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Archives de Tag: Galerie Emmanuel Perrotin

Rien de linguistique ici. Il s’agit bien d’une dextérité linguale, qui remue tout en bouche. La grosse viande que nous renfermons dans sa cavité buccale, sait tenir ses nerfs. Elle excelle en diverses tensions et pressions. Mais il ne suffit pas d’être virtuose de l’embrassade sportive. C’est l’ensemble de ce qui est rattaché à elle, qui s’active. Musclons l’organe du goût.

Lisa Herfeldt à Between Bridges à Berlin

Rochade par Melissa Canbaz chez Soy Capitán à Berlin

Peter Hujar au Jeu de Paume à Paris

Entrare nell’opera par Alexandre Quoi au MAMC+ Saint-Étienne à Saint-Priest-en-Jarez

Paul Gounon dans l’atelier d’Iván Argote aux Grandes Serres à Pantin

Maria Pinińska-Bereś à The Approach à Londres

Genesis Belanger par la Galerie Perrotin pour la Fiac au Grand Palais à Paris


Genesis Belanger, Helps the Medicine go down, 27.9 x 43.2 x 22.9 cm, porcelaine, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Perrotin (Paris),
crédit photographique Pauline Shapiro

Au singulier, elle est une signature. Au pluriel, une éducation. Dans tous les cas, elle distingue. Son étymologie manuelle affirme à la fois ce que l’on fabrique de ses propres paluches et ce qui porte sa patte. Le résultat et la façon. Lorsqu’elle manque, on crie à l’effronterie, lorsqu’elle est palpable, on reproche son affectation.

Clementine Keith-Roach chez Ben Hunter à Londres

France-Lise McGurn à la Tate Modern à Londres

Odilon Redon à l’Abbaye de Fontfroide à Narbonne

Pattern, Crime & Decoration au Consortium Museum à Dijon

Melike Kara chez Arcadia Missa à Londres

Bernard Frize à la Galerie Perrotin à Paris

Jean Messagier au Musée des Beaux-Arts de Dole à Dole

France Lise Mcgurn, Art Now, Tate Britain
France-Lise McGurn, Sleepless, 2019 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Tate Modern (Londres)

Voilà une machine à produire du plat. Dans un contexte mécanique, elle se compose généralement de deux cylindres contrarotatifs. De la matière y passe afin de réduire plus ou moins son épaisseur. Il s’agit d’un procédé de fabrication par déformation plastique. C’est une installation sidérurgique élémentaire dans le domaine de l’industrie lourde.

Chelsea Cuprit par Queer Thoughts pour Condo London 2019 chez Maureen Paley à Londres

Shapeshifters à The Approach à Londres

Mais pas du tout, c’est platement figuratif ! Toi tu es spirituelle mon amour ! par Anaël Pigeat & Sophie Vigourous à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Jacopo da Pontormo à The Morgan Library & Museum à New York

Cluster à Chamalot-Paris à Paris

A Strange Relative à la Galerie Perrotin à New York

Emily Mae Smith par Eric Troncy au Consortium Museum à Dijon

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Mireille Blanc, Reliefs, 40 x 29 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Ou tranquille. Ou immobile. Ou coite. Cela laisse ainsi de la marge pour titrer de futures chroniques encore, tant le sujet est passionnant, et ce numéro n’est pas le premier à le frôler. Alors que les Gender Studies semblent incontournables en toute initiative, il peut être éclairant d’embrasser la question au sein des catégories qui longtemps régirent la hiérarchie en matière de Peinture, et qui continuent aujourd’hui à avoir un impact flagrant sur l’ensemble des médiums. La Nature Morte est apparue en tant qu’ordre à la fin du XVIIe siècle, au plus bas du système des valeurs. Mineure parmi toutes, elle s’obstine à organiser des objets inanimés dans un espace confiné rendant compte d’une effroyable conscience de finitude. Elle est un portrait en réserve, une histoire sans majuscule, un paysage d’une autre échelle.

Matthew Ronay à la Galerie Perrotin à Paris

Théo Massoulier à l’INSA Lyon à Villeurbanne

Morgan Courtois pour Les jours de pleine lune #11 Saison 2 Sol à La Tôlerie à Clermont-Ferrand

Jacqueline Lerat au Musée Ariana à Genève

Paul Nash par Simon Grant à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

Still life par Tacita Dean à The National Gallery à Londres

Wolfgang Tillmans au Carré d’Art à Nîmes

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Matthew Ronay, Limerent bond – détail, 52.7 x 66 x 29.2 cm, tilleul, teinture, gouache, flocage, plastique, acier, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie,
crédit photographique Claire Dorn

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Réceptacle du boulanger, ce meuble de bois est une cavité dans laquelle se mélangent traditionnellement la farine et l’eau, agrémentées parfois de quelques pincées d’adjuvants. Le pétrissage est manuel. Il consiste en un massage vigoureux de la substance afin d’obtenir une structure homogène et élastique. La pâte est malaxée et sa texture s’en ressent.

Medardo Rosso par Sharon Hecker & Julia Peyton-Jones à la Galerie Thaddaeus Ropac à Londres

David Altmejd chez Modern Art / Stuart Shave à Londres

Rebecca Warren par Anne Pontégnie au Consortium à Dijon

Chaïm Soutine à la Courtauld Gallery à Londres

Johan Creten à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Feed me with your kiss par Stéphanie Cherpin au Confort Moderne à Poitiers

Matthew Peers à la Gao Gallery à Londres

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Matthew Peers, Reclining Green and White Landscape, 72 x 115 x 49 cm, 2018 – Courtoisie de l’artiste et Gao Gallery

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Voilà une qualité. Dans la retenue, avec une quantité réduite de matériel, selon un degré discret de chair, le plaisir se diffuse. Son expression ici s’abstient de l’évidence du corps, dont l’image de préférence, s’absente. Achrome, au mieux bleuté, le concret laisse ici place à la charge émotionnelle, allant jusqu’à encombrer le vide. Cette caractéristique qualifie peut-être, une certaine constante de la scène française au cours des récentes décennies. Dans de rares circonstances, à peine c’est beaucoup.

Rien ne nous appartient : Offrir par Flora Katz à La fondation d’entreprise Ricard à Paris

Elsa Werth à la Galerie Martine Aboucaya à Paris

Plus c’est facile, plus c’est beau par Eric Watier au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier

Old dream par Ann Stouvenel à Mains d’œuvres à Saint-Ouen

Information fiction publicité à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Strange days par Xavier Franceschi au Plateau – Frac île-de-france à Paris

Anne le Troter par Claire Moulène au Palais de Tokyo à Paris

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Mark Geffriaud, Monsieur chose, 22x31x8cm, verre, bois fossilisé, verre acrylique, 2015 – Collection Dorith & Serge Galuz, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il existe une variété de calcaire italien qui représente un cas passionnant de Pierre figurée. Sciées et polies, les tranches successives présentent des dessins différents pour chaque coupe. L’humain y voit des paysages, des ruines, des grottes. Ces panoramas ont suscité l’admiration des amateurs de cabinets de curiosités naturelles à la Renaissance. Les arts décoratifs s’en sont emparé pour les marqueteries. Parfois peinte, une intervention infime révèle l’interprétation de ce que la nature aurait dessiné seule en ses strates. Elle est un décor offert. Porté par cette fascination du règne minéral, il s’agit d’articuler la picturalité et le magnétisme de la pierre.

Pieter Vermeersch à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Josef Sudek par Vojtěch Lahoda & Katarína Mašterová à la Galerie Věda a umění à Prague

Objets à réaction par Maude Maris à la Galerie Isabelle Gounod à Paris

Sebastian Stöhrer chez Carl Freedman à Londres

Marjolijn de Wit à la Galerie Houg à Paris

New order à la Scottish national gallery of modern art à Edinburgh

Karla Black au Migros museum à Zürich

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Marjolijn de Witt, Of bricks and bones, 60x40cm, huile, toile, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Houg, Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Pas adulte. Pas encore. On lui retire donc toute responsabilité conséquente, dans l’attente d’une probable majorité. Toujours diminué. Réduit en permanence. Il qualifierait un élément de faible importance. Même la musique le voudrait un demi-ton en-dessous. Il reste une petite chose, nécessairement soumise à l’autorité des autres. Son infériorité l’éloigne des règles, pour finalement lui conférer une indépendance inouïe. Il pointe des pratiques humiliées par les catégories. Leur dissonance hiérarchique en fait aujourd’hui, le centre de toute notre considération.

Always, always, others au Mumok – Museum moderner kunst stiftung ludwig wien à Vienne

Steve Reinke chez Isabella Bortolozzi à Berlin

Giorgio Griffa à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

L’almanach 16 au Consortium à Dijon

Cécile Noguès à la Galerie Alain Gutharc à Paris

Maurizio Cattelan & Pierpaolo Ferrari à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Betty Woodman à l’Ica – Institute for contemporary arts à Londres

cécileCécile Noguès, Saiton seugon – détail, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Une circonstance m’emporta récemment au pied des Alpes, motivé par l’actualité d’un prénom répété. De ce constat sentimental, naît un numéro marqué par les plaisirs d’une peinture chatoyante et du floral sans complexes. Savoir cueillir.

Georgia O’Keeffe au Musée de Grenoble à Grenoble

Forces in nature par Hilton Als à la Victoria Miro gallery à Londres

Pia Rönicke à la Galerie gb agency à Paris

Au sud d’aujourd’hui au Centre culturel Calouste Gulbenkian à Paris

Vittorio Brodmann à la Galerie Truth and consequences à Genève

Hernan Bas à la Galerie Perrotin à Paris

Toute première fois par la Session 25 de l’École du magasin – Chen Ben Chetrit, Georgia René-Worms & Armance Rougiron à l’Esad Grenoble Valence à Grenoble

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2015.12.05 14h33 – Archive personnelle

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Bien avant de désigner l’habituelle rondelle des catholiques, le terme caractérise dans l’Antiquité, les victimes expiatoires offertes aux dieux. Transsubstantiation séculaire. Il s’agit toujours d’un sacrifice ostentatoire, qui au-delà de l’action-même de l’offrande, existe pour se faire voir des autres en se manifestant de la manière la plus spectaculaire. Le présent numéro témoigne d’une actualité de la performance, non pas que celle-ci soit soudainement plus visible, mais le médium semble trouver de nouvelles configurations aiguisant son ancrage plastique. Rien d’une conversion ici car la plupart des évènements du genre demeurent des endurances poussives et de triviales frontalités lors desquelles l’obscénité continue de prendre en otage. Il faut admettre que l’évidence d’une présence sait parfois trouver d’heureuses formulations. Sachons alors la cueillir.

Eddie Peake au Barbican art centre – The curve à Londres

Paulin, Paulin, Paulin à la Galerie Perrotin à Paris

An evening of performances à la Draf – David Roberts art foundation à Londres

Body shop à la Michael Werner Gallery à Londres

Valse opale par Vincent Honoré pour Paris internationale à  Paris

Florence Peake à Space à Londres

Performance process au Centre culturel suisse à Paris

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Eddie Peake, The forever loop, 2015 – Courtoisie de l’artiste et crédit photographique Tristan Fewings

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il y a énigme. Et les peintres s’évertuent depuis des siècles à la résoudre. Avec détermination, il ne s’agit pas d’une fantaisie de nouvel an, mais bien de l’histoire millénaire de la représentation. Soit réduire le monde en un seul plan et régler librement la définition de l’image en question. L’ère numérique que trop d’observateurs envisageaient comme une menace, prolongement de son aînée mécanique, se voit activement investie par de nouveaux calibrages picturaux qui digèrent voire anticipent les interrogations contemporaines de l’écran, de la mise au point et du flux.

Sigmar Polke au Musée de Grenoble à Grenoble

Muriel Rodolosse au Château des Adhémar à Montélimar

{davide balula, (…), elodie seguin} par Aude Launay à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Avec et sans peinture au Mac/val – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne à Vitry-sur-seine

Armand Jalut à la Galerie Michel Rein à Paris

Bernard Frize à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Blake Rayne à la Galerie Campoli Presti à Paris

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Muriel Rodolosse, On the ruins of the pizzeria, 520x700cm, peinture sous Plexiglas, 2014 – Courtoisie de l’artiste et production Château des Adhémar, Montélimar

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Trois actualités marseillaises tracent une perspective délectable et clairvoyante. Elles assurent un nécessaire séjour méditerranéen, maintenant que la ville est libérée de son titre de capitale de la culture. La surprenante concordance de cette trinité alimente une lecture de la création contemporaine prise entre deux pôles antagonistes et pourtant simultanés. La dématérialisation des données se cogne à la pratique amateure de la terre cuite. La mise en réseau systématique et le partage instantané sont bousculés par l’artisanat laborieux et branlant. Flux hystérique et terroir sont les nouvelles parenthèses d’un domaine d’une vigueur extravagante, notre présent.

No fear, no shame, no confusion par Céline Kopp à Triangle à Marseille

Isa Melsheimer à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Robin Cameron à la Galerie Lefebvre&fils à Paris

Ivan Argote à la Galerie Perrotin à Paris

Oracular / vernacular par Charlotte Cosson & Emanuelle Luciani au Mamo à Marseille

They live sur Shanaynay.fr

Time machine par Corentin Hamel au Box du M-Arco à Marseille

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Mathias Schweizer, visuel de communication, 2013 – Courtoisie de l’auteur

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Le placement du mobilier, l’ajout de cloisons, le choix de la couleur des murs ou la coordination des textiles sont généralement relégués au bas de la hiérarchie du bâtiment, couche superficielle qui vient vernir toute construction en sa face interne. L’ambition moderniste bouscula pourtant ces échelons avec la perspective d’un art total qui engloberait le monde dans ses moindres détails, du gros œuvre à la finition la plus accessoire. Aujourd’hui dans les arts plastiques, le vocabulaire de la décoration poursuit sa revanche.

Franz West au Mmk – Museum für moderne kunst à Frankfurt-am-main

Display@ à la Galerie Hussenot à Paris

Decorum par Anne Dressen au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Michel Aubry au Crédac – Centre d’art contemporain à Ivry-sur-seine

After à la Galerie Jgm à Paris

Farah Atassi à la Galerie Xippas à Paris

Claude Rutault à la Galerie Perrotin à Paris

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Pae White, Berlin B, 290x440cm, coton, polyester, toile, 2012

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

L’évènement se prépare, et son existence commence à s’ébruiter depuis quelques mois. A l’automne au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris, se tiendra une exposition collective prenant pour focale la production moderne et contemporaine de tapis et tapisseries. Surfaces textiles découpant traditionnellement l’espace domestique en pans horizontaux ou verticaux, ce mobilier élémentaire surgit effectivement en masse dans l’actualité artistique internationale. La perspective m’émoustille énormément et il faut féliciter l’institution française qui marquera l’évidente abondance des motifs, techniques et connotations liés à cet art décoratif. Avec lui, c’est généralement l’imaginaire de la manufacture qui est invoqué, une économie fantasmée où l’humain par son geste concret retrouve une place dans la chaîne de fabrication des objets qui l’entourent. Pour patienter jusqu’à l’avènement de cette initiative, voici une sélection s’engouffrant avec délice dans le sillon qu’elle esquisse.

Robert Rauschenberg à la Gagosian Gallery à Londres

Emmeline de Mooij par Kiera Blakey et Matthew Robert-Hughes chez Legion Tv à Londres

Hippolyte Hentgen à la Chapelle du Genêteil à Château-Gontier

Ethan Cook à la Galerie Jeanroch Dard à Paris

Alexandre da Cunha au Grand café à Saint-Nazaire

Harold Ancart (…) Pae White à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Nora Schultz à la Galerie Campoli Presti à Londres

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> Emmeline de Mooij – Courtoisie de l’artiste

Voilà un intitulé pouvant sembler bien paresseux. J’évite généralement de trier l’actualité selon les médiums qui la compose, détails auxquels je préfère privilégier des visées plus transversales encore. Et pourtant, ne pas affirmer cette teneur des programmations en ce début d’année serait ignorer une évidence alimentée par un grand nombre de galeries parisiennes. C’est donc parmi une vingtaine d’expositions de peintres qu’émergent celles que je tiens à associer ici, confortant une définition traditionnelle du genre. Il ne s’agit plus depuis longtemps maintenant d’attaquer ses caractéristiques en en révolutionnant le format, mais de développer de manière plutôt sereine une position picturale consciente de son héritage séculaire. A plat, par la main de l’artiste, une bouillie colorée est appliquée sur une toile tendue sur laquelle elle sèchera, pour y demeurer. Cela, les sept signatures réunies aujourd’hui le partage. La passionnante diversité de leur art s’exprimera dans leur singularité à amputer d’une dimension un sujet, pour mieux le projeter sur une surface dont ils sont maîtres.

Shirley Jaffe à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Amélie Bertrand à la Galerie Semiose à Paris

Alain Séchas à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Pieter Vermeersch à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Eva Nielsen par Daria de Beauvais à la Galerie Saint Séverin à Paris

Josephine Halvorson à la Galerie Nelson Freeman à Paris

Damien Cadio à Micro Onde – Centre d’art contemporain de L’onde à Vélizy-Villacoublay

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> Eva Nielsen, Un jardin clos, 165x145cm, acrylique, encre, sérigraphie, toile, 2012               Courtoisie de l’artiste et la Galerie Dominique Fiat Paris

Il y a un siècle en 1912, un physicien français eut l’idée de contenir sous tension un gaz rare dans un tube de verre. Il applique cette invention quelques années plus tard en réalisant les premières enseignes lumineuses telles qu’on les connait, éclairant la nuit citadine de messages promotionnels. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur l’usage grandissant de ce matériau au cours de la seconde moitié du XXe siècle jusqu’à devenir aujourd’hui encore, un exercice de style pour tout sculpteur émergeant. Systématique ou anecdotique, sa présence a progressivement colonisé c’est vrai, les expositions d’art contemporain. Sa plastique séduisante happe facilement les attentions volatiles, mais sa redondance semble aussi agacer certaines sensibilités comme le feraient des publicités intempestives.

Néon, who’s afraid of red, yellow and blue ? par David Rosenberg à La Maison Rouge à Paris

Lux perpetua à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Dan Flavin à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Børre Sæthre par Clément Minighetti au Mudam à Luxembourg

Thomas Lélu à la Galerie Vincenz Sala à Paris

Vittorio Santoro par Daniel Kurjakovic à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Medium Kelly à la Galerie Torri à Paris

> Simon Nicaise, Et un néon de plus, néon, 2011

Deux architectures de verre et de fer hébergent dans la capitale des évènements de grande ampleur, en vue d’offrir une hospitalité à la culture indienne et aux formes qu’elle revêt dans les arts plastiques de notre temps. Ces institutions stimulent une dizaine d’autres propositions qui partagent à leur manière des échantillons de cet ailleurs fascinant. Exotisme typique, l’Inde souffre probablement aujourd’hui du monolithique caractère bollywoodien dans lequel il est toujours plus confortable de l’enfermer. Et une exposition qui respecte cette contrée devrait être capable d’en dépasser la caricature.

Anish Kapoor au Grand Palais, chez Kamel Mennour et à la Chapelle des Petits-Augustins à Paris

Anita Dube à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Paris – Delhi – Bombay au Centre Pompidou à Paris

Indian Highway IV au Mac à Lyon

Bharti Kher à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Rina Banerjee au Musée Guimet et à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

This is not that par Fabien Charuau à la Galerie Duboys à Paris

Alors que l’orage définissait une atmosphère chargée, frôlant le sublime, nous suivrons ici les éclairs. Ces phénomènes physiques tranchent furtivement l’obscurité pour nous éblouir. Leur intensité lumineuse sature les visions. Ils bousculent notre système oculaire, brutalement. Frénétique et austère, cette sélection s’articule autour de quelques grandes expositions, récentes, particulièrement estimables. Et ces décharges libèrent une très belle énergie.

France Valliccioni au Treize à Paris

Nicolas Roggy à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Thomas Fougeirol à la Galerie Praz-Delavallade et à la Galerie Saint-Séverin à Paris

Faces à la Galerie Dépendance à Bruxelles

After Images au Musée Juif de Belgique à Bruxelles

Larry Bell au Carré d’Art à Nîmes

Process(ing) à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

La tête d’affiche du Centre Pompidou nous invite à effectuer une petite halte en pleine peinture orthogonale. Il est excitant de noter combien quelques outils plastiques manifestes ont bouleversé l’ensemble de la création du siècle passé et jouissent aujourd’hui encore d’une influence intarissable, dans le cadre sévère de l’abstraction géométrique, mais bien au-delà aussi.

Emmanuel van der Meulen à la Galerie Jean Fournier à Paris

Sarah Rapson à la Galerie Zürcher à Paris

Mondrian / De Stijl au Centre Pompidou à Paris

Tino Sehgal à l’Aubette 1928 à Strasbourg

Claude Rutault à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Daniel Buren à La Monnaie de Paris à Paris

Pedro Cabrita Reis au Carré d’Art à Nîmes

Meubler, c’est finalement un risque pour beaucoup d’œuvres. Leur possible destinée consiste alors à demeurer un bibelot de plus, noyé dans l’indifférence d’un aménagement intérieur. Comme pour défier cette malédiction, certaines pièces s’acoquinent d’office avec les codes du mobilier, quitte à singer sa présence utilitaire ou même à s’y résoudre, intégralement.

Paola Pivi à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Tobias Rehberger à la Staatliche Kunsthalle à Baden-Baden

Isa Genzken à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Gauthier Leroy à la Galerie Aliceday à Bruxelles

Nicoll Ullrich à la Galerie Sébastien Ricou à Bruxelles

Arman à la Galerie Daniel Templon à Paris

Robert Breer au Capc à Bordeaux

C’est l’une des trois phases de la matière qui guidera notre sélection cette semaine. Ni solide, ni gazeux, cet état est celui du fluide, de ce qui coule, ce qui n’a de forme propre. Les productions documentées exploitent diversement notre intitulé :  en tant que médium, sujet, métaphore, environnement ou effet. Des peintres seront présents de manière assez attendue, mais aussi deux plasticiens, une photographe et des designers.

Marc Desgrandchamps à la Galerie Zürcher à Paris

Guillaume Mary à la Galerie Frédéric Lacroix à Paris

Jean-Charles Eustache à la Galerie Benoît LeCarpentier à Paris

Peter Zimmermann à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Fabrice Gallis au Cac Abbaye Saint André à Meymac

Jennifer Lund  à la Galerie RiffArtProjects à Paris

Erwan&Ronan Bouroullec au Cneai à Chatou

Cela fait plusieurs années maintenant que le milieu de l’art parisien travaille à faire de mars le mois du dessin, à l’image de novembre qui demeure celui de la photographie. Ainsi, une quantité de manifestations se sont attachées à mettre en lumière le médium et ses spécificités. Incontournables, de salons en expositions, les oeuvres graphiques se retrouvaient à l’honneur, partout. Ce numéro reviendra sur une sélection d’évènements qui animèrent le calendrier de cette période, désormais consacrée.

CHIC Dessin à l’Atelier Richelieu à Paris

Salon du Dessin Contemporain 2010 au Carrousel du Louvre à Paris

Guillaume Dégé à la Semiose Galerie à Paris

Dessins en grande largeur à la New Galerie de France à Paris

Grégory Markovic à la Galerie Particulière à Paris

Daniel Arsham à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Valérie du Chéné à la Galerie Martinethibaultdelachâtre à Paris

« Procédé qui consiste à appliquer des couleurs variées sur un monument, un meuble, une sculpture, ou à utiliser des matériaux diversement colorés pour son exécution ». (Lexilogos.com) On connaît la réticence personnelle que j’emploie contre toute poussée chromatique, me repaissant allègrement du noir, du blanc, voire de grisailles comme grande extravagance. Cela n’empêche pas de jouir ponctuellement en couleurs et c’est à l’éclat de la palette qu’est consacré ce numéro. Et pour compliquer encore notre présente sélection, nous resterons dans le champ de la peinture, qui n’est pas dans l’absolu mon médium de prédilection. Peu importe. Il s’agit de regard. Attention aux yeux : flamboyance.

Olivier Debré à l’Espace Fernet Branca à Saint Louis

Rafael Grassi-Hidalgo à la Galerie Eric Mircher à Paris

Nous Deux à la Galerie Marion Meyer à Paris

Alberto Reguera à la Galerie Claude Samuel à Paris

Herman Bas à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Claude Rutault au Centre de Création Contemporaine à Tours

Alain Séchas à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Entre l’été et la période des foires s’étend une durée singulière marquant le démarrage des programmations qui représente une charnière stratégique nous emportant de la paisible humeur estivale vers le point culminant français du marché de l’art. Nous avons traversé cet étendue du calendrier de manière assez fluide en évoquant davantage les géographies provinciales dans le sillage des séjours heureux des mois ensoleillés sans créer de rupture franche pour affirmer l’entrée dans une saison nouvelle : c’est le propos de ce numéro qui, à quelques jours de l’ouverture de la Fiac, tient à revenir sur les évènements incontournables de ce début d’automne 2009 balisé par des monographies d’artistes importants.

Xavier Veilhan au Château de Versailles à Versailles

Takashi Murakami à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Mike Kelley à la Galerie Ghislaine Hussenot à Paris

Annette Messager à la Galerie Marian Goodman à Paris

Ugo Rondinone à la Galerie Almine Rech et au Jardin des Tuileries à Paris

Nuit Blanche 2009 à Paris

Orlan à l’Abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l’Aumône

Ce numéro poursuit l’enquête initiée il y a quelques semaines quant aux modalités de représentation du corps aujourd’hui. Alors que je privilégiais une approche organique dans la précédente sélection charnelle (cf. 2009 semaine 18), notre actuel ensemble, plus sage peut-être, traitant davantage de la superficie modelée que de l’intérieur à vif, distingue plutôt l’instrumentalisation du motif humanoïde comme mannequin malléable offert à la manipulation en diverses stations. Posture, imposture.

Duane Hanson à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Choi Xooang à la Galerie Albert Benamou à Paris

Louise Bourgeois dans le Jardin des Tuileries à Paris

Matthew Stone à la Galerie Paul Frèches à Paris

Question de poses à la galerie michèle chomette à Paris

Erwin Olaf à l’Institut Néerlandais à Paris

Marc Turlan à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

Nimbé de mystère par définition, le trésor désigne un ensemble de choses de valeur accumulées, généralement enfouies puis soudainement découvertes. C’est cette charge merveilleuse de la surprise, de l’heureuse exposition, qui m’intéresse ici, autant que la composition stricte du butin. Spectateurs en dérive, nous sommes tous de potentiels pirates, bravant les mers de la culture dans une chasse parfois miraculeuse. Cette semaine, nos sept trouvailles entretiennent le souci du précieux, en maniant le vocabulaire plastique de la joaillerie, son raffinement et son exubérance.

Bijoux Art Déco et avant-garde aux Arts Décoratifs à Paris

La Galerie des Bijoux aux Arts Décoratifs à Paris

Hermine Anthoine à la Galerie Johan Tamer-Morael à Paris

Lionel Estève à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Anselm Reyle à la Galerie Almine Rech à Paris

Bijoux de Famille à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Myriam Mechita à Micro-Onde à Vélizy-Villacoubray

Dessin, encre, photographie, sculpture, peinture, vêtement ou mobilier : nous parcourrons l’éventail des gris par autant de médiums que d’expositions, en déterminant à chaque fois un territoire particulier participant à l’espace infini qui s’étire entre le noir et le blanc, entre deux entités abstraites jamais atteintes mais toujours moteur. C’est tout le souci de la nuance qui sera souligné ici. Nos brumes ne sont pas que définies par l’unique curseur qui se déplace du clair au foncé et c’est en se colorant d’innombrables teintes qu’elles s’offrent des dimensions nouvelles, intégrant directement dans leur valeur une pointe chromatique ou voisinant plus simplement avec un élément déjà pigmenté. Le gris est schizophrénique, revêtant ici la brillante ostentation de l’argent, et là la terne timidité du morne. On ne cerne pas une couleur, et encore moins le gris multiple, en une concise introduction. Marquons donc trois points de suspension en invoquant Roland Barthes qui s’attarda sur l’aspect chromatique de ce que pourrait être « le Neutre » dans les cours qu’il consacra au sujet en 1977-78 au Collège de France : « le temps du pas encore », de « l’indifférenciation originelle ». Aussi hésitant soit-il, le gris ouvre, attendant, attentif, tous les possibles.

Darvor Vrankic à la Galerie Deborah Zafman à Paris

Namgoong Whan à la Galerie Jean Brolly à Paris

Trajectoires à la Galerie Frédéric Moisan à Paris

Anthony Caro à la Galerie Daniel Templon à Paris

Timothy Perkins à la Galerie Vanessa Quang à Paris

Valentino aux Arts Décoratifs à Paris

Robert Stadler à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

De la magie, chaque oeuvre en relève sûrement. L’acte de transformation qu’opère l’artiste lorsqu’il crée génère un magnétisme plus ou moins puissant qui captivera le spectateur en son champ. Mais l’enchantement n’est parfois que trop court et disparaît avec ses artifices lorsque la formule incantatoire se fatigue. Nous nous égarerons cette semaine entre la fascination profonde du charme et l’effet superficiel du sortilège en approchant l’actualité de ces mages et sorciers qui cultivent le vocabulaire du fantastique.

The Freak Show à La Monnaie de Paris

Lilian Bourgeat au Château des Adhémar à Montélimar

Tadashi Kawamata à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Aya Takano à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Katia Bourdarel à la Galerie la B*A*N*K à Paris

Axel Pahlavi à la Galerie Eva Hober à Paris

Daniel Firman au Palais de Tokyo à Paris

Issu du vocubulaire photographique, le mot « cliché » désigne originellement le phototype négatif à partir duquel on peut tirer un grand nombre d’épreuves positives. Ancré historiquement dans le lexique de l’image, on comprend ainsi le sens courant qu’on lui attribue aujourd’hui, élément visuel répété encore et encore pour créer un stéréotype à l’échelle d’une culture jusqu’à devenir un adjectif synonyme de poncif. Au-delà du caractère dépréciatif parfois associé à ce qu’il représente pour les raisons qui font sa force, le cliché reste le témoin d’un partage, signe unificateur puisque chacun le reconnaît comme tel. Envisagé comme un code, nous verrons à travers la sélection de cette semaine comment les artistes se l’approprient, le bousculent, le confortent ou le créent.

Olive Martin à la Galerie Maisonneuve à Paris

Valérie Belin à la Mep – Maison Européenne de la Photograhie à Paris

Yasumasa Morimura à la Galerie Taddaeus Ropac à Paris

Yan Lei à la Galerie Paul Frèches à Paris

Guy Limone  à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Pilar Albarracín à la Maison Rouge à Paris

Des jeunes gens mödernes à la Galerie du Jour à Paris

V est un parti politique suédois. V est une série télévisée américaine. V est une boisson raffraîchissante stimulante. V est un roman de Thomas Pynchon. V est le héros d’une bande dessinée. V est un chiffre romain. V est un symbole électrique. V est le sigle distinctif des automobiles immatriculées au Vatican. V est un symbole de victoire. V est un signe de reconnaissance entre motards européens. Mais c’est l’insigne d’une patisserie dijonnaise qui nous permettra d’articuler les sept expositions  sélectionnées cette semaine qui, soit témoignent de l’actualité artistique de la préfecture de la Côte d’Or, soit présentent un artiste dont le nom
contient la lettre V et dont je tenais particulièrement à parler sans pour autant trouver de quoi les rapprocher si ce n’est cette arbitraire décision. Vous reconnaitrez l’élégant graphisme de l’ex-libris sur la devanture de ce commerce qui vous permettra de dévorer une voluptueuse viennoiserie pour
valoriser votre vaillant voyage entre la ville et les voies de la gare TGV

XaVier Veilhan à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

IVan NaVarro à la galerie Daniel Templon à Paris

Jiří KoVanda à la Galerie gb agency à Paris

Elaine SturteVant au Consortium à Dijon

MattheVV Buckingham au Frac Bourgogne à Dijon

Faudra qu’on en discute demain matin à la Galerie Interface à Dijon

Michael Scott à la Galerie Triple V à Dijon

Paris défile cette semaine et la création contemporaine l’accompagne. Le corps préoccupe, sa représentation pose toujours encore question. Ce sujet, notre enveloppe visible, restera la vitrine, le pignon sur rue offert à l’autre, au monde. « Homme automne-hiver 2008-2009 ». Voilà l’image d’une promesse qui se dévoile. La mode nous propose de nous montrer de quoi sera fait demain ? Essayons déjà d’être attentif à l’aujourd’hui.

Don Brown à la Galerie Almine Rech à Paris

Joana Vasconcelos à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Gavin Perry à la galerie Baumet Sultana à Paris

Romain Kremer à la Ménagerie de Verre à Paris

Larry Deyab à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Elmgreen&Dragset à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Pierre Bismuth à la Cosmic Galerie à Paris