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Archives de Tag: Centre de la Vieille Charité

Cela fait des années maintenant qu’elle est devenue notre signal. Annonçant la rentrée grâce à la charnière judicieuse qu’elle a choisi d’occuper dans le calendrier, Art-o-rama rayonne pour sa septième édition, depuis son sud originel. La foire fut initiée bien avant que Marseille ne subisse son titre capital, et reste une référence d’exigence sur ce territoire-là. L’intitulé de ce numéro emprunte une rareté lexicale à la terminologie de la Grèce antique. Pour la poésie hellénique, le [prooimon] désigne le prélude des joueurs de lyre. Réjouissons-nous de la reprise des activités de ceux qui les avaient suspendues, avec, sous le signe de cette fantaisie méditerranéenne, une sélection méridionale associant monographies phares du marché français, élans plus prospectifs et présentations collectives prestigieuses.

Art-o-rama #7 par Jérome Pantalacci à La cartonnerie à La friche La belle de mai à Marseille

François Morellet au Box – Fonds M-arco à Marseille

Xavier Veilhan au MaMo – Marseille Modulor à Marseille

Les archipels réinventés #2 par Emma Lavigne au Centre de la vieille charité à Marseille

Design parade #8 – Concours par Jean-Pierre Blanc à la villa Noailles à Hyères

Émilie Perotto au Château de servières à Marseille

Le Château La Coste au Puy-sainte-réparade

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Davide Balliano, Deidamia attacked by a centaur, 57x47cm, acrylique,
tirage argentique, 2009 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Rolando Anselmi

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Marseille n’est pas une capitale. La ville travaille pour légitimer son titre vis-à-vis de la culture, mais cela ne passe clairement pas par un engagement ambitieux en faveur de l’art. Cela n’empêchera personne d’y passer un séjour heureux. J’ai voulu témoigner de la teneur de l’évènement inaugural, et surtout, rendre compte face à une politique municipale repoussante, de plusieurs initiatives marseillaises qu’il faut sortir de l’amalgame. Oui, depuis l’annonce de cette nomination, l’intitulé sonne comme une antithèse. Je refuse pour autant de stigmatiser les réussites qui émergent de ce contexte noueux. Malgré l’apparent boycott de beaucoup de structures locales spécialisées que la manifestation fragilise plutôt qu’elle ne les soutient, un contre-itinéraire prodiguait quelques excitations absentes de l’offre artistique officielle. Nous n’en sommes qu’à l’ouverture et une programmation animera toute l’année la métropole et sa Provence environnante. Mieux vaut en ce qui nous concerne, patienter jusqu’à la fin du printemps pour y retourner avec l’éclosion de projets complémentaires, menés entre autres par le Frac Paca. Car la majorité des équipements sont encore en chantier, l’essentiel étant qu’ils servent rapidement la magnétique cité phocéenne.

Prix La photographie – Maison blanche #2 à la Galerie Mad à Marseille

Josef Koudelka au Centre de la Vieille Charité à Marseille

Toulousaines par Michel Metayer à Hlm – Hors les murs à Marseille

Capitale(s) à la Galerie Gourvennec Ogor à Marseille

L’art à l’endroit par Xavier Douroux dans l’espace public et parfois privé à Aix-en-Provence

Ici, ailleurs par Juliette Laffon à la Tour-Panorama – Friche la Belle de mai à Marseille

Mona Hatoum par le Frac Paca à la Chapelle des pénitents noirs à Aubagne

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> Sylvain Couzinet Jacques, Palm trees #7, 2011 – Courtoisie de l’artiste