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Montpellier

Il est devenu commun aujourd’hui d’envisager les choses selon l’état liquide. Flux et débit contribuent à l’inondation d’informations qui nous imbibe. La fluidité des genres, des transports, des autorités, semble régner par son horizontalité, plutôt sereine. L’image d’une eau calme, réconforte. Tout au plus, elle coule, dans sa matière lisse et métallique. Portons plutôt notre intérêt sur la partie de ce flot qui mousse, qui s’échappe nécessairement du courant car elle demeure agitée. Une marge continue bien à exister, plus organique que numérique. Par une vapeur, par une sueur, elle enrage discrètement. Sa légèreté est grave.

Jesse Darling par Céline Kopp pour Triangle France à la Friche la Belle de Mai à Marseille

SportCult à team (gallery, inc.) à New York

Aube immédiate, vents tièdes par Victorine Grataloup & Diane Turquety à Mécènes du Sud Montpellier-Sète à Montpellier

Zoe Leonard chez Hauser & Wirth à Londres

Fendre l’air par Stéphane Martin au musée du quai Branly à Paris

Jean Painlevé chez Air de Paris à Paris

Forrest Bess à Stuart Shave / Modern Art à Londres

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Jesse Darling, vue de l’exposition « Crevé », Triangle France, Marseille, 2019 – Courtoisie de l’artiste, crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur demande

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Sur scène, selon si l’on dirige, si l’on interprète ou si l’on applaudit, la droite peut être la gauche, et inversement. À l’instar des marins, le théâtre a dû trouver son jargon pour s’orienter au mieux. Ce lexique de tradition parisienne, daterait de 1770 alors que La Comédie Française était installée dans le Palais des Tuileries, qui jouxtait d’un côté la cour du Louvre, et de l’autre ses jardins. Avant que cette désignation ne fut popularisée par la Révolution, la cour se nommait « côté de la reine » et le jardin « côté du roi », les loges de chacun se faisant face à gauche et à droite de la scène en regardant la salle depuis celle-ci.

Bernard Piffaretti à la Galería Marta Cervera à Madrid

Antigone à Mécènes du Sud Montpellier – Sète à Montpellier

Baptiste Rabichon à la Galerie Binome à Paris

Charlotte Moth par Caroline Hancock au CA2M à Móstoles

Waterloo chez Pierre Poumet à Londres

Ulla von Brandenburg par Sandra Patron au Mrac à Sérignan

mountaincutters par l’ESBAN à la Chapelle des Jésuites à Nîmes

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Baptiste Rabichon, Chirales (#029), deux fois 118.9 x 84.1 cm, impres­sion jet d’encre pigmen­taire sur papier RC Satiné Lumière Bonjet, contre­col­lage sur Dibond, enca­dre­ment alumi­nium sous verre, 2019 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Binome

Il est bon de rappeler que si le nom évoque d’emblée l’irrésistible personnage dépeint par Joris-Karl Huysmans dans son roman « À rebours », il existe bel et bien une commune éponyme située dans le département français de la Gironde. Nous retiendrons quoiqu’il en soit de ces effluves symbolistes fin-de-siècle, la haute fantaisie d’un domicile consacré à la jouissance du goût. Chaque recoin est l’occasion de concrétiser ses excentricités. Et le raffinement est partout poussé à l’extrême afin de satisfaire dans la réclusion, un appétit pour l’artifice et la déliquescence.

Dangerous Beauty au Met Fifth Avenue à New York

Fernand Khnopff au Petit Palais à Paris

Iridescence au Cooper Hewitt à New York

Arnaud Vasseux à la Galerie AL/MA à Montpellier

Autumn Ramsey chez Chapter NY à New York

Hanna-Maria Hammari à 45cbm / Staatliche Kunsthalle Baden-Baden à Baden-Baden

David Douard à la Galerie Chantal Crousel à Paris


David Douard, vue de l’exposition « O’DA’OLDBORIN’GOLD » à la Galerie Chantal Crousel à Paris, 2019 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie, crédit photographique Martin Argyroglo

Solide. Liquide. Gazeux. La physique enseigne généralement que la matière se trouve selon trois formes dans la nature, avec une triangulation qui en guide les changements. C’est au niveau moléculaire que cette passion se développe et plusieurs argumentations seront encore nécessaires pour jouir pleinement des subtilités de cette science. Aujourd’hui, passons sur le quatrième genre pour envisager directement le suivant que nous nommerons ici l’état vitreux. Il s’agit du liquide figé ou du solide amorphe, dont l’épanchement serait trop lent pour pouvoir être perceptible par la sensibilité humaine. La viscosité fait partie de ses plus fascinantes propriétés. Ainsi nos écrans s’écouleraient.

Pakui Hardware chez Tenderpixel à Londres

Jardin des pommes à la Galerie Joseph Tang à Paris

Daiga Gratina par Sandra Adam-Couralet au Palais de Tokyo à Paris

Crash test par Nicolas Bourriaud à La Panacée – MoCo à Montpellier

Liliane Lijn chez Rodeo à Londres

Tony Oursler par Redling Fine Art à The Armory Show à New York

Elsa Sahal par Gaël Charbau à la Galerie Papillon à Paris

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Daiga Grantina, Coat-ee off Cat Curl, 2018 – Production La Panacée-MoCo, courtoisie de l’artiste et la Galerie Joseph Tang (Paris), crédit photographique Aurélien Mole

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Qu’elle soit à barreaux, à claire-voie, thoracique, d’escalier ou d’ascenseur, elle est un espace clos propice à l’étude, l’usage ou le spectacle. Entre prison et scène, elle isole son objet derrière des parois, si ce n’est devant. Ainsi visuellement, les cloisons dessinent par leur graphisme, d’incontournables filtres que le regard se doit de traverser, peu importe en quel sens. En respectant la gravité de toute servitude, la notion de captivité impose une vision par l’écran.

Sara Barker chez The approach à Londres

Abbandonando un’era che abbiamo trovato invivibile à La triennale di Milano à Milan

Neil Beloufa par Sandra Patron au Mrac – Musée régional d’art contemporain à Sérignan

The smell of the moon à la Galerie Bugada Cargnel à Paris

Blush pane par Noguchi Breton à la Galerie Balice Hertling à Paris

Face à face par Cécile Debray au Musée Fabre à Montpellier

Laurent Proux chez Semiose galerie à Paris

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Fausto Melotti sur Thea Djordjadze par Lorenzo Giusti, 2017 – Courtoisie des artistes

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Il s’agit plus d’un gang que d’un troupeau, même s’il est difficile de faire abstraction de son aspect animal. Elle regroupe un ensemble d’individus ayant décidé de faire chemin ensemble. C’est l’œil extérieur qui confirme sa tenue. L’observateur lui profite, car la horde affirme plus encore son caractère dans sa traque.

Karlheinz Weinberger par François Cheval au Magasin électrique à Arles

William Gedney par Gilles Mora au Pavillon populaire à Montpellier

Xinyi Cheng à la Galerie Balice Hertling à Paris

Antoine Marquis à la Galerie Rue Antoine à Paris

Dioramas par Claire Garnier, Laurent Le Bon & Florence Ostende au Palais de Tokyo à Paris

Wolfgang Tillmans à La fondation Beyeler à Riehen

David Rappeneau à la Galerie Crèvecoeur à Paris

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William Gedney, Men and boys without shirts sitting and standing around two cars, 1972 – Courtoisie Bibliothèque David M. Rubenstein Rare Book & Manuscript Library at Duke University

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Deux silhouettes pétrifiées semblent partager aujourd’hui encore dans le mutisme de leur contenance, une flagrante intimité. Un volcan s’embrase. L’humanité s’embrasse. L’archéologie réussit à éveiller une sensualité inattendue. Sur la pierre, chacun projette sa sensibilité. L’étreinte, l’empreinte, amplifiées par notre imagination, restent lisibles sur tout objet sorti de terre.

Arnaud Vasseux au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier et à Lattara à Lattes

Dune Varela par François Cheval au Cloître Saint-Trophime à Arles

Tom Castinel & Octave Rimbert-Rivière à La bourse du travail à Valence

Eileen Quinlan à la Galerie Campoli Presti à Londres

Juana Muller dans Le couloir des curiosités au Musée de Valence à Valence

Le spectre du surréalisme par Karolina Ziebinska-Lewandowska à L’atelier des forges à Arles

Alberto Giacometti par Frances Morris & Catherine Grenier à la Tate Modern à Londres

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Tom Castinel & Octave Rimbert-Rivière, La vallée dérangeante, 2017 – Courtoisie des artistes

Le numéro complet est disponible sur abonnement.