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Archives Mensuelles: janvier 2018

C’est limpide et tout se donne à voir en un coup d’œil. Dans l’évidence d’un plan manifeste. Socles et piédestaux partagent une racine pédestre, de piétements en soquettes. Prendre pied. Perdre pied. Il s’agit de s’ancrer ou de s’abandonner sur cette vaste surface fertile. Les choses se dressent alors en un champ de stèles. C’est peut-être l’inverse d’un cimetière. Les obstacles peuvent exister mais ne doivent obstruer. Une vraie continuité s’annonce. L’horizontalité règne comme environnement pour jouir d’un appétit définitivement sculptural.

Per Kirkeby aux Beaux-Arts de Paris à Paris

Rodin, Brancusi, Carl Andre… Le socle au MUba Eugène Leroy Tourcoing à Tourcoing

Toby Ziegler à la Galerie Max Hetzler à Paris

Marc Kokopeli chez Edouard Montassut à Paris

Rachel Whiteread à la Tate Britain à Londres

César par Bernard Blistène au Centre Pompidou à Paris

Laura Porter dans la Salle Foch du Palais des Beaux-Arts à Paris


Rachel Whiteread, Untitled (Room 101), 300 x 643 x 500 cm, plâtre, bois et métal, 2003 – Paris, Centre Pompidou MNAM/CCI avec le soutien des Amis du MNAM et Clarence Westbury Foundation, crédit photographique Tate Photography

 

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Sur l’échelle du désir, aventurons-nous davantage vers la fantaisie que la dépravation. Tout de même plus indélébile que le simple caprice, il s’agit de rester dans les zones les plus candides du vice. Les corps détiennent une plasticité, propices lorsqu’ils le veulent, aux modelages les plus fantasques. L’étymologie de la perversité nous engage sur le terrain de la tournure. Alors sans nécessairement changer le bien en mal et en nous émancipant idéalement du jugement moral, jouissons de l’originalité de certaines satisfactions.

Marianne Marić par Emmanuelle Walter à La Filature, scène nationale à Mulhouse

Tainted love par Yann Chevallier au Confort Moderne à Poitiers

Enzo Cucchi à la Galerie Balice Hertling à Paris

H-G Clouzot, un réalisateur en œuvres par Damien Airault au Musée Bernard d’Agesci à Niort

Robert Pougheon à La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent à Roubaix

Marina Faust par Éric Troncy au Consortium à Dijon

Alexandra Bircken au Crédac à Ivry-sur-Seine

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Marianne Marić, série Les Statues Meurent Aussi, photographie argentique, Paris, 2016 – Courtoisie de l’artiste

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Le temps passe. Sans lassitude. Au contraire, témoigner des choses dans leur durée permet de suivre volontairement l’évolution des formes façonnées par la perpétuité. Envisager la transformation plus que la destruction, le mouvement plutôt que l’usure. Le règne minéral s’impose alors comme un terrain et une temporalité propices à toutes les métaphores en ce domaine. De cette mécanique, nourrie jour après jour par l’excitation du suivant, naît une passion forcément exponentielle.

Rebecca Digne par Alessandro Gallicchio à la Galerie Escougnou-Cetraro à Paris

Phillip King à la Thomas Dane Gallery à Londres

Être pierre par Noëlle Chabert & Jessica Castex au Musée Zadkine à Paris

Jean le Moal au Musée d’art et d’archéologie à Valence

Jessica Warboys à la Galerie Gaudel de Stampa à Paris

Subterranea par la revue Ingmar à la Galerie Florence Loewy à Paris

Ben Burgis & Ksenia Pedan par Union Pacific à Frieze London 2017 à Londres

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Rebecca Digne, A perdere #10, céramique, sable, corde, 2017 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Escougnou-Cetraro, Paris

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