Le néologisme arrive des côtes américaines. Dans le domaine du respect trois point zéro, il indique un degré ultime de plénitude, une décontraction totale, le top niveau de la zénitude. Instantanément à son évocation, doux embruns et fragrances édulcorées embaument nos sens, dans une caricature de leur désirs. Voilà notre idéal de détente normé, répondant à de nauséabonds impératifs commerciaux. L’industrie du bien-être regorge d’images génériques qui anticipent avec indécence nos perspectives de décompression. Partout, le lounge s’autoproclame comme calibre de confort et de sympathie. L’esthétique web et les artistes qui l’exploitent, s’emparent avec malice de ces stéréotypes. Bienvenue dans une quiétude nineties. Yeah.

Relaax par Jocelyn Villemont sur internet

Le showroom de la start-up par Dorothée Dupuis aux Ateliers des Arques aux Arques

Jean-Alain Corre à la Galerie Cortex Athletico à Bordeaux

Sugar and spice à la Galerie Torri à Paris

Speculative materialism Oo par Cosson & Luciani chez Paradise à Marseille

A sip of cool par Cosson & Luciani à la Gad – Galerie Arnaud Deschin à Marseille

Carter Mull au Capc – Musée d’art contemporain à Bordeaux

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Manuel Fernandez, Provisionnal landscape, 2’30min, video, 2013 – Courtoisie de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Une promenade m’a emporté à Cluny sur les vestiges d’une abbaye fantôme. Là, une puissance toujours tangible délimite une architecture dont il ne reste que de rares indices matériels. Parmi tout ce qui n’existe concrètement plus, le porche se fait encore sentir en traçant une perspective nette. En ce perron imaginaire, nous voilà à l’orée d’un territoire autre, déterminé par une énergie impalpable, toujours vigoureuse, au magnétisme certain. C’est une visée similaire que je tiens à partager aujourd’hui avec une chronique à l’autopromotion manifeste. Dans vingt jours nous vernirons notre prochain commissariat. Au seuil de cette nouvelle aventure, j’ai plaisir à revenir sur les actualités récentes de certains artistes participant à notre écriture. Il s’agit aussi de ne pas être naïf quant aux manières dont nos complices ont travaillé ces mois-ci dans le cadre d’autres expositions collectives signées. Une fantaisie étymologique rapprocherait notre intitulé du verbe latin ferula qui signifie porter. Portes et portiques s’ornementent alors de motif de férules, végétal polysémique que la mythologie associe au flambeau permettant la transmission du feu de Prométhée. Et clac, céramique.

Activité par Damien Airault au Curator studio à Paris

100 ans plus tard par Sumiko Oé-Gottini au Palais de tokyo à Paris

Minimenta par Jean-Christophe Arcos à la Galerie Baraudou à Paris

Clarence, le lion qui louchait par Solenn Morel aux Capucins à Embrun

Le(s) vestibule(s) à La maison rouge – Fondation Antoine de Galbert à Paris

L’effacement des cartes (ou les index cachés) aux Instants chavirés à Montreuil-sous-bois

Colombe Marcasiano & Nicolas Lafon par Jagna Ciuchta pour Spin-off à Glassbox à Paris

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Gabriel Méo, Walzer et Simple coordination, faïence émaillée, peinture, scotch, tapis, 2013-14 – Production Villa Arson

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La leçon moderniste est claire. Son immense magnétisme demeure pourtant d’une puissance toujours opérante. La mécanique de la répétition et la standardisation des formes ont généré des monstres aux charmes ciblés. La fascination esthétique continue à se heurter à la réalité sociale. Rien ne nous empêchera de contempler, même si cela revient souvent à s’extasier seul. Des évènements citadins croisent ici des commandes savoyardes pour affirmer ou contourner l’orthogonalité achrome comme ultime modèle.

Emmanuel Van der Meulen à la Anywhere galerie à Paris

Halftone – Through the grid par Bounakoff & Gallais à la Galerie Max Hetzler à Paris

Didier Rittener 2014 semaine 35 – Grilles grisesà la Villa du parc à Annemasse

Abraham & Le Même avec Le Sanatorium Martel de Janville par au Plateau d’Assy à Passy

Marcel Breuer avec Flaine

Maurice Novarina avec Notre-dame-de-toute-grâce au Plateau d’Assy à Passy

Fernand Léger au Musée des beaux-arts de Nantes

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Emmanuel Van der Meulen, collage, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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Ce n’est pas un nouveau parfum. Mais le délicieux mot séduit par sa sonorité épaisse comme par les échos multiples que sa construction suggère. Il est évidence. Et tout s’impose. La frontalité visée par ce présent numéro, désigne des formes d’efficacité. Celles-ci semblent privilégiées par les pointures du marché, il ne faudra donc pas s’interdire de nous enthousiasmer parfois pour le consensuel. Nous pouvons d’ailleurs nous demander si celui-ci ne découle pas justement
d’une réduction du vocabulaire plastique à des signes élémentaires. L’équilibre reste à trouver entre le zen caricatural et l’ultime élégance.

Anish Kapoor – James Lee Byars à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Hiroshi Sugimoto à la Galerie Cahiers d’art à Paris

Formes simples par Jean de Loisy au Centre pompidou Metz à Metz

Thomas Ruff à la Galerie Gagosian à Paris

Fahd Burki par Jean-Marc Prévost dans le project room du Carré d’art à Nîmes

Daniel Buren au Musée d’art moderne et contemporain à Strasbourg

Ettore Sottsass à la Galerie Azzedine Alaïa à Paris

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Odilon Redon, Le boulet, 1882 – © Rmn Grand palais collection musée d’Orsay crédit photographique Michèle Bellot

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Toutes sont compliquées. Et la disposition simple d’objets dans l’espace, ne semble pas concerner ce genre-là. Il existe des expositions dont le prime abord rebute expressément, pour mieux en marquer le seuil, et d’emblée, gifler. Naît alors un décalage, un délai dans l’appréciation. Les œuvres, lorsqu’il y en a, se retrouvent serties dans un appareillage, et l’ensemble des éléments jusqu’au personnel y travaillant, en reste captif. Il s’agit de formuler un contrepied à l’évidence, sans se maintenir dans une négation stérile. Ou commencer par nous faire voir autre chose.

Je préférerais ne pas à la Galerie de multiples à Paris

Eva Barto à La BF15 à Lyon

Xavier Veilhan à la Galerie des galeries à Paris

Gerard Byrne au Frac Pays de la loire – Fonds régional d’art contemporain à Carquefou

Krištof Kintera au Museum Tinguely à Basel

Will Benedict à la Galerie Balice Hertling à Paris

A matter of taste par Dingum pour The ister à Moins un à Paris

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Eva Barto, Unnoticed reality, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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Tout objet se plie aux caprices de l’auteur qui l’asservit. Son volume toujours, est interprété avec un degré relatif et accessoire de mimétisme. Par ce processus, le modèle vivant rend alors ses chairs disponibles aux filtres de la figuration. Galbes et cambrures s’offrent pour terrain d’un façonnage sensuel des masses, pâte disposée à épouser les reliefs les plus imaginatifs.

Mapplethorpe Rodin au Musée Rodin à Paris

Eileen Quinlan – Cheyney Thompson à la Galerie Campoli Presti à Paris

Dewar & Gicquel  par Noëlle Chabert au Musée Rodin à Paris

Charles Ray au Kunstmuseum et au Museum für Gegenwartskunst à Bâle

Ed Atkins au Palais de Tokyo à Paris

Mazaccio & Drowilal au Cloître Saint-Trophime à Arles

Aline Bouvy par Françoise Lonardoni à l’Espace d’arts plastiques Madeleine-Lambert à Vénissieux

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Aline Bouvy, Toi pas eux II, 135x160cm, photographie, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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De l’habit à empiècements à l’amplitude d’un carrière picturale, il s’agit de tout faire, et jusqu’au bout. L’étymologie du beau mot affirme la double nécessité d’une fabrication et de sa complétude. La besogne de cette affaire consiste donc à la conduire à l’aboutissement en en assumant toutes les étapes. Entre chiffon et tambouille, ce numéro s’aventure dans la correspondance un peu grotesque qu’entretiennent les figures de la dame à ouvrages et du maestro macho, drames du genre. Travaux d’aiguille et pinceaux couillus pointent ainsi vers du qualitatif couture aux séries normalisées.

Anthea Hamilton chez Shanaynay à Paris

Lara Schnigter à la Modern art Gallery à Londres

Van Gogh Live ! par Bice Curiger à la Fondation Vincent van Gogh Arles à Arles

Dries van Noten aux Arts décoratifs à Paris

Michaël Borremans par Jeffrey Grove à Bozar à Bruxelles

Gerhard Richter par Hans Ulrich Hobrist à la Fondation Beyeler à Riehen

Howard Hodgkin à la Galerie Gagosian à Paris

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Elizabeth Peyton, Silver bosie, 1998 – Courtoisie de l’artiste

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