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Archives de Tag: Centre Culturel Suisse

La surface picturale libérée de son châssis rayonne au sein de l’actualité parisienne. Sans revendiquer d’héritage particulier, l’évidence accompagne la reconsidération générale des arts décoratifs par les plasticiens, et des plaisirs qu’ils autorisent. Toiles et voilages recouvrent et révèlent, avec le spectre du joli qui semble perpétuellement hanter les puristes. Épiderme textile, ces pans affirment leur verticalité et la belle pesanteur qu’elle implique, ce fameux tombé qui transporte l’art du pli. Et pour réagir aux connotations qui emporteraient l’étoffe du côté de l’ouvrage de dames, les œuvres adoptent une réelle ampleur, rendant leur présence incontournable. Indice du théâtre, le rideau reste cette interface entre scène et coulisses. Il est une obstruction visuelle séparant le dehors du dedans, les autres de soi.

Ulla van Brandenburg à la Galerie art:concept à Paris

Heidi Bucher au Ccs – Centre culturel suisse à Paris

Coline Cuni à l’Ensba – Ecole nationale supérieure des beaux-arts à Paris

Pia Camil à la Galerie Sultana à Paris

Pathfinder#3 – And to end par Arlène Berceliot Courtin à Moins un à Paris

Sam Falls à la Galerie Balice Hertling à Paris

Daniel Dewar & Grégory Gicquel au Centre pompidou à Paris

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Coline Cuni, Manifestation – détail, 300x300x80cm, tissus, plâtre, céramique, 2013 –
Courtoisie et crédit photographique de l’artiste

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

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Une élégance gracile connecte les deux termes de ce numéro, confondant les zones sombres de la graphite à la palette vive de diverses corolles. Dans un élan de délicatesse toujours imprégné d’Ikebana, des bouquets de tiges et de traits fleurissent en cette saison. Les deux passions atemporelles témoignent d’un maniérisme, réconciliant la nature et l’artifice. Bâtons, pistils, feuilles et pétales se languissent indifféremment.

Between the lines à la All visual arts Gallery à Londres

Guillaume Millet à la Galerie Bernard Jordan à Paris

Le Salon du dessin 2013 au Palais Brogniart à Paris

Drawing now 2013 au Carrousel du Louvre à Paris

Marc Bauer au Centre culturel suisse à Paris

Francesca DiMattio à la Zabludowicz Collection à Londres

Cécile Bortoletti à la Brachfeld Gallery à Paris

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Anne Laure Sacriste, Chute noire, 21x30cm, crayon, papier, 2010

La programmation du Mois de la photo 2012 s’annonce déprimante. Peut-être est-ce la frontalité immédiate associée au médium photographique qui rend son tri aussi limpide et cruel. Étrangement cette année, la capitale ne semble pas aiguiser son engouement pour la pellicule ou le pixel, et les galeries ne se sont pas vraiment alignées sur cette tradition automnale. Aucune monographie majeure à signaler, mais quelques présentations collectives commerciales ou institutionnelles, rythment avec une exigence respectable le marché du cliché historique et contemporain.

Voici Paris par Quentin Bajac & Clément Chéroux au Centre Pompidou à Paris

nofound photo fair 2012 par Emeric Glayse & Yann Pérol au Garage Turenne à Paris

Photo Levallois 2012 par Paul Frèches à Levallois

Body language au Centre culturel suisse à Paris

Set-up par Stephen Hepworth à la Galerie Jousse Entreprise à Paris

Paris Photo 2012 par Julien Frydman au Grand Palais à Paris

Offprint Paris 2012 par Yannick Bouillis & Colette Olof à l’Ensba à Paris

> Adrien Pezennec, Jump Bosnia, 2012 – Courtoisie de l’artiste

L’arbre demeure un symbole fort, silhouette de la vie mais aussi résident des forêts qui cachent toujours un mystère sous leurs cimes. Tendre ou pas, son corps offre une masse que l’on sculpte depuis toujours et qui impose un aspect élémentaire même aux factures les plus sophistiquées. Il est la métonymie de la nature et associe en une même entité, la droiture d’un tronc au foisonnement ornemental et diffus du feuillage, ce qui en fait un objet d’étude idéal pour qui veut saisir ces aspects complémentaires de la forme.

L’arbre et le photographe à l’Ensba – Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris

Les Frères Chapuisat au Centre Culturel Suisse et à la Galerie JGM à Paris

If I had eight hours to chop down a tree, (…) au KunstRaum à Riehen

Josh Brand à la Galerie Herald Str à Londres

Into the woods à la Galerie des galeries à Paris

Vincent Boullet à la Galerie Joseph Tang à Paris

Saskia Olde Wolbers à la Galerie Maureen Paley à Londres

 

Depuis maintenant une bonne année, il m’est possible de parcourir plus amplement la géographie de l’art contemporain au niveau européen, et les chroniques s’attachent moins à l’actualité stricte de notre capitale. Autant d’expositions continuent pourtant, bien entendu, d’être montées à Paris. Mes florilèges prennent généralement différents critères en considération, car au-delà de la thématique fédératrice, il s’agit de niveler un minimum les goûts et de prendre du recul par rapport à ses seules opinions. Ce numéro vous présentera pour une fois, une sélection particulièrement intime, avec pour principal ciment le simple fait d’exciter ma sensibilité. Les artistes réunis là, partagent une passion pour la disposition et une certaine audace dans l’usage des techniques et matériaux qu’ils associent. Une manière de revenir sur le présent de la scène parisienne, avant la série de foires d’art contemporain qui ouvriront cette semaine.

Monsieur Miroir à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Benoît Maire chez Rosascape à Paris

Isa Melsheimer à la Galerie Jocelyn Wolff à Paris

Omer Fast à la Galerie gb agency à Paris

Gerda Steinger & Jörg Lenzlinger au Centre Cultruel Suisse à Paris

L’état de surface aux Instants Chavirés à Montreuil-sous-Bois

Hippolyte Hentgen à l’Emba / Galerie Manet à Gennevilliers et à la Galerie Semiose à Paris

La suggestion ou figuration du corps sexué est une constante que je rencontre régulièrement au fil de mes visites. Mais une visibilité soudainement plus insistante m’a offert suffisamment de matière pour vous partager ici une sélection d’expositions où l’érotisme, voire une forme plus crue et désirable encore, tient le rôle principal. 

Pascal Martinez chez Saffir – Galerie Nomade à Marseille

Will Cotton à la Galerie Daniel Templon à Paris

A rebours au Centre Culturel Suisse à Paris

assume vivid astro focus à la Galerie Ghislaine Hussenot à Paris

Frédérique Barraja à la Galerie Slott à Paris

Perversionisme à la Galerie Kamchatka à Paris

Melissa Steckbauer à la Galerie Van der Stegen à Paris

Qualité de ce qui se distingue par sa finesse et sa légèreté, par son aspect gracieux, élégant et recherché propre à flatter l’un ou l’autre sens / Mets, en général sucrés, particulièrement fins et délectables / Aptitude à saisir les degrés les plus ténues / Discrétion, prévenance envers autrui / Grande sensibilité, rare élévation de sentiment / Caractère de ce qui est d’une grande fragilité et peut se détériorer facilement / Précision, précaution / Propriété de ce qui est difficile à comprendre ou à résoudre, en raison de la difficulté et de la variété des nuances. Je poursuis ici le cycle de chroniques consacrées à une notion qualificative m’apparaissant éminentes dans l’appréciation d’une production. Comme l’Austérité, notre thématique relève d’un positionnement de réserve, de retrait vis-à-vis de l’évidence consensuelle, d’une arme active pour contrer la vulgarité la plus consommable. Mais plutôt que de se réfugier dans la massivité monolithique à l’image de la précédente, notre qualité de la semaine exhibe héroïquement sa vulnérabilité nue. Toujours, elle participe de cette résistance vaillante snobant la standardisation au nom du rayonnement de l’exquise singularité.

Deadline au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris à Paris

Jim Hodges au Centre Pompidou à Paris

Patrick van Caeckenbergh à la Galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris

Lourdes Castro au Centre Culturel Calouste Gulbenkian à Paris

nous, vous, ils ou elles au Frac Picardie à Amiens

Silvie Defraoui au Centre Culturel Suisse à Paris

Benoît Vollmer à la Galerie Paul Frèches à Paris