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Basel

Plutôt plurielles, elles insistent sur la présence du passé. Par leur étymologie provenant du verbe suivre, elles demeurent des conséquences et n’existent qu’après. Séries et kyrielles sont leurs synonymes, et affirment leur survivance en ribambelles. Ainsi des troubles persistent parfois. Et la commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale et surtout de son armistice, permet à des événements de réveiller un tronçon de l’Histoire de l’humanité. Et d’en figurer la violence. La représentation fière de la puissance militaire se heurte à la permanence de l’horreur. De manière générale, il faut savoir visualiser la gravité. La ruine et le romantisme de la décrépitude peut nous y aider. Quelque chose s’est passé. Et cela se voit.

Jenny Holzer à la Tate Modern à Londres

Magic Realism à la Tate Modern à Londres

Michael E. Smith par Chris Sharp à Atlantis à Marseille

Aftermath à la Tate Britain à Londres

War Games au Kunstmuseum Basel à Bâle

Quis ut Deus par Le Collective à Notre-Dame de la Salette à Marseille

Linda Sanchez dans le cadre d’Otium #3 à l’IAC à Villeurbanne

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Michael E. Smith, Untitled, 28 x 51 x 25 cm, patte d’alligator, cintre, 2018 – Courtoisie de l’artiste, KOW et Atlantis, crédit photographique Mark Blower

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Il incarne l’ambition, et fascine pour avoir consommé sa passion au prix de sa vie. Essor et déclin. L’éphèbe jouit de l’ingénierie de son ascendance, qui lui permit d’assouvir son désir d’élévation. Décollage et débandade. Il néglige les recommandations, seulement guidé par sa propre satisfaction. Haut et bas. Il soumet sa condition humaine à une issue fatale. Finalement, peu importe puisque le héros a approché au plus près son idéal.

Sam Gilliam au Kunstmuseum Basel à Basel

Thomas Cole à The National Gallery à Londres

L’envol à La Maison Rouge à Paris

Land of Lads, Land of Lashes par Anke Kempkes à la Galerie Thaddaeus Ropac à Londres

Ed Ruscha à The National Gallery à Londres

Killed Negatives à la Whitechapel Gallery à Londres

Carol Bove chez David Zwirner à Londres

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Sam Gilliam, Rondo, 261 x 366 x 198 cm, acrylique sur toile et poutre, 1971 – Collection Kunstmuseum Basel © 2018 ProLitteris Zurich

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C’est plus qu’une maison. La splendeur pour sûr, le confort indéniablement et ce je-ne-sais-quoi, transforment un simple hébergement en un lieu incomparable, à jamais tatoué par un nom qui le distinguera en plus du reste, des autres. Son statut social s’échappe de la basique norme domestique régissant les zones privées et publiques, en en faisant une plateforme ostentatoire de pure réception, ou au contraire un ermitage exceptionnellement ouvert à de rares initiés.

Maria Loboda à l’Institut d’art contemporain Villeurbanne / Rhône-Alpes à Villeurbanne

Casa Miller par Arlène Berceliot Courtin à la Galerie Allen à Paris

Cerith Wyn Evans à la Galerie Marian Goodman à Paris

Rachel Feinstein au Mur Saint-Bon à Paris

Reflections on the surface chez Freymond-Guth à Bâle

Villa Santo Sospir par Emmanuelle Oddo pour Double V à Jogging à Marseille

Ron Nagel chez Modern Art à Londres

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Alexandre Benjamin Navet, Vase, 2017 – Courtoisie de l’artiste

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Alors qu’elle passe pour être une entrée œcuménique, la voilà intellectualisée, théorisée, ramenée au langage et à la pensée, indéniablement. Elle n’est plus cette sensation universaliste partagée par les vivants, comme s’il fut un jour possible de ne pas réfléchir, mais s’affirme éminemment cérébrale. Le daltonisme et autres extravagances de la vision permettent d’amplifier encore la relativité de toute perception. Connaissance et reconnaissance règnent sur une écriture plus cryptée qu’elle n’y paraît.

Colour in contextual play par Cornelia Lauf chez Mazzoleni à Londres

Vantablack par Erik Verhagen et Jocelyn Wolff à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Learning from Athens par Adam Szymczyk à Kassel

Otto Freundlich par Julia Friedrich au Kunstmuseum Basel à Bâle

Guy Mees chez David Zwirner à Londres

Metro : Art at velocity à Bloomsberg space à Londres

Nathalie du Pasquier chez Pace London à Londres

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Miriam Cahn, hauen, 22.5 x 40 cm, huile, bois, 2015

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Les Rednecks pourraient avoir la nuque rouge, pour entre autre travailler aux champs sous le soleil de l’immensité américaine. La qualité campagnarde de ce stéréotype plutôt discriminatoire, lui attribue un caractère ignare et chauvin. Ce serait l’arriéré, le conservatisme bien ancré, la province de la province de la province. Dans ce climat, une discussion progressiste en matière de genre ou de race semble d’emblée, épineuse. La solution unanimement adoptée pour qui sort du chemin, pour gérer l’extravagance, en est la simple suppression. La radicalité de cette pratique traverse le globe et le temps, et connaît actuellement un certain succès en Tchétchénie. Alors la voix de la différence s’affirme avec agressivité, par une vulgarité manifeste qui paraît répondre à la violence de son environnement. Le goût est suspect. L’humeur est désagréable. Le geste est expressionniste. La figure est carnavalesque.

Mykki Blanco pour Supercontinent à Centrale Fies à Dro

John Bock chez Sadie Coles à Londres

Zur Rebschänke par Veit Laurent Kurz chez Weiss Falk à Basel

Piero Gilardi au Maxxi à Rome

Konrad Klapheck à la Galerie Lelong à Paris

Adult swim par Gerasimos Floratos chez Pilar Corrias à Londres

Alice Neel par Hilton Als chez Victoria Miro à Londres

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Mykki Blanco en concert au festival Supercontinent à Centrale Fies à Dro – Crédit photographique Alessandro Sala

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Cosmétiquer, au besoin, consiste à entretenir la beauté. Le soin des mains, est celui qu’on leur applique, mais aussi celui qu’elles savent prodiguer. Toute personne ayant déjà eu les ongles vernis, sait combien cette couche synthétique aux bout des doigts, modifie la gestuelle. Le monde entier semble alors obéir à un maniérisme nouveau. Rinçage, hydratation, décuticulage, limage, patience des couches et bol d’eau froide font partie des étapes pour frôler peut-être, la perfection digitale.

Emmanuelle Castellan à l’Urdla à Villeurbanne

Tamara Henderson chez Rodeo à Londres

Tsuyoshi Maekawa par Lévy Gorvy à Salon à la Saatchi Gallery à Londres

Lindsey Mendick au Royal College of Art à Londres

Richard Serra par Søren Grammel au Kunstmuseum – Museum für Gegenwartskunst à Basel

Medusa – Bijoux et tabous par Anne Dressen au Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

L’institut d’esthétique par Émile Degorce-Dumas & Haily Grenet à Glassbox à Paris

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Lindsey Mendick, Clever girl, 2017 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Oskar Proctor

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Le cosmos rabelaisien célébrait déjà la qualité de ce ragoût, bouillie succulente avec de gros morceaux dedans. La mixture est viandue. Et son assaisonnement en assure le caractère inimitable. Difficile effectivement d’aboutir deux fois consécutives au même assemblage disparate, cette étrangeté résolue, soupe goûtue et forme incontestable.

Lee Lozano à la Galerie Hauser & Wirth à Londres

Pré-capital par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à La Panacée à Montpellier

Caroline Achaintre à la Pippy Houldsworth Gallery à Londres

Ungestalt à la Kunsthalle Basel à Basel

Peter Buggenhout à la Galerie Laurent Godin à Paris

Justin Fitzpatrick chez Seventeen à Londres

Viktor Pivovarov chez Hunt Kastner à Prague

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Samara Scott, 2017 – Courtoisie de l’artiste et The sunday painter

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