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Archives Mensuelles: mai 2012

L’ampleur de certaines initiatives frôlent la mégalomanie en intimidant le public dans une forme de soumission spectaculaire. Pourquoi pas. Et c’est même parfois très réussi. Il s’agit ici de prendre de la place, d’occuper manifestement le territoire. Outre quelques propositions monolithiques, ce numéro approchera des dispositifs qui assomment volontairement leur visibilité.

Chiharu Shiota à La Sucrière à Lyon

Daniel Buren dans la cadre de Monumenta au Grand Palais à Paris

Monumental ? au Musée d’art moderne de Saint-Etienne Métropole à Saint-Priest-en-jarez

Gilbert & George à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Haim Steinbach à la Galerie Laurent Godin à Paris

Vincent Mauger à l’Abbaye Saint-Léonard à Corbigny

Markus Schinwald à la Galerie Yvon Lambert à Paris

> Haim Steinbach, Untitled (ball), 2012 – Courtoisie Galerie Laurent Godin Paris

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Accessoire des sorcelleries de toute origine, la poupée incarne la victime de nos sortilèges. Toute action perpétrée sur cette effigie de fortune atteindra selon une correspondance occulte, la personne soumise à nos pouvoirs. Il s’agit alors de sculpter l’image d’un corps à manipuler. Envoûter revient donc d’abord à être l’artisan de figurines, chairs pétries puis dirigées sur la scène de nos propres intentions.

Mark Manders au Carré d’art – Musée d’art contemporain à Nîmes

Rachel Labastie au Musée départemental de la Céramique à Lezoux

Peaux d’âmes par Sandra de Vivies  à la NextLevel Galerie à Paris

Victor Man par Christophe Gallois au Mudam – Musée du Duc Grand-Jean à Luxembourg

Soraya Rhofir par Le Parc Saint Léger au Palais Ducal à Nevers

Hippolyte Hentgen au Théâtre de Gennevilliers à Gennevilliers

Les maîtres du désordre par Jean de Loisy au Musée du Quai Branly à Paris

> Rachel Labstie, Sculpture, 4’30 » en boucle, vidéo, 1999

La capitale des belges accueillait la trentième édition d’ArtBrussels, une foire agréable au sein d’une ville heureuse. Son réseau de galeries affichait un programme alléchant, partiellement effectif. J’ai été surpris par la relative mésorganisation de ce moment du calendrier où la logistique devrait pourtant être facilitée pour le visiteur qui préfère ne pas se heurter aux horaires capricieux de certains lieux. Mais parmi ce qui a pu être vu, j’ai eu le plaisir de noter une appétence évidente pour le dur, le concret, le sculptural. Cinq monographies et deux collectives alimentent ce constat.

Rosemarie Trockel au Wiels à Bruxelles

Prima Materia à la Gladstone Gallery à Bruxelles

Tom Holmes à la Galerie Catherine Bastide à Bruxelles

Year à Komplot à Bruxelles

Beatriz Olabarrieta à la Galerie Mot International à Bruxelles

Thomas Kiesewetter  à la Galerie Almine Rech à Bruxelles

Evan Holloway à la Galerie Xavier Hufkens à Bruxelles

> Thomas Kiesewetter, Mercury, 140x188x65cm, métal, peinture, 2012 – Courtesey Almine Rech