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Archives Mensuelles: février 2009

Ectoplasmes multicolores et auras arc-en-ciel, ces fantômes-là n’ont pas la mine blafarde. Ce numéro invoque sept expositions aux blancs diffractés en de fabuleuses teintes, supports photosensibles portant la trace de visitations chromatiques. Je vous invite cette semaine à une séance de spiritisme chamarré qui réunit des apparitions polychromes. Lumières et matières ne partagent pas les mêmes spectres : les voici pourtant réunis, absorbés par le pigment ou la pellicule. Partageons ici ce trouble étonnement de voir associés le rayonnement et le brouillard dans des compositions aux couleurs vives qui se chargent soudainement d’ondes inquiétantes.

Vidya Gastaldon à la Galerie Art:Concept à Paris

Asger Jorn à la Galerie d’art graphique du Centre Pompidou à Paris

Fiona Rae à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Christoph Bucher vs Pia Fries à la Galerie Kamchatka à Paris

Christophe Ruckhäberle à la Galerie Sutton Lane à Paris

James Welling à la Galerie Nelson-Freeman à Paris

Miriam Cahn à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

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Je l’attendais depuis des semaines cette manifestation. N’ayant pas encore jusque-là pu découvrir la scène artistique berlinoise, ce projet s’annonçait comme une heureuse prévisualisation, faisant venir Berlin à nous par un système d’échange franco-allemand. Après avoir été accueillies dans la capitale germanique, une douzaine de galeries parisiennes reçoivent à leur tour leurs homologues pour une quinzaine de jours nous permettant ainsi d’approcher un échantillon d’art contemporain selon un spectre d’outre-Rhin. Malheureusement, la réalité du parcours des douze hôtes, entre certains détails peu excitants de la programmation et un sens parfois douteux de l’hospitalité, ne m’a pas semblé honorer l’intelligence du propos général, ni la qualité de sa communication (le sobre feuille de route recto-verso-parisiano-berlinoise est très réussie). Soit Berlin n’est pas cet eldorado dont on parle tant, soit son ample dynamisme ne résiste pas au climat parisien étriqué. Raison de plus pour nous y rendre et vérifier. En attendant, ce numéro sélectionne les propositions qui campent le haut de mon classement parmi celles qui composèrent l’évènement.

I thought you were supposed to be in Paris par Sassa Trülzsch à la Galerie Lucile Corty à Paris

White Wallet par Micky Schubert à la Galerie Gaudel de Stampa à Paris

The Deepest Blues are Black par Jan Wentrup à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Air de Berlin par Mehdi Chouakri à la Galerie 1900-2000 à Paris

Kalin Lindena par Christan Nagel à la Galerie In Situ / Fabienne Leclerc à Paris

Angela Bulloch par Esther Schipper à la Galerie Air de Paris à Paris

Marcellvs L par Carlier/Gebauer à la Galerie Natalie Seroussi à Paris

Difficile aujourd’hui de parler naïvement du genre qu’est le paysage, défini historiquement par la représentation d’un site qu’offre la nature, alors que toute portion d’espace paraît vouée à être inscrite dans un cycle économique pour lequel on la tranche après s’être battu pour se l’approprier, la surface terrestre s’amenuisant entre l’exploitation massive de ses ressources et la croissance démographique encore hétérogène de ses habitants. Tant pis pour les vertes collines, les cieux chargés et le bétail paissant tranquillement qui ponctuait jadis d’une graphisme dynamique les vues champêtres. L’environnement est davantage de nos jours source de préoccupation que d’évasion existentielle. Et ce numéro se positionne auprès d’artistes qui soutiennent un rôle de témoin dans un usage plus ou moins subjectif des outils documentaires rendant visible une géographie définitivement scarifiée par l’homme et ses activités.

Julie Ganzin à la Maison d’art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne

Beatrix von Conta à la Chapelle Sainte-Marie à Annonay

Sophie Ristelhueber au Jeu de Paume à Paris

Minna Rainio & Mark Roberts à l’Institut Finlandais à Paris

Guillaume Herbaut à la Galerie Paul Frèches à Paris

Yann Arthus-Bertrand au Grand Palais à Paris

Terre Natale, Ailleurs commence ici à la Fondation Cartier à Paris

De la toile peinte au vêtement cousu, le matériau tissé nous offre une excitante orientation qui relie la peinture à la mode. Support, surface, l’enveloppe parfois encore tendue sur châssis s’échappe de sa croix pour s’étendre sur les murs puis autour du corps. En plein hiver parisien, les défilés masculins nous proposent de divinatoires silhouettes alors que certains lieux d’exposition exhibent les stylistes et que les peintres se froissent à dépasser un vestimentaire motif.

Thomas Fougeirol à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Michaële-Andréa Schatt à la Galerie Isabelle Gounod à Paris

Alex Katz à la Galerie Thaddaeus Ropac à Paris

Claude Viallat à la Galerie Daniel Templon à Paris

Walter van Beirendonck à la Galerie Polaris à Paris

Sonia Rykiel aux Arts Décoratifs à Paris

Romain Kremer à la Maison des Métallos à Paris