques séjours à l’étranger qui confortent ou secouent leur formation parisienne, ils bénéficient en ce printemps d’une actualité méritante. Il faut saluer ici l’élan qui les fait exister, ensemble.

Mireille Blanc à la Galerie Eric Mircher à Paris

Man-Made à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Le songe, la raison et les monstres à la Galerie Paul Frèches à Paris

Raphaël Barontini par Mathieu Buard au 6b à Saint-Denis

Ravine par Guillaume Constantin aux Instants Chavirés à Montreuil

Ubiquité[s] à Sciences Po à Paris

Marion Verboom par Eric Verhagen chez Primo Piano à Paris

> Constance Nouvel, Césures, 64x42cm, tirage argentique, 2012

Cette neuvième édition de la Biennale Art Grandeur Nature poursuit son orientation à proposer des manifestations d’art contemporain à l’échelle du territoire patrimonial de la Seine-Saint-Denis. L’évènement réunit cinq communes qui chacune propose un parcours associant la découverte de leur profil en tant que ville et l’approche de productions d’artistes qui en soulignent les caractéristiques. Noisy-le-Sec, Blanc-Mesnil, Saint-Denis, Les Lilas et Montreuil ont donc été les destinations successives d’une promenade dans cette région qui n’est en effet pas toujours la première à être visée pour une villégiature exotique. Bien que les œuvres intégrées au programme, moteur premier du déplacement, n’aient pas systématiquement provoqué un intérêt homogène, leur quête dans un tissu urbain dense et surprenant reste un des points forts de ce rendez-vous avec l’art d’aujourd’hui, dérive immersive dans un certain monde le conditionnant, architectures extravagantes, transports dépaysants et habitants affairés.

La Spécificité des Sols aux Instants Chavirés à Montreuil

Paul Cox dans le Parc Lucie Aubrac aux Lilas

Olivier Mirguet à l’Espace Culturel Jean Cocteau aux Lilas

Marie Preston au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis

Iwona Buczkowska à Blanc-Mesnil

Matière à Paysage à La Galerie à Noisy-le-Sec

Katinka Bock à la Cité Expérimentale du Merlan à Noisy-le-Sec