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Archives Mensuelles: décembre 2019

Le terme est utilisé en psychiatrie pour désigner toute production imaginaire cohérente fondée sur des hallucinations. En littérature, c’est un genre consistant en la création consciente d’un mythe au sein d’une œuvre, tentaculaire si possible. John Ronald Reuel Tolkien dans son poème éponyme composé en 1931, expose les deux principes nécessaires à la constitution d’une mythologie personnelle, à savoir le statut de démiurge que revêt l’auteur et l’étendue toujours plus complexe et détaillée du monde décrit. L’humeur romantique, gothique, fantastique, surréaliste, exploite avec ampleur cet appétit, éveillant souvent un vocabulaire néo-médiéval. Avec ferveur, rayonnent les faiseurs de légendes.

William Blake à Tate Britain à Londres

Justin Fitzpatrick à la Galerie Sultana à Paris

Marcel Gromaire au Musée Paul Valéry à Sète

Steven Claydon chez Kimmerich à Berlin

Vegetables & Death par Rob Tufnell & Aaron Angell à la Troy Town Art Pottery à Londres

Foncteur d’oubli par Benoît Maire au Frac Ile-de-France | Le Plateau à Paris

Alexandre Noll à la Galerie Jacques Lacoste à Paris


Cécile Noguès, Mauve, 52 x 25 x 20 cm, faïence émaillée, 2016 | Courtoisie de l’artiste

On peut préférer rester chez soi. Une vie sédentaire fleurit alors, à travers les satisfactions de tout un decorum aiguisé pour installer au mieux son sentiment d’aisance. Chaque détail participe de cette situation, née d’un penchant ou d’un impératif, quoiqu’il en soit renforcés par tout ce qui ne sert qu’à asseoir le confort. De l’inclination pantouflarde à l’assignation à domicile, il s’agit de se construire une position stationnaire.

Ron Nagle à The Perimeter à Londres

David de Tscharner à la Galerie Valeria Cetraro à Paris

Côme Clérino à la Galerie Chloe Salgado à Paris

Alexandre Benjamin Navet à la Galerie Derouillon à Paris

The Yellow Wallpaper à L’Attrape-Couleurs à Lyon

Le Dandy des gadoues par Marc Bembekoff à La Galerie à Noisy-le-Sec

Hugo Pernet chez Semiose | Project space à Paris


Côme Clérino, Les vertes éclairées, dimensions variables, technique mixte, 2019 | Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Chloe Salgado (Paris)

Explosive. Évidente. Volcanique. Triomphante. Elle est la figure irréductible d’une mythologie générique. Elle est primitive. Elle est actuelle. Son gabarit et son tempérament invoquent la violence de la nature, de ce genre de tempête aux vents opposés formant des tourbillons que l’on craint pour leurs ravages. Elle peut raser un pays, par colère, par fureur, par passion. Elle offre une épaisseur autre. À travers elle, s’impose une figuration en ébullition.

Germaine Richier au Musée Picasso à Antibes

J’aime le rose pâle et les femmes ingrates par Sarah Tritz au Crédac à Ivry-sur-Seine

Imi Knoebel à la Galerie Ropac à Paris

Katherine Bradford à la Galerie Campoli Presti à Paris

Barbara Kapusta | Zsófia Keresztes par Gianna Manhattan (Vienne) pour la Fiac au Grand Palais à Paris

Oda Jaune à la Galerie Templon à Paris

Co Westerik chez Sadie Coles HQ à Londres


Nicole Eisenman, Women on the verge, huile sur toile, 2010 | Centre national des arts plastiques

À la fois outil de la plus abjecte servitude et noble bijou médiéval, il est un signe visible de la contrainte, qu’elle soit subie ou ostentatoire. L’objet représente une limitation, une forte étroitesse conduisant à l’humiliation ou au plaisir. Étreinte. Entrave. Il cadre les corps.

Francis Bacon au Centre Pompidou à Paris

Louis Fratino à la Galerie Antoine Levi à Paris

Fernand Léger au Musée national Fernand Léger à Biot

Ralph Bürgin par Claire Hoffmann au Centre Culturel Suisse à Paris

Firenze Lai au MAMC+ Saint-Étienne Métropole à Saint-Priest-en-Jarez

Durch Mauern gehen au Gropius Bau à Berlin

Anna Boghiguian pour le Festival d’Automne aux Beaux-Arts de Paris à Paris


Firenze Lai, High up and Above, 140 x 110 cm, huile sur toile, 2018 | Courtoisie de l’artiste

Cette éco-anxiété témoigne d’une détresse causée par les changements environnementaux, en particulier le réchauffement climatique. Le néologisme aurait été inventé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht, pour nommer une désolation psychique liée à la perte de la Nature. Cela correspond à la douleur ressentie lorsque l’on prend conscience qu’un certain endroit se dégrade irrémédiablement à une échelle humaine de temps. Ce constat contribue à un sentiment d’insécurité territoriale portée par la disparition programmée de tel ou tel paysage. Pollution, déforestation et épuisement des ressources alimentent cet état de panique, sorte de retournement vers le futur plutôt que le passé, de la nostalgie avec laquelle le terme partage sa racine étymologique. De la peine, par anticipation. En résulte une mélancolie, non pas vis-à-vis de ce qui n’est plus, mais de ce qui arrivera.

Jochen Lempert à BQ à Berlin

La mesure du monde par Sandra Patron & Clément Nouet au Mrac Occitanie à Sérignan

David Posth-Kohler par Matthieu Lelièvre à l’Atrium de CIC – Lyonnaise de Banque à Lyon

Katinka Bock à Lafayette Anticipations à Paris

The Seventh Continent par Nicolas Bourriaud pour la 16e Biennale d’Istanbul à Istanbul

Émilien Adage à L’Assaut de la menuiserie à Saint-Étienne

Vera Kox à 22,48m² à Paris

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Pakui Hardware, Extrakorporal, 2019 | Courtoisie des artistes, co-production de la biennale avec le MO.CO. Montpellier Contemporain, crédit photographique Sahir Ugur Eren