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New York

Dans le système de notation musicale, il traduit un silence. Assez court. Il est bon de jouir d’un peu de répit, d’une pause, au sein de notre chahut permanent. Cela permet de reprendre sa respiration, sur la partition comme ailleurs. Une sorte de gémissement, une plainte peut-être, ou bien juste un peu de calme. De l’air, quoiqu’il en soit.

Gyan Panchal au Musée d’art moderne Saint-Étienne Métropole à Saint-Priest-en-Jarez

Luogo e segni par Martin Bethenod & Mouna Mekouar à la Pinault Collection / Punta della Dogana à Venise

R. H. Quaytman au Solomon R. Guggenheim Museum à New York

Vilhelm Hammershøi au Musée Jacquemart-André à Paris

Katinka Bock à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

An Unlikely Friendship à la Alison Jacques Gallery à Londres

Donald Judd par Flavin Judd à la Galerie Thaddeus Ropac à Paris

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R. H. Quaytman, + x, Chapter 34, 82.2 x 82.2 cm, détrempe, encre sérigraphique et acrylique sur bois, 2018 | Courtoisie de l’artiste, crédit photographique David Heald

Règle matrimoniale consistant à chercher son partenaire à l’extérieur de son propre clan, elle considère le mariage comme une relation d’échange entre différentes entités culturelles. Les migrations la favorisent de toute évidence. Son fondement permet notamment d’éloigner la consanguinité. Une manière de célébrer les couleurs du désir, sans plonger dans les catégories exclusives du porno. Car l’obsession d’un type de corps, et celle toute aussi acharnée dite interraciale, y sont toujours très populaires et demeure un mode privilégié de navigation au sein du visionnage pour adultes. Alors que les institutions continuent un travail de décolonisation de leurs empires, et plus généralement d’accorder figuration et respect, une jeune génération d’artistes s’emparent des stéréotypes. Et les réincarnent.

Kayode Ojo chez Martos à New York

Le modèle noir de Géricault à Matisse au Musée d’Orsay à Paris

Soufiane Ababri à Glassbox à Paris

Peintures des lointains au Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris

Ren Hang à la MEP Maison Européenne de la Photographie à Paris

Darja Bajagić à la New Galerie à Paris

For Opacity par Claire Gilman à The Drawing Center à New York

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Kayode Ojo, Undressed (The Four Seasons, Seagram), 55 1/4 x 20 1/2 x 18 in, K’ryssma Long Natural Straight Brown Lace Front Wig Half Hand Tied Realistic Looking Glueless Synthetic Wigs for Women 24 inches, Topwholesalejewel Bridal Long 5 Strands Silver Crystal Earrings, DAY.LIN Jewelry Ladies Body Chain Women Nightclub Party Body Chain Jewelry Bikini Waist Gold Belly Beach Harness (Silver), H&M Size 12 14 20s Flapper Gatsby Deco Fringe Tassel Gold Dress, Hamilton Stands KB400 Classic American Folding Sheet Music Stand (Chrome), 2018 | Courtoisie de l’artiste et Martos (New York)

Il est devenu commun aujourd’hui d’envisager les choses selon l’état liquide. Flux et débit contribuent à l’inondation d’informations qui nous imbibe. La fluidité des genres, des transports, des autorités, semble régner par son horizontalité, plutôt sereine. L’image d’une eau calme, réconforte. Tout au plus, elle coule, dans sa matière lisse et métallique. Portons plutôt notre intérêt sur la partie de ce flot qui mousse, qui s’échappe nécessairement du courant car elle demeure agitée. Une marge continue bien à exister, plus organique que numérique. Par une vapeur, par une sueur, elle enrage discrètement. Sa légèreté est grave.

Jesse Darling par Céline Kopp pour Triangle France à la Friche la Belle de Mai à Marseille

SportCult à team (gallery, inc.) à New York

Aube immédiate, vents tièdes par Victorine Grataloup & Diane Turquety à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Zoe Leonard chez Hauser & Wirth à Londres

Fendre l’air par Stéphane Martin au musée du quai Branly à Paris

Jean Painlevé chez Air de Paris à Paris

Forrest Bess à Stuart Shave / Modern Art à Londres

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Jesse Darling, vue de l’exposition « Crevé », Triangle France, Marseille, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur demande

Elle est une punition pour certains, une récompense pour d’autres. Sa double nature éducative et érotique, en fait un sujet moral sulfureux. L’administration de coups sur le postérieur avec ou sans instruments entraîne une stimulation physique provoquant une diversité trouble de conséquences. La violence, le pouvoir et le plaisir s’imbriquent selon des combinaisons suffisamment mystérieuses pour qu’il venir à en légiférer. Ainsi la châtiment corporel en sphère familiale se voit interdit dans plusieurs sociétés, alors que diverses périodes en célèbrent la pratique thérapeutique, notamment pour dissiper la fièvre ou guérir la torpeur. Une forme de satisfaction existe par ailleurs pour celui qui la donne, ne serait-ce que par l’évidence de son autorité. La correction implique la discipline.

Cady Noland par Susanne Pfeffer au MMK Museum für Moderne Kunst à Francfort

Position latérale de sécurité par Guslagie Malanda & Lucas Morin à Bétonsalon à Paris

Xinyi Cheng par Antenna Space pour Condo London 2019 chez Carlos/Ishikawa à Londres

Swingers par Martha Fleming-Ives & Monika Senz chez Greene Naftali à New York

Stéphane Mandelbaum par Anne Monfort au Centre Pompidou à Paris

Tainted love / Club Edit par Yann Chevallier à la Villa Arson à Nice

Diego Bianchi à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

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Xinyi Cheng, Coiffeur, 60 x 50 cm, huile sur lin, 2017 – Collection Artemis Baltoyanni (Athènes), courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Ce corps insoluble se forme par la réaction entre plusieurs substances en solution. Un trouble se distingue nettement, et fascine. Ses volutes hypnotisent. Quelque chose refuse de se diluer en son contexte. Trop de commentaires cherchent à éloigner sans éprouver, notamment la peinture de la technologie en abordant d’emblée les deux principes comme antagonistes. Mieux vaut se laisser charmer par leur réalité plutôt que de tirer des conclusions hâtives.

Samuel Richardot à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

Hicham Berrada à la Galerie Kamel Mennour à Paris

La fabrique du vivant par Marie-Ange Brayer & Olivier Zeitoun au Centre Pompidou à Paris

Tauba Auerbach chez Paula Cooper Gallery à New York

Thomas Fougeirol à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Design et merveilleux par Martine Dancer-Mourès & Marie-Ange Brayer au MAMC+ à Saint-Priest-en-Jarez

dérobées à La Villa Arson à Nice

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Samuel Richardot, Alias, 162 x 97 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Anne de Villepoix (Paris)

Voilà une machine à produire du plat. Dans un contexte mécanique, elle se compose généralement de deux cylindres contrarotatifs. De la matière y passe afin de réduire plus ou moins son épaisseur. Il s’agit d’un procédé de fabrication par déformation plastique. C’est une installation sidérurgique élémentaire dans le domaine de l’industrie lourde.

Chelsea Cuprit par Queer Thoughts pour Condo London 2019 chez Maureen Paley à Londres

Shapeshifters à The Approach à Londres

Mais pas du tout, c’est platement figuratif ! Toi tu es spirituelle mon amour ! par Anaël Pigeat & Sophie Vigourous à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Jacopo da Pontormo à The Morgan Library & Museum à New York

Cluster à Chamalot-Paris à Paris

A Strange Relative à la Galerie Perrotin à New York

Emily Mae Smith par Eric Troncy au Consortium Museum à Dijon

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Mireille Blanc, Reliefs, 40 x 29 cm, huile sur toile, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Une humeur de désertion plane. Entre deux occupations, tout est abandonné, évident, offert. L’espace se donne dans sa nudité. Les meubles ont été remballés. Les décorations aussi. Reste ce qui ne va nulle part, ce qui devra être jeté, ce qui ne se délogera jamais. Des plans de matières, des pans de couleurs, patientent, animés ponctuellement par d’ultimes effets personnels en partance.

Laura Lamiel par Marie Cozette à CRAC Occitanie à Sète

Edith Dekyndt à la VNH Gallery à Paris

Ian Kiaer chez Alison Jacques Gallery à Londres

Ilse D’Hollander à Victoria Miro Gallery – Mayfair à Londres

Daniel Steegmann Mangrané par Nathalie Ergino à l’IAC à Villeurbanne

Dora Budor par Nicola Lees à 80 Washington Square East à New York

Alessandro Piangiamore à La Halle des Bouchers à Vienne

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Laura Lamiel, Popote, dimensions variables, barres en bois vernis, portes vernies, bois composite, acier, cuivre, laiton, plexiglas, objets divers, 1997-2019 – Production CRAC Occitanie, courtoisie de l’artiste et de la Galerie Marcelle Alix, crédit photographique Marc Domage