archive

Archives Mensuelles: janvier 2013

Voilà un intitulé pouvant sembler bien paresseux. J’évite généralement de trier l’actualité selon les médiums qui la compose, détails auxquels je préfère privilégier des visées plus transversales encore. Et pourtant, ne pas affirmer cette teneur des programmations en ce début d’année serait ignorer une évidence alimentée par un grand nombre de galeries parisiennes. C’est donc parmi une vingtaine d’expositions de peintres qu’émergent celles que je tiens à associer ici, confortant une définition traditionnelle du genre. Il ne s’agit plus depuis longtemps maintenant d’attaquer ses caractéristiques en en révolutionnant le format, mais de développer de manière plutôt sereine une position picturale consciente de son héritage séculaire. A plat, par la main de l’artiste, une bouillie colorée est appliquée sur une toile tendue sur laquelle elle sèchera, pour y demeurer. Cela, les sept signatures réunies aujourd’hui le partage. La passionnante diversité de leur art s’exprimera dans leur singularité à amputer d’une dimension un sujet, pour mieux le projeter sur une surface dont ils sont maîtres.

Shirley Jaffe à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Amélie Bertrand à la Galerie Semiose à Paris

Alain Séchas à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Pieter Vermeersch à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

Eva Nielsen par Daria de Beauvais à la Galerie Saint Séverin à Paris

Josephine Halvorson à la Galerie Nelson Freeman à Paris

Damien Cadio à Micro Onde – Centre d’art contemporain de L’onde à Vélizy-Villacoublay

Messages envoy&AOk-s-1461

> Eva Nielsen, Un jardin clos, 165x145cm, acrylique, encre, sérigraphie, toile, 2012               Courtoisie de l’artiste et la Galerie Dominique Fiat Paris

Marseille n’est pas une capitale. La ville travaille pour légitimer son titre vis-à-vis de la culture, mais cela ne passe clairement pas par un engagement ambitieux en faveur de l’art. Cela n’empêchera personne d’y passer un séjour heureux. J’ai voulu témoigner de la teneur de l’évènement inaugural, et surtout, rendre compte face à une politique municipale repoussante, de plusieurs initiatives marseillaises qu’il faut sortir de l’amalgame. Oui, depuis l’annonce de cette nomination, l’intitulé sonne comme une antithèse. Je refuse pour autant de stigmatiser les réussites qui émergent de ce contexte noueux. Malgré l’apparent boycott de beaucoup de structures locales spécialisées que la manifestation fragilise plutôt qu’elle ne les soutient, un contre-itinéraire prodiguait quelques excitations absentes de l’offre artistique officielle. Nous n’en sommes qu’à l’ouverture et une programmation animera toute l’année la métropole et sa Provence environnante. Mieux vaut en ce qui nous concerne, patienter jusqu’à la fin du printemps pour y retourner avec l’éclosion de projets complémentaires, menés entre autres par le Frac Paca. Car la majorité des équipements sont encore en chantier, l’essentiel étant qu’ils servent rapidement la magnétique cité phocéenne.

Prix La photographie – Maison blanche #2 à la Galerie Mad à Marseille

Josef Koudelka au Centre de la Vieille Charité à Marseille

Toulousaines par Michel Metayer à Hlm – Hors les murs à Marseille

Capitale(s) à la Galerie Gourvennec Ogor à Marseille

L’art à l’endroit par Xavier Douroux dans l’espace public et parfois privé à Aix-en-Provence

Ici, ailleurs par Juliette Laffon à la Tour-Panorama – Friche la Belle de mai à Marseille

Mona Hatoum par le Frac Paca à la Chapelle des pénitents noirs à Aubagne

Messages envoy&AOk-s-1438

> Sylvain Couzinet Jacques, Palm trees #7, 2011 – Courtoisie de l’artiste

De douche, de pilotage, d’ascenseur, d’essayage, de téléphone, de plage, d’audiométrie, de vote, de bronzage. Toujours, une dimension compacte et un usage précis définissent ces habitacles qui isolent leur proie en un milieu où celle-ci peut pleinement se livrer à l’activité concernée. Des artistes plutôt trentenaires fabriquent des environnements pour jouir de leurs images animées bien au-delà de l’écran sur lequel elles s’écrasent. C’est alors une pleine continuité qui relie la surface de projection à son contexte immédiat pour un conditionnement optimal.

Laure Prouvost à la Galerie Mot international à Londres

Studio meublé par Stéphanie Cottin à la Galerie Jérôme Poggi à Paris

Neïl Beloufa par Daria de Beauvais & Gaël Charbau au Palais de Tokyo à Paris

Jean-Baptiste Lenglet à la Galerie Florence Leoni à Paris

Adrien Missika par Caroline Soyez-Petithomme & Jill Gasparina à La salle de bains à Lyon

Histoires de fantômes pour grandes personnes au Fresnoy à Tourcoing

Eija-Liisa Ahtila au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

Messages envoy&AOk-s-1411

> Jean-Baptiste Lenglet – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Florence Leoni Paris

Coupables, victimes et complices hantent les villes sombres, alors que la modernité naissante aliène crescendo l’humanité qu’elles condensent. C’est un esprit très vingtième siècle qui stagne ici, sur les trottoirs malfamés que l’on foule seulement avec un alibi béton. L’intitulé de notre nouvelle chronique se met à l’argot, et désigne ce genre policier avec un ton canaille. Atmosphère. Et s’aiguise un fétichisme de l’indice, en un contexte qui ne peut qu’être anxiogène, la noirceur existentielle et sociale allant croissante avec la densité de la métropole. Détectives et prostituées sont nos héros solitaires évoluant dans l’énigme du vice. Pan !

Edward Hopper par Didier Ottinger aux galeries nationales du Grand palais à Paris

La ville magique au LaM – Musée d’art moderne, contemporain et brut à Villeneuve d’ascq

Marcel van Eeden à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

McDermott&McGough à la Galerie Jérôme de Noirmont à Paris

Robert Devriendt à la Galerie Loevenbruck à Paris

Cibles par Claude d’Anthenaise au Musée de la chasse et de la nature à Paris

Tim Noble & Sue Webster à la Galerie Blain Southern à Londres

Messages envoy&AOk-s-1392

> Nicolas Chardon, Cible noire, 100x100cm, acrylique, tissu, 2005 – Collection Frac Bourgogne  Courtoisie Galerie Jean Brolly Paris

Des contours d’un meuble à la ligne de l’horizon, se décline une série d’échelles qui place l’homme en sa perspective. Domestiquant tout par sa simple sédentarisation, celui-ci utilise ou contemple, la parcelle qu’il s’est approprié ou au contraire le reste du monde qu’il lui convient de conquérir. Depuis les cabinets d’études ouatés jusqu’aux étendues fabuleuses, nous nous aventurerons sans chronologie du dix-neuvième au seizième siècle, selon le filtre du vingt-et-unième que, d’une année l’autre, nous qualifions toujours plus. Face à l’intérieur, l’extérieur demeure cette contrée où règne l’inexploré qui fascine tant.

Louis Gary par Agnès Aubague & Thomas Lanfranchi au Bureau à Paris

Intérieurs romantiques au Musée de la vie romantique à Paris

Tomaso de Luca par Marcello Smarrelli à l’Istituto Italiano di Cultura di Parigi à Paris

Georges Dupire à la Galerie Design-e-space à Paris

Chemin d’art 2012 par Christian Garcelon dans la ville de Saint-Flour

Plamen Dejanoff par Florence Derieux au Frac Champagne-Ardenne à Reims

Fables du paysage flamand au Palais des beaux-arts à Lille

Messages envoy&AOk-s-1370

> Louis Gary, Pb, 24x26x13cm, bouleau, aggloméré, peinture, stratifié, pomme, banane, 2011