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Archives Mensuelles: juin 2009

L’actualité politique de l’Iran cristallise l’attention des médias depuis plusieurs semaines, affirmant un esprit révolutionnaire par la protestation d’une partie de la population défendant l’intégrité de son droit de vote. Simultanément dans une galerie parisienne, s’ouvre la troisième notable exposition de groupe consacrée aux artistes iraniens, depuis le début de l’année dans notre capitale. C’est l’occasion de revenir sur une série de manifestations tant monographiques que collectives qui participent depuis quelques mois à offrir une visibilité accrue à la scène artistique iranienne, indigène ou expatriée. Annoncée par le film Persepolis de Marjane Satrapi qui vulgarisa généreusement l’histoire récente de l’Iran sous l’angle d’une autobiographie au graphisme radical, l’engouement pour la culture perse, ses traditions et sa modernité, bousculée par une succession de régimes, fut d’abord initiée dans son acceptation contemporaine par quelques institutions étrangères, ailleurs. Paris s’est rattrapé, avec cette série d’évènements qui fleurirent pendant le printemps dont voici ici la sélective rétrospective.

Heydar Ghiai à la Cité Internationale Universitaire à Paris

Raad o Bargh à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Behdjat Sadr à la Galerie Frédéric Lacroix à Paris

Ghazel par Léonor Matet dans le Vestibule de la Maison Rouge à Paris

Aryanpour – Hassanzadeh – Emad – Morshedloo – Rahbar à la Galerie Ghislaine Hussenot à Paris

Raha Raissnia à la Galerie Xippas à Paris

L’Iran sans frontières à la Galerie Almine Rech à Paris

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Notre sélection témoigne cette semaine de sept stations parmi les nombreuses étapes d’un tout récent circuit en Bretagne qui m’a permis de parcourir une grande partie des lieux d’arts éminents du Finistère et du Morbihan durant deux denses journées dont l’exquise articulation a été rendue possible grâce à la complicité des accueillantes équipes des espaces concernés ainsi que par le bienveillant soutien de ma mère et son rutilant camping-car. L’exotique intitulé correspond simplement à l’expression « art contemporain » approximativement traduite en breton, dialecte dont la subsistance m’a semblé bien plus anecdotique que mon natif alsacien. De châteaux réanimés en centres d’art pointus, en faisant un émouvant crochet par le minéral néolithique, cette aventure nous guidera des côtes océaniques aux verdoyantes forêts intérieures entre des monographies, un hommage, des commandes publiques et une audacieuse initiative privée.

Claude Viallat au Musée des Beaux-Arts et’ au Cac Passerelle à Brest

en vue… des manières de voir au Cac Passerelle à Brest

Sculpteurs de trottoir – autour de Raymond Hains 2 par Marion Daniel au Quartier à Quimper

777 au Château de Kerpaul à Loctudy

Les Alignements du Ménec à Carnac

Vidya Gastaldon dans les anciennes écuries du Domaine de Kerguéhennec à Bignan

Le Parc de sculptures au Domaine de Kerguéhennec à Bignan

Manuscrits et volages ou dressés par la typographie, les mots servent bien-sûr le langage par le système signifiant qu’ils tissent mais ils incarnent au-delà du message délivré une entité visuel irréductible. C’est à leur superficielle apparence que nous tâcherons de nous intéresser là, à la forme par laquelle ils prennent corps, bien qu’il soit difficile de s’écarter radicalement du contenu qu’ils transportent. Il s’agira ici de regarder avant de lire, de voir avant de comprendre.

Louise Campbell à la Maison du Danemark à Paris

Harald Stoffers à la Galerie Objet Trouvé – Christian Berst à Paris

Écritures Silencieuses à l’Espace Culturel Louis Vuitton à Paris

Jenny Holzer au Louvre à Paris

Robert Barry à la Galerie Yvon Lambert à Paris

A corps et à textes par Francesco Pedraglio à La Galerie à Noisy-le-Sec

Au pied de la lettre au Château du Domaine de Chamarande

Ce numéro poursuit l’enquête initiée il y a quelques semaines quant aux modalités de représentation du corps aujourd’hui. Alors que je privilégiais une approche organique dans la précédente sélection charnelle (cf. 2009 semaine 18), notre actuel ensemble, plus sage peut-être, traitant davantage de la superficie modelée que de l’intérieur à vif, distingue plutôt l’instrumentalisation du motif humanoïde comme mannequin malléable offert à la manipulation en diverses stations. Posture, imposture.

Duane Hanson à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Choi Xooang à la Galerie Albert Benamou à Paris

Louise Bourgeois dans le Jardin des Tuileries à Paris

Matthew Stone à la Galerie Paul Frèches à Paris

Question de poses à la galerie michèle chomette à Paris

Erwin Olaf à l’Institut Néerlandais à Paris

Marc Turlan à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

N’ayant jamais développé d’affinités singulières avec le genre animal, c’est toujours d’une position très extérieure, sans affect, que j’observe ces incompréhensibles espèces qui semblent calmement épuiser leurs cycles, impassible évolution. Mais, sauvage ou domestique, l’animal demeure cet élément vivant participant plus ou moins de notre environnement, physique et intellectuel. C’est ainsi que, de la souris morte derrière le frigo aux superstitions les plus fantastiques, tout un éventail de rapports s’établissent entre l’homme et les autres bêtes de ce règne, dans une tension fluctuante éloignant du naturel qu’ils sont, le culturel que nous construisons.

Gilles Aillaud au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris

Anne Deleporte à la Boutique Deyrolle à Paris

Haim Steinbach à la Galerie Almine Rech à Paris

Hella Jongerius à la Galerie Kreo à Paris

A la mode de chez nous au Centre Culturel Calouste Gulbenkian à Paris

Jacques Floret au Point Ephémère à Paris

Bestiaire imaginaire à la Galerie Baudoin Lebon à Paris