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Archives de Tag: BF15

Le mythique fluide attribuerait une irrésistible puissance sexuelle. Sa légende s’ancre dans la culture afro-américaine seventies, accompagnant les coups de bassins de l’époque disco. Animal de la drague, serial fucker, qui le détient jouit d’une vague de popularité confortant un nombre indécent de conquêtes. Ce philtre foncièrement organique, a quelque chose d’argentique. Sa caricature résiste moins à l’ère numérique, qui semble se fabriquer d’autres pouvoirs pour pallier à l’urgence de jouissance. Nos applications fonctionnent moins sur ce principe d’attraction chimique, la lumière des écrans bousculant davantage les photons que les molécules. De nouvelles stratégies de séduction s’élaborent, tressant les flux et afflux, électriques et sanguins. Faut du jus.

Aline Bouvy à la Galerie Albert Baronian à Bruxelles

Antoine Bellini & Lou Masduraud à La bf15 à Lyon

James Lewis à la Galerie Joseph Tang à Paris

Morgan Courtois à Bikini à Lyon

Eros Hugo, entre pudeur et excès à la Maison Victor Hugo à Paris

The funnies chez Mot international à Bruxelles

Cornelia Baltes chez Limoncello à Londres

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James Lewis, vue de l’exposition The problem I can no longer read, 2016 – Courtoisie de l’artiste et de la Galerie Joseph Tang

Le numéro complet est disponible sur abonnement.

Tranquille. J’imprime des trucs. J’laisse respirer ma peau. En faisant la moue, la langueur adolescente affirme une figuration décontractée, l’air de rien. Genre, ah oui on m’regarde ? Du coup c’est toujours un peu le spectacle. Notre intitulé est extrait du langage hashtag. Bienvenue sur la scène de la nonchalance, sinon de cette basique satisfaction qui daigne bien se laisser voir. Ouais.

Alex Katz à la Timothy Taylor Gallery à Londres

Florence Henri au Jeu de paume à Paris

Donna Huanca à la Galerie chez Valentin à Paris

Christian Hidaka  à la Galerie Michel Rein à Paris

Pauline Boudry + Renate Lorenz  à La bf15 à Lyon

David Hockney à la Annely Juda fine art galley à Londres

Lothar Hempel à la Modern art gallery à Londres

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Donna Huanca, Water scars, 2015 – Courtoisie de l’artiste et de la galerie Valentin, crédit photographique Gregory Copitet

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L’accumulation de biens semble être une donnée fondatrice du marché de l’art. La propriété relève plutôt de la profusion, et les prestigieux mécènes par les siècles passés, ont démontré cette tendance à la surenchère matérielle. Reste à calibrer la qualité de cette quantité. Il faut nécessairement gérer l’espace de ces possessions. Autant assumer jusque dans son arrangement, la singularité d’avoir.

Christian Boltanski à Modern art Oxford à Oxford

Taryn Simon à la Galerie Almine Rech à Paris

Magnificent obsessions à la Barbican art gallery à Londres

Ruth Ewan au Camden arts centre à Londres

Xavier Antin à La bf15 à Lyon

(un mural, des tableaux) au Plateau Frac Ile-de-France – Fonds régional d’art contemporain à Paris

Jonathan Murphy à Chandelier à Londres

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Jonathan Murphy, As you walked in the room terminée, 2015 – Courtoisie de l’artiste

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Toutes sont compliquées. Et la disposition simple d’objets dans l’espace, ne semble pas concerner ce genre-là. Il existe des expositions dont le prime abord rebute expressément, pour mieux en marquer le seuil, et d’emblée, gifler. Naît alors un décalage, un délai dans l’appréciation. Les œuvres, lorsqu’il y en a, se retrouvent serties dans un appareillage, et l’ensemble des éléments jusqu’au personnel y travaillant, en reste captif. Il s’agit de formuler un contrepied à l’évidence, sans se maintenir dans une négation stérile. Ou commencer par nous faire voir autre chose.

Je préférerais ne pas à la Galerie de multiples à Paris

Eva Barto à La BF15 à Lyon

Xavier Veilhan à la Galerie des galeries à Paris

Gerard Byrne au Frac Pays de la loire – Fonds régional d’art contemporain à Carquefou

Krištof Kintera au Museum Tinguely à Basel

Will Benedict à la Galerie Balice Hertling à Paris

A matter of taste par Dingum pour The ister à Moins un à Paris

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Eva Barto, Unnoticed reality, 2014 – Courtoisie de l’artiste

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Achromes, iconoclastes, indolentes, silencieuses, certaines initiatives se complaisent dans le repli. Leur pudeur les protège d’un exhibition crue, préférant un mode d’apparition instable et fugitif. Une forme d’économie canalise leurs vibrations, le pauvre étant investit de cette intelligence singulière qui renverse les hiérarchies. Les indéterminations basculent. La timidité devient fierté. Il est un degré de proximité de la plénitude où l’humilité s’offre une marge de retrait, pour mieux rayonner encore.

Edith Dekyndt à La bf15 à Lyon

Ian Kiaer à la galerie Marcelle Alix à Paris

Arte povera à la galerie Albert Baronian à Bruxelles

Pier Paolo Calzolari à la galerie Kamel Mennour à Paris

L’atelier des testeurs par Christophe Kihm, Bertrand et Arnaud Dezoteux au Chalet society à Paris

Des présents inachevés par le Palais de tokyo dans le hall du bâtiment Euronews à Lyon

Entre-deux par Hélène Audiffren au Mrac Languedoc-Roussillon à Sérignan

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Ian Kiaer, a.r. nef, gonflable, 600x240x200cm, plastique, ventilateur, 2013 –
Courtoisie de l’artiste et de la galerie Marcelle Alix

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L’Italie célèbre l’Arte Povera en consacrant une importante exposition au Castello di Rivoli à Milan à ceux qui animèrent l’historique mouvement. La Biennale de Lyon qui se termine ces jours-ci, célébrait à sa manière des artistes œuvrant à partir de rien, ou presque. Ils sont nombreux, ces plasticiens exploitant le matériau trivial dans sa brutalité nue, qu’il soit rebut abandonné ou matière dévaluée par l’usage. Certains récupèrent. D’autres improvisent avec les moyens du bord. Les troisièmes rendent toute leur puissance aux éléments primordiaux telle que la terre ou le bois via des techniques simples et belles. Tous élaborent des dispositifs humbles, témoignant d’une économie qui fuit généralement le spectaculaire facile. Et s’il y a étonnement, cela résulte plus qu’autre chose, de l’intelligence d’une clé de voûte, justement placée.

Tadashi Kawamata à la Galerie Kamel Mennour à Paris

Jeremy Edwards à la Naço Gallery à Paris

Eric Hattan à la Bf15 à Lyon

Katinka Bock chez Rosacape à Paris

Pour un art pauvre par Françoise Cohen au Carré d’art à Nîmes

Guillaume Leblon par Alessandro Rabottini à la Fondation d’Entreprise Ricard à Paris

Sarah Tritz au Cap – Centre d’arts plastiques à Saint-Fons

Lyon redevient un temps le nombril culturel du pays avec sa onzième biennale d’art contemporain. Après les scandales curatoriaux des éditions précédentes, à savoir un radical et courageux geste en 2007 et une improvisation après annulation du projet en 2009, l’aventure cette année paraît concrétiser paisiblement ses projections. La commissaire invitée rayonne la bienveillance. Mais le premier drame de cet évènement reste tout de même son titre. Comment assumer une telle promesse ? L’intitulé profite surtout au programme de Résonance, des expositions présentées en simultané dans la région, dont une partie semble avoir pris le contrepied de la spectaculaire sentence, en soutenant plutôt des formes de latence méditative. Là, règne alors une grisaille modeste, terrain privilégié du devenir plutôt que du surgissement avorté. Austérité. Ennui. Silence.

Alan Charlton par Frère Marc Chauveau au Couvent de la Tourette à Eveux

Pierre-Olivier Arnaud au Cap – Centre d’Arts Plastiques à Saint-Fons

Clémence Torres à la BF15 à Lyon

Aurélie Pétrel à la galerie Houg à Lyon

Ainsi soit-il – Collection Antoine de Gabert au Musée des Beaux-Arts à Lyon

Une terrible beauté est née par Victoria Noorthoorn à Lyon et à Vaux-en-Velin

Docks Art Fair 2011 sur le Quai Rambaud à Lyon