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Archives de Tag: Crac Occitanie

L’autre parle. Qu’il vienne d’ailleurs, voire de l’au-delà. Il ne s’agit pas d’une option. Nous communiquons bien toutes et tous avec les esprits, les êtres, selon un multilinguisme ne relevant pas toujours du verbe. L’étrangeté jase. De la sophistication des écritures à la viscéralité de notre organe lingual, d’élocution en charabia, nous débitons.

Yasmina Benabderrahmane au Bal à Paris

Qalqalah قلقلة : plus d’une langue au CRAC Occitanie à Sète

Mandy El-Sayegh à Bétonsalon à Paris

Scrivere Disegnando au Centre d’Art Contemporain Genève à Genève

Raúl Illarramendi à la Galerie Karsten Greve à Paris

Esprit es-tu là ? au Musée Maillol à Paris

Julie Beaufils chez Balice Hertling à Paris

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Yasmina Benabderrahmane, La Bête, un conte moderne, 2020 | © L’artiste et ADAGP, Paris, 2020

Possible parent lexical du mot « design », il s’agit avant tout d’une projection. Un but est envisagé. Une intention s’affirme. Une destination est visée. La réalisation se fera coûte que coûte, conduite par une détermination tenace. L’ambition peut concerner tout objectif, depuis la conception d’une chaise jusqu’à la réforme de la définition de soi. L’humain se fabriquant.

Anthea Hamilton chez Thomas Dane à Londres

Kiss My Genders par Vincent Honoré à la Hayward Gallery à Londres

Unretouched Women par Clara Bouveresse à l’Espace Van Gogh à Arles

May You Live In Interesting Times par Ralph Rugoff à l’Arsenale et aux Giardini à Venise

Jean-Luc Moulène à la Galerie Chantal Crousel à Paris

Eldorama par Jean-Max Colard & Jérome Sans au Tri Postal à Lille

Valentine Schlegel par Hélène Bertin au CRAC Occitanie à Sète

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Valentine Schlegel, Sifflet, 8.5 x 8.5 x 2.5 cm, grès, 1974 | Collection de l’artiste, crédit photographique Hélène Bertin

Une humeur de désertion plane. Entre deux occupations, tout est abandonné, évident, offert. L’espace se donne dans sa nudité. Les meubles ont été remballés. Les décorations aussi. Reste ce qui ne va nulle part, ce qui devra être jeté, ce qui ne se délogera jamais. Des plans de matières, des pans de couleurs, patientent, animés ponctuellement par d’ultimes effets personnels en partance.

Laura Lamiel par Marie Cozette à CRAC Occitanie à Sète

Edith Dekyndt à la VNH Gallery à Paris

Ian Kiaer chez Alison Jacques Gallery à Londres

Ilse D’Hollander à Victoria Miro Gallery – Mayfair à Londres

Daniel Steegmann Mangrané par Nathalie Ergino à l’IAC à Villeurbanne

Dora Budor par Nicola Lees à 80 Washington Square East à New York

Alessandro Piangiamore à La Halle des Bouchers à Vienne

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Laura Lamiel, Popote, dimensions variables, barres en bois vernis, portes vernies, bois composite, acier, cuivre, laiton, plexiglas, objets divers, 1997-2019 – Production CRAC Occitanie, courtoisie de l’artiste et de la Galerie Marcelle Alix, crédit photographique Marc Domage

La formule-même exige l’inclusion. Pourtant dans beaucoup de contextes aujourd’hui et en particulier en matière de féminisme, elle revient également à interroger la valeur de l’avis d’un homme. Ce paragraphe s’aventure d’emblée sur un terrain épineux que quelques phrases ne réussiront pas pour l’instant à éclaircir. Une plate-forme inédite se popularise. Et avec elle, une audience.

Kris Lemsalu au Goldsmiths Centre for Contemporary Art à Londres

Léopoldine à Sans titre (2016) à Paris

Proudick par Marcelle Joseph à la Hannah Barry Gallery à Londres

Sarah Lucas au New Museum à New York

Betty Tompkins chez PPOW à New York

Mademoiselle par Tara Londi au Crac Occitanie à Sète

Chère à Arsenal Contemporary à New York

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Clementine Keith-Roach, Oblation, 48 x 33 x 29 cm, terre cuite, plâtre, peinture , 2018 – Courtoisie de l’artiste et de Hunter Harrison (Londres)

Voilà un ensorcellement fait-main. Il est excitant d’envisager des stratagèmes basés sur l’excellence manuelle. Nous sommes donc là, bien loin du complot conceptuel. Il s’agit de manier pour mieux conspirer. Cet artisanat de la machination relève de talents concrets, ancrés dans la matière et sa capacité à envoûter. Ourdir, c’est d’abord préparer son matériel avant de s’installer sur le métier à tisser. Tramer. Et dans le langage vieilli des beaux-arts, manigancer consiste à agencer son sujet dans le but de le représenter.

James Ensor à la Royal academy of arts à Londres

Johan Creten au Crac Occitanie – Centre régional d’art contemporain à Sète

Winter show chez Union pacific à Londres

Lucy Stein par Paola Clerico chez Rodeo à Londres

Candice Lin à Gasworks à Londres

Clay case à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

Jérémie Paul à la Maëlle Galerie à Paris

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Issy Wood, At the V&A, 45x60cm, huile, velours, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de Union pacific

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Pétrole. Caractère. Ouvrage. Qui raffine, affine et affine encore. Et encore. Toujours plus fin, l’hydrocarbure comme le style visent un même degré qualitatif extrême. De leur façonnage ultime, seul l’odeur diffère peut-être. Industriel et noir. Artisanal et brillant. Cet objectif de pureté, ce souci d’élégance, motive une orfèvrerie de la quintessence. Raffinerie. Raffinement.

Elmar Trenkwalder au MUba – Musée des beaux-arts Eugène Leroy à Tourcoing

Christian Babou à la Semiose galerie à Paris

Hubert Duprat par Guillaume Désanges à La verrière Hermès à Bruxelles

Zoe Williams à la Galerie Antoine Levi à Paris

Guillaume Constantin au Crac Languedoc-Roussillon à Sète

Two temple place à Londres

Zoë Paul à la Galerie Ricou à Bruxelles

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Hubert Duprat, Vue d’exposition à La verrière Hermès – Crédit photographique Fabien de Cugnac

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Et voilà de quoi revitaliser les mines trop grises. L’actualité se fait ici secouer par une énergie vitaminée, drôle parfois même. Si elle relève de la cosmétique, cette dynamique plutôt peinte, diffuse un irrésistible pouvoir chromatique. Programmes malicieux et palettes rafraîchissantes font pétiller les cubes blancs. Il n’est pas courant d’écarquiller ainsi les yeux.

Bernard Piffaretti à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Jacques Julien au Crac Languedoc-Roussillon – Centre régional d’art contemporain à Sète

Franz Erhard Walther par Elena Filipovic au Wiels à Bruxelles

Yeah and look where it got us chez MonChéri à Bruxelles

Rose par Elodie Royer & Yoann Gourmel au Ceaac à Strasbourg

Christophe Ruckhäberle à la Galerie Campoli Presti à Paris

Peter Halley au Musée d’art moderne Saint-Étienne Métropole à Saint-priest-en-jarez

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Bernard Piffaretti, Sans titre, 180x140cm, acrylique, toile, 2014 – Courtoisie
de l’artiste et la galerie Frank Elbaz, Paris

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Alors que Marseille croyait avoir trouvé son ultime identité en la figure d’Ulysse, voilà que deux autres contrées françaises s’en emparent. Elles rivalisent ainsi avec Paca qui n’a fait que noyer sa propre initiative régionale dans une programmation diluée en un nœud d’actualités. Bref, cette chronique parcourt avec ampleur notre pays pour mieux requalifier les références revendiquées ou latentes au héros hellénique. Et l’exotisme d’une ambition y détermine le motif de l’aventurier vaillant. Il s’agit surtout d’affirmer sa portée politique, en plus de la poésie maritime qui en imbibe toute évocation.

Ulysses, l’autre mer au Frac Bretagne à Rennes et au Musée d’art et d’histoire à Saint-Brieuc

Claire Tabouret par Leïla Simon à l’Eac Les roches au Chambon-sur-lignon

Ahlam Shibli au Jeu de paume à Paris

Le pont au Mac – Musée d’art contemporain et dans Marseille

Hubert Duprat au Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades à Lattes

Pierre Ardouvin au Crac – Centre régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sète

Les nouvelles babylones au Parc Saint-Léger à Pougues-les-eaux

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Claire Tabouret, Le départ, 130x162cm, acrylique, toile, 2013 –
Courtoisie de l’artiste et la galerie Isabelle Gounod

Au cœur de ce numéro, se trouve une exposition collective tamisant la création contemporaine pour manifester une belle récurrence du motif de la paluche. Ce fétichisme bien ciblé, de la masturbation la plus triviale à l’organe d’inscription de la pensée sublimée, est un joli prétexte à la balade thématique, savourant les avantages de la littéralité. Le jeu de cette chronique fut alors de d’enrichir ladite collection en relevant une somme de présentations estimables, figurant la fameuse paume et rendant chaque geste plus liturgique encore.

Maxime Thieffine à la Störk Galerie à Rouen

A common feeling par Murray Guy Gallery à la Galerie gb agency à Paris

Boris Achour à la Galerie Georges-Philippe&Nathalie Vallois à Paris

De nombreuses mains colorées par Emilie Renard au Réfectoire des Nonnes à l’Ensba à Lyon

Michel François au Crac Languedoc-Roussillon à Sète

Niels Trannois à la Galerie Chez Valentin à Paris

Marina Abramović à la Galerie Lia Rumma à Milan

Maxime Thieffine, Le problème du sac à dos, impression, papier, crochet, fil, 2012 –             Courtoisie de l’artiste

Revenons sur notre hexagone, dont la programmation artistique est toujours mise en lumière par le gouffre parisien en la matière, durant l’été. Bien que je m’évertue à maintenir une disposition éveillée toute l’année sur l’offre de l’ensemble du pays, il faut bien avouer que celle-ci rayonne particulièrement en août, lorsque un annuel mouvement tricolore poussent les citadins vers les franges de la province. Pour témoigner de cette réalité, voici la première d’une série de compilations qui réuniront quelques manifestations estivales ayant lieu aux sept coins de la France.

Claude Lévêque au Crac Languedoc-Roussillon à Sète

Mischa Kuball par Ulrike Kremeier au Cac La Passerelle à Brest

Une exposition (du) sensible par Mathieu Copeland à La Synagogue à Delme

Gérard Gasiorowski par Frédéric Bonnet & Eric Mangion au Carré d’Art à Nîmes

Thomas Hirschhorn au Cneai à Chatou

Alicia Paz – Vincent Olinet – Piet Moget au Lac à Sigean

Pierre Malphettes au Château des Adhémar à Montélimar

« Technique de création artistique qui consiste à organiser une création plastique par la combinaison d’éléments séparés dont l’unité se fait par leur juxtaposition. » Pratique manifeste de mouvements d’avant-garde du début du XXe siècle, le collage se libère des codes de représentation usuelle pour directement piocher dans le flot d’images déversé par les médias. Il s’agit donc de réaliser des compositions en s’appropriant ce qui existe déjà, produit par les autres ou plus rarement par soi-même. Ce numéro s’appuiera sur la production d’artistes éminents récemment exposés à Paris pour s’ouvrir ensuite à des oeuvres plus jeunes et finir sur un travail vidéographique qui épiloguera notre propos, insistant sur le lien qu’il entretient avec le montage cinématographique. Fournir le même effort d’articuler les choses entre elles.

Erró au Centre Pompidou à Paris

Pierre Molinier à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Florence Paradeis au Crac Languedoc-Roussillon à Sète

Cut  à la Galerie Van Der Stegen à Paris

Ion Barladeanu à la Galerie Anne de Villepoix à Paris

Julien Lagendorff à la Fat Galerie à Paris

Xavier Gautier par Vidéo Club Paris chez Chez-Robert.com en ligne

Promenade méridionale en ce fin d’automne si doux, ce numéro revient sur un récent séjour à Marseille, Nîmes, Montpellier et Sète, en s’attachant aux actualités artistiques du coin. Deux jours bien denses m’ont permis d’approcher une vingtaine d’évènements tout en saluant d’enthousiasmants éditeurs par-ci, un artiste en résidence par-là, heureux de cette dimension humaine qui condimente l’engagement culturel que je partage ici. Et toujours, cette interrogation inquiète lorsque je regarde par la fenêtre du Tgv approchant de la Méditerranée : arriverai-je cette fois-ci, traversant le paysage aixois que l’on ne voit plus autrement, à identifier la Montagne Sainte Victoire de Paul Cézanne ?

Sarkis à la Galerieofmarseille à Marseille

De la scène au tableau au Musée Cantini à Marseille

Marie-Ange Guilleminot chez Territoires Partagés à Marseille

Swing à la Friche Belle de Mai à Marseille

Projections au Carré d’Art à Nîmes

Show Room #4 Dessins à la Galerie Boîte Noire à Montpellier

Etienne Bossut au Crac Languedoc Roussillon à Sète

Cet été m’a permis de riches séjours en province française afin de se familiariser toujours plus encore avec l’offre culturelle hors de la capitale et les savoureux lieux qui ménagent cette actualité. Il s’agira ici de partager la plus récente de ces volontaires promenades qui balaya amplement le Sud hexagonal en une boucle souriante depuis la Creuse à la Drôme en frôlant la Méditerranée par un épique triathlon train/camping-car/marche, foulant les sentiers de l’art contemporain de gares désolées en départementales cabossées, tissu de voies ferrées ou goudronnées autorisant finalement à relier des structures exceptionnelles toutes hébergées dans des espaces stupéfiants amplifiant notre plaisir esthète.

Yona Friedman & Jean-Baptiste Decavèle au Ciap à Vassivière

Ingres et les Modernes au Musée Ingres à Montauban

DreamTime aux Abattoirs à Toulouse et à La grotte du Mas-d’Azil

Carlos Kusnir au Mrac Languedoc-Roussillon à Sérignan

La Première Image par Denys Zacharopoulos au Crac Languedoc-Roussillon à Sète

Roni Horn à la Collection Lambert en Avignon

Yvan Salomone au Château des Adhémar à Montélimar