Condamnée à demeurer, cette situation frôle la captivité. Elle est la condition cinématographique du drame, la définition du théâtre enfermé entre des murs dont nous sommes le quatrième. Tout ici est tourné vers le dedans, subissant l’unité d’une force centripète dont le magnétisme exclut les perspectives extérieures. Mais ces cellules sont riches d’indices, animées d’objets que le confinement rend encore plus enivrants. Et ces systèmes fermés obligent l’énergie à circuler en boucle, pareille et différente à chaque fois, se renouvelant en autarcie, de l’intérieur.

Neïl Beloufa par Mihnea Mircan à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris

Geographies of contamination à la David Roberts art foundation à Londres

Venez fruits pressés par Rosanna Puyol à La manutention à Paris

Haim Steinbach à la Serpentine gallery à Londres

Richard Hamilton à la Tate modern à Londres

Anthony Caro au Musée Würth à Erstein

Camille Henrot à la Chisenhale gallery à Londres

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Joshua Bilton – Courtoisie de l’artiste et crédit photographique Alix Marie

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Ce verbe aux connotations catastrophiques peut pourtant s’envisager selon un angle tout autre. Faire ruine. L’effort farfelu consiste alors à tout fantasmer dans une version décrépie, à transformer le présent en un futur passé. Ce sentimentalisme du survivant, était il y a quelques siècles un critère ultime de beauté et trouve aujourd’hui une vigueur certaine. Pas nécessairement apocalyptiques, ces visions se positionnent plutôt après le déluge, lorsque règne le calme existentiel de ce qui reste. Paisibles, des pierres éparses s’évanouissent sur des sites, de préférence envahis par une végétation applaudie. Le fragment l’emporte sur le tout. L’immuable fait place à la finitude sublimée.

Maude Maris chez Christian Aubert – Moments artistiques à Paris

Hubert Robert au Musée de Valence à Valence

Vues par Coal au Château du Domaine départemental à Chamarande

Ruin lust à la Tate britain à Londres

Rallou Panagiotou à la Galerie Andreas Melas & Helena Papadopoulos à Athènes

Naturaliser l’architecture au Frac Centre – Fonds régional d’art contemporain à Orléans

Nina Canell au Camden arts centre à Londres

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Maude Maris, Sans titre 4, 15x21cm, technique libre, papier japon, 2014 – Courtoisie de l’artiste et la galerie Isabelle Gounod, Paris

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J’ai passé ma scolarité à écrire ce mot dans le champs réservé au métier du père sur les fiches de renseignements. Sans me poser à l’époque davantage de questions quant à le spécificité de la profession au sein de la guilde des ouvriers du bâtiment, je constatais surtout cette éternelle pellicule blanche qui le recouvrait au retour du chantier chaque soir de mon enfance primaire. Généralement cet aura poudreux s’accompagnait de croûtes minérales sur les mains et les cheveux parfois. Ni maçon, ni staffeur, le métier doit évoluer entre structure et ornement, enduisant la première, anticipant le second, intermédiaire discret entre la technicité et le goût.

Romain Vicari au 13U à Sciences po à Paris

Xavier Antin à la Galerie Crèvecoeur à Paris

Fausto Melotti à la Galerie Karsten Greve à Paris

A blinded nomad draws a zodiac à l’Oval Gallery à Londres

Benoît Maire à la Hollybush gardens Gallery à Londres

Estèla Alliaud  au Pavillon à Pantin

Josué Rauscher au Poctb – Le pays où le ciel est toujours bleu à Orléans

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Romain Vicari, Araruama, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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C’est un pli, certes, mais si sensible, irritable, irascible. Il fait jonction, et en lui deux choses se rejoignent. Il amorce la sinuosité du sourire complice, mais reste aussi parmi ces tréfonds qui bousculent la mémoire, là où stagnent bien lovées quelques impulsions endormies. Sas et
impasses dans la nébuleuse baroque de notre pensée. Coin sur une page, nœud sur un mouchoir, il est cette brisure de l’étendue qui fait obstacle à l’habitude, qui fait trébucher la routine. Paume, paupière, lèvre, sa suture permet l’articulation des sens, ce petit endroit où resurgissent les souvenirs, d’une caresse, d’un regard, d’un baiser.

Pliage/Fold à la Galerie Gagosian à Paris

Sara Barker – Barbara Kasten par Mary Mary Glasgow à la Laura Bartlett Gallery à Londres

Pierre Savatier chez Jean Brolly à Paris

Didier Rittener à L’observatoire du Bhv marais à Paris

Allégories d’oubli par Bernard Blistène & Jean-Pierre Criqui au Centre pompidou à Paris

Erica Baum chez Crèvecoeur à Paris

Partido alto par César Chevalier & Romain Vicari à L’atelier Rouart à Paris

partido35

Clémentine Adou, Traces, 76x114cm, photographie numérique, tirage
papier photo argentique lustré, 2014

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La peau délimite le volume externe de notre contenance. Alors que de rares muqueuse font la transition entre dehors et dedans, des zones d’excitation paramètrent de multiples et troubles territoires d’érogénéité. Par des plaies concrètes, quelques passages comptés ou les projections les plus inventives, une irrésistible énergie pousse à s’immiscer dans les tissus, à pénétrer cet intérieur secret et engageant. Dessin. Désir. Dissection. Art, sexe et science y trouvent une discipline dont l’étude bouscule la bienséance tant toute morale vise à repousser l’intrigue des profondeurs. Nos indiscrétions plongeront pourtant dans une chair passionnée et vibrante.

Il me faut tout oublier par Berlinde de Bruyckere à La maison rouge à Paris

Asger Carlsen à la Galerie Olivier Robert à Paris

Maja Forsslund à la Galerie Vu’ à Paris

Nikhil Chopra au LevelOne à la Galerie gb agency à Paris

La nature et ses proportions à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Silica à la Galerie Sultana à Paris

Ren Hang à la Nue Galerie à Pantin

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Asger Carlsen, Série Untitled – Hester, 70x48cm, impression pigmentaire, 2011 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Olivier Robert, Paris

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Une fois de plus, un mysticisme plane sur tout un pan de l’actualité, nappant d’ombre les formes abandonnées et les gestuelles cryptiques. Une fascination opère indéniablement, autant sur les initiés qui en pénètrent les glyphes que sur ceux, biens-sûr, que les écritures troubles excluent. Chacun bricole sa spiritualité, et les alternatives les plus inventives font front aux croyances de masses. Vestales et chamans perpétuent alors des rites aux détails aiguisés, qualifiant par leur action une présence incandescente.

Laura Gozlan à la Galerie Florence Leoni à Paris

Bill Viola aux Galeries nationales du Grand palais à Paris

Nathaniel Mellors à la Galerie art:concept à Paris

Pauline Curnier Jardin à l’Emba Galerie Manet – École municipale des beaux-arts à Gennevilliers

Nouvelles de la Kula par Thomas Golsenne au Cap – Centre d’arts plastiques à Saint-Fons

Louise Hervé & Chloé Maillet à la Galerie Marcelle Alix à Paris

Des choses en moins, des choses en plus par S. Faucon & A. Violeau au Palais de tokyo à Paris

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Laura Gozlan & Benjamin L Aman, A thousand miles below, 23′, vidéo 2013 – Courtoisie des artistes

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Elle y évoque les châteaux européens, l’histoire de l’art d’exposer et la distinction entre art et design. La canadienne Ashlee Conery nous a offert un texte épais et éclairé, mettant en perspective les engagements qu’avec Mathieu Buard, je développe en tant que commissaires. Et les derniers mots de son essai nous concernent tout spécifiquement. Cette conclusion pointe un fait trivial et distingué. Afin d’alimenter cet axe justement déterminé, prenons du recul pour mieux ausculter l’actualité des exposition, respectant la sphère domestique que la formule suggère. Il s’agira de prospecter quant à la nature de ces fruits, les qualités de cette table et la manière dont les uns sont mis sur l’autre.

Laura Lamiel à La galerie – Centre d’art contemporain à Noisy-le-sec

Konstantin Grcic à la Galerie kreo à Paris

Superstructures par Julien Pelloux au 6b à Saint-Denis

Martin McNulty à la Galerie Scrawitch à Paris

Cinq, posément au Château de Saint-ouen à Saint-ouen

Grand opening ! par The ister chez Tonus à Paris

David Douard par Rebecca Lamarche-Vadel au Palais de Tokyo à Paris

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Nadia Agnolet, Série Pierres précieuses, techniques mixtes, équerres, métal laqué, 2013 – Courtoisie de l’artiste

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