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Archives Mensuelles: septembre 2008

Nous accompagnerons cette semaine les défilés Femme Printemps-Été 2009 qui ponctueront la géographie parisienne squattant les Jardins du Palais Royal, confortant le ventre du Grand Palais ou inaugurant le 104, nouvel espace culturel dans le 19e arrondissement. Cela nous offrira l’occasion de nous pencher sur la représentation du corps féminin dans les arts plastiques selon différents médiums, de l’utilisation de graciles silhouettes comme motif à l’affirmation d’une posture émancipée. Il ne s’agit pas de nous étaler du machisme au féminisme mais bien d’être attentif à la manière dont s’inscrivent aujourd’hui dans nos supports l’iconographie d’Ève, de Marie, de Madeleine ou d’autres.

Frank Perrin à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Karin Bubas au Centre Culturel Canadien à Paris

Brian Finke à la Galerie Philippe Chaume à Paris

Abetz&Drescher à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Gustav Klimt à la Galerie Eric Coatalem à Paris

Laetitia Bénat à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Marnie Weber à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

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Dessin, encre, photographie, sculpture, peinture, vêtement ou mobilier : nous parcourrons l’éventail des gris par autant de médiums que d’expositions, en déterminant à chaque fois un territoire particulier participant à l’espace infini qui s’étire entre le noir et le blanc, entre deux entités abstraites jamais atteintes mais toujours moteur. C’est tout le souci de la nuance qui sera souligné ici. Nos brumes ne sont pas que définies par l’unique curseur qui se déplace du clair au foncé et c’est en se colorant d’innombrables teintes qu’elles s’offrent des dimensions nouvelles, intégrant directement dans leur valeur une pointe chromatique ou voisinant plus simplement avec un élément déjà pigmenté. Le gris est schizophrénique, revêtant ici la brillante ostentation de l’argent, et là la terne timidité du morne. On ne cerne pas une couleur, et encore moins le gris multiple, en une concise introduction. Marquons donc trois points de suspension en invoquant Roland Barthes qui s’attarda sur l’aspect chromatique de ce que pourrait être « le Neutre » dans les cours qu’il consacra au sujet en 1977-78 au Collège de France : « le temps du pas encore », de « l’indifférenciation originelle ». Aussi hésitant soit-il, le gris ouvre, attendant, attentif, tous les possibles.

Darvor Vrankic à la Galerie Deborah Zafman à Paris

Namgoong Whan à la Galerie Jean Brolly à Paris

Trajectoires à la Galerie Frédéric Moisan à Paris

Anthony Caro à la Galerie Daniel Templon à Paris

Timothy Perkins à la Galerie Vanessa Quang à Paris

Valentino aux Arts Décoratifs à Paris

Robert Stadler à la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris

La rentrée parisienne implique une effervescence comme celle qu’accompagnerait le printemps, première saison d’un cycle où l’on voit poindre les têtes de programmation des galeries après l’hibernation de l’été. En comparaison aux évènements estivaux, une certaine frilosité se fait sentir, plus dans l’effort (moindre) de commissariat que dans les oeuvres elles-même. Mais nous savons bien combien celles-ci sont dépendantes de leur contexte au point de parfois sérieusement en souffrir. Cette humeur n’empêche pas d’être surpris par une relative prédominance d’un intérêt porté vers l’objet et sa représentation, motivé par cette intention ferme de cerner ses caractéristiques, ce qui fait qu’un objet est objet, plus ou moins indépendamment du sujet que nous sommes. Rappelons ici des définitions de l’objectal : « qui se rapporte à un objet indépendant du moi » ou « relatif à la reconnaissance de l’objet en tant qu’ensemble homogène et distinct des perceptions contiguës ».

René Wirths à la Galerie Daniel Templon à Paris

Lure à la Galerie Frank Elbaz à Paris

Philippe Gronon à la Galerie Dominique Fiat à Paris

Patrick Faigenbaum à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Gitte Schäfer à la Galerie Chez Valentin à Paris

Jedediah Caesar à la Galerie Nathalie Obadia à Paris

Pieke Bergmans à la ToolsGalerie à Paris

Laisser l’été dans le sud de la France et remonter le Rhône au rythme de plusieurs ports dans des lieux patrimoniaux investis par autant de propositions contemporaines puis s’arrêter au pied des Alpes pour parcourir la scène grenobloise de ses halls industriels jusqu’au sommet de sa citadelle. Voici l’itinéraire que promet ce numéro qui se permet encore quelques détours par des expositions estivales finies ou finissantes.

Musée Réattu / Christian Lacroix au Musée Réattu à Arles

Ernest Pignon-Ernest à la Chapelle Saint-Charles à Avignon

John Armleder au Château des Adhémar à Montélimar

Dan Graham & Jeff Wall par l’Iac à la Chapelle Saint-Marie à Annonay

Wolfgang Laib au Musée de Grenoble

Andro Wekua au Magasin à Grenoble

Pierre Ardouvin au Centre d’Art Bastille à Grenoble

On connaît l’influence omniprésente du cinéma comme machine à faire rêver chacun, le temps d’une projection et celui qui la succédera dans une durée relative à la qualité de la production. Le 7e art continue à alimenter nombre de démarches plastiques qui interrogent tant son dispositif dans son caractère formel et technique, que le phénomène culturel qu’il représente. C’est une acceptation plus ouverte encore qui guidera notre sélection cette semaine. Nous invoquerons ce pouvoir hollywoodien à  proposer un ailleurs séduisant, parsemé de stars scintillantes, de décors envoûtants et de fictions fantastiques.

John Armleder au Centre Culturel Suisse à Paris

Travelling à l’Espace Culturel Louis Vuitton à Paris

Gil Heitor Cortesão à la Galerie Suzanne Tarasiève à Paris

Georges Méliès  à La Cinémathèque Française à Paris

Douglas Gordon à la Collection Lambert en Avignon

Annie Leibovitz à la Mep – Maison Européenne de la Photographie à Paris

Blow-up aux Prairies de Paris à Paris