La vitalité de l’image peinte tient aujourd’hui à s’émanciper de l’accrochage traditionnel, humiliation du châssis sur le blanc réprobateur de la cimaise. Jadis esclaves du mur, les toiles apparaissent alors selon des alternatives ambitieuses et réussies, faites de cloisons et de mises en espace inédites qui assument leur puissant héritage décoratif. Ainsi, de nouveaux écrans tranchent les perspectives pour découper des façons autres de circuler dans la jouissance de surfaces offertes.

Let’s talk (again) about painting par Clément Dirié & Eva Nielsen à la Médiathèque de Guyancourt

Carlos Kusnir au Générateur à Gentilly

Michael Beutler au Grand café à Saint-Nazaire

Adrien Vescovi à Glassbox à Paris

Dear Peggy par Gallien Déjean à Treize à Paris

A bigger splash – Painting after performance par Catherine Wood à la Tate Modern à Londres

Doppelgänger#2 – The souls, a twice-told tale par Vincent Romagny au Ceaac à Strasbourg

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> Eva Nielsen, Sans titre, 60x80cm, huile, acrylique, sérigraphie, toile, 2013 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Dominique Fiat Paris

Doté d’une polysémie riche, ce mot accorde l’ensemble de ses significations au registre de l’éclat. Résultant d’un polissage volontaire, ladite brillance reçoit diverses appréciations contradictoires, depuis la manifestation d’une valeur sûre, jusqu’à l’indice d’une suspicion incontournable. Elle signale au pire, la vulgarité. Signe de l’opulence, elle assure les moyens du propre et de l’apprêt. Ses reflets affirment au mieux, une préciosité délicatement dosée, enveloppant d’une même lumière les ors, les nacres et le reste.

Jan Dibbets à la Galerie Nelson à Paris

Anselm Reyle au Magasin à Grenoble

Roulez carrosses ! par Béatrix Saule à l’Abbaye Saint-Vaast – Musée des beaux-arts à Arras

Candida Höfer à la Ben Brown Gallery à Londres

Mat Collishaw à la BlainSouthern Gallery à Londres

Le cabinet fantôme dans un atelier à l’Ile-Saint-Denis

Benoît Maire par Vincent Honoré à la Draf – David Roberts art foundation à Londres

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> Jonathan Martin, Soleil bleu – Los Angeles, photographie, 2013

Bois, béton, plâtre et tissu alimentent parmi d’autres ressources encore, une faim de matériaux matériels, dont l’installation requiert labeur et précision. Les sculpteurs réunis par ce numéro manipulent tous avec dextérité des techniques spécifiques dont ils ont forgé la maîtrise. Il s’agit de construire. On veut du lourd. On veut du dur.

Ernesto Sartori à la Galerie Marcelle Alix à Paris

De belles sculptures contemporaines au Hab – Hangar à bananes à Nantes

Cairns à la Galerie Mélanie Rio à Nantes

Meltem par Catherine Strasser & Daria de Beauvais au Palais de Tokyo à Paris

Anne-Charlotte Yver à la Galerie du Crous de Paris à Paris

Wilfrid Almendra par Zoë Gray à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Maiken Bent à la New Galerie à Paris

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> Marion Verboom, Palium II, plâtre, pigments d’aluminium, 2013 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Mélanie Rio – Crédit photographique Nicolas Brasseur

Le temps passe. Et conscient de sa condition, l’homme s’obstine alors à le mesurer, à s’y mesurer, pour mieux supporter son écoulement. Une panoplie d’outils sont inventés pour satisfaire l’humanité d’un contrôle superficiel de cette donnée. Le Frac Franche-Comté exploite cette perspective pour développer des activités en un environnement marqué par le tradition horlogère. Ce fonds régional fut discrèt ces années-ci, et l’inauguration de son nouveau bâtiment m’emporta donc sans hésitation, à l’abordage de sa diffusion sur le territoire, pour enfin cerner ce qui le constitue. Malgré une communication timide et maladroite, je peux témoigner d’une réelle prise d’initiative pour célébrer l’institution, et soutenir le réseau culturel dans lequel il s’inscrit au fil du Doubs. Grâce à de précieuses hospitalités du matin à Belfort jusqu’au soir à Besançon, c’est une journée sportive et heureuse qui me fit voyager dans la quatrième dimension.

L’embarras du choix au Musée des beaux-arts – Tour 46 et à la Galerie du Granit à Belfort

Le Corbusier avec Notre-dame-du-haut sur la colline de Bourlémont à Ronchamp

Monsieur Surleau et le cyclope au Musée du Château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard

Monozukuri, façons et surfaces d’impression à l’Isba – École des beaux-arts à Besançon

Cécile Meynier à la Toshiba House à Besançon

Kengo Kuma avec La cité des arts à Besançon

Des mondes possibles par Sylvie Zavatta au Frac Franche-Comté à Besançon

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> Marina Abramović, Becoming visible (détail), 1993 – Collection Frac Franche-Comté

Une élégance gracile connecte les deux termes de ce numéro, confondant les zones sombres de la graphite à la palette vive de diverses corolles. Dans un élan de délicatesse toujours imprégné d’Ikebana, des bouquets de tiges et de traits fleurissent en cette saison. Les deux passions atemporelles témoignent d’un maniérisme, réconciliant la nature et l’artifice. Bâtons, pistils, feuilles et pétales se languissent indifféremment.

Between the lines à la All visual arts Gallery à Londres

Guillaume Millet à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Le Salon du dessin 2013 au Palais Brogniart à Paris

Drawing now 2013 au Carrousel du Louvre à Paris

Marc Bauer au Centre culturel suisse à Paris

Francesca DiMattio à la Zabludowicz Collection à Londres

Cécile Bortoletti à la Brachfeld Gallery à Paris

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Anne Laure Sacriste, Chute noire, 21x30cm, crayon, papier, 2010

Deux éléments rapprochés en créent systématiquement un troisième, qui interpelle par son évidente monstruosité. Tout collage m’a toujours semblé efficace, avec les nuances qu’implique cet adjectif. Bâtarde par définition, cette chronique occupe le champ qui s’étire entre les deux termes de notre intitulé, partant d’une référence historique en la matière pour rejoindre des productions photographiques intégrant la fragmentation dans leur motivation-même. Et voilà une pratique limpide qui réduit ses moyens aux associations les plus frontales pour servir une imagination libre.

Kurt Schwitters à la Tate Britain à Londres

Collages Nord Sud au 38 Wilson – Galerie Nathalie Parienté à Paris

Marnie Weber à la Galerie Praz-Delavallade à Paris

Linder au Mamvp – Musée d’art moderne de la ville de Paris à Paris

Seuls quelques fragments (…) d’autrui par Timothée Chaillou à la Galerie Ropac à Paris

Deep à la Galerie Natalie Seroussi à Paris

Jan Groover à la Galerie Paul Frèches à Paris

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> Marnie Weber, Série The diary, 28.2×21.2cm, papier, colle, 2011-12 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Praz-Delavallade Paris

Le mal s’impose comme un thème fédérateur dans l’actualité parisienne. Plusieurs expositions collectives glorifient ainsi la beauté de la désolation, les forces mystérieuses, l’esthétique de la destruction et les splendeurs du noir. Se complaire dans le dépérissement. Se lamenter joliment. Se gargariser de mélancolie. Voici des énergies pronominales louant le sublime des ténèbres, perspective existentielle fredonnant du requiem en un souffle froid. Éteignez alors lumières et radiateurs pour mieux accueillir les frissons du gothique.

L’ange du bizarre au Musée d’Orsay à Paris

Picatrix  par Eugenio Viola à la Galerie Michel Rein à Paris

Steven Parrino – Armleder (…) Toroni à la Galerie Gagosian à Paris

Disaster – The end of days à la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin

Jan Fabre à la Galerie Daniel Templon à Paris

Paint it black par Xavier Franceschi au Plateau Frac Ile-de-France à Paris

Isabelle Cornaro à la Galerie Balice Hertling à Paris

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> Bettina Samson, Série Comment, par hasard, Henri Becquerel découvrit
la radioactivité, 2009 – Courtoisie de l’artiste et collection Frac Ile-de-France

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