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Archives de Tag: Hauser&Wirth Gallery

Il est devenu commun aujourd’hui d’envisager les choses selon l’état liquide. Flux et débit contribuent à l’inondation d’informations qui nous imbibe. La fluidité des genres, des transports, des autorités, semble régner par son horizontalité, plutôt sereine. L’image d’une eau calme, réconforte. Tout au plus, elle coule, dans sa matière lisse et métallique. Portons plutôt notre intérêt sur la partie de ce flot qui mousse, qui s’échappe nécessairement du courant car elle demeure agitée. Une marge continue bien à exister, plus organique que numérique. Par une vapeur, par une sueur, elle enrage discrètement. Sa légèreté est grave.

Jesse Darling par Céline Kopp pour Triangle France à la Friche la Belle de Mai à Marseille

SportCult à team (gallery, inc.) à New York

Aube immédiate, vents tièdes par Victorine Grataloup & Diane Turquety à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Zoe Leonard chez Hauser & Wirth à Londres

Fendre l’air par Stéphane Martin au musée du quai Branly à Paris

Jean Painlevé chez Air de Paris à Paris

Forrest Bess à Stuart Shave / Modern Art à Londres

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Jesse Darling, vue de l’exposition « Crevé », Triangle France, Marseille, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur demande

Ces cadeaux offerts en début d’année, trouvent leur origine dès l’Antiquité romaine. La coutume proviendrait ainsi de quelques branches coupées dans le bois consacré à la déesse Strena, données au roi Tatius qui les interpréta comme un augure favorable. Ce signe résonna dans l’Empire, transformant de manière exponentielle les brindilles porte-bonheur en figues, dattes, miel, vêtements, objets, meubles puis pièces d’argent. Condamnée comme pratique diabolique par l’Église, considérée par la Révolution française comme une forme de corruption, cette tradition ne semble subsister que régie par une codification sociale très encadrée. De quoi partager ici avec vous quelques pépites n’ayant trouvé leur chronique en fin d’année passée.

Brian Rochefort chez Sorry We’re Closed à Bruxelles

CRMCS#1 par Kris Campo à la Galerie Zwart Huis à Bruxelles

Anne Marie Laureys à la Jason Jacques Gallery à New York

Gabriel Hartley chez Seventeen à Londres

Phyllida Barlow chez Hauser & Wirth New York 22nd st à New York

Le centre ne peut tenir à Lafayette Anticipations à Paris

Ken Price à la Matthew Marks Gallery à New York

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Brian Rochefort, Venus, 2018 – Courtoisie de l’artiste

Non-verbal, ce mode de communication paraît d’emblée relever de l’énigme. Non pas que le mot soit exempt d’interprétation, mais notre apparence dans le monde semble donner plus encore matière au déchiffrement. Il existerait une lecture de la manière dont chacun se tient. Mieux vaut engager la conversation plutôt que de conclure de façon hâtive selon son propre décryptage des attitudes des autres. Mais un flot d’expositions collectives traversent l’été, en affirmant systématiquement la corporalité, jusque dans l’évidence de leur titre. Alors dans la certitude que les gestes parlent, familiarisons-nous avec l’éventualité que nous puissions les comprendre.

Paloma Varga Weisz chez Sadie Coles HQ à Londres

ISelf Collection: Bumped Bodies à la Whitechapel Gallery à Londres

August Sander chez Hauser & Wirth à Londres

Vile Bodies chez Michael Werner à Londres

Jamila Johnson-Small par Vittoria Matarrese au Palais de Tokyo à Paris

Mute chez Amanda Wilkinson à Londres

Bruce Nauman au Schaulager à Münchenstein

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Bruce Nauman, Sex and Death by Murder and Suicide, 198 x 199 x 32 cm, néon sur aluminium, 1985 – Emanuel Hoffmann Foundation en dépôt permandent à l’Öffentliche Kunstsammlung Basel

Le numéro complet est disponible sur abonnement – Full issue on subscription

Franchise. Évidence. Alors que la facture ne semble par rentrer dans le détail, ces brutalités relèvent d’une réelle sophistication. Pas vraiment approximative et apparemment sans fignolage, la forme se donne, rustre, rude, fruste, enfin à travers tous ces adjectifs dont la prononciation éveille le doute d’une lettre qui manquerait, tant la diction sort grossièrement de notre bouche.

Bram Bogart à la Vigo Gallery à Londres

Lynda Benglis à Frieze Masters à Londres

Michael Dean à Herald St à Londres

William Turnbull à S|2 Sotheby’s à Londres

Bronze age c. 3500 BC – AD 2017 par Hauser & Wirth à Frieze London à Londres

Vincent Barré à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Evgeny Antufiev par Emalin à Frieze London à Londres

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Michael Dean, FUCKSAKE (WORKING TITLE), 200 x 71 x 58 cm, béton renforcé, canettes, papier, cadenas, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de Herald St, crédit photographique Andy Keate

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Le cosmos rabelaisien célébrait déjà la qualité de ce ragoût, bouillie succulente avec de gros morceaux dedans. La mixture est viandue. Et son assaisonnement en assure le caractère inimitable. Difficile effectivement d’aboutir deux fois consécutives au même assemblage disparate, cette étrangeté résolue, soupe goûtue et forme incontestable.

Lee Lozano à la Galerie Hauser & Wirth à Londres

Pré-capital par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani à La Panacée à Montpellier

Caroline Achaintre à la Pippy Houldsworth Gallery à Londres

Ungestalt à la Kunsthalle Basel à Basel

Peter Buggenhout à la Galerie Laurent Godin à Paris

Justin Fitzpatrick chez Seventeen à Londres

Viktor Pivovarov chez Hunt Kastner à Prague

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Samara Scott, 2017 – Courtoisie de l’artiste et The sunday painter

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Certaines invocations savent réveiller ce qui sinon, sommeille. Avec monotonie parfois, avec obstination toujours, ce débit n’existe que par sa foi. En répétant une formule, de rien, la chose advient.

Piotr Makowski à la Galerie Antoine Levi à Paris

Emmanuel van der Meulen à la Galerie Allen à Paris

Lucio Fontana à la Galerie Karsten Greve à Paris

Golem ! au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris

Philip Guston chez Hauser & Wirth à Londres

Metamorphosis par Zdenek Felix chez Svit à Prague

(Enter – Greek chorus into the echo chamber) à la David Roberts Art Foundation à Londres

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Lucio Fontana, Crocifisso, 42 x 27 x 11.5 cm, céramique polychrome, 1948 – Copyright Fondazione Lucio Fontana by SIAE 2017, courtoisie Galerie Karsten Greve et crédit photographique Saša Fuis

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C’est-à-dire, en présence. Les éléments structurels et enveloppants désignent le caractère physique d’une personne. Structure et ornement permettent dans notre réalité tangible, l’apparition des autres et de soi, car nous partageons entre autres cela, ici et maintenant. Plusieurs rétrospectives de grands peintres figuratifs soclent dans l’actualité européenne, une affirmation du portrait comme culte existentiel. Il s’agira en complément de ces rendez-vous bien incarnés, de célébrer l’ivresse de notre condition charnelle.

Jesse Darling chez Sultana à Paris

Maria Lassnig chez Hauser & Wirth à Londres

Alice Neel à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

Love remains à The pipe factory à Glasgow

David Hockney à la Tate britain à Londres

Tropical hangover par Borbála Soós & Stella Sideli à Tenderpixel à Londres

Anya Gallaccio à la Thomas Dane Gallery à Londres

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Urara Tsuchiya, France-Lise McGurn & Zoe Williams, Love remains, dîner, 2017 – Courtoisie des artistes

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