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Archives Mensuelles: février 2019

Une humeur de désertion plane. Entre deux occupations, tout est abandonné, évident, offert. L’espace se donne dans sa nudité. Les meubles ont été remballés. Les décorations aussi. Reste ce qui ne va nulle part, ce qui devra être jeté, ce qui ne se délogera jamais. Des plans de matières, des pans de couleurs, patientent, animés ponctuellement par d’ultimes effets personnels en partance.

Laura Lamiel par Marie Cozette à CRAC Occitanie à Sète

Edith Dekyndt à la VNH Gallery à Paris

Ian Kiaer chez Alison Jacques Gallery à Londres

Ilse D’Hollander à Victoria Miro Gallery – Mayfair à Londres

Daniel Steegmann Mangrané par Nathalie Ergino à l’IAC à Villeurbanne

Dora Budor par Nicola Lees à 80 Washington Square East à New York

Alessandro Piangiamore à La Halle des Bouchers à Vienne

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Laura Lamiel, Popote, dimensions variables, barres en bois vernis, portes vernies, bois composite, acier, cuivre, laiton, plexiglas, objets divers, 1997-2019 – Production CRAC Occitanie, courtoisie de l’artiste et de la Galerie Marcelle Alix, crédit photographique Marc Domage

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Il existe une plastique de la sollicitude. Et le tourment sait particulièrement malaxer nos corps en en triturant la chair. Ce type d’angoisse n’est déclinée qu’au pluriel, tant ses souffrances sont vastes. Et malgré le poids que cette préoccupation fait peser, elle nous plonge dans un état de préférence liquide. Les reliefs y sont relatifs. C’est une immense horizontalité qui écrase et au mieux, éclabousse un peu.

Samuel Hindolo par Chapter NY chez Carlos/Ishikawa à Londres

Poésie prolétaire par François Piron à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Nicole Eisenman à la Staatliche Kunsthalle Baden-Baden à Baden-Baden

Il n’est pas à la beauté (…) à la Galerie Christophe Gaillard à Paris

Ulay par Birte Kleemann à la Richard Saltoun Gallery à Londres

School of Pain par Michal Novotný à Art in General à New York

Pierre Bonnard à la Tate Modern à Londres

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Carlotta Bailly-Borg, Europe, 70 x 177 cm, acrylique sur verre, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole / Fondation d’entreprise Ricard (Paris)

Englobant tous les aspects de l’existence, voilà une aspiration à établir un sentiment d’unité. Cette appétence commence par l’affirmation de ses idéaux à toutes les échelles des choses, l’infime détail contribuant à l’excellence du tout. Il s’agit de faire confiance à sa détermination, pour réformer le monde, dans ses moindres recoins, avec passion. Que tout choix qui soit à sa portée, devienne source de satisfaction.

Gio Ponti au Musée des Arts Décoratifs à Paris

Fausto Melotti à la Estorick Collection à Londres

Laëtitia Badaut Haussmann par Alexandra Fau à Fabre à Paris

Gaetano Pesce à Salon 94 Design à New York

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme par Aurélie Voltz au MAMC+ Saint-Étienne Métropole

Manfred Pernice à la Anton Kern Gallery à New York

Nicolas Deshayes chez Modern Art Vyner St à Londres

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Gaetana Pesce, série Vases, résine, 2018 – Courtoisie de l’artiste et Salon 94 Design (New York)

Lorsqu’il relate en 1292 son exploration de l’Orient, Marco Polo écorche non seulement le nom de Sumatra qui sera jusqu’aujourd’hui encore préféré à l’originel Samudra, mais bouscule un imaginaire intensément ancré dans les fabulations occidentales. Alors qu’il foule l’île, il aperçoit un spécimen de la faune locale qu’il identifie avec une déception incommensurable, comme étant la star notre bestiaire médiéval. Sa description est aux antipodes de l’élégant cheval blanc attiré par l’odeur de la virginité, et mentionne un poil du buffle, un pied comme celui de l’éléphant, une langue épineuse, une tête de sanglier sauvage, et évidemment une corne au milieu du front, mais très grosse et noire. Il insiste encore en affirmant que la bête est vilaine à voir, vraiment dégoûtante. Mais surtout, contrairement à la légende, le rhinocéros ne se laisse pas du tout attraper par le poitrail d’une vierge.

Srijon Chowdhury à la Galerie Antoine Lévi à Paris

Magiques Licornes au Musée de Cluny / Musée national du Moyen Âge à Paris

Foujita à la Maison de la Culture du Japon à Paris à Paris

Kai Althoff chez Tramps à New York

Make it new par Jan Dibbets à la BnF François-Mitterrand à Paris

Formes Limites par Jessica Boubetra aux Beaux-Arts de Paris à Paris

Jean-Baptiste Janisset à la Galerie Alain Gutharc à Paris

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Jean Cocteau, La Dame à la licorne: Liane Daydé dans le rôle de la licorne, photographie de Serge Lido, tirage, 1959 – Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle